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    Le Policier
    note moyenne
    2,9
    168 notes dont 26 critiques
    répartition des 26 critiques par note
    2 critiques
    4 critiques
    3 critiques
    11 critiques
    5 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Le Policier ?

    26 critiques spectateurs

    cinefil-31
    cinefil-31

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2012
    Quelque chose dérange dans Le policier, parce que les flics beaufs peuvent y être touchants, et parce que les révolutionnaires y sont maladroits. Nadav Lapid parlait de "triste lucidité", on a l'impression de découvrir Israël, de mettre des visages sur les israëliens car le pays s'y révèle, scindé, versant vers le repli, mais habité, vivant de toutes ses contradictions. Non seulement un grand film politique, suffisamment subtil pour avoir du recul avec tous les discours, mais un grand film tout court par cette mise en scène somptueuse et vraiment efficace (on rit vraiment de la satire, la fragilité de certains personnages y est saisissante).
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2012
    L’intention du cinéaste qui circonscrit les enjeux de son entreprise à la seule société israélienne apparait dès lors : mettre en avant le conflit interne qui oppose de plus en plus depuis une dizaine d’années les classes sociales à l’intérieur de l’État juif. Loin des illustrations habituelles qui s’attachent à dépeindre l’opposition entre israéliens et palestiniens – laquelle demeure bien sûr une réalité – Le Policier fait donc preuve d’une double audace : d’abord s’interroger et du coup mettre en doute l’apparente unité nationale et la cohérence sociale artificielle qui la sous-tend ; ensuite oser un pari formel extrêmement exigeant. L’impression de malaise et d’inconfort prédomine largement, aussi bien face à Yaron et son équipe que vis-à-vis des jeunes rebelles. L’amitié virile et l’instinct grégaire, la culture du corps et de la beauté animent de manière obsessionnelle Yaron, perturbé par l’accouchement imminent de sa femme et la grave maladie d’Ariel son collègue et ami. Mais la récupération cynique et calculatrice de ladite maladie par les supérieurs de Yaron fait plutôt froid dans le dos. Au sein du groupuscule adolescent, trois garçons et une fille, cette dernière ressortit comme le double, maléfique ou caché, de Yaron. Ils partagent le même pouvoir d’érotisation, sont pareillement préoccupés de leur image dans le miroir, l’un avec un bébé dans les bras, l’autre équipée d’une arme et surtout constituent le centre de gravité de leur groupe respectif. La réflexivité qui s’ensuit donne aussi au film une nouvelle dimension : à côté de l’état des lieux, s’esquissent le trouble et la vacillement qui saisissent à la fin Yaron se perdant dans le regard fixe à jamais de la jeune terroriste. C’est d’abord l’ennemi intérieur qui est ici désigné, et par ‘intérieur’, on peut également entendre celui dissimulé et enfoui au cœur de chacun. Le constat terrifiant, glacial et sans appel trouve un écho parfait dans une mise en scène dépouillée et froide, campant des personnages complexes et incarnés, multipliant les angles acérés et les plans rapprochés, utilisant une lumière limpide, presque aveuglante. De l’aveuglement, il y en a sûrement dans une société rongée par la haine de l’autre et sa propre détestation.
    Tumtumtree
    Tumtumtree

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    2,5
    Publiée le 28 avril 2012
    Contrairement à ce qu'on lit partout, le film n'est pas en 2 mais en 3 parties. La première se concentre sur un homme appartenant à une équipe du "RAID" israélien qui va devenir père, ce qui semble beaucoup le troubler. C'est la partie la plus subtile et la plus intéressante du film à mes yeux. Notamment parce qu'à chaque scène, on découvre un nouvel aspect de ce pays finalement méconnu qu'est Israël (les anniversaires, le cimetière, les plages et ses cafés, ses policiers, etc.). La seconde partie traite d'un groupe de jeunes bobos qui s'engagent dans une action d'extrême gauche. Et là, c'est beaucoup moins bon : les sentiments sont caricaturaux et absurdes, les motivations peu claires. Et pourquoi ridiculiser le message politique du film (inégalité entre riches et pauvres) en le faisant tenir par des jeunes absolument pas crédibles (petits bourgeois en mal de frissons) ? La dernière partie est la rencontre entre les deux premières... Au final, deux intérêts à ce film : mieux connaître la société israélienne et sentir à nouveau qu'un mouvement se lève partout dans le monde contre la finance et les plus riches (y compris dans le cinéma israélien). Mais cinématographiquement parlant, cela reste très moyen.
    shimizu
    shimizu

