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Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2014
Tony kaye au sommet de son art ! Dur, émouvant, intense et complexe, Detachment est tout aussi grand que le culte ‘’ American History X ‘’ du même réalisateur. Même s’il est légèrement long à se mettre en place, une fois immergé dedans l’écoulement du film se fait sans peine et nous offrent quelques réflexions sur une vie qui n’est pas si fictive. Lors des scènes de classe, j’ai eu une impression de déjà vu du film ‘’ Ecrire pour exister ‘’ de Richard LaGravenese mais Detachment n’est en rien pareil. Ce film montre la difficulté cachée du métier d’enseignant qui est bien trop souvent confronter à des cas hors contextes de la profession. Elle porte sur ces épaules (aussi insignifiante soit-elle pour certains) une responsabilité sur l’âme, la sensibilité, le cœur même des adolescents et que si un enseignant dispose d’une pédagogie calme et détachée il peut obtenir un retour de ces jeunes délinquants ou malheureux. Pour en revenir au film, il plonge celui ou celle qui le vit (n’étant pas un film à simplement à voir mais à vivre) dans l’enfer juvénile qui inonde les écoles du monde entier. L’esthétique de cette œuvre est original et très explicite (tout comme ce professeur invisible aux yeux des élèves qui à ces temps de répit, s’agrippe à la grille le regard dans le vide comme isoloir et qui se contre fou d’être ridicule puisque personne ne le voit). Les scènes avec la torturée Meredith sont d’une puissance émotionnelle ainsi que d’un jeu sincère aux dialogues poignants. Pour terminer, je dirais que c’est une belle et captivante leçon sur une jeunesse dépourvue de toutes valeurs morale et qui prouve qu’avec une bonne méthode entre les mains et d’un bon self contrôle, n’importe qui peut s’en sortir dans n’importe quelle situation mais le film va bien au-delà de cela c’est pourquoi je n’en dirais pas plus et je laisse à ceux qui auront la chance de le voir la surprise que nous offrent la profondeur de cette histoire.
Après avoir lu la critique presse, il m'est difficile de cacher ma colère et mon aversion pour ces critiques prétentieux, lobotomisés, ridicules et sans talent qui non contents de descendre les films qui proposent un vrai regard sur notre société, encensent des merdes sans nom, comme tenez, au hasard, "Bienvenus chez le Ch'tis" (non vous ne rêvez pas, vérifiez par vous mêmes). Beaucoup de choses sont reprochées à Detachment, "et la forme par-ci et les flashbacks par là" et que "Adrian Brody joue moyen" (sérieux??), alors oui, venant du spectateur lambda qui ne gagne pas sa vie en critiquant le travail des autres, c'est tout à fait légitime, mais que des "pros" s'en tiennent à une simple question de forme, c'est révoltant et hélas bien révélateur. D'ailleurs ça fait un peu froid dans le dos. Le diktat est partout. Le film a raison, c'est un "holocauste marketing" qu'on se prend en pleine gueule et tout le monde est trop absorbé à se regarder le nombril pour s'en apercevoir. C'est ça aussi que nous montre le film de Tony Kaye, que je ne prends même pas la peine de défendre tant l'idée est limpide: la dérive immonde d'une civilisation qui fout le camp et qui s'auto-mutile en détruisant les plus faibles de ses rejetons en manque de reconnaissance, qui deviennent tour à tour bourreaux et victimes. A bons entendeurs...
Un film très sombre, un grand choc, une grosse claque ! L’histoire d’un prof remplaçant affecté dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Il s’efforce de toujours prendre ses distances (d’où le titre) face aux malaises de la vie contemporaine. Tout y passe, la gamine prostituée, les professeurs désabusés, les parents totalement absents, les élèves à la dérive, le suicide d'une ado, comment gérer la fin de vie … Il va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement. Les personnages sont très attachants. Nous suivons les tribulations de ces personnages à la fois ordinaires et atypiques, comme on a rarement l'habitude d’en voir. Une œuvre qui ne laisse vraiment pas indifférent.
Un film impressionnant qui mérite un immense acteur pour donner un visage à cette lutte mêlée à la dérive de l'Homme. Alors oui, on parle de sujets que nous connaissons tous mais qu'importe, la sensibilité est pure et vraie. Un film analytique et viscérale au point qu'on ne sait plus si on est spectateur ou intervenant. Une véritable claque.
Le genre de film dont on attend pas forcément grand chose et qui vous surprend.. Très agréablement. Pas vu lors de sa sortie en salle et pas forcément attiré à priori, je me suis finalement décidé à le voir sur la base des donnes critiques dont j'avais le souvenir. Et bien une fois n'est pas coutume, les critiques avaient raison. La simplicité du scénario et la réalisation sublime les relations humaines entre les différents personnages. L'émotion prend le spectateur dès le début et ne le lâche qu'à la fin. Emu, révolté, vidé... C'est bon le cinéma qui fait ça.
