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    La Fièvre dans le sang
    note moyenne
    4,0
    576 notes dont 73 critiques
    répartition des 73 critiques par note
    37 critiques
    22 critiques
    9 critiques
    2 critiques
    2 critiques
    1 critique
    Votre avis sur La Fièvre dans le sang ?

    73 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 18 décembre 2018
    Un film saisissant par la qualité de la direction et du jeu d’acteur. Tous les comédiens sans exception démontrent une construction de personnage claire et nuancée, rendue avec une désarmante vérité. Pas une seconde passe sans qu’ils ne soient émotivement connectés à l’action. Est-ce redevable aux effets de l’Actor’s Studio dont Elia Kazan est l’un des fondateurs ? Il ne peut en être autrement puisqu’il est rare qu’un drame soit interprété avec autant de cohésion et de manière aussi soutenu par l’ensemble de la distribution. Les membres de la famille Stamper sont tous incarnés avec subtilité malgré la grosseur de certains traits de caractère. Le père(Pat Hingle) monstrueusement égocentrique et cruel laisse paraître une vulnérabilité sous son épaisse carapace, sa femme(Joanna Roos) dégage un triste fond de résignation derrière ses silences qui en disent long, leur fille Ginny(Barbara Loden) laisse voir toute sa détresse intérieure sous son comportement rebelle et dévergondé, leur fils Bud(Warren Beatty), personnage complexe déchiré entre le devoir d’obéir à son père et ses passions amoureuses, est interprété avec une intériorité rare pour un acteur aussi avantagé physiquement. Et que dire de sa Juliette (Nathalie Wood) d’une sensibilité à couper le souffle. Leur amour viscéral l’un pour l’autre est victime de la rectitude des mœurs et de la couleur de l’argent. Ce qui aurait pu être une histoire d’amour mélodramatique sous la claquette de plusieurs cinéastes prend des proportions tragiques à travers la rencontre Inge & Kazan. Un bijou dans le genre !
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 11 septembre 2008
    Voici un 5* et même un chef d'œuvre pour tous et qui le restera.Pris dans son contexte 1928/1932,il est absolument parfait,toute critique ou tout ricanement à son égard d'un grand adolescent actuel n'ayant aucune signification.Sur le plan "art cinématographique" cinéma Kazan est inattaquable.Sur le fond ,c'est un bain de jeunesse à chaque vision mais c'est aussi une réflexion permanente sur l'age adulte;tous ces gens existent aujourd'hui sous d'autres aspects mais leurs défauts sont les mêmes,ils refusent d'écouter les sages (dans le film le psychiatre et le doyen sont des modèles) et ne veulent pas changer.je n'ai que des éloges à faire à ce film ou je ne peux retenir mes larmes mais il ne fait pas partie de mes préférés car ce sujet est trop négatif.Tout ceci n'existe qu'à cause de la bêtise,de l'égoïsme et d'un manque d'éducation envers la vie qui est courte et mortelle.Je préfère les films ou règnent l'humour,l'intelligence et le respect des gens qui le méritent.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    4,5
    Publiée le 17 août 2019
    Le genre de film qui laisse un peu étourdi tellement il dépasse sa promesse initiale. En tant que film sur le désir, il est d’une vérité et d’une audace étonnantes pour l’époque, parfait symbole des dernières heures vacillantes du code Hays. Comme film sur l’adolescence, il est d’une finesse rare, porté par deux acteurs au charisme immense (je n’avais jamais réalisé que Natalie Wood était une grande actrice jusqu’à ce film). Sur le thème des rapports filiaux, il est d’abord un peu caricatural, mais s’achève sur une émotion d’une justesse imparable. Mais ce qu’on voit moins venir, c’est cette transition de la simple chronique adolescente à une sorte d’épopée amoureuse étalée sur plusieurs années, jusqu’à un final bouleversant. Je me suis par moments surpris à fantasmer ce qu’aurait pu faire un Douglas Sirk avec ce matériau, mais la dernière partie du film m’a rappelé que les leçons les plus universelles ont parfois besoin d’un certain académisme pour être délivrées dans toute leur pureté, comme c’est le cas ici.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 3 novembre 2009
    L'un des films majeurs d'Elia Kazan pour une histoire d'amour dèchirante où, rarement les ravages du puritanisme ne furent aussi magistralement dècrits! Histoire d’un amour passionnè mais non consommè, "La fièvre dans le sang" (rien à voir avec la jolie chanson d'Alain Chamfort), dont le scènario fort et complexe est dû au grand ècrivain William Inge, est situè avec prècision dans le temps et dans l'espace! Ici le mèlodrame et la fraîcheur sociale s'allient à la description - souvent d'une extraordinaire sensibilitè - d'amours aussi dètachès qu'impossibles! Le couple Warren Beatty-Nathalie Wood sont resplendissant de jeunesse! Signalons ègalement l'inoubliable Barbara Loden qui incarne Ginny, la soeur anticonformiste de Beatty! Le film offre aussi une analyse limpide et concentrèe des contradictions sociales qu'imposent la classe, la fortune, le mètier, l'èglise et la famille! Doublè d'une brillante description des ravages du puritanisme et du capitalisme triomphant, Elia Kazan signe un sublime mèlodrame au lyrisme amer et flamboyant! Du grand art...