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    3,5
    Publiée le 9 avril 2012
    Malgré ses quelques longueurs, ce film est surprenant. Scindé en deux parties, il nous montre deux mondes totalement opposés, d'un point de vue qui a l'honnêteté d'être volontairement caricatural, sans toutefois aller trop loin. Jusqu'à la nausée, quand on voit ce groupe de policiers fascinés par leurs muscles et leur virilité, additionnant les bavures et les trahisons. Jusqu'à la bouffonnerie, quand on voit ces petits gosses de riches farcis de slogans ridicules, qui croient qu'ils vont changer le monde avec deux revolvers, face à l'une des armées les plus entraînées qui soient. Les acteurs parviennent à donner une vérité et un élan à ces personnages trop figés au départ. C'est grâce à eux que le film n'est pas trop démonstratif et ennuyeux, bien qu'il soit encore trop formel. Ces deux mondes inconciliables finissent par se rencontrer, lors d'une tuerie qui sera aussi courte que glaçante. Avec une mise en scène neutre, parfois carrément plate (mais sans doute est-ce volontaire), Nadav Lapid nous montre un Israël déchiré entre deux extrêmes. Un pays qui n'est plus un pays, mais un succédané de milieux qui se détestent les uns les autres. Une vision claire et sans concession, encore un peu trop carrée toutefois.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    1,0
    Publiée le 15 mai 2014
    Ça m’apprendra à faire confiance aux critiques encore une fois ,dits « de métier », qui n’ont rien d’autre à faire que d’encenser, alors qu’ils n’ont même pas vus le film, mais ils doivent être payés pour ça. Acteurs amateurs, immobiles et mauvais, mise en scène scolaire, (caméra fixe, gros plan), histoire inexistante. Le gars qui a fait le film espère que le spectateur va faire le montage à sa place, d’où une quantité de scènes inutiles. Jamais deux heures ne m’ont parues aussi longues, interminables. Le policier masse sa femme enceinte, il fait du vélo, va à l’anniversaire de sa mère, et puis c’est tout. Limite docu-fiction chiant. Aucune symbolique, aucun sous-texte. Ensuite on a une bande de jeunes qui parlent de faire la révolution, et pour parler, ça parle. Du blabla interminable lui aussi, sans aucune imagination. Ils se contentent de réciter leur texte, chacun de son côté, même pas une bonne réplique. Je ne parle même pas du pitch idiot, la bande de jeunes cons pas très dégourdis, et leurs discours intellos à la mort moi, le nœud, mais qui arrivent malgré tout à enlever un puissant homme d’affaires lors du mariage de sa fille !!? Absurde. On dirait un mauvais téléfilm français ou allemand. Alors quand on me parle d’ « un grand film sur une société qui ne va pas bien », ou d’ « une réflexion forte et captivante sur la violence et l’orgueil », je dis que ceux qui ont écrits ça n’ont pas vus le film. Ou alors, on ne parle pas du même film.
    tof44
    tof44

