La Fièvre dans le sang
Note moyenne
4,2
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92 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 janvier 2016
D'Elia Kazan je n'ai pour l'instant vu que Sur les quais que dans mes souvenirs j'avais bien aimé. La fièvre dans le sang est une critique du puritanisme et du matérialisme américain à travers une histoire d'amour triste et nostalgique. Les acteurs sont tous bons (Nathalie Wood a un charme fou et Warren Beaty joue en retenu, ce qui correspond bien à son personnage) et la réalisation est maitrisée (sans oublier la belle photographie). Je trouve malgré ça que le film est trop long, pas ennuyeux, non, juste trop long pour ce qu'il raconte.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2015
La Fièvre Dans Le Sang est un film pas mal. Un drame romantique que j’attendais de voir avec la plus grande envie car considéré comme étant un chef d’œuvre du genre. Finalement, c’est plutôt la déception qui règne sur l’œuvre, sans que ça ne soit mauvais pour autant.
Décevant car l’histoire assez intéressante sur ce très beau jeune couple amoureux qui n’arrive pas à faire comme bon leur semble vis-à-vis des parents et autres, perd vite de son charme par beaucoup de passages et de dialogues longuets rendant vite le tout un peu fade malgré de belles performances d’acteurs entre autres.
Le travail technique de l’ensemble n’est pas mauvais loin s’en faut, mais pas exceptionnel non plus, une bande son un peu trop en retrait également.
Le réalisateur Elia Kazan nous sert une réalisation technique sobre et sans fioritures, bonne mais sans réelle surprise nous laissant à penser à la facilité. Pourtant l’on ressent tout de même un beau travail effectuer sur l’œuvre et ce sont les acteurs qui nous le prouve notamment notre beau duo composé de la très talentueuse et belle Natalie Wood avec l’excellent Warren Beatty. Mais où aussi l’acteur Pat Hingle se démarque très bien du lot également.
La fièvre dans le sang s’écoule un peu trop lentement pour plaire vraiment, et même si la fin est une vraie réussite, rien n’y est vraiment marquant.
Ma note : 6/10 !
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
Splendor in the grass ou la Fièvre dans le sang en Français.
Un film américain du début des années 60 qui se passe dans le puritanisme des années 30 avec Nathalie Wood, sublime et le 'nouveau' Warren Beatty en jeune premier.
C'est un film sur le conflit générationnel, le puritanisme et traditionalisme de ces années là qui conduit à des vies gâchées, plus ou moins en tout cas.
C'est un beau film, avec une Nathalie Wood d'une beauté exceptionnel, qui est très agréable à regarder.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2015
Avec "La Fièvre dans le sang", Elia Kazan met en scène une déchirante histoire d'amour impossible et dirige avec brio deux immenses acteurs, en l’occurrence Warren Beatty (Bud) et la superbe Natalie Wood (Deanie). Le film commence d'abord comme un teen movie romantique où deux lycéens s'aiment d'un amour fou, sans véritablement prendre au sérieux les positions très marquées de leurs parents. Ces dernières seront pourtant la cause de la séparation de Bud et de Deanie, appuyée notamment par le père de Bud qui oblige son fils d'aller étudier à Yale. Et si ce personnage de père borné est légèrement caricatural, c'est dans le but d'établir une critique virulente du puritanisme et du conformisme dans la société américaine des années 30. Une fois les amoureux séparés, le film prend une tournure beaucoup plus sombre en accentuant les plans sur les regards évasifs de Bud et en racontant la folie de Deanie, aussi violente qu'inattendue. La tragédie est enclenchée et rien ne pourra l'enrayer : malgré un scénario qui ne s'acharnera pas plus sur les personnages (une des grandes qualités du film), il reste que la cassure est définitive, rendue bouleversante dans un final d'une grande douceur mais aussi terriblement lucide. Elia Kazan signe un grand film, ample et révolté !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 octobre 2015
Un amour fou, une Amérique puritaine, un monde de convention, une noignade praimonitoire, un sex symbol en devenir et des vers mélancoliques mais énoncés avec résignation font naître un chef d'oeuvre.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2015
revu sur Arte hier soir, film magnifique même si les propos sont un peu datés aujourd'hui. Natalie Wood et Warren Beatty déchirés, forment un couple sublime.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2015
Comment juger en 2015 un film tourné en 1962 dont l'action se situe en 1928-1929 ? Vu d'aujourd'hui le thème du passage à l'âge adulte sous la férule de la génération précédente forcément conservatirce est éternel, la crise économique qui couve puis explose est également contemporaine, de même que le mépris condescendant des parvenus pour les "demeurés" (ce qu'ils étaient). On oberve aussi le rôle dévastateur du parent dominant (le père d'un côté, la mère de l'autre). A ce titre, le film est donc un grand film puisque il met en scène des conflits intemporels. Pourquoi au début des années 60 Elia Kazan a-t'il vouolu situer l'action plus de trente ans auparavant ? sans doute (en tous cas c'est l'impression que j'en ai eue) pour montrer que les choses étaient encore, mais pas pour longtemps, figées : par exemple la façon pour les garçons de flirter avec les filles dans les voitures en marge des parties ou le conservatisme des parents, la différence étant qu'en 1962 on était à la veille de l'évolution de smoeurs et au début de l'éclatement des structures familiales traditionnelles. Quand à la fin des années 20, qu'en dire, si ce n'est qu'a posteriori il est toujours facile de dire que les moeurs ou l'organisation sociale sont inssupportables.
Sur le plan plus cinématographique, les deux jeunes acteurs Nathalie Wood et Warren Bethy sont vraiment excellents, les personnages secondaires ( pères et mères des deux jeunes amoureux) bien campés , les images bien cadrées avec de bonnes couleurs et une musique jazzie des plus opportunes.
Malgré tout ça, je me suis un peu ennuyé, ce film est devenu un film de ciné club.
Et pourquoi avoir traduit en français "Splendor in the grass" par "la fièvre dans le sang" ? sans doute à l'époque pour attirer le gogo vers 2 scènes, celle où l'on voit (sans rien voir) Nathalie Wood nue dans son bain ou celle où elle ne cache pas son désir pour son amoureux en voulant l'attirer dans une voiture... toutes choses aujourd'hui bien puériles.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2015
Des drames sociaux d'Elia Kazan, je n'avais jusque là vu qu'Un tramway nommé désir et Sur les quais, films avec lesquels j'avais quand même eu beaucoup de mal. Déjà un poil vampirisés par Marlon Brando, ils échouaient à me séduire par un ton excessivement théâtral et des thématiques sociétales qui me parlent en définitive assez peu, alors qu'une histoire intime qui épluche ses personnages sans prétendre en faire des archétypes représentatifs d'une réalité plus vaste me touchera beaucoup plus facilement. C'est ce qui s'est passé avec ce magnifique Splendour in the grass, qui pourtant débutait plutôt mal. J'ai en effet, au démarrage, à nouveau été effrayé par l'hyper-émotivité et les effusions incessantes des personnages, à vif jusqu'à frôler l'hystérie et rebuter complètement. La manière dont Kazan mène son récit, d'ailleurs, est à l'avenant, à base de fondus enchaînés rapidement entre chaque scène, comme si le cinéaste débitait son intrigue, qu'il ne pouvait retenir un mouvement déjà bien en marche. Cela crée certes un certain trouble, mais empêche également de laisser s'exprimer totalement certaines scènes. A nouveau, cependant, cela donne l'impression d'une histoire en cage, jamais libre de s'épancher sur elle-même, aussi contrainte que ses personnages. Tout de même, j'aurais eu énormément de mal à soutenir une telle narration jusqu'au bout. Heureusement, j'ai su être patient, et cette fois Kazan m'a conquis, désarmé. En définitive, c'est précisément lorsque les névroses de ses personnages s'intensifient que le cinéaste pose enfin son récit et demande à ses acteurs davantage de retenue. Ce mouvement progressif qui plonge vers la mélancolie est la parfaite mise en abyme qui offre à nous l'intimité profonde de personnages soumis à la terrible usure du temps et de la perte de leurs illusions. La douleur atteint son paroxysme lors du traitement séparé des destins des deux amants joués par Natalie Wood et Warren Beatty, qui sont justement eux-mêmes privés l'un de l'autre. Étudiés isolément, par longues plages qui dépassent souvent dix minutes, les deux héros sont progressivement isolés dans une dynamique implacable, qui restitue si bien l'horreur de se sentir banni de la vie de l'autre, ostracisé de ce vers quoi on tend justement de plus en plus. Splendour of grass tire sa force de là, du fait qu'il souligne si bien ce cruel jeu du sort qui a fait des humains des créatures inaptes au lâcher-prise, qui créent leur propre désespoir en se raccrochant d'autant plus qu'ils se sentent tomber, plutôt que d'accepter la chute pour se relever ensuite. De scène désarmante en scène désarmante, on y voit des Hommes incapables de changement, damnés par le cruel truchement des plus beaux de leurs sentiments, pris au piège de ce qu'aucune beauté n'existe sans la souffrance qui en est la rançon. Et cette conclusion finalement plutôt sobre, montre bien que tant qu'il restera du chemin à parcourir, ces vérités sur nous-mêmes nous tiendront par la main. La mélancolie est l'impossibilité à être au Monde comme celle à accepter de le quitter pour de bon. La fièvre dans le sang en déborde, et est justement bouleversant parce qu'il l'infuse à ses personnages avant de nous les révéler dans la profondeur de leurs douleurs et l'insolubilité qui les rend si inacceptables. Un chef-d'oeuvre.
The Claw
The Claw

72 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2015
Au début, je partais enthousiaste, puis au bout de 45 minutes, je ne comprenais plus trop où le film voulait en venir (je trouvais que ça tournait en rond), mais voilà qu'au bout d'une heure, l'histoire commence à évoluer et à gagner en profondeur, et qu'au final, elle se termine de façon brillante. Bref, le film vaut surtout pour son scénario et le charme de Natalie Wood. La mise en scène, quant à elle, a vraiment mal vieilli.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2014
Magnifique film sur une des plus belles histoires d'amour. C'était bouleversant, surtout la scène finale.
Le jeu d'acteurs est excellent et Natalie Wood m'a marqué dans sa folie. A ne pas rater!
Peeping_Tom
Peeping_Tom

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2014
Elia Kazan, dans son plus beau film, nous raconte une histoire sur la jeunesse, l'amour, le désir et également la difficulté de l'éducation (que faire et que ne faut-il pas faire ? La question revient très souvent), ce qui se révèle assez inédit au cinéma. "Splendor in the Glass" est une oeuvre sulfureuse, extrêmement belle et servie d'un scénario fabuleux, sublimé par la mise en scène de Kazan. Le champ contre-champ de la fin nous montre la métamorphose de Natalie Wood et de Warren Beatty en adultes, comme le papillon sorti de son cocon (le film est concentré sur la période où le futur papillon est dans son cocon et non lorsqu'il est à son état de larve, pour filer la métaphore). Le film est parsemé d'images magnifiques (lorsque Wood saute dans l'eau à la cascade, la scène de la salle de bain...). Donc, pour conclure, "La Fièvre dans le Sang" est un film sublime, rempli de beauté.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2014
Mélodrame fiévreux de belle tenue et bénéficiant de la présence abrasive de Natalie Wood, « La Fièvre dans le sang » est aussi un brûlot contre le puritanisme américain et son corrélat : l’aliénation matérialiste. Une société où le bonheur passe avant tout par l’avoir et où l’homme est réifié ne peut aboutir qu’à un malaise profond, à un étouffement existentiel. Celui-ci est illustré par cette frustration sexuelle qui irrigue tout le film et énonce parfaitement l’état d’une jeunesse bridée par les contraintes sociales et l’assèchement capitaliste (nous sommes juste avant la crise de 29), mais sur laquelle souffle un vent de liberté, qui est celui de la fin des années 20 (époque du film)… ou du début des années 60 (époque de son tournage). Poignant.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2014
"What though the radiance
which was once so bright
Be now for ever taken from my sight,
Though nothing can bring back the hour
Of splendour in the grass,
of glory in the flower,
We will grieve not, rather find
Strength in what remains behind;
In the primal sympathy
Which having been must ever be;
In the soothing thoughts that spring
Out of human suffering;
In the faith that looks through death,
In years that bring the philosophic mind."

Rendons à César ce qui appartient à César, voilà "Splendor in the Grass", poème de William Wordsworth qui donne son vrai titre à l'oeuvre d'Elia Kazan ainsi qu'à un passage bouleversant du film où il est lu par le personnage de Natalie Wood.

Elia Kazan sort du tournage de "Wild River" lorsqu'il se lance dans celui de "Splendor in the Grass" où il fait appel à deux jeunes acteurs pour tenir les rôles principaux. Il nous emmène dans le Kansas de l'entre-deux-guerres et nous fait suivre deux adolescents, Bud et Deanie, alors au collège qui s'aiment mais qui voient divers obstacles se dresser devant eux.

Kazan nous transporte littéralement dans cette période d'entre-deux-guerres et met en scène des adolescents qui doivent faire des choix importants et décider d'une partie de leur futur. Dans un premier temps, il s'attache surtout au quotidien de ce couple et à leur vie de tous les jours entre l'école, les parents, les camarades ou les flirts avant de mettre en place les obstacles que Bud et Deanie auront face à eux, à commencer par un père autoritaire n'écoutant que lui-même et fortement influençable sur son fils.

Kazan axe surtout son histoire sur les deux personnages principaux, montrant d'abord un bonheur et un amour passionné, communicatif et presque naïf fait de petites intentions et même petites jalousies normales lorsque l'on a cet âge-là. Mais là où Kazan brille, c'est qu'en plus de très bien mettre en scène cette routine, il va faire doucement basculer le récit dans la dureté à travers le père autoritaire, la sœur malheureuse et intenable, les conventions de l'époque, les classes sociales ou encore le regard des autres et faire tomber ses personnages dans une déchéance morale et un enfermement sur soi allant (entre autres) jusqu'à la dépression.

