Pas non plus emballé par cette comédie très légère. Après une série de naissance à l'américaine dans "Ce qui vous attend quand vous attendez un enfant", les frères Podalydès racontent les préparations des funérailles de la mémé et la réaction que cela engendre sur son petit fils, déjà 45 ans, qui l'avait presque oublié depuis quelques années... Le sujet prête au rire, le titre et la présence de Valérie Lemercier ne font qu'approuver cette comédie prévoyant un humour noir. Le problème, c'est qu'il se passe absolument rien ! Pas d'action, pas de surprises, pas de remu-ménages, : c'est plat, lent et on s'endort ! Denis Podalydès, au jeu et aux mimiques plaisantes, aurait mieux fait d'adapter cette histoire au théâtre. Il aurait pu pousser le trait de ses grimaces et entendre l'approbation du public face à cet humour décalé, qui est si fin et subtil, qu'on en rigole pas. Sûrement est-ce parce que c'est un film de vieux... Je dis ça parce que la moyenne d'âge de la salle bien remplie environnait la cinquantaine et ça rigolait bien ! Bizarrement, ça m'est totalement passé à côté ; pourtant le jeu des comédiens présageait un bon moment. Le scénario est vide et ennuyeux ; entre les tours de magie qui comblent un manque d’esthétique, des problèmes de couple et de famille qui ne font pas rire ni pleurer, on a du mal à visualiser qui est qui au début et au final rien n'a de sens, une série de SMS lumineux flashy qui fait mal aux yeux et rend le film primaire et des comédiens qui dorment et qui n'apportent pas de pêche au film ! C'est vrai que pour les fans de Valérie Lemercier, ce rôle est nettement en dessous du comique dont elle a l'habitude ! Bon, le point positif se trouve quand même dans quelques passages sympathiques, notamment au début lorsqu'ils sont à la recherche d'un cercueil adéquat alors qu'ils n'ont aucune idée des volontés de Berthe. A part ça, ce film a peu d’intérêt et on ne s'attache pas du tout aux personnages qui ont beaucoup de mal à se dessiner. La question du deuil est très mal abordée et la fin sous forme d'un rêve m'a laissé inerte... Très décevant, une perte de temps !
Charmants acteurs. film agréable, belle photographie mais nullissime ! J'ai vraiment failli sortir. Il ne se passe rien. C'est sans queue ni tête. Humour blague carambar.
Berthe s'est éteinte paisiblement ("comme une bougie") dans sa maison de retraite campagnarde, où plus personne ne venait la voir, depuis que son fils (Pierre Arditi) est atteint de la maladie d'Alzheimer. Son petit-fils, Armand (Denis Podalydès), l'avait perdue de vue et s'en repent à l'heure d'organiser les funérailles. Il est vrai qu'il avait d'autres chats à fouetter, balloté entre son foyer officiel avec Hélène (Isabelle Candelier), pharmacien comme lui, et son deuxième foyer avec Alix (Valérie Lemercier), dentiste de son état, et comme lui mordue de magie. Balloté encore entre deux entreprises de pompes funèbres, l'une qui a les faveurs de son envahissante et acariâtre belle-mère (Catherine Hiegel) et fait dans le grandiose sous la férule de l'inénarrable Rovier-Boubet (Michel Vuillermoz), et l'autre, artisanale et pittoresque, surtout dédiée aux animaux de compagnie (!), celle d'Yvon Grinda (Bruno Podalydès), secondé par Haroun Taziouf (sic) alias Samir Guesmi, il hésite encore entre inhumation et crémation…. Armand l’indécis ne changera pas sa manière ordinaire de procéder, en enchaînant deux cérémonies funéraires, et en gardant ses deux femmes. Ce 6ème long métrage de Bruno Podalydès (dont l’histoire est coécrite comme d’habitude avec son cadet - sauf pour les deux films d’après Gaston Leroux où il était en solo) accorde sans surprise le premier rôle à son frère Denis, et l’on y retrouve nombre de ses interprètes habituels, même pour de petits rôles (Arditi précité, ou Jean-Noël Brouté par exemple, en ordonnateur en second pour Rovier-Boubet). C’est toujours le ton qui est remarquable, plus que le fond du récit (rien que de très banal ici : un deuil et des dispositions à prendre, la nostalgie de la défunte et le regret de l’avoir oubliée, un adultère « bourgeois »…). Le quotidien prend une allure insolite, à la mesure de la vision proposée de l’anodin, subtilement décalée. Drolatique et caustique, cet « Adieu Berhe » est un petit bijou d’humour, au parfum sans égal : du « Podalydès frères » pur jus !
Que dire de ce film, à part qu'il est un peu loufoque et déjanté, avec des dialogues parfois mordants, mais qu'il ne m'a finalement pas tellement emballé... Ca manque de rythme, c'est plutôt long et on finit par s'ennuyer un peu. La mort y est évoquée de manière assez iconoclaste, avec des employés des pompes funèbres hauts en couleur. Les acteurs sont bons, mais ils ont bien du mal à servir un scénario qui manque de corps et de cohérence. Décevant dans l'ensemble. Pour les inconditionnels de Lemercier et de Podalydès.
Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé est un film farfelu, drôle, triste, mélancolique, poétique, désuet. Un vrai bonheur, les dialogues sont savoureux, les situations cocasses. Les appels téléphoniques aux compagnies de pompes funèbres, la visite de celle de Rovier-Boubet, l’emportement de valérie Lemercier au cimetière … sont des moments cocasses. Les acteurs sont au top ! Denis Podalydès entouré de Valérie Lemercier et Isabelle Candelier est attachant. L’entourage est tout aussi talentueux de Bruno Podalydès à Michel Vuillermoz en passant par Catherine Hiegel et tous les autres. La comédie s’essoufle un peu dans la 2è partie, qu’importe le plaisir est là.
Les personnages sont attendrissants, l’atmosphère du film est sympathique. Il serait dommage de sans priver.
Si l'on aime l'humour nuancé, l'humour Podalydès, on se régale...Un style qui rappelle parfois celui d'Emmanuel Mouret, pince sans rire, décalé, mais au bout du compte touchant....Que ce soit dans le magasin funéraire, dans le bureau où l'on propose des urnes pour la famille (on partage les cendres), ou la crémation d'un mulot (après exégèse des durées de vies des oiseaux ou d'autres mammifères)....Evidemment on est tel un fumnabule sur un fil et il faut s'accrocher pour ne pas tomber...Ce sont les exercices de style à la podalydès où l'on retrouve dans de minuscules rôles ses artistes fétiche....ET puis l'oscillation permanente entre l'humour et l'émotion trouve ici des gammes plutot étincelantes....Une histoire de magie, d'amour, de coquelicot, une belle bande son...Indubitablement il y a de l'écrirure et elle est délicatement cachée par le naturel des personnages et de leurs sentiments....Je crois que sur le thème délicat des funérailles, (humour) c'est le film le plus sensible et décalé que j'ai vu....Amateurs de grosses farces, passez votre chemin, moi j'y ai trouvé mon compte et de la substance....
Film courageux sur le thème du décès d’un proche (mais pas que), avenant, délicat, doux, drôle, truffé de tranches très poétiques. Quelques longueurs, toutefois nécessaires à la “charpentéisation” de l’ensemble. La vie est tristement comique ou la mort joyeusement mélancolique, à moins que ce ne soit l’inverse, on ne sait plus très bien mais, ce qu’on retient de ce film décalé, c’est bien le sens et les sens que nous devrions lui donner avant de canner (argot). Un bon moment de cinéma et en prime des scènes hilarantes donc très très cultes à faire partager. Un film, un grand souffle de vie et j’espère, dans le cinéma de l’auteur, pas le dernier....
Mais ou est passée la bonne comédie française ? Adieu Berthe est la pire d'une série déja longue de comédies ratées sorties en 2012. Durant les 15 premières minutes, on rit un peu mais ensuite quel désastre. Des saynettes sans intérêt, des personnages grotesques (la pauvre fille essayant d'ouvrir le rideau de fer de la pharmacie). Quand à Valérie Lemercier, je doute de plus en plus de son talent supposé d'actrice. Y a t'il un scénariste dans la salle ?
Quelle déception ! Après une bande annonce excellente et des critiques très positives je m'attendais à un futur classique... Mais passées les répliques cultes de la bande annonce il en ressort un film froid, certes décalé, mais qui devient vite ennuyeux. Déçu
Déçu est un petit mot pour décrire ce que nous venons de voir... Les 30 dernières minutes sont un peu plus dans le sujet. je déconseille et pourtant j'adore Podalydes....
j'ai eu beaucoup de mal a comprendre et a rentrer dans le film. c'est lent,il ne se passe pas grand chose. les acteurs sont bons heureusement. quelques moments drôles mais ils sont rares.
Les producteurs et distributeurs d'Adieu Berthe ont compris comment appâter au mieux les spectateurs toujours friands de comédies : appliquer la méthode US de tout lancement de film à priori formater pour faire gondoler le chaland. On cale dans la bande annonce toutes les bonnes scènes, les bons mots, sur un rythme soutenu. Puis, on expédie à la télé les principaux protagonistes de l'oeuvre, interrogés par des présentateurs serviles mais hilares et surtout repasser jusqu'à plus soif le scène du cimetière, vous savez celle où Valérie Lemercier éructe : "Pète un coup et sors ta bite !" et vous obtenez un modèle de promo aux petits oignons qui donne au film un air qu'il n'a pas forcément. Car de comédie échevelée brillante et hilarante, "Adieu Berthe" n'est point. Les dialogues percutants apparaissent bien mais de manière assez homéopathique et l'on repassera pour la critique au vitriol des pompes funèbres. Pour ma part, je parlerai d'une fantaisie un peu mollassonne autour d'un homme qui hésite entre quitter sa femme et vivre avec sa maîtresse et que le cadavre de sa grand-mère vient compliquer un peu plus l' existence. Valérie Lemercier s'énerve avec talent. Isabelle Candelier passe son temps à téléphoner entre deux longs tiroirs de pharmacie qu'elle n'oubliera pas de refermer. Denis Podalydès fait de la trottinette électrique avec maestria. Par moment ça fonctionne bien, les dialogues sont joliment enlevés. D'autres fois, l'ennui pointe derrière les tours de magie et la touche de poésie sensés donner un cachet cinéphile au tout. Nous suivons ici dans un objet dirigé par Bruno Podalydès qui, comme des ses précédents films prend le temps de la digression, donnant un côté foutraque sûrement sympathique et plaisant pour certains, mais très loin de la comédie endiablée promise par la bande annonce. La fin sur le blog : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/06/adieu-berthe-lenterrement-de-meme-de.html