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    2,5
    Publiée le 14 avril 2012
    Drôle d'objet que ce film avec ses deux parties brutalement séparées et tout aussi brutalement réunies à la fin. Pour sa première réalisation, Nadav Lapid ausculte l'idée de groupe et d'engagement en suivant d'un côté une unité de police anti-terroriste et de l'autre un quatuor de jeunes bourgeois révolutionnaires. Le groupe des policiers est bâti sur la notion de corps, ses manifestations sont d'ordre sportif ou sexuel, Lapid insiste bien (son et bruitages hypertrophiés à l'appui) sur les bourrades viriles ou sur les démonstrations de puissance physique. A l'opposé, c'est plutôt l'esprit et l'intellect qui fondent le groupe des terroristes, on s'exprime via l'art ou la politique, on met l'accent sur la méticulosité apportée à la construction d'un discours de revendications. Dans les deux cas, l'unité du groupe peut être mise à mal en son sein même (la défaillance physique pour les flics, l'un d'entre eux étant atteint d'une tumeur au cerveau, et l'intrusion de sentiments pour les terroristes avec un semblant de triangle amoureux) ou par l'intervention de proches (la femme de l'un, le père de l'autre). Et puis surtout, les liens du groupe sont renforcés par une mission (protéger la société, ou la renverser), mission qui justifie aux yeux des membres la mise en place de tous les moyens nécessaires pour la mener à bien, particulièrement la violence. Cette violence est elle-même motivée par la haine d'un ennemi désigné et clairement identifié (les arabes pour les policiers, les milliardaires pour les terroristes). Tout ça est bien joli et donne pas mal à réfléchir, tout ça dépeint la société israélienne d'une manière très originale mais tout ça est quand même terriblement ennuyeux ! Avec un scénario assez riche et assez fouillé (du point de vue psychologique et symbolique, hein, parce qu'au niveau crédibilité de l'histoire, c'est pas vraiment ça), "Le Policier" pêche par une réalisation ambitieuse mais heurtée qui, en évitant sciemment toute forme de fluidité ou de tension (hormis une certaine tension sexuelle née de la frustration de plusieurs personnages, on ne ressent absolument rien notamment dans les scènes de prise d'otages, ce qui est quand même un comble), rend le discours assez bancal. Dommage.
    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Publiée le 4 avril 2012
    Enorme claque ! Le Policier est un immense premier film qui nous oblige instantanément à prendre position en même temps qu'il nous immerge dans une authentique expérience de cinéma. Il y a d'abord ce soleil radieux, ces hommes corpulents, ces claques incessantes, terribles, sur des épaules grassement huilées, presque écoeurrantes : il y a l'élite, la compétition, le meilleur des mondes possibles ; viennent ensuite quelques révolutionnaires, les idéaux mêlés aux convictions politiques, l'envie d'en vouloir aux riches, la haine in situ, c'est à dire partout, surtout ici : en Israël. Entre ces deux réalités que sont l'opulence des premières minutes et celle, beaucoup plus sombre, des préparatifs de l'attaque terroriste se trouve une scène, incongrue, comme surgie de nulle part : un groupe de punks, comme sorti d'un rêve, s'acharne violemment sur une voiture, sous le regard hébété de la jeune kamikaze. Scène hallucinante, jonction parfaite entre les deux pôles de ce film sans concessions. Si l'approche de Nadav Lapid peut à juste titre sembler caricaturale - énormément de forcing dans l'exposition des caractères, à gauche comme à droite - elle est avant tout à prendre d'où elle vient. Car peu de cinéastes indigènes sont parvenus à dresser le constat de leur pays en leur temps, surtout avec autant de sens de la mise en scène. Long métrage frontal, précis et bouleversant Le Policier réserve sont lot d'audaces filmiques et idéologiques, montrant deux pôles également développés dans leur durée mais ne pouvant empêcher le spectateur de choisir. Trêve de prosélytisme : allez voir le premier film de Nadav Lapid pour vous faire votre propre opinion. Un très grand choc, pour ma part.
    Thierry M
    Thierry M

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    2,0
    Publiée le 29 mars 2012
    Decevant ce film, il y a que la fin qui est interressante.
    velocio
    velocio