Tout ce qu'il met en scène, Kazan le capte merveilleusement. Tour à tour il donne une dimension légère, naïve, lyrique, mélancolique puis cruelle et dure, mais toujours prenante, bouleversante et passionnante. Il s'appuie sur des personnages très bien écrit, intéressant, travaillé psychologiquement et attachant, surtout celui de Deanie. Leur évolution et les relations qu'ils entretiennent le sont tout autant, Kazan les traite de manière subtile et intelligente. Il arrive à insuffler des émotions, de la profondeur et de l'intensité à son récit. Plusieurs scènes sont assez fortes et montrent la puissance du récit que ce soit les scènes quotidiennes, celles en classe ou cette fin qui démontre tout simplement le génie de Kazan.

Kazan nous immerge dans cette Amérique et montre le bouleversement provoqué par la crise de 1929 avec l'avant et l'après. Il dénonce aussi les conventions d'une époque et certaines influences qui peuvent se révéler néfaste, surtout lorsqu'un père tente de lui-même faire la vie de son fils. Visuellement c'est superbe, que ce soit grâce à la qualité de l'image ou de la reconstitution, intérieur et extérieur, de Kazan qui nous transporte dans le Kansas et capte la façon de vivre à ce moment-là.

S'il y a bien une constante dans la filmographie d'Elia Kazan, c'est bien son exceptionnelle direction d'acteur et "Splendor in the Grass" ne déroge pas à la règle. Natalie Wood trouve là son meilleur rôle, d'abord jeune, belle, charmante et innocente puis sombrant peu à peu et montrant comment l'amour, un sentiment à la base si innocent, peut faire si mal. Elle rend son personnage attachant et son évolution bouleversante. Elia Kazan joua d'ailleurs avec sa peur naturelle de l'eau, notamment lors de la scène de bain. En face d'elle, Warren Beatty dans l'un de ses tout premiers rôles est excellent, d'abord pris sous l'autorité de son père et passant pour le fils modèle face à une sœur plus "libre" et enfin, en se rendant peu à peu compte de ses erreurs. Les seconds rôles ne sont pas négligés, loin de là et notamment Pat Hingle dans le rôle du père de Bud et Barbara Loden dans celui de sa sœur.

Porté par la magnifique et brillante Natalie Wood qui ne m'a jamais laissé indifférent, "Splendor in the Grass" m'a fortement marqué et pris aux tripes comme peu de films ont su le faire. Une oeuvre bouleversante où Elia Kazan montre à nouveau quel brillant metteur en scène il était.

C'était dans le cadre d'une nouvelle vision de certains films que je n'avais plus revu depuis mon inscription sur SC et finalement, il n'a jamais volé cette place dans mon top 10 films qu'il n'est pas prêt de quitter.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2014
Splendor in the grass se construit se façon subtile pour s'achever dans la violence contenue d'une séquence finale mémorable, en apparence anodine, mais dans les tréfonds bouleversante, où, elle comme lui, chacun ayant effectué sa mue, toute illusion perdue depuis longtemps, campe sur des certitudes nouvelles pour enterrer le passé, les brûlants sentiments d'hier qui s'ensevelissent d'eux-même sous le poids de la crise de 29, du conflit larvé des classes sociales, sous le regard jamais impartial des parents respectifs sans parler des chaines sociales (traditions et convenances) dont ils sont prisonniers... Magistral film de Kazan qui laisse complètement KO en nous assénant une leçon de vie : même la plus grande histoire d'amour qui soit finira par plier devant l'adversité, la fatalité, les vents contraires; le temps qui passe...
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2013
Derrière une histoire d’amour passionnée située à la veille du krach de 1929, Elia Kazan dépeint avec une justesse exceptionnelle le poids très lourds des fondements de la société américaine que sont le capitalisme et le puritanisme. Nous faisant suivre comment les conventions sociales influencent sur les relations de deux jeunes amoureux encore un naïfs, le scénario, auquel on pourra éventuellement reprocher quelques longueurs, mêle à son analyse sociologique fataliste une part de mélancolie et de poésie qui font de La Fièvre dans le sang un mélodrame poignant et indémodable. Au cœur de son excellent casting, le couple formé par les tout jeunes et non moins talentueux Nathalie Wood et Warren Beatty (qui trouvait là son premier grand rôle) est resplendissant et déborde d’une énergie glamour que la mise en scène soignée et les splendides images ne font que renforcer.
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