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Benjamin L
24 abonnés
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4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Avec "Le Grand Soir", on retrouve l'univers anarcho-poétique et loufoque cher à Delpine et Kervern, servis par les excellents Dupontel et Poelvorde. Les personnages sont, comme souvent dans les films des 2 grolandais, hauts en couleur. A noter le second rôle truclent de la mère des 2 frères, incarnée par l'insaisissable Brigitte Fontaine. Une superbe réussite.
Idée géniale mais réalisation molle. Voilà tout le paradoxe de ce produit kerverno-delépiniesque. Poelvoorde et Dupontel livrent là l'une de leur meilleure prestation. Le fil rouge punk sert à merveille le propos, bien que l'on se demande parfois si le film n'est pas une vaste promotion des Wampas. Les personnages sont bien façonnés, et ils parviennent même à nous émouvoir. Le faux rythme, les longueurs innombrables ainsi que les lourdeurs gênantes plantent toutefois une banderille fatale dans le dos du "Grand soir", le film en devant presque impossible à regarder
"Le Grand Soir" c'est un cinéma que j'aime, un cinéma made in Groland (Benoît Délépine et Gustave de Kervern), un cinéma complètement barré, avec cette fois-ci deux acteurs principaux (Benoît Poelvoorde et, surtout, Albert Dupontel) que j'aime beaucoup (et des seconds rôles) au top de leur forme. Je me suis bien marré devant cette révolte des égos délirante, et si cette comédie ressemble plus à une succession de sketches qu'à un scénario bien huilé, c'est pas bien grave puisque ça marche ! J'aurais quand même une réserve sur l'épilogue assez frustrant, si ce n'est "peine à jouir", je trouve... Punk.
Albert Dupontel et Bruno Poelvorde en frangins tout aussi déjanté l’un que l’autre, on en rêvait! Ce duo génial qui partage la même folie, la même exubérance, le même sens de l’extrême, le même goût pour l’intrépide, fonctionne parfaitement. A leurs côtés, Brigitte Fontaine, tout aussi décalée, et Areski Belkacem, son acolyte, complètent ce casting détonnant où l’on retrouve également quelques têtes connues (Didier Wampas, Gérard Depardieu… pour ne pas les citer!).Les scènes absurdes où l’humour noir règne en maître se succèdent dans un rythme mêlant lenteur et frénésie : on y voit Dupontel se battre vainement contre un arbuste, Poelvorde se déchainer devant la vitre d’un restaurant, un pendu « récidiviste » en finir sur un manège…Kerven et Delépine mettent en scène une critique sociale incongrue, acerbe et ô combien efficace, pointant du doigt les révoltes perdues d’avance dans une société statique et frileuse où pourtant, comme s’évertue à le rappeler Not, « Nous sommes tous des punks à chien »...
Comédie déjantée qui a même été primée ! « Bouleversant… portrait de la France… entre Harold Pinter et Jérôme Deschamps… etc. ». Moi, j’y ai vu une pantalonnade décousue et ennuyeuse, aussi subversive qu’un discours de Mélanchon, avec quelques bonnes idées certes, mais plutôt mal mises en valeur. Les acteurs, excellents, font leur numéro mais sans grand résultat. On est loin de l’originalité de « Louise-Michel » par exemple.
Les effluves poétiques qui parcouraient ça et la les précédentes réalisations du duo avec pour point d'orgue le plutôt réussi Mammuth, ont ici laissé la place à des numéros grand-guignol un peu vains, ou la marginalité semble obéir à un cahier des charges de figures imposées imparables pour un résultat idéologiquement inoffensif.
Ce film est incroyable, des punk à chiens dans un centre commerciale, une Brigitte Fontaine en mère éplucheuse de pomme de terre. Tous ces personnages nous montre la société que nous enferme, dans les centres commerciaux (consommation, consommation et ...), et cette surveillance à tous bout da champ spoiler: (les scènes à travers les caméras de surveillance); d'un regard satyrique et ironique.
