10741 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
280 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
110 critiques
3
72 critiques
2
42 critiques
1
12 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Blog Be French
48 abonnés
263 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 juillet 2014
Sous ses aspects de film d'action façon série B, De Palma utilise tous les moyens qui lui sont mis à disposition (lieu de tournage, procédés techniques, narration multiple) pour tisser une intrigue prenante et ardente. Du cinéma spectacle de bonne qualité !
Virtuose! Réalisation magnifique en tous points (plans séquences maîtrisés, jeu avec les cadrages, les ombres, split screen, etc) et narration originale avec différents points de vue d'une même scène (même si tout cela cache une histoire somme toute assez basique). Nicolas Cage est également flamboyant.
Après une première partie haletante, où l’on retrouve un De Palma en grande forme (gestion parfaite de l’espace scénique et du plan séquence, scènes de foule impressionnantes, tension dramatique sans relâche) et un Nicolas Cage virevoltant, le film se met sur les rails bien balisés du « film de complot » et les enjeux s’affadissent. Le côté puzzle du début et le trouble émanant du mystère de cet assassinat politique font alors place à un suspens boursouflé et finalement assez vain. Malgré ces défauts, « Snake eyes » demeure un honorable exercice de style.
Un grand polar très bien monté niveau intrigue et qui bénéficie de la technique d'un de Palma en forme ( le pan séquence du début qui dure 10-15 minutes chapeau l'artiste ) les acteurs sont tous bon mais évidement mention spéciale a Mr Nicolas Cage qui faisait encore de très bons films dans les années 90 hélas ce temps est révolu ... le plus fort dans Snake Eyes c'est que tout le long du film j'ai vu de gros point noir sur le scénario et des incohérences dans les différentes actions des personnages mais De Palma fait en sorte que toute ces pont d'interrogations soit démonté avant la fin de son film et c'est bien fait .
On pourra mégoter sur un final expédié trop vite, sur le caractère quelque peu théorique de l'intrigue, le film n'en reste pas moins un monument de film hollywoodien car il parvient à réinventer le mythe là où le tout venant de ces années 90 ressemblait à des sous-produits de fabrication estampillée "sans âme". Ici rien que le plan séquence en introduction est une merveille avec un vrai coeur qui bat et par conséquent à enseigner dans toutes les écoles du globe pour susciter de nouvelles vocations, encore et encore...
Sorti en 1998, Snake Eyes est un thriller policier, mené tambour battant par un Nicolas Cage méconnaissable, où s’entremêlent les points de vues afin de déterminer qui, comment et pourquoi le secrétaire d’État à la défense a été assassiné. Le film s’ouvre sur un faux plan séquence d’environ 13 minutes, au steadicam le génialissime Larry Mcconkey, durant lequel l’action ainsi que l’ensemble des protagonistes nous sont dévoilés. Atlantic City, alors qu’une tempête fait rage à l’extérieur, le combat de boxe du siècle se prépare, l’inspecteur corrompu Rick Santoro (Nicolas Cage) épaulé de son meilleur ami Kevin Dunne (Gary Sinise) sont en charge de la sécurité, en particulier celle du secrétaire à la défense venu voir le combat. Le match commence, le secrétaire apprend de source sure, Julia Costello (Carla Gugino), que l’important contrat d’armement qu’il a signé plus tôt dans la journée est frauduleux, à cet instant, il se fait descendre. Le plan séquence, presque subjectif de Rick Santoro, à deux fonctions, comme indiqué plus haut, nous introduire le film en présentant les lieux, personnages et développer l’intrigue autour des protagonistes mais il libère également le champ du hors champs. En effet, tout semble clair pour le spectateur car rien ne lui est caché, l’absence de coupe traduit une continuité rassurante amplifiée par la toute puissance et la connaissance parfaite des lieux de Rick Santoro. Le steadicam permettant en plus de dévoiler la profondeur et l’ajustement de chaque pièce. La suite ici:
Brian De Palma avait encore quelques beaux restes de son immense talent des années 70-80 et de celui qui lui avait permis de donner son dernier sommet "L'Impasse" lorsqu'il avait réalisé "Snake Eyes"... Et je ne parle pas seulement pour le fameux faux plan-séquence d'ouverture mais pour la globalité du film. Disons que même si l'intrigue est souvent assez prévisible et que la fin est un peu précipitée, c'est efficace et on ne s'ennuie pas une seconde devant ce quasi huis clos . La première partie à la "Rashômon" où une même histoire est racontée à partir de différents points de vue, avec leur part de vérité et bien sûr de mensonge, est excellente. La seconde partie, plus dans le domaine du thriller classique, regorge de quelques beaux moments depalmesques à l'instar du travelling au-dessus des chambres d'hôtel. Nicolas Cage, à part un peu au début, sait ne pas en faire trop et est très convaincant. Face à lui, Gary Sinise, en grande forme, lui tient la dragée haute. Sans avoir affaire à un grand De Palma, "Snake Eyes" est un bon cru dans sa carrière.
C'est sûr, De Palma est un virtuose. Sa mise en scène et ses idées de cinéma, largement développées dans ce Snake Eyes, sont impressionnantes et très agréables à suivre. L'histoire en elle-même m'a un peu moins plu, et ça m'est tout à fait personnel. A voir quand même.
Huis clos il est vrai assez inégal sur la durée, mais brillant de par sa qualité technique (les 20 premiéres minutes sont géniales), et un Nicolas Cage déjanté au sommet de son art.
Film intéressant surtout du point de vue des jeux de caméra et de l'utilisation des flashback avec un changement de vue Avec un bon scénario et surtout un trio d'acteurs assez efficaces.
Revu aujourd'hui sur D8, je suis resté captivé même si je connaissais dès le début le bon et le méchant ;-) En plus on peut apprécier quelques éléments "cacher" dans les décors, les seconds plans, les changements de vue sur les flashback, ...
Snake Eyes est loin d'être le meilleur film de Brian De Palma. Il n'en est pas moins un excellent thriller et un bluffant exercice de style du cinéaste. Un mystérieux assassinat s'est déroulé au beau milieu d'un match de boxe devant 14 000 personnes, mais personne n'a vu quoi que ce soit ! A partir de là, il est facile de se dire que De Palma a tous les moyens pour nous envoyer une fois de plus du lourd sur le plan technique. C'est ce qu'il fait avec brio dès les premières minutes, notamment avec ce formidable plan-séquence à rallonge (raccordé par effets numériques de ce qui se dit, mais quel génie tout de même !) qui suit Nicolas Cage dans le Palais des Sports, jusqu'au mystérieux assassinat. De là s'en suit moult techniques de caméras, toujours aussi surprenantes les unes que les autres afin de mettre en place une enquête pleine de mystère et de faire suivre les révélations aux ambiances pesantes. La brochette d'acteurs se montre tout à fait séduisante mais il est à noter que Nicolas Cage tire largement son épingle du jeu. Il se morfond à merveille dans le style de De Palma, comme si les deux vedettes se regardaient mutuellement faire leur cinéma. Même si la dernière partie baisse légèrement de régime, Brian De Palma réalise un vrai petit bijou à la manière indépendante, éloignée de tous les blockbuster aseptisés. Un thriller noir magnifiquement mis en scène pour nous permettre de rester captivé par cette ambiance sombre et oppressante. Pas besoin d'un scénario à tiroirs pour nous épater, le simple talent de le mettre en scène suffit amplement.
Sur le plan technique on assiste à un festival de virtuosité: plan séquence interminable, split screen, ralentis, plongée vertigineuse… Sur le plan scénaristique en revanche, c’est le calme plat. L’intrigue sent le réchauffé, les retournements de situation sont prévisibles et le dénouement final est bâclé. Pourquoi mettre un si grand talent au service de si petits desseins?
Un policier assiste à un assassinat durant un match de boxe. La réalisation est magistrale, les premières minutes, tournées à la steadycam, sont impressionnantes. L'histoire est sympathique mais peu originale. Comme toujours ce qui intéresse dePalma c'est l'image et les film est brillant sur la forme mais un peu léger sur le fond. C'est néanmoins un bon thriller pour qui souhaite passer un bon moment de cinéma.
Pour moi, c'est dans ce polar tendu et captivant que Nicolas Cage tient son meilleur rôle et qu'il exploite au mieux ses capacités d'interprétation et de bagou. Il fait aussi preuve ici d'une grande complémentarité avec Gary Sinise, Carla Gugino, quant à elle, est absolument charmante. Intrigue assez classique mais un bijou de suspense et de mise en scène avec notamment des plans séquences de génie. Diablement excitant.
Le grand retour de De Palma après une bonne adaptation de la série Mission: Impossible. Cette fois-ci, on se retrouve dans un univers propre au maestro, à savoir un monde gangrené par la corruption, les secrets et les meurtres. Un exemple? Ce qui nous sert de "héros": Rick Santoro, inspecteur aussi respectueux de la loi que les dealers qu'il arrête avant un match de boxe. En effet, le temps d'un plan-séquence anthologique, on le suit passer des coulisses aux premières loges d'un combat de boxe entre deux poids lourds, où l'impensable va arriver. Durant l'affrontement, les 14 000 spectateurs et les équipes de télévisions vont être témoin de l'assassinat du secrétaire d'Etat à la défense. Le meilleur ami de Santoro (Kevin Dunn), militaire et l'homme chargé de la sécurité de la victime, décide (sous l'influence de Santoro) de laver son honneur. Seulement, ce qui s'annonçait comme une enquête de routine- et surtout un prétexte pour se faire mousser- se transforme bientôt pour Santoro en une investigation complexe et dangereuse. Un combat déloyal s'engage pour Santoro et la dernière personne à avoir parlé au secrétaire d'Etat, afin de démasquer le(s) coupable(s) et découvrir une vérité qui les dépasse. Si l'on peut reprocher à De Palma de ne rien offrir de neuf avec cette histoire, il n'a cependant rien perdu de son talent à la mettre en forme. Son utilisation du split screen, du plan séquence, de la steady-cam, confère une grande fluidité et une certaine tension au film. Il est aussi servit par des comédiens en état de grâce: Nicolas Cage, dans une de ses meilleures interprétations; Gary Sinise, tout en ambiguïté; Carla Gugino, excellent en personne rongée par la peur. Ajoutons aussi la musique parfaite( aux relents de tragédie) de Ryuchi Sakamoto. Un bon film.