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    UN CHEF D'OEUVRE. C'est un film absolument immense que signe ici Elia Kazan, qui nous offre l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma. Même si l'ensemble est très triste et même assez désespérant parfois, les personnages sont bouleversants, et leur évolution, douloureuse, n'en est que plus superbe à suivre. C'est le plus beau rôle de Natalie Wood, absolument magnifique ici, au coté d'un Warren Beatty qui se montrait déja lui aussi très prometteur. Splendide!
    Benjamin A
    Benjamin A

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    5,0
    Publiée le 18 novembre 2014
    "What though the radiance which was once so bright Be now for ever taken from my sight, Though nothing can bring back the hour Of splendour in the grass, of glory in the flower, We will grieve not, rather find Strength in what remains behind; In the primal sympathy Which having been must ever be; In the soothing thoughts that spring Out of human suffering; In the faith that looks through death, In years that bring the philosophic mind." Rendons à César ce qui appartient à César, voilà "Splendor in the Grass", poème de William Wordsworth qui donne son vrai titre à l'oeuvre d'Elia Kazan ainsi qu'à un passage bouleversant du film où il est lu par le personnage de Natalie Wood. Elia Kazan sort du tournage de "Wild River" lorsqu'il se lance dans celui de "Splendor in the Grass" où il fait appel à deux jeunes acteurs pour tenir les rôles principaux. Il nous emmène dans le Kansas de l'entre-deux-guerres et nous fait suivre deux adolescents, Bud et Deanie, alors au collège qui s'aiment mais qui voient divers obstacles se dresser devant eux. Kazan nous transporte littéralement dans cette période d'entre-deux-guerres et met en scène des adolescents qui doivent faire des choix importants et décider d'une partie de leur futur. Dans un premier temps, il s'attache surtout au quotidien de ce couple et à leur vie de tous les jours entre l'école, les parents, les camarades ou les flirts avant de mettre en place les obstacles que Bud et Deanie auront face à eux, à commencer par un père autoritaire n'écoutant que lui-même et fortement influençable sur son fils. Kazan axe surtout son histoire sur les deux personnages principaux, montrant d'abord un bonheur et un amour passionné, communicatif et presque naïf fait de petites intentions et même petites jalousies normales lorsque l'on a cet âge-là. Mais là où Kazan brille, c'est qu'en plus de très bien mettre en scène cette routine, il va faire doucement basculer le récit dans la dureté à travers le père autoritaire, la sœur malheureuse et intenable, les conventions de l'époque, les classes sociales ou encore le regard des autres et faire tomber ses personnages dans une déchéance morale et un enfermement sur soi allant (entre autres) jusqu'à la dépression. Tout ce qu'il met en scène, Kazan le capte merveilleusement. Tour à tour il donne une dimension légère, naïve, lyrique, mélancolique puis cruelle et dure, mais toujours prenante, bouleversante et passionnante. Il s'appuie sur des personnages très bien écrit, intéressant, travaillé psychologiquement et attachant, surtout celui de Deanie. Leur évolution et les relations qu'ils entretiennent le sont tout autant, Kazan les traite de manière subtile et intelligente. Il arrive à insuffler des émotions, de la profondeur et de l'intensité à son récit. Plusieurs