Le Policier
Note moyenne
3,0
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27 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2025
C'est avec cet opus sorti en 2011, que le cinéaste israélien Navid Lapid a connu une reconnaissance critique internationale.

Les amateurs de films de genre, attirés par le titre, risquent toutefois de ne pas trouver ce qu'ils en attendent. De film policier, il n' en a que le titre, car on a surtout affaire à un film politique ambitieux et surtout dérangeant.

Critique sévère de la société israélienne ou la lutte des classes entre membres de la communauté juive est montrée dans toute sa froideur.

Au plan formel, " le policier" n' est pas sans faire penser à l' univers de Michael Haneke. On reconnaîtra aussi certains acteurs qui s'illustreront plus tard dans la série Fauda.

Le plan final et muet sur le regard du policier résume la problématique développée peu à peu par le scénario. Le spectateur invité alors à une réflexion personnelle, y mettra ce que sa réflexion lui inspirera.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 novembre 2014
Une blague ce film ,un scénario inexistant des acteurs ennuyeux à mourir . Une souoe à la grimace auquel ne nous a pas habitué le cinéma isrélien ces dernières années. En voyant les critique des journaux, on se demande si le film n'a pas plûtot était bien noté pour ces opinions plitiques que pour sa qualité.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2014
(...) Nadav Lapid, nouveau venu dans le jeune cinéma israélien, lance un cri d’alerte salvateur et salutaire. Il dénonce un pays sclérosé et archaïque qui s’est trop longtemps conforté dans son rôle réconfortant de sauveur de la Nation juive. Cette obsession, fédérant dirigeants politiques et tenants d’un judaïsme rigoriste, est volontairement exacerbée au profit d’une cohésion nationale. Il est ainsi plus facile de trouver un ou des ennemis communs pour étouffer une réalité sociale beaucoup plus complexe. Ainsi, la question palestinienne n’est jamais réellement évoquée explicitement, mais tout de même bien présente. Cette thématique est dépeinte assez subtilement, afin de pointer du doigt l’irresponsabilité d’un gouvernement trop à son affaire. Par ce biais là, ce dernier peut évacuer son incompétence et sa corruption.(...) Le basculement est définitivement acté lorsque apparaît à l’écran cette nouvelle jeunesse réclamant dignité et justice. Elle, qui ne se reconnait pas dans cette judaïté traditionaliste, se radicalise à force de désespérance sociale. La lutte des classes, qui fait écho aux révoltes de plus en plus courantes en Terre Sainte, est le résultat de l’exaspération de la classe moyenne, mais est occultée au profit des nouveaux riches ayant la mainmise sur l’État. S’ensuit un patriotisme sincère mais dangereux car de conception diamétralement opposée dans les deux camps.Cette radicalisation ne sert l’intérêt de personne, tel semble être le message de Nadav Lapid. Elle ne fera que renforcer et attiser la déliquescence morale d’un peuple fatigué de devoir lutter sur tous les fronts. Un point de vue très intéressant, tant dans la forme que dans le fond. La première heure met en place de façon précise et cohérente les enjeux essentiels de cette charge courageuse. La suite est un peu moins travaillée, d’où une impression de didactisme trop appuyé. Mais ce procédé sert de point d’appui nécessaire pour une meilleure compréhension d’ensemble. Cela s’avère donc moins démonstratif que de prime abord.Il est judicieux de constater qu’une nouvelle génération de cinéastes osent aborder des sujets pour le moins délicats, et ainsi questionner de front le devoir de mémoire et sa remise en cause. Vivement conseillé à tous ceux qui se passionnent pour les sujets d’ordre philosophiques, politiques et moraux, ô combien d’actualité !
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 mai 2014
Ça m’apprendra à faire confiance aux critiques encore une fois ,dits « de métier », qui n’ont rien d’autre à faire que d’encenser, alors qu’ils n’ont même pas vus le film, mais ils doivent être payés pour ça. Acteurs amateurs, immobiles et mauvais, mise en scène scolaire, (caméra fixe, gros plan), histoire inexistante. Le gars qui a fait le film espère que le spectateur va faire le montage à sa place, d’où une quantité de scènes inutiles. Jamais deux heures ne m’ont parues aussi longues, interminables. Le policier masse sa femme enceinte, il fait du vélo, va à l’anniversaire de sa mère, et puis c’est tout. Limite docu-fiction chiant. Aucune symbolique, aucun sous-texte. Ensuite on a une bande de jeunes qui parlent de faire la révolution, et pour parler, ça parle. Du blabla interminable lui aussi, sans aucune imagination. Ils se contentent de réciter leur texte, chacun de son côté, même pas une bonne réplique. Je ne parle même pas du pitch idiot, la bande de jeunes cons pas très dégourdis, et leurs discours intellos à la mort moi, le nœud, mais qui arrivent malgré tout à enlever un puissant homme d’affaires lors du mariage de sa fille !!? Absurde. On dirait un mauvais téléfilm français ou allemand. Alors quand on me parle d’ « un grand film sur une société qui ne va pas bien », ou d’ « une réflexion forte et captivante sur la violence et l’orgueil », je dis que ceux qui ont écrits ça n’ont pas vus le film. Ou alors, on ne parle pas du même film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 avril 2014
le fait d'être en plusieurs parties, ce film m'a déstabilisé, car on voit au départ un très bel homme qui va devenir père, un homme bien viril avec des amis virils, qui sont un peu beaufs aussi mais il fait des messages à sa femme, à la limite de l'érotique ce qui fait monter ce sentiment de frustration et de la tension sexuelle ce qui intensifie mon intérêt au film, on voit cet homme commencé à s'intéresser à une minette de 15 ans puis boom on passe sur un groupe de petits bourgeois qui pour se donner des sensations intègrent un groupe armés, puis là plus rien :zéro sentiments, tous, ont l'air figés ... c'est décevant, c'est long
lugini
lugini