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3,5
Publiée le 18 mai 2014
A l'inverse du dèsenchantement, "Le grand soir" est un cri de rèvolte sur fond de musique punk, une oeuvre sur le renoncement où chaque personnage arrive à une sorte de rèvolution personnelle! C'est à dire qu'en ayant l'air d'aligner les sketchs burlesques de manière un peu dèbile, Benoît Delèpine et Gustave Kervern finissent par trouver l'èmotion! Le pitch: deux frères punks, Benoît Poelvoorde (physiquement, l'acteur belge s'est complètement assèchè pour jouer un punk à chien plus vrai que nature) et Albert Dupontel (allumè), dècident de faire table rase du vieux monde en commençant par la zone commercial monstrueuse et dèprimante, où leurs parents (jouès par l'excentrique Brigitte Fontaine et son mari Areski Belkacem) tiennent un restaurant de frites! C'est le cinquième long-mètrage du duo grolandais qui prolongent ici une galerie de portrait rebelle et fou de colère qui fut quand même prèsentè dans la section « Un certain regard » au festival de Cannes! Un dèlire barrè et en roue libre, une pure folie, la punk attitude dans un style hyper modeste et hyper foutraque, avec deux acteurs incontrôlables et incontrôlès! Et pour les rôles, èvidemment, Poelvoorde et Dupontel sont dèchaînès...et ont du passer à la tondeuse! Lieux de passage, parkings, centres commerciaux...y a rien de pire que les zones industrielles! Et pourtant les deux rèalisateurs en ont fait un dècor extraordinaire en crèant une fascination! Arriver à faire quelque chose d'assez romantique et d'assez pêchu dans cet endroit là, c'est vraiment un des tours de force de ce joyeux bordel à la sauce grolandaise où les lettres d'enseignes de grands magasins et autres cadis de supermarchè en prennent pour leur grade...
Des personnages complètement barrés intégrés à une comédie sincère et désespérée, qui dépeint très bien certaines difficultés et dérives sociales. Malgré quelques longueurs à certains moments, l'ensemble est homogène et nous gratifie de quelques scènes et répliques qui resteront en mémoire (la scène des lettres, la scène du "tout droit"...) De Kervern et Delépine s'affirment un peu plus comme de très bons cinéastes, qui savent transmettre les émotions et les idées. Puis, surtout, ils ont réalisé un casting à la hauteur des personnages qu'ils ont créé: d'une grande justesse. Dupontel et Poelvoorde sont simplement exeptionnels. Brigitte Fontaine n'est également pas en reste !
Originale et déjantée, cette comédie est d'une dinguerie constante et d'une justesse dans l'excès en matière sociale. Avec ses personnages en situation d'exclusion, voulue ou pas, elle dépeint un monde où la frontière est ténue entre "normalité" et "marginalité". Elle appuie sur quelques tares contemporaines : fièvre consumériste, obsession sécuritaire, indifférence à l'autre... Et fait souffler un vent de révolte tout en montrant l'impossibilité d'une révolution, les limites de l'anarchie. Il y a plein de bonnes idées dans ce scénario foutraque, doté d'un sens de l'absurde qui fait mouche, d'une belle énergie de la déglingue, d'une drôlerie décalée et teintée d'amertume. La scène de repas où les personnages de Poelvoorde et de Dupontel parlent en même temps à leur père qui ne les écoute pas illustre de façon irrésistible l'absence de communication. Et pour exprimer la solitude et le désespoir, la séquence du suicide à la campagne marque par son côté trash et douloureusement fantaisiste. Cette matière singulière est servie par un tandem Poelvoorde/Dupontel bien barré (mais qui évite la surenchère) et par la bizarrerie naturelle de la chanteuse Brigitte Fontaine. Quant à la mise en scène, brute et chaotique, elle épouse la folie des personnages et de l'histoire, tout en jouant sur le registre du western (quelques plans et notes de musique caractéristiques, une scène de règlement de compte parodique...). Dommage, toutefois, que le film ne soit pas mieux abouti : on pouvait s'attendre à une conclusion plus inspirée.
Un film plus prometteur que révélateur. De très bonnes idées, forcément originales, et toujours marginales. Le duo de tête est excellent, vraiment puissant, mais il n'empêche pas le film d'être trop lent, dans son scénario comme dans sa mise en scène. Cela n'empêche pas de passer un très bon moment, pendant 1h30 on voit se raviver la flamme révolutionnaire de nos 16 ans. Et ça fait du bien ! Un film qui ose, mais qui aurait pu/dû aller plus loin.
Un film bien déjanté, bien barré comme on aime !! c’est clair, un film réalisé par : Benoît Delépine, Gustave Kervern, interprété par une véritable bande de d'aliéné : Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine, des apparitions de personnages pas beaucoup plus équilibrés : Yolande Moreau en Mère d’une punkette, Gérard Depardieu l'homme qui lit l'avenir dans le verre de saké et Didier Wanpas dans son propre rôle…En plus la musique claque bien. Du cinéma extrême, moins trash que Bernie mais trash quand même, du bon ciné…
Ce film ne raconte rien. Au départ le thème semblé abordé est "les punks". Hors c'est juste la vie de deux frangins qui gelèrent socialement. Décousu, pas de sens. Même étant fan de Benoit poolevord y a pas moyen de finir le film. Nul !!!