Un monde sans femmes
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Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2012
Le court-mètrage "le Naufragé" est impeccable, sortant des sentiers battus, parlant mais pas bavard, un peu lunaire, drôle sans lourdeur ni méchanceté. Le long-mètrage "Un monde sans femmes" aurait gagné à un format plus court. Les séquences s'étirent trop, les situations sont trop prévisibles, dès le milieu du film on a une idée précise de comment ça finira. Certes il reste un ton et une bienveillance envers les personnages mais ce film n'a pas l'efficacité ni le charme du court.
velocio
velocio

1 540 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2012
Quelle bonne idée de la part du distributeur d'avoir programmé ce moyen métrage (59 mn) en ajoutant en première partie "Le naufragé", un court métrage de 24 mn du même réalisateur, tourné au même endroit, avec des personnages et des habits communs. Il n'est pas difficile de situer Guillaume Brac : sa famille, c'est Rohmer, Rozier, Mouret, la famille du cinéma français dans ce qu'il a de plus ... français. Ne vous attendez pas à rire mais laissez vous gagner par ce ton dont la profondeur se cache très pudiquement derrière une apparente légèreté. Guillaume Brac excelle pour fouiller avec une grande sensibilité dans l'âme humaine, celle de la gaucherie, de la timidité, de la crainte de s'engager. Il ne craint pas de montrer un homme qui pleure lorsqu'il prend conscience que le sentiment qu'il ressentait pour sa compagne s'est évanoui. Cerise le gâteau, il arrive à magnifier les paysages plutôt ingrats de la Picardie. Mieux encore, il présente avec une grande vérité le ressenti d'un cycliste face à l'effort. Et puis, un programme dans lequel le personnage principal porte un T-Shirt à l'effigie de Johnny Cash et qui donne à entendre "The Garden" du méconnu Tim O'Brien, là, on ne peut qu'applaudir avec force.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2012
Je ne savais pas ce que j'allais voir, mais je ne pensais pas rire. Et j'ai beaucoup ri, surtout pendant le court-métrage (le prologue). On s'attache aux personnages, on rit des situations, c'est un bon film !
Christoblog
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2012
La diffusion d'un moyen métrage est assez rare pour être saluée. Un monde sans femmes, de Guillaume Brac, renoue avec la tradition française des films de plage, dans la lignée de Rohmer, et encore plus de Jacques Rozier.



Sylvain (excellent Vincent Macaigne), est esseulé à Ault (Picardie). Esseulé, seul, solitaire, sorte de Droopy au physique de Philippe Katerine, cheveux gras en bataille et embonpoint assez prononcé pour détruire toute prétention à être / paraître un peu sexy.



L'été apporte sur la plage une mère et sa fille, parisiennes (nobody's perfect). La mère est fofolle, prête à coucher avec le premier venu, pourvu qu'il soit bien foutu et entreprenant. La fille est réservée, bien que super-mignonne, et lit dans son lit. Sylvain profite de leur compagnie, et découvre qu'un monde avec les femmes est délicieux.



Le film n'est pas hyper-ambitieux, il vise surtout à faire ressentir aux spectateurs de multiples micro-tourments et de nombreuses variations sur les thèmes de la timidité, de la maladresse, de l'amour, de la solitude.



C'est à la fois très peu, et - parce que la réalisation et la direction d'acteurs fait sens - beaucoup.



Le court métrage présenté en introduction (Le naufragé) est délicieusement connecté avec Un monde sans femmes, qui se déroule dans le même décors, avec le même acteur... dans le même appartement et avec les mêmes fringues.

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Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2012
Et dire qu’il suffit vraiment de peu pour faire un bon film, celui-ci tient uniquement à ses acteurs, tous remarquables, et qui font de ce film une vraie réussite. Une histoire toute simple mais tellement vraie, un type un peu gauche, un peu timide et un peu seul au monde qui voit débarquer dans sa vie deux jolies jeunes femmes (une mère et sa fille) l’une frivole l’autre plus posée et bien sage, s’ensuit une série de petites situations mi-tendres mi-amoureuses. C’est simple, c’est frais et c’est surtout très bien joué. Le décor qui a été choisit n’est pas inopportun, un village situé en région Picarde où il ne se passe vraiment pas grand chose et qui correspond parfaitement au thème, ici la solitude. 4 étoiles méritées pour cet excellent premier film de Guillaume Brac.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2012
moi je suis pour ....ce genre de petit film régional hérité de Rhomer et de son univers ou les petites choses du quotidien les sentiments simples , les humains sont traités à leur juste valeur , alors allez y , pour un coup de pouce à ce cinéma là !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2012
Film qui a parcouru les festivals de France, moyen métrage nommé aux Césars et sortie en salles couplée au précédent film de Guillaume Brac "Le Naufragé", la belle histoire d'Un monde sans femmes continue. Pour moi, la découverte de ce film s'est faite lors de la préparation du Festival Premiers Plans d'Angers. Ce film est une véritable pilule de bonne humeur et de bien-être, celle d'un cinéma décomplexé et simple.
Pendant une cinquantaine de minutes, Brac nous fait partager la petite histoire d'une mère et sa fille qui partent en vacances dans une petite station balnéaire de Picardie. Elles vont alors croiser des personnages haut en couleur, des vrais gens (interprétés par des comédiens professionnels et non professionnels) qui n'ont pas la même histoire. Un monde sans femmes est un film dans l'air du temps. Abordant de front le sujet de la rencontre et de l'amour, le moyen métrage sort du lot par une construction scénaristique intelligente, des personnages attachants et une mise en scène pleine de vie et de chaleur. Les comédiens interprètent avec sensibilité et justesse des personnages ordinaires qui nous feront vivre un moment extraordinaire. Avec une simplicité déconcertante, Guillaume Brac pose un regard de cinéaste sur ces héros du quotidien auxquels nous ressemblons tous. Il met en relief leurs défauts, leurs caractères, leurs passés pour assister au mystère d'une rencontre amoureuse.
Un monde sans femmes est un film magique, sans prétentions mais avec beaucoup de belles idées son réalisateur réussit à transmettre au spectateur des tranches de vie. Allez-y c'est sorti!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2012
Un film délicieux, marin, des petits riens révélateurs d'une multitude de choses au chapitre des sentiments, des félures dans le temps très bref d'une semaine de vacances sur la côte picarde. C'est délicat et très juste. Les acteurs sont formidables, très justes.

On pense à Eric Rohmer et à son "Pauline à la plage", en raison de la similarité de la situation : une femme et une fille partagent le temps des vacances une grande complicité.

A voir à tout prix : un film à petit budget à soutenir et à aimer !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2012
Super premier film simple, efficace. Acteurs parfaits!
Tout en délicatesse. On oublie vite le budget limité, comme quoi l'argent ne fait pas tout!

Bravo
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2012
On se marre bien , je trouve cela sympas et les comediens s' en donnent a coeur joie. Bon divertissement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 février 2012
[...] Le canapé à vide, avide des solitudes, empiffré, émietté seul sur le perchoir de l'écran rétro-éclairé, faussement vrai et comme dégingandé le corps de l'homme, bon, gentil, percé en pièce par les cruautés des rapports féroces d'une humanité pressée de vivre sa mort la plus invisible. Et pourtant, voilà qu'à travers les rideaux opaques nait le premier des soleils, l'amour, la mer et l'espoir dans une étreinte que l'on attendait plus ; un baiser et un monde recréé à la douceur de deux entités qui se trouvent, qui se collent, qui se tiennent et se font du bien [...]
officiel76
officiel76

56 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2012
Face à la critique élogieuse, je me demande si je suis bien comme tous les autres et ...heureusmeent non ! c'est mignon, mais ça vaut à peine plus qu'un gentil téléfilm, les situations sont assez banales, c'est un peu surjoué, pour quelques uns des acteurs...l'histoire est gentillette, pas super intéressante, les situations vues et revues...reste le montage avec le court métrage plutôt sympathique, mais qui se termine un peu en quenouille, et le plaisir de voir la baie de somme et ses falaises....rien de plus, rien de moins. ça mérite les encouragements comme on disait à l'école.
Anna B
Anna B

11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2012
Convenant sans donner trop d’espoirs. Bien filmé, acté, réalisé mais sans surprise, comme la vie parfois. A ameilleurée : la music.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 février 2012
Excellent.. Un film comme on aime.. spontanéité.. fraîcheur.. émotions...et beaucoup de talents!
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2012
Précédé d'un court-métrage gentiment moqueur qui reprend, dans le même environnement picard, le personnage du mec affable mal embouché, ce film sans longueur enchante l'esprit par sa bonhommie rigolote. Certes, il n'est pas sans défauts, principalement du côté du décor (médiocrement mis en valeur) et des figurants (bien piètres), ce qui tient aussi à son budget limité, et il n'a rien de bien transcendant, mais le plaisir qui s'en dégage fait oublier ces à peu près. Cette petite comédie de vacances, au ton français bien frappé, emporte l'adhésion par son esprit mordant, par le caractère entier des personnages, marqués par la naïveté, par ses dialogues justes, bien tournés, sans bavardage, enfin par un montage qui sait faire respirer histoire et émotions. Le côté popu-ringard est bien marrant. Laure Calamy, la mère délurée, emporte tout de même le morceau face à Constance Rousseau, moins convaincante en post-ado d'esprit mûr. Vincent Macaigne, excellent, donne à découvrir une facette méconnue de sa personnalité. Dommage que le grain de folie du script n'aille pas jusqu'au bout et se limite à un parti-pris finalement bien sage, bon enfant, contrairement à la fougue grunge d'une pièce comme L'Idiot. En tous cas, on passe un bon moment, enjoué, touchant, sans recours aux artifices.