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Un visiteur
3,5
Publiée le 22 avril 2013
Detachment ne parle pas seulement de la vie d'un prof remplaçant au sein d'un lycée de la banlieue New-Yorkaise, il parle surtout de la difficulté a donner un sens à sa vie, à garder le cap même dans les moments les plus durs. Tony Kaye met en avant l'inversion des rapports logiques de force, ici les élèves et les parents "maltraitent" le corps enseignant pour montrer la difficulté qu'ont les profs à sauver leur élèves de la société actuelle alors qu'eux même sont en plein naufrage. En terme d’esthétique, on retrouve la caméra mobile et le grand angle d'American History X.
Un ovni cinématographique acheté sans grande conviction..et puis juste merveilleux..un vrai drame,tous les acteurs y jouent justement sans trop en faire...j'adhère et j'adore
"Detachment" voudrait être un constat réaliste sous forme d'un violent électrochoc. Tony Kaye, pour réveiller les consciences endormies et dénoncer cette société responsable de tant d'inégalités, enchaîne horreurs et scènes déprimantes. Le problème c'est qu'à la fin de ce film, on n'a pas envie de se révolter ou de changer les choses, mais juste de vomir.
Nous avons ici un très beau spécimen de la catégorie « je me crois très profond mais je ne sers à rien ». Ce film semble très fier de lui et transpire de prétention sans jamais rien montrer d’intelligent, d’original ou de simplement crédible. Ça se veut réaliste et très profond mais c’est de la sitcom pour ado, supplément petites scènes crues. C’est du « Dawson » à la sauce dépressive. Et le pauvre Brody qui nous sort ses généralités à la lumière de la bougie…! La subtilité ? Très peu pour Kaye. Le spectateur a droit à toute la panoplie pour comprendre que tout ça est dur et qu’on n’est pas là pour rigoler : les photos en noir et blanc, la musique, les petits dessins qui s’animent, les flash black et les monologues de Brody (« la vie n’est que souffrance, nous sommes dans le chaos, ...etc. »). Ce qu’il y a de plus triste c’est qu’à force de surenchère ça finit par être drôle. Les personnages lisses et prévisibles, respectent à la lettre les stéréotypes dans lesquels ils sont enfermés depuis des décennies. Ce sont tous des caricatures tellement énormes qu’on n’ose pas y croire (non la jeune fille grosse exclue et malaimée, qui se révèle évidemment être une artiste, ne va pas s’attacher à son professeur qui évidemment est le seul à la comprendre ? Non ce brave Mr. Barthes ne va pas apprivoiser miraculeusement les petites brutes du lycée deux minutes après son arrivée ? Non ce même professeur solitaire et blessé ne va pas gentiment recueillir la pauvre petite prostituée ?) et ça ne va jamais plus loin, surfant sans cesse sur un misérabilisme voyeuriste et creux.
il m'a gonflé ce film, c'est prresqu' une critique de la vie, ou c'est une personne énervé de voir son gouvernement chahuté par des experts en marketing et lui meme est enervé de faire les itinérant de lycée en lycée pour se faire chahuter un savoir qui ne lui appartiens pas.
c'est peut être financé par les écoles privés américaines pour que ceux qui s'y perdent soit déjà considéré comme coupable. même un programme scolaire enseigne quelque des choses nouvels. peut etre que c'est le fantome de la nostalgie de l’école en uniforme et non mixte. j'etais peut etre pas d’humeur pour l'art abstrait cinématographié, le chaos est estétique. peut etre aussi qu'il faut expliquer un peut mieux les trucs assez tordu pour transformer un clou en tourne vis. peut etre rousseau mais normalement le professeur est lui même potentiellement dans l'erreur.
Je ne dirais pas que ce film est nul mais je trouve qu'il n'apporte rien de nouveau. C'est une sorte de mélange entre "Esprits Rebelles" et "Entre les murs", bref, j'ai une sensation de déjà-vu bien que Detachment soit plus poétique. Des professeurs blasés et des élèves violents, ça s'est déjà vu . A voir une fois.
Mis à part les scènes en voix off et quelques métaphores visuelles trop appuyées, la réalisation de ce film fonctionne plutôt bien. Le jeu d'Adrien Brody est très intéressant car il parvient a être attachant sans être un héros classique et manichéen. Un film a découvrir malgré un accueil critique assez tiède.
Après l'incroyable " American History X " qui avait frappé les esprits, Tony Kaye revient avec son deuxième long métrage intitulé " Detachment ". Ce film est dans la lignée de son précédent, à savoir un drame social, mais nettement inférieur. On remplace désormais les questions de l'antisémitisme, et nous plongeons de plein fouet au coeur d'un lycée difficile de la banlieue New-Yorkaise. Le film nous montre un professeur remplaçant qui tente de trouver sa place, tout en restant détacher de ses propres élèves, mais cette nouvelle expérience professionnelle va être un véritable bouleversement. Il nous plonge dans les affres quotidiennes qu’endurent les professeurs devant exercer chaque jour de l’année, dans des écoles où les élèves sont en grande partie des cancres et où le manque de respect et d’autorité se font constamment ressentir. Le scénario est super et nous montre une vision déprimante des hommes. Tout d'abord le drame social est bien ancrée grâce à de subtils dialogues, bien placées, intenses et pimentées comme le réalisateur de " American History X " sait si bien le faire, ce qui permet de nous exposer cette triste réalité de façon très crédible, à la façon d'un documentaire. Le film dégage une émotion ainsi qu'une intensité constante, et nous propose un lot de personnages tout aussi attachant. Adrien Brody est tout simplement excellent, signant une de ses meilleurs interprétations depuis le Pianiste. Betty Kaye et Sammy Gayle sont remarquables, la psychologie des personnages secondaires et principaux sont approfondis. La réalisation et la mise en scène sont très propres et soignées. Cependant le film possède quelques longueurs inutiles à mes yeux et demeure un peu court. Quelques dialogues supplémentaires aussi pimentés que les autres auraient étés la bienvenue. Par conséquent, " Detachment ", est un drame social poignant intense, d'ou émane une morale relativement bien traitée, portée en grande partie sur les épaules d'un Adrien Brody en grande forme, mais recelant quelques légers défauts.
« American history X » avait été une grosse claque, une nouvelle fois, Tony Kaye braque sa caméra sur la mal être de nos sociétés, cette fois dans le contexte de l’éducation évoquant (à ce qu’on dit) la plus beau et le plus difficile métier du monde. Le scénario est brillant, tout le casting, Adrian Brody en tête, est épatant. Tout comme dans sa précédente œuvre, on retrouve sa mise en scène énergique, sans temps mort, filmant les visages au plus près, alternant les couleurs, les dimensions d’objectif et pointant souvent à contre jour. Le sujet est dur, ce n’est pas seulement l’histoire d’un prof remplaçant, c’est une véritable analyse de tout le problème, décrit grâce à tous ces seconds rôles (le grand père mourant, la prostitué perdue…etc…). Un film puissant qui fait réfléchir où il manque juste quelques minutes et quelques éléments dramatiques pour atteindre le degré d’émotion d’« American history X ». Quand on voit Tony Kaye, on a l’impression d’être tombé sur un Abel Ferrara déguisé en Stanley Kubrick avec ses cheveux longs, sa barbe, sa guitare et sa personnalité exubérante. Mais dans le vif de sa réalisation, on retrouve le sérieux, la concentration et toute sa créativité qui font de ce genre d’individu un véritable artiste…
Super chiant. Les dialogues sont horribles, on n'y croit pas une seconde. La musique m'a rendu fou, j'ai cru mourir en ré-entendant le même air de piano pendant les trois quart du film sur des scènes toutes plus improbables les unes que les autres. Je ne comprend pas la note donné par les spectateurs ...
Bienvenue dans l amerique qui souffre. Exangue et a fleur de peau, dans l errance et le non sens. Detachment ne fait pas dans le reve americain. Des le debut du film on peut sentir une atmosphere profondement melancolique qui ne quittera jamais le film. On aime ou on aime pas...
Un film profondément dérangeant. Il dérange car il dit la vérité et quoi de plus gênant que de regarder un miroir qui présente une horrible vérité. À la manière de Breaking Bad ou de Spring Breakers; on ressent un sentiment atroce et sincère, on prend part à l'histoire. Et cette histoire est magnifiquement servie par Kaye et un Adrien Brody "détaché". Tout est beau, tout est gênant; avec sa fin ouverte, Detachment est un film absolu non seulement sur l'éducation, les jeunes mais sur notre société occidentale dans un monde instable.