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Septième Sens
99 abonnés
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3,0
Publiée le 31 mai 2013
Les vacances sont bientôt finies, mais Du Vent dans mes mollets est peut-être le bol d'air qu'il nous faut pour les prolonger encore de quelques instants. Rachel est une petite fille comme il y en a des milliers en France : introvertie, stressée et se posant des tas de questions. Sa rencontre avec Valérie va bousculer son petit monde ainsi que celle de ses parents. Le film prend le parti pris du kitch en se situant dans les années quatre vingt, où ses couleurs fortes et ses tonalités vives rappellent la bande dessinée du même nom que Tardieu a adapté. Nous savons d'emblée que légèreté et naïveté vont réussir à rimer tout au long du récit, avec des personnages ultra réalistes dont on se délecte (Jaoui et Podalydès sont réjouissants). Les affres de l'enfance mais aussi les joies et l'insouciance de cette période sont plutôt bien traitées dans le sens où la nostalgie prend souvent le dessus avec ces multiples images amateurs ainsi que le titre lui-même, respirant la douceur et la frivolité. Les adultes sont également de la partie en offrant la vision d'un couple juste et touchant. Il est seulement dommage que le tableau s'assombrisse vers la fin, trop brutale et pas forcément nécessaire. Du Vent dans mes mollets fait du bien car il nous rappelle que chacun a été enfant, ce dont beaucoup de monde a oublié.
Le mélo français conventionnel, ni mauvais ni vraiment passionnant. La distribution laissait augurer quelque chose de plaisant avec Agnès Jaoui pour le côté grande gueule, Denis Podalydès pour la force tranquille et enfin Isabelle Carré pour la touche de charme. Chacun a beau jouer sa partition sans fausse note, il est bien difficile de s'emballer pour "Du vent dans mes mollets". Le scénario ressemble à des milliers d'autres : un couple traverse la crise de la quarantaine, le gars se met à loucher sur le décolleté d'une jeunette, il se prend un méga brassé de la part de sa bourgeoise. Pendant ce temps, la mioche légèrement déséquilibré enchaîne les conneries jusqu'au point d'orgue : l'adhésion au club Barbie. Avouez qu'on a déjà connu mieux, d'autant qu'on fini par se vautrer dans un pathos aussi longuet que caricatural. La réalisation n'a rien non plus d'exceptionnelle, et ne permet pas de passer le temps qui finit par devenir bien long dans le dernier tiers du film. Au final, "Du vent dans mes mollets" remplit sa mission à savoir alimenter avec d'autres le filon du mélo.
Parler de l'enfance au cinéma n'est pas chose aisée et Ce Vent dans mes mollets y parvient. Avec quelques maladresses mais il y parvient ! Déjà les petits filles jouent bien. Elles sont dans le ton, ne surjouent pas et dégage une certaine fraicheur vraiment appréciable. Avoir été entouré par des acteurs adultes très bons aussi y est surement pour quelque chose. La réalisation est aussi très réussie. On sent une véritable inventivité et une recherche dans les cadrages, le montage, dans la photographie et à l'heure où les films français ressemble de plus en plus à des téléfilms à ce niveau, on ne peut que l'apprécier. Le scénario m'a par contre bien moins marqué. Deux petites filles qui vont se rencontrer, vont se lier d'amitié, découvrir l'amour, la sexualité et leur parents qui vont vivre la même histoire en parallèle avec, bien sur, un regard différent. Scénario un peu conventionnel (même si oui, certains dialogues surprendront par leur audace) qui ne décolle pas complètement sauf avec cette fin inattendue, qui arrive cependant un peu brutalement et ne permet pas d'émouvoir complétement. Un joli film frais qui souffre de quelques maladresses et carences scénaristiques mais qui reste tout à fait recommandable. 14/20
Un bon film plein de fraîcheur, mais qui tarde un peu à décoller. La fin est bouleversante, et les acteurs fantastiques. Très agréable à suivre cependant.
Un beau film qui nous ouvre les yeux, nous les parents qui n'ont pas toujours le temps pour s'arreter et respirer. Un beau film tres sincere et intelligent.
C'est un joli film bouleversant et profond. Cela rend heureux et triste à la fois, j'y ai cru, j'ai marché. En plus c'est intelligent et pas convenu d'avance. Les acteurs sont tous formidables et vrais, les adultes comme les enfants.
Après une belle histoire d’adolescente « Dans la Tête de Maman », Carine Tardieu nous revient avec une fillette de 10 ans. C’est une belle histoire d’amitié entre deux gamines. Rachel ; totalement lunaire et angoissée et Anna :complètement espiègle et téméraire. Des éducations opposées et des univers différents.
Rachel est élevée, par une mère juive qui la couve , un père qui lui rappelle les horreurs de l’histoire et une grand-mère, hors norme, qui partage sa chambre
Anna est élevée par une mère célibataire, post-soixante-huitarde , plutôt Olé Olé, et un frère en pleine crise d’ado
Chaque personnages est joué à la perfection :Agnès Jaoui est débordante d’amour, au propre comme au figurée, Podalydès, le père , sait se farie doux et discret. Isabelle Carré est charmante de fantaisie, les deux gamines sont naturellement touchantes et pour finir Isabella Rosselini est la bonne fée du film.
Je suis très étonnée de tant de nominations pour « Camille Redouble » quand des films d’une telle poésie éclairent le cinéma français.
Film plutôt mignon sur l'enfance, la découverte de la sexualité, les amitiés vu au travers d'une petite fille très bien jouée. Ça fait plaisir de revoir Agnès Jaoui devenu trop rare à l'é je ne vois pas quoi dire de plus, ça ressemble à beaucoup de films français bien réalisés mais auxquels il manque un brin de folie et de prise de risque pour vraiment décoller.
j'ai adoré ce film très touchant , avec une bonne partie où l'on rit souvent. Les comédiens sont formidables et les deux petites filles exceptionnelles . J'ai bien retrouvé l'ambiance de 1981 . J'ai moi-même un fils né en 1972 , et j'ai tout retrouvé sur l'époque . Je viens d'en acheter le blueray, et j'ai passé un excellent moment . Bravo !
Années 80. Rachel, neuf ans, sa bonne petite bouille, ses angoisses et ses coups de gueule entre une mère juive étouffante (mais touchante) et un père poseur de cuisine rescapé d'"Osvitch". Sourire devant les petites bêtises et l'affront de Rachel et de sa copine Valérie Retomber en enfance avec ses couleurs acidulées, Barbie et les patins à roulette De l'humour et beaucoup de poésie Une fin inattendue...