22 abonnés 249 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2014
Ce film a le mérite de montrer la société israélienne sous un autre angle que le conflit israélo-palestinien, car là-bas aussi, on retrouve les mêmes problèmes que dans nos sociétés, les riches, les pauvres. Il y a environ une vingtaine de familles qui détiennent l'argent et le pouvoir dans ce pays (le film ne le souligne pas assez), mais malheureusement on ne comprend pas vraiment les motivations des personnages. Manque de crédibilité des uns et des autres, les riches, les pauvres et les flics au milieu. J'en ai appris plus sur cette société, dans l'excellent film, "the bubble", même s'il sous-entend le conflit. On y voit une jeunesse israélienne loin d'être docile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mai 2012
Quelque chose dérange dans Le policier, parce que les flics beaufs peuvent y être touchants, et parce que les révolutionnaires y sont maladroits. Nadav Lapid parlait de "triste lucidité", on a l'impression de découvrir Israël, de mettre des visages sur les israëliens car le pays s'y révèle, scindé, versant vers le repli, mais habité, vivant de toutes ses contradictions. Non seulement un grand film politique, suffisamment subtil pour avoir du recul avec tous les discours, mais un grand film tout court par cette mise en scène somptueuse et vraiment efficace (on rit vraiment de la satire, la fragilité de certains personnages y est saisissante).
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 579 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2012
Contrairement à ce qu'on lit partout, le film n'est pas en 2 mais en 3 parties. La première se concentre sur un homme appartenant à une équipe du "RAID" israélien qui va devenir père, ce qui semble beaucoup le troubler. C'est la partie la plus subtile et la plus intéressante du film à mes yeux. Notamment parce qu'à chaque scène, on découvre un nouvel aspect de ce pays finalement méconnu qu'est Israël (les anniversaires, le cimetière, les plages et ses cafés, ses policiers, etc.). La seconde partie traite d'un groupe de jeunes bobos qui s'engagent dans une action d'extrême gauche. Et là, c'est beaucoup moins bon : les sentiments sont caricaturaux et absurdes, les motivations peu claires. Et pourquoi ridiculiser le message politique du film (inégalité entre riches et pauvres) en le faisant tenir par des jeunes absolument pas crédibles (petits bourgeois en mal de frissons) ? La dernière partie est la rencontre entre les deux premières... Au final, deux intérêts à ce film : mieux connaître la société israélienne et sentir à nouveau qu'un mouvement se lève partout dans le monde contre la finance et les plus riches (y compris dans le cinéma israélien). Mais cinématographiquement parlant, cela reste très moyen.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2012
L’intention du cinéaste qui circonscrit les enjeux de son entreprise à la seule société israélienne apparait dès lors : mettre en avant le conflit interne qui oppose de plus en plus depuis une dizaine d’années les classes sociales à l’intérieur de l’État juif. Loin des illustrations habituelles qui s’attachent à dépeindre l’opposition entre israéliens et palestiniens – laquelle demeure bien sûr une réalité – Le Policier fait donc preuve d’une double audace : d’abord s’interroger et du coup mettre en doute l’apparente unité nationale et la cohérence sociale artificielle qui la sous-tend ; ensuite oser un pari formel extrêmement exigeant. L’impression de malaise et d’inconfort prédomine largement, aussi bien face à Yaron et son équipe que vis-à-vis des jeunes rebelles. L’amitié virile et l’instinct grégaire, la culture du corps et de la beauté animent de manière obsessionnelle Yaron, perturbé par l’accouchement imminent de sa femme et la grave maladie d’Ariel son collègue et ami. Mais la récupération cynique et calculatrice de ladite maladie par les supérieurs de Yaron fait plutôt froid dans le dos. Au sein du groupuscule adolescent, trois garçons et une fille, cette dernière ressortit comme le double, maléfique ou caché, de Yaron. Ils partagent le même pouvoir d’érotisation, sont pareillement préoccupés de leur image dans le miroir, l’un avec un bébé dans les bras, l’autre équipée d’une arme et surtout constituent le centre de gravité de leur groupe respectif.



La réflexivité qui s’ensuit donne aussi au film une nouvelle dimension : à côté de l’état des lieux, s’esquissent le trouble et la vacillement qui saisissent à la fin Yaron se perdant dans le regard fixe à jamais de la jeune terroriste. C’est d’abord l’ennemi intérieur qui est ici désigné, et par ‘intérieur’, on peut également entendre celui dissimulé et enfoui au cœur de chacun. Le constat terrifiant, glacial et sans appel trouve un écho parfait dans une mise en scène dépouillée et froide, campant des personnages complexes et incarnés, multipliant les angles acérés et les plans rapprochés, utilisant une lumière limpide, presque aveuglante. De l’aveuglement, il y en a sûrement dans une société rongée par la haine de l’autre et sa propre détestation.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 avril 2012
Le policier est un film coup de poing avec moins pour objectif de nous raconter une histoire que de dénoncer une situation politique inacceptable. Si le spectateur réussit à rester jusqu'à lafin et à surmonter la première heure de clichés et de longueurs, bien lui en prendra. Il comprendra enfin le message du réalisateur et trouvera un peu de sens à ce film difficile.
lbedik
lbedik

2 abonnés 179 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2012
Je ne me suis pas ennuyé, mais je n'ai rien compris au message du film.
Pourquoi?
Pas bouleversé
non plus par l'esthétisme du film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 mars 2013
Intrigant d'un bout à l'autre, tranchant et distancié mais aussi traversé par une sensualité trouble et effrayante, un vrai chef d'oeuvre.
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 avril 2012
1/2 étoile puisque j'ai l'impression qu'on ne peut pas mettre zéro! C'est long, long, ennuyeux, meme pas de sentiment qui passe à travers les differents personnages! Je suis parti avant la fin, je n'en pouvais plus, et c'est tres rare pour ma part!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2012
Drôle d'objet que ce film avec ses deux parties brutalement séparées et tout aussi brutalement réunies à la fin. Pour sa première réalisation, Nadav Lapid ausculte l'idée de groupe et d'engagement en suivant d'un côté une unité de police anti-terroriste et de l'autre un quatuor de jeunes bourgeois révolutionnaires. Le groupe des policiers est bâti sur la notion de corps, ses manifestations sont d'ordre sportif ou sexuel, Lapid insiste bien (son et bruitages hypertrophiés à l'appui) sur les bourrades viriles ou sur les démonstrations de puissance physique. A l'opposé, c'est plutôt l'esprit et l'intellect qui fondent le groupe des terroristes, on s'exprime via l'art ou la politique, on met l'accent sur la méticulosité apportée à la construction d'un discours de revendications. Dans les deux cas, l'unité du groupe peut être mise à mal en son sein même (la défaillance physique pour les flics, l'un d'entre eux étant atteint d'une tumeur au cerveau, et l'intrusion de sentiments pour les terroristes avec un semblant de triangle amoureux) ou par l'intervention de proches (la femme de l'un, le père de l'autre). Et puis surtout, les liens du groupe sont renforcés par une mission (protéger la société, ou la renverser), mission qui justifie aux yeux des membres la mise en place de tous les moyens nécessaires pour la mener à bien, particulièrement la violence. Cette violence est elle-même motivée par la haine d'un ennemi désigné et clairement identifié (les arabes pour les policiers, les milliardaires pour les terroristes). Tout ça est bien joli et donne pas mal à réfléchir, tout ça dépeint la société israélienne d'une manière très originale mais tout ça est quand même terriblement ennuyeux ! Avec un scénario assez riche et assez fouillé (du point de vue psychologique et symbolique, hein, parce qu'au niveau crédibilité de l'histoire, c'est pas vraiment ça), "Le Policier" pêche par une réalisation ambitieuse mais heurtée qui, en évitant sciemment toute forme de fluidité ou de tension (hormis une certaine tension sexuelle née de la frustration de plusieurs personnages, on ne ressent absolument rien notamment dans les scènes de prise d'otages, ce qui est quand même un comble), rend le discours assez bancal. Dommage.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2012
une vision tout à fait inédite d ela socièté israélienne et de deux mondes isolés dans leurs dogmes et leurs principes de fonctionnement et qui vont se rencontrer le temps d'une prise d'otages . c'est un film réussi et qui montre un pan de la société que l'on ne connaît que trop peu par ici .
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