scènes sont assez fortes et montrent la puissance du récit que ce soit les scènes quotidiennes, celles en classe ou cette fin qui démontre tout simplement le génie de Kazan. Kazan nous immerge dans cette Amérique et montre le bouleversement provoqué par la crise de 1929 avec l'avant et l'après. Il dénonce aussi les conventions d'une époque et certaines influences qui peuvent se révéler néfaste, surtout lorsqu'un père tente de lui-même faire la vie de son fils. Visuellement c'est superbe, que ce soit grâce à la qualité de l'image ou de la reconstitution, intérieur et extérieur, de Kazan qui nous transporte dans le Kansas et capte la façon de vivre à ce moment-là. S'il y a bien une constante dans la filmographie d'Elia Kazan, c'est bien son exceptionnelle direction d'acteur et "Splendor in the Grass" ne déroge pas à la règle. Natalie Wood trouve là son meilleur rôle, d'abord jeune, belle, charmante et innocente puis sombrant peu à peu et montrant comment l'amour, un sentiment à la base si innocent, peut faire si mal. Elle rend son personnage attachant et son évolution bouleversante. Elia Kazan joua d'ailleurs avec sa peur naturelle de l'eau, notamment lors de la scène de bain. En face d'elle, Warren Beatty dans l'un de ses tout premiers rôles est excellent, d'abord pris sous l'autorité de son père et passant pour le fils modèle face à une sœur plus "libre" et enfin, en se rendant peu à peu compte de ses erreurs. Les seconds rôles ne sont pas négligés, loin de là et notamment Pat Hingle dans le rôle du père de Bud et Barbara Loden dans celui de sa sœur. Porté par la magnifique et brillante Natalie Wood qui ne m'a jamais laissé indifférent, "Splendor in the Grass" m'a fortement marqué et pris aux tripes comme peu de films ont su le faire. Une oeuvre bouleversante où Elia Kazan montre à nouveau quel brillant metteur en scène il était. C'était dans le cadre d'une nouvelle vision de certains films que je n'avais plus revu depuis mon inscription sur SC et finalement, il n'a jamais volé cette place dans mon top 10 films qu'il n'est pas prêt de quitter.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 8 octobre 2015
    Avec "La Fièvre dans le sang", Elia Kazan met en scène une déchirante histoire d'amour impossible et dirige avec brio deux immenses acteurs, en l’occurrence Warren Beatty (Bud) et la superbe Natalie Wood (Deanie). Le film commence d'abord comme un teen movie romantique où deux lycéens s'aiment d'un amour fou, sans véritablement prendre au sérieux les positions très marquées de leurs parents. Ces dernières seront pourtant la cause de la séparation de Bud et de Deanie, appuyée notamment par le père de Bud qui oblige son fils d'aller étudier à Yale. Et si ce personnage de père borné est légèrement caricatural, c'est dans le but d'établir une critique virulente du puritanisme et du conformisme dans la société américaine des années 30. Une fois les amoureux séparés, le film prend une tournure beaucoup plus sombre en accentuant les plans sur les regards évasifs de Bud et en racontant la folie de Deanie, aussi violente qu'inattendue. La tragédie est enclenchée et rien ne pourra l'enrayer : malgré un scénario qui ne s'acharnera pas plus sur les personnages (une des grandes qualités du film), il reste que la cassure est définitive, rendue bouleversante dans un final d'une grande douceur mais aussi terriblement lucide. Elia Kazan signe un grand film, ample et révolté !