Un film sombre et glacial mais qui donne vraiment beaucoup d'espoir ! Adrian Brody , dont je ne suis pas un inconditionnel est ici trés convaincant , la mise en scène est géniale , les images puissantes et troublantes
Film bien joué mais avec un scénario vraiment complexe. Le film est noir et laisse entrevoir peu d'espoir au futur de nos enfants. Toutefois, je trouve ce film trop décalé par rapport à la culture française; bref j'ai du mal à m'y retrouver. Beaucoup de dialogues et de clichés amènent tout de même à réfléchir sur l'éducation en général...
Par le réalisateur de American History X. Encore une fois un excellent film. Les personnages sont perdus dans les méandres de leurs angoisses, de leurs maux, de leurs vies. Ils survivent comme ils peuvent, piégés dans une réalité qui les ronge. L'histoire se situe dans un lycée, lieu propice aux souffrances diverses, que ce soit du côté des enseignants comme des élèves. On fera le tour des personnages et on ne sortira pas de Detachment détaché, mais bouleversé.
Vu avec le club 300, ce film m'a déprimé au possible ! Certains vont peut être y voir une leçon d'espoir ou une œuvre mettant en avant le travail d'abnégation des enseignants dans un système éducatif qui part totalement à la dérive ....moi je n'ai vu qu'1h40 de lamentations et de désespoirs. Les acteurs sont très bons mais la réalisation se veut trop "documentaire" ! J'attendais plus du réalisateur d'américain history x !!!
... et de 3. Ce film surprend par çà lenteur de certaines scènes. Un patchwork de personnages,de situations,un fil rouge...ce prof remplaçant...qui tombe un peu par hasard et qui doit apprendre aux autres les jeunes surtout la profondeur de la vie. On aime ou pas le style...mais cela réveille les nellement, j'ai été touché par ce prof humaniste qui sait très bien que la bataille est perdue...mais il s'engage volontiers. Restons humains. Restons nous-mêmes.
Oh bordel la claque. Je suis dans une période où je me remets à voir pas mal de film. J'en ai vu des vraiment pas mal récemment, mais des comme ça, pas encore. Detachment c'est un film qui parle de la société, des relations entre les hommes, des enfants, du racisme, des injustices, etc. De la vie quoi. Et c'est ça que j'aime. Et que ce film est révélateur et beau. On a donc Adrien Brody qui d'habitude ne me fait ni chaud ni froid dans le rôle du prof remplaçant dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise qui s'avère être brillant de justesse. Il n'en fait pas des caisses et joue très naturellement. Puis les situations quotidiennes auxquelles il doit faire face sont pertinentes : à la fois désemparé et convaincu que le futur sera meilleur, il essaye de transformer chaque évènement positivement. Du coup, le film, tragique et qui nous permet de faire un certain retour sur Terre, envoie quand même un message d'espoir incroyable. Oui, la vie est injuste, oui l'éducation est cruciale pour un pays. Et il faut que tout le monde aille dans le même sens pour y arriver. C'est peut-être un peu utopique mais il faut bien essayer de relever la tête comme on peut. Alors si ce film est excellent dans la fond, il n'est pas dingue techniquement, il est correct en fait. Mais qu'importe, le principal c'est bien le message qu'il nous envoie. Un grand film.
Simpliste, caricatural, à la recherche permanente de scènes chocs, "Detachment" l'est de toute évidence. Mais justement, c'est cette exagération du trait qui permet de donner toute sa force à son propos. Kaye montre l'effondrement d'un système, il ne s'attarde pas à en analyser finement les mécanismes. Tout le monde est coupable, que ce soient les enfants, les parents, les professeurs et les politiques. La responsabilité est collective, mais tous les coupables sont aussi les victimes, on réalise le fonctionnement schizophrénique du système. Objectif atteint.
Henry (un excellent Adrien Brody) est professeur remplaçant et est affecté à un lycée très difficile. Prônant le détachement sur les individus qui l'entourent, il semble être un esprit torturé. Il tente de survivre à ses peurs, ses angoisses, ... à sa réalité en somme. Il vient en aide à une gamine en total décrochage (une surprenante Sami Gayle - la petite Nicky Reagan de la série Blue bloods). Henry se rachète t'il une conduite ? Ça commence comme de nombreux films "scolaires", mais il approfondi le mal être du corps professoral et dépeint le portrait d'une adolescence en crise. Personne n'échappe à la solitude et à l'agressivité. Chaque personnage fait face a ses démons et tient le coup à sa manière. Detachment, du réalisateur Tony Kaye (spécialiste d'un genre dramatique outrancier), est une claque en plein visage. Il renvoie à une réalité inévitable. Comme le dit le personnage d'Henry Barthes : "On a tous des problèmes plus ou moins facile à gérer, certains jours on va mieux que d'autre. Certains jours on va moins bien. Certains jours on accorde un espace limité... aux autres. On ne peut aider tout le monde seulement ceux qui le veulent...".