    Suivre son activité 359 abonnés Lire ses 1 176 critiques

    2,0
    Publiée le 28 mars 2012
    Après une scène d'ouverture étonnante qui voit 5 ou 6 hommes pédaler au milieu du désert, l'israélien Nadav Lapid, dont c'est le premier long métrage, nous entraine sur 2 histoires liées à la violence. L'une concerne une unité anti-terroriste face à la gestion d'une bavure qu'elle a commise. L'autre nous montre un groupe de jeunes contestataires d'origine bourgeoise qui ne supportent pas qu'Israël, parti d'un socialisme à base égalitaire, soit devenu un des pays les plus inégalitaires et qui séquestrent quelques milliardaires à l'occasion d'une fête de mariage. Lapid a tout fait pour que ces policiers et ces contestataires ne puissent pas échanger d'idées : si c'était le cas, dit-il, des changements radicaux se produiraient, comme en Egypte. Israël n'en est pas (encore) là. Si le fond du film est excellent, la réalisation pêche au moins sur 2 points : trop de temps passé sur la fascination des corps chez les policiers; des phrases sentencieuses et caricaturales dans la bouche des jeunes révolutionnaires. Au final, on s'ennuie un peu !
    ferdinand
    ferdinand

    Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 320 critiques

    2,0
    Publiée le 29 mars 2012
    La critique a encore frappé, en portant aux nues (Le monde, Télmérama, etc.) ce film très moyen et assez ennuyeux. Il vaut mieux en avoir lu un résumé, sinon on est assez largué par les coqs à l'âne du récit. Ce film est peut être assez audacieux vu d'un point de vue israélien, malheureusement vu d'ici, rien ne passe.
    nouminou
    nouminou

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    2,0
    Publiée le 9 avril 2012
    Me suis ennuyee terriblement, long, lent, sans interet aucun. 2 histoires sans lien, ce soldat si heureux, si content de lui, de sa vie, de sa famille, de ses muscles surtout! On a très vite compris tout ça, mais ça dure une heure montre en main. Les critiques sont trompeuses et je ne m'y fierais plus.
    Alamarge
    Alamarge

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    1,0
    Publiée le 2 avril 2012
    La forme élaborée ne sauve ni le message (caricatural), ni l'intrigue (sans rélle surprise). Je me suis ennuyé, mais pas autant que ceux qui sont partis en cours de projection.
    ffred
    ffred

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    2,5
    Publiée le 4 avril 2012
    Tous les films israéliens que nous voyons depuis quelques années traitent, de façon plus ou moins appuyée, du conflit israélo-palestinien. Ce n'est pas du tout le cas ici. Cette fois ci nous sommes devant un conflit social interne dont même les médias ne parlent jamais. Le film commence très bien. Portrait d'un policier des forces spéciales, jeune, beau, macho, entretenant avec ses collègues de travail une amitié virile (très ambiguë...) et bientôt père de famille. De belles images, un bel acteur, un scénario et une mise en scène maitrisée et efficace pour un premier film. Et puis patatra. Le récit bifurque vers un groupe de jeunes terroristes bourgeois idéalistes et tout s'écroule... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-le-policier-102831152.html
    pitch22
    pitch22

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    2,0
    Publiée le 13 avril 2012
    Ennuyeux, horrible... néanmoins très pensé et relativement bien foutu (d'où une critique sérendipitive a posteriori), HASHOTER (Le Policier) fait double figure. Sa structure clairement bipartite, peu dense, associée à un rythme en défaut, prive l'histoire d'une fluidité qui aurait compensé son manque de force. Le premier tiers, plutôt plaisant, laisse présager d'une teneur intéressante; malheureusement, la suite accuse des longueurs et le rythme se perd jusqu'à l'irruption d'un certain suspense qui finit par décevoir. L'impression de pesanteur se trouve accentuée par le refus de toute musique extérieure au récit (on aura donc un instant de pop-rock, un live au violon sur fond de trafic et trois chansonnettes). Yaron, le policier sexy, frustré par une meuf enceinte façon baleine, se révèle attiré par les jeunes filles pures; cette émotion intime va entrer en résonance... Shira la révolutionnaire juive, version chic mais pure et dure, tire tout le long la tronche car, si derrière des apparences glaciales, c'est bien l'amour qui tisse les liens du jeune groupe commando, une lucidité cinglante doit toujours primer sur les sentiments, affaiblissants... Têtue. Deux phases, deux missions: d'un côté fusent une jovialité juteuse, une convivialité raisonnable, alliées au sens du devoir, non sans préjugés et agressivité réprouvables (racisme et machisme) -c'est le groupe validé par le pouvoir; de l'autre s'étale sécheresse d'esprit (le feu sous la glace), calcul, non-dits et la haine ravalée -c'est le groupe de révoltés, honni et déclaré immature par ce même pouvoir. On montre que les flics ne sont pas que des bourrins animés par un goût pour les rapports violents, d'une manière démonstrative un peu lourde; en même temps on montre leurs accès de violence, un préjugé raciste anti-arabe (c'est maigre) et quelque machisme. Les révolutionnaires radicaux, eux, en nombre restreint, paraissent en parallèle bien fades, moins spontanés, à tendance asociale et sectaire. Cependant, la façon dont ils gèrent les situations imprévues vient insensiblement craqueller leurs certitudes; leur entêtement se voit menacé par des puissances irrationnelles. Pourtant, les uns et les autres se révèlent animés d'une certaine cérébralité commune, caractérisée par un sens du devoir inflexible et par une légimation de l'usage de la violence. Par conséquent, entre le groupe d'intervention policière et le groupe commando suicide, on ne tombe pas dans le manichéisme. Pour preuve, la mise en opposition vise autant à trancher qu'à réunir jusqu'à l'absurde: elle devient donc miroir. En cela, le plan final est destiné à marquer l'esprit. Malgré tout, au-delà du trouble engendré par la confrontation à des figures terroristes atypiques, en l'occurence juives crypto-bourgeoises, LE POLICIER semble conservateur-compatible. En effet, il ne possède aucune charge séditieuse, au-delà d'une dénonciation rabattue de la corruption des très riches et du leitmotiv sur l'exploitation des opprimés. Le groupuscule passe pas mal de temps sur son manifeste, et nous on s'ennuie. A côté de CECIL B. DEMENTED (uniquement pour l'aspect blonde terroriste décoiffante), ce film ne possède aucune force climactique soutenue. Parce que le petit groupe terroriste partage avec la clique d'ultra riches le même côté glacial et calculé, faussement spontané, l'histoire les rassemble dans une même figure pathétique. Soit, on dénonce au passage l'indifférence, la morgue et la prétention méprisante des riches mais, à ce niveau, on tombe dans l'inanité et le ridicule. De plus, on ne montrera rien de la pauvreté extrême en Israël (à part un clodo comme y en a partout), justement pour éloigner la figure arabe cliché; or cela façonne une vue désincarnée. Enfin, parce qu'il se fait terroriste, le discours des révoltés devient quasi inaudible, irrecevable, du moins mal réceptionné. L'attente d'une vraie tension se retrouve douchée par une enfilade de scènes bien trop calmes. En tous cas, l'ensemble dépeint une société figée, sclérosée, recroquevillée sur elle-même. LE POLICIER vise surtout l'ironie et l'absurde, à l'image de ce groupe d'ados-punks casseurs qui se trompent carrément de cible. Mais à part quelques passages, ça reste très morose (le seul moment drôle, le t-shirt avec un imprimé français, c'est dire). La bande-annonce peut tromper son monde. Tout ça pour une ridicule attaque au jus d'orange... En lieu de confrontation d'ennemis, c'est l'absurdité qui rejoint le pathétique. Le jeu d'acteur, passable, et les modestes qualités esthétiques du film, soutiennent un propos bancal et ambigu. Certes, Yaron ne verra plus les choses de manière aussi tranchée, mais pour nous le bouleversement n'est pas au rendez-vous. Impression de semi-ratage.
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 17 avril 2012
    Au delà de la beauté formelle des plans de paysages, de corps musclés et bronzés, ce film perd souvent de sa force en empruntant ça et là, des impasses scénaristiques elliptiques et troublantes. Le croisement de deux histoires, à priori aussi caricaturales l'une que l'autre, n'intervient qu'à la fin du film et nous apparaît alors comme très artificiel. On retiendra cependant de ce film la description sans concession du petit monde de la police d'élite, avec ses petites lâchetés et sa camaraderie de façade, une froideur glaçante de la caméra, un usage subtil du silence et de l'attente.
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