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 13 février 2019
    Le titre français est débile mais passons. Nous avons là un véritable travail d'orfèvre dans lequel tout est parfait, le scénario est très fort montrant deux jeunes gens qui voient leurs projets écrasé par le poids familial, tout cela étant réalisé en nuances, en subtilité. La direction d'acteur est un sans-faute, Wood est fabuleuse et Beatty est excellent, les seconds rôles sont très réussis y compris en ce qui concerne les personnages antipathiques, Pat Hingle, en riche pétrolier paternaliste ou Audrey Christie en mère abusive, mais le meilleur des petits rôles est celui de Barbara Loden (la future madame Kazan), en jeune délurée, véritable contrepoint du caractère de son frère. On a un peu peur à la fin que ça tourne en guimauve, mais la façon dont Kazan évite le piège est magistrale. On remarquera quelques scènes de bravoures comme spoiler: la grande fête centrale, la scène de la baignoire, ou la crise du pétrolier au cabaret newyorkais . Chef d'œuvre.
    Black-Night
    Black-Night

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    3,0
    Publiée le 19 octobre 2015
    La Fièvre Dans Le Sang est un film pas mal. Un drame romantique que j’attendais de voir avec la plus grande envie car considéré comme étant un chef d’œuvre du genre. Finalement, c’est plutôt la déception qui règne sur l’œuvre, sans que ça ne soit mauvais pour autant. Décevant car l’histoire assez intéressante sur ce très beau jeune couple amoureux qui n’arrive pas à faire comme bon leur semble vis-à-vis des parents et autres, perd vite de son charme par beaucoup de passages et de dialogues longuets rendant vite le tout un peu fade malgré de belles performances d’acteurs entre autres. Le travail technique de l’ensemble n’est pas mauvais loin s’en faut, mais pas exceptionnel non plus, une bande son un peu trop en retrait également. Le réalisateur Elia Kazan nous sert une réalisation technique sobre et sans fioritures, bonne mais sans réelle surprise nous laissant à penser à la facilité. Pourtant l’on ressent tout de même un beau travail effectuer sur l’œuvre et ce sont les acteurs qui nous le prouve notamment notre beau duo composé de la très talentueuse et belle Natalie Wood avec l’excellent Warren Beatty. Mais où aussi l’acteur Pat Hingle se démarque très bien du lot également. La fièvre dans le sang s’écoule un peu trop lentement pour plaire vraiment, et même si la fin est une vraie réussite, rien n’y est vraiment marquant. Ma note : 6/10 !
    mazou31
    mazou31

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2016
    Beau film lyrique, un des plus beaux d’Elia Kazan, et qui a bien vieilli. À l’histoire d’amour brisé des deux tourtereaux PAR le seul fait du puritanisme absurde des proches, l’auteur apporte une analyse brillante de la société américaine, hypocrite et étouffante, aux valeurs douteuses, qui presque un siècle après n’a pas beaucoup évolué dans beaucoup de ses aspects. Les seins nus sont encore interdits sur les plages mais les concours de t-shirts mouillés attirent toujours autant de bons bourgeois. Et le capitalisme est toujours aussi immoral et entraîne les mêmes drames humains qu’en 1929. Elia Kazan aime la jeunesse, magnifiquement personnifiée par Natalie Wood et Warren Beatty, et prend fait et cause pour elle dans cette œuvre forte, remplie de pulsions, ou vitales, ou destructrices.
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2006
    "Splendor In The Grass" est une sorte d'ovni, non seulement dans la carrière de Kazan, mais dans l'histoire du cinéma américain. Kazan a fait un pari particulièrement casse-gueule en voulant synthétiser trois perspectives radicalement différentes pour au final décrire une certaine Amérique: le mélo flamboyant (que n'aurait pas renié Douglas Sirk), la critique sociale ( chemin plus familier à Kazan) et le "coming-of-age movie" (grande spécialité US que l'on pourrait traduire par film sur l'apprentissage de la vie et la perte des illusions type "Un Été 42" plus tard). Si la jeunesse est dévorée par le puritanisme ambiant, Kazan réaffirme de façon très américaine en fin de compte la valeur du combat individuel et la possibilité de se réaliser face à l'adversité. De cette tension nait un grand film.
