A voir comme un hommage, entre autres, à Ingmar Bergman (1918-2007) et son film « Sonate d’Automne » (1978) avec Ingrid Bergman (pianiste internationale) et Liv Ullmann (sa fille, femme au foyer s’occupant de sa sœur handicapée), revisité, en plus baroque, plus coloré (prédominance du rouge dans les vêtements et chaussures des deux protagonistes femmes), et moins cruel, par le réalisateur espagnol. Cette fois-ci, il s’agit des relations , conflictuelles et difficiles entre une mère et une fille, une chanteuse égocentrique Becky del Paramo, veuve d’un mari mort dans un accident automobile (Marisa Paredes, 45 ans, 2e film sur 6 avec le réalisateur) qui revient en Espagne au bout de 15 ans passés au Mexique et qui retrouve sa fille, Rebecca, 27 ans, présentatrice du journal sur TV7 (Victoria Abril, 32 ans, 2e film sur 3) et qui a épousé l’un des anciens amants de sa mère, