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Un visiteur
2,0
Publiée le 25 octobre 2012
Le duo Kervern & Delépine nous avait habitué à mieux (notamment avec "Mammuth", sorti il y a deux ans), beaucoup mieux que le résultat sans relief qu'est "Le Grand Soir". Si on cerne le propos (et encore) et le sujet, le film manque de liant narratif, de vrai trame et enchaîne de trop nombreuses scenettes inutiles (notamment avec la foldingue Brigitte Fontaine, dont les chansons insupportables parcourent le film) et dont on ne comprends le sens (pourquoi tant de scènes de concert? pour faire punk?) Il y a très peu de conflits ici et c'est l'attention du spectateur qui en pâtit. Il y a en revanche une scène intéréssante (et ce qui en découle) : celle ou les deux frères empêchent un paysan en chazuble de se tuer car "c'est pas punk". Esthétiquement parlant, c'est assez moche et filmé (dirait-on) à la va-vite, on est bien loin du charme et de la poésie de "Mammuth". Benoit Poelvoorde est totalement transformé pour ce film et -point positif, ne cabotine pas. Il apporte, avec Bouli Lanners (dont le personnage manque de rôle dans l'histoire), beaucoup d'humour au film. Le duo signe ici un film sage, on aurait aimé que le sujet soit traité à fond et que les personnages aille au bout de leur quête de liberté, de révolution et de vie, comme le promettent -hélas, le pitch et l'affiche du film. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/06/le-grand-soir.html
Quel Ovni que le dernier film de Xavier Delépine et Gustave Kervern… Mais quel plaisir de retrouver Albert Dupontel et Benoît Poelvoorde dans ces rôles de fous ! Mais il n’y a pas qu’eux qui sont fous, l’histoire est folle, Brigitte Fontaine est folle, etc. Mais on pourrait néanmoins reprocher à la mise en scène ou à la photographie de ne pas être assez folles ? Pas assez punk ? L’appréciation du Grand soir peut être assez mitigée, selon les attentes que l’on a. Je voulais juste retrouver deux bons comédiens dans cette histoire douce-amère sur la société, les liens entre frères, le besoin de se révolter. Même en n’allant pas jusqu’au bout, ces deux personnages m’ont fait rire et sourire. Et je leur remercie.
Source : Plog Magazine, les critiques des ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/06/le-grand-soir.html
Délepine et Kervern, ces 2 rigolos du 20h20 n'en sont pas à leur coup d'essai. Mais, là où l'on peut attendre une montée en puissance dans la réalisation, dans le scénario, dans le choix des acteurs, on en ressort légèrement déçu. Après Mammuth, tout droit sorti de la 4e dimension et Torpédo, sorte de road movie mélancolique, le grand soir "vit" comme un ballon de baudruche gonflé à bloc finissant par éclater. Le pauvre Poelvoorde, certe attachant mais pas très crédible et Dupontel se demandant ce qu'il fait là. Attention, certaines scènes sont drôles mais c'est un genre de cinéma qui demande un traitement particulier sous peine d'être raté (ce qui n'est pas le cas) ou d'être vite oublié (ce qui sera le cas). Ce n'est donc pas transcendant. Coup de chapeau aux nombreux placements d'enseignes commerciales...
Cette petite histoire de punk à chien,dans laquelle Benoît Delépine et Gustave Kervern tente de montré la marginalité comme une philosophie de vie.Manque tout de même de point de vu,et surtout la vie de ce genre d'individus reste bien propre et presque simple,alors qu'elle bien plus crade et punk que ce qu'ils proposent à voir.Ils n'ont pas du trainer souvent dans des squat de punks.Il reste tout de même de bonnes idées et certains bons gags,comme le pendu.Il en ressort un film sympathique,mais loin de présenter une philosophie de vie.Le film permet de voir un Benoît Poelvoorde en grande forme,chose totalement inattendu vu la piètre filmographie du personnage.
Loin d'etre une comédie, y a peut etre quelque petit moment drole mais pas de quoi passer un bon moment. Juste un film triste, avec des gens triste completement tarré, qui essaye de faire passé un message sur la crise et notre economie.
Ce "film" est une gigantesque daube. On aurait pu croire à une histoire sur fond de perte d'emploi / marginalisation avec le frère mais en fait, il ne s'y passe rien. Pas de début, pas de fin, pas d'histoire ... on est au plein milieu du néant total. Une séquence de 3 minutes sur un zonard qui traine sur un parking de centre commercial mis en boucle pour en faire un film d'1h30. Quand on voit qui a fait ce film (les 2 de Groland, Dupontel, ...) fallait pas s'attendre à plus vu qu'ils sont habitués aux énormes navets. Absolument aucun intérêt. Je laisse les critiques cinéma bobo à la coupe godefroy de montmirail adeptes des vernissages d'art contemporain hurler au génie ... pour le spectateur lambda, c'est une arnaque sur pellicule et une perte de temps.
Ce film démontre encore plus que les autres film de Benoît Delépine et Gustave Kervern la critique de notre système de vie, pas uniquement de consommation mais de vie, ils arrivent à découvrir le filtre qui nous occulte de certaines réalités ... Ici dans ce film j'ai découvert l'horreur des centres commerciaux, ils aident à ouvrir les yeux sur des choses qui passent inaperçues et que l'on croise tous les jours sans voir que c'est une abomination. Dure réalité du monde du travail. Un enfer pour les salariés. Travail précaire, salaire bas, conditions difficiles. Empire du capitalisme ou seuls ceux qui en tirent profit n'y vont pas. On a longtemps crus que c'était génial, moi même petit, avec ma famille, mes cousins et cousines nous faisions des dizaines de kilomètres pour aller dans une grande surface avec une immense galerie marchande, c'était génial. Aujourd'hui j'ai honte d'avoir participé à cela. Trop c'est trop. Terrains vague, zone de livraisons, restaurant bas de gamme, même décors dans toutes les villes avec son lot de franchises incontournables, même décoration à l'intérieur, mêmes odeurs, même couleurs, d’Angoulême à Toulouse, de Dijon à Nantes, de Bordeaux à Montpellier .... Et le grand art de se film est qu'il bouleverse de vérité à travers une histoire simple, même si les acteurs sont bons, tout est dans la réalisation, dans l'ambiance du film, dans le choix des prises de vues .... c'est là ou je tire mon chapeau ... Super film. Merci de nous montrer l'envers du décors, c'est aussi ça le cinéma, c'est pas uniquement du rêve et des contes de fées.
Not (Benoît Poelvoorde) se targue d’être le plus vieux "punk à chien" d’Europe. Il traîne son désœuvrement dans un zoning commercial de banlieue, dans le sud de la France. Son frère Jean-Pierre (Albert Dupontel) est vendeur dans un magasin de literie. Not prône la révolution permanente contre "le système", Jean-Pierre est psychorigide, peureux, conformiste… Ils se retrouvent parfois à la table familiale : leurs parents tiennent le restaurant " La Pataterie ", en lisière de ce zoning…
Gustave Kervern et Benoît Delépine adorent filmer des marginaux dans des longs plans-séquences où ils les laissent déborder du cadre. Leurs films ("Mammuth", "Aaltra") ont tous les mêmes qualités et les mêmes défauts. Ils démarrent en trombe, avec des personnages atypiques et bien campés. Mais une fois le décor planté, le tandem Kervern/Delépine semble vite à court d’idées… Alors, pour relancer leurs films – c’est encore le cas dans "Le grand soir" - ils multiplient les apparitions de personnages secondaires qui font un petit tour et puis s’en vont : ici, un voyant incarné par Gérard Depardieu, un gardien de parking magnifiquement joué par Bouli Lanners… Résultat : plus qu’à un vrai long-métrage décapant, "Le grand soir" finit par ressembler à une pochade entre copains. C’est dommage, parce que Kervern et Delépine ont du talent. Mais, paresseux et picoleurs, ils manquent visiblement d’exigence pour donner de l’envergure à leur projet. Poelvoorde et Dupontel gesticulent comme des beaux diables, mais ils sont impuissants à masquer les carences du scénario. On espérait une bombe subversive, "Le grand soir" n’est qu’un pétard mouillé. Snif.
Certes, le film est plus une démarche politique qu'artistique et le scénario n'est pas totalement abouti; Mais l'énergie anarchique de poelvoerde et Dupontel ainsi que l'humour noir et décalé de Kervern et Délépine ont quelque chose de libérateur, bien venu dans ce monde trop conformiste, y compris celui des grands studios et de leurs grosses productions merdiques.
Je n'avais pas aimé Mammouth, trop .... pour moi... En revanche j'ai aimé ce film, certes parfois un peu longuet et doté d'une mise en scène souvent statique, mais au final le film se laisse voir avec une certaine délectation porté par deux acteurs de talents (surtout Poelvoorde dans son rôle de punk qui lui va à ravir). En bref, bien déjanté mais tellement vrai.