    Babs71
    Babs71

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    5,0
    Publiée le 19 juillet 2007
    Le meilleur Kazan (et le maître a signé quelques chef-d'oeuves!). Un mélodrame absolument bouleversant de bout en bout. L'interprétation du duo Beatty/Wood est magistral. La scène finale me fait pleurer comme une madeleine à chaque fois lol
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 21 décembre 2010
    Un bon film, qui se trouve être mon premier Kazan. Et il représente tout ce que j'attendais de son cinéma, dans ce que j'ai pu en lire ou en entendre. C'est un beau film, bien joué (j'avais des doutes, n'étant pas fan de Warren Beatty dans Bonnie and Clyde), avec des vrais moments de grâce. Sauf que la seconde heure m'a paru moins intéressante. J'ai trouvé que Kazan filmait très bien le quotidien, la routine, mais paradoxalement les éléments perturbateurs m'ont pas intéressé. Mais ça reste une belle histoire. J'en verrai d'autres à commencer peut-être par à l'est d'eden. La fièvre dans le sang est un film sur une époque où les jeunes n'ont pas connu la première guerre mondiale, et où la seconde ne pointe pas encore son nez, une jeunesse qui doit choisir sa voie. Et c'est un beau film là dessus.
    Akamaru
    Akamaru

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    5,0
    Publiée le 4 avril 2011
    Ce fantastique mélodrame d'Elia Kazan,conserve une extraordinaire mélancolie et une finesse d'analyse sociale rarissime.Dans le Kansas puritain de 1929(juste avant le krach boursier de Wall Street),2 jeunes amoureux insouciants se heurtent aux préjugés tenaces de leur famille,et sont condamnés à la séparation.Kazan transcende ce postulat classique pour en faire un chef d'oeuvre de lyrisme(les vers tristement réels de Wordsworth),de désillusions,de cruauté.Deanie,issue d'une famille de la classe moyenne conservatrice,subit les restrictions et la jalousie de sa mère.Inhibée sexuellement,elle traduit tout les dysfonctionnements de la société de l'époque à l'égard des femmes.La prestation de la sublime et étourdissante Natalie Wood,est un modèle d'intensité et de profondeur.Bud,lui, appartient à une dynastie ayant fait fortune dans le pétrole.Son père autoritaire lui impose de reprendre la succession familiale.Le poids écrasant de la descendance se fait sentir,à travers cette vie par procuration.Warren Beatty,exprime toute sa résignation et révèle les failles d'un destin tout tracé.La fin de "La fièvre dans le sang" est juste l'une des plus convaincantes du cinéma tout entier.Kazan tirait le maximum de ses acteurs sur des sujets graves et intemporels,traités avec anti-conformisme.
    RENGER
    RENGER

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    5,0
    Publiée le 30 mars 2010
    Elia Kazan est un des rares cinéastes à avoir marqué à jamais l'industrie du cinéma avec des films aussi célèbres que Un Tramway nommé désir (1951) ou encore A l'est d'Eden (1955). Cette fois-ci, il pousse le vice encore plus loin en réalisant un drame d'une splendeur incroyable, oeuvre emblématique de l'Histoire du cinéma Hollywoodien, La Fièvre dans le sang (1962) traite aussi bien du poids des traditions familiale que la passion destructrice auquel sont confrontés deux jeunes éperdument amoureux l'un de l'autre. Deanie, fille d'une famille à faible revenu et Bud, fils d'une riche famille exploitant de pétrole, tout les séparent et pourtant, ils s'aiment d'un amour fou et doivent faire face aux préjugés et à des parents stricts. Scénario remarquable de la part de William Inge (Oscar du Meilleur Scénario Original), qui nous plonge en plein coeur d'une Amérique puritaine, celle des années 20, coincée et écoeurante par tant de stéréotypes. L'histoire nous prend aux tripes, grâces aux prestations (disons le clairement, grâces aux performances) des deux jeunes héros Natalie Wood & Warren Beatty, tous deux respectivement âgés de 23 & 24 ans à l'époque. La sublime Natalie Wood (nommée à l'Oscar de la Meilleure Actrice) envoutante, face aux charmes de Warren Beatty. Une oeuvre indémodable, qui a su garder toute sa magie au fil du temps. A noter enfin, qu'il existe un remake éponyme destiné à la télévision, réalisé vingt ans plus tard.
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