102742 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
174 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
53 critiques
3
30 critiques
2
26 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
pierrele-sage
2 abonnés
91 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 mai 2008
Du très bon Almodovar. Les acteurs sont excellents, et l'histoire du film est pour le moins sordide. Comme à son habitude, le cinéaste aborde des thèmes peu conventionnels: l'homosexualité et les relations mère-fille. Bizarrement, dans ce film, les personnages apparaissent caricaturaux, mais le film n'est jamais ostentatoire. J'ai été enthousiasmé par les nombreuses péripéties, qui sont complètement dingues. Certaines scènes resteront sans doute d'anthologie. Les personnages sont tous un peu malades, et la société madrilène décrite par le cinéaste est vraiment loufoque. En bref, Almodovar nous concocte ici un subtil mélange entre le drame, la comédie, voire le policier. Un film à conserver précieusement!
Un bon film de la part d'Almodovar qui va cettef ois ci parler du sacrifice d'une mére pour sa fille. Il se trouve que sa fille s'est mariée avec un homme qui à été l'amant de sa mère. Un jour Victoria Abril ( Rebeca ) tue son mari, et sa mère choisira d'aider sa fille et de se dénoncer à la place de celle ci. Film avec des travestis comme toujours chez Almodovar et comme toujours la fabuleuse Marisa Paredes en grande dame de la chanson. Belle histoire et beau titre pour un beau film.
Des femmes, de la musique, du rouge. Une histoire baroque et envoûtante, parfaitement menée par Victoria Abril, Marisa Paredes et Miguel Bosé. Et la voix de Luz Casal comme pour illustrer le tout. Almodovar président !
Les amoureux d'Almodovar ont du être ravi... Il faut bien admettre que ce film possède toutes les qualités requises pour un bon "movie" mais voilà, remarque bêtement subjectif: c'est pas mon truc... Ceci dit: casting somptueux!
Un Almodovar plus classique presque académique (son univers ici n'est plus qu'un prétexte) et l'intrigue est menée de manière assez mollassonne. Succès public et critique incompréhensible. Il faut revoir la Loi du désir pour voir la baisse sensible de qualité du cinéma du réalisateur espagnol. La suite ne fera que confirmer...
Un chouette Almodovar. Excellente interprétation de Victoria Abril, j'adore cette actrice, surtout quand elle parle français. Comme tout film de Almodovar, il faut tjrs qu'on parle ou qu'on passe par Madrid, cette ville qui me manque tellement :)
le sulfureux Almodovar a encore frappé Des acteurs épatants qui portent à l'écran l'humeur et l'état d'esprit du metteur en scène Film revu avec plaisir , indemodable
l'inédit des situations comme dans tous les almodovars. ou le croquis d'une société particulière. les relations humaines y sont particulières et torturées! mais bon sang d'ou surgissent toutes ces idées? un Almodovar. tout aussi complexe à classer que les autres! à part comme toujours!unique
C'est sans doute avec "Talons aiguilles" en 1992 qu'Almadovar trouve la consécration. Il s'agit avec ce film d'une évolution enfin apaisée qui correspond à une plus grande stabilté de la part du réalisateur. On y sent poindre d'ailleurs plus de mélancolie, d'amertume et de regrets, et une sorte de désenchatement lucide a envahi la pellicule. Après des années passées à l'étranger, une chanteuse Becky Del Paramo revient à Madrid, se sachant atteinte d'une grave maladie cardiaque et y retrouve sa fille Rebecca qu'elle a sacrifiée à sa brillante carrière et perdu de vue depuis sa petite enfance. Rebecca est aujourd'hui une jeune femme active, présentatrice d'un journal télévisé et épouse d'un directeur de chaîne, Manuel, qui fut autrefois l'amant de Becky et dont la maîtresse en vogue est désormais Isabel. Tiraillée entre son amour et sa rancune à l'égard de cette mère si absente, Rebecca se console auprès d'un travesti. Peu après, Manuel est assassiné et le juge Dominguez convoque les trois suspectes : Becky, Rebecca et Isabel. Le soir même, Rebecca annonce au journal télévisé qu'elle est la meutrière. Mais sa mère, bouleversée par cette révélation et consciente de sa dette envers sa fille, décide d'endosser la responsabilité du crime. Elle mourra peu après, s'étant reconciliée avec elle et toutes deux ayant trouvé enfin la voie de l'apaisement qui permettra à Rebecca d'entrevoir son avenir plus sereinement. Ce thème avait déjà été abordé par Bergman dans sa poignante "Sonate d'automne", mais avec Almadovar l'intrigue se plait à flirter avec l'émotion véhiculée par les personnages en plein conflit intérieur autant qu'avec le burlesque et le polar, sans que ce mélange nuise vraiment à l'unité du narratif. Voilà donc un drame qui se laisse gagner par des situations hilarantes et par une verve insolente et iconoclaste chère au cinéaste. Celui-ci se plait à secouer ses images dans un shaker et à utiliser au mieux le talent de ses actrices: Abril et Parades.
une satire sociale drôle, bien filmée, qui m'a franchement plu. Avec des scènes rigolotes ( Miguel Bosé en travesti broutant le minou de miss Rebecca ah ah ah!!! y'a que Almodovar pour filmer ça avec humour!) sans oublier une super musique. Une reflexion interressante sur les relations mère-fille.
Pour moi, ce film fait partie de la meilleure période d’Almodovar. C’est dans des films comme celui là que s’exprime le mieux son petit côté chenapan tortionnaire des codes de la bonne morale. Mais surtout c’est dans des films comme celui-là que ce détournement des codes moraux est le plus séduisants et le plus inspirant. Certes, si on a déjà vu du cinéma de Pedro, on pourra toujours dire que ça ressemble pas mal au reste, mais bon... quand le plaisir et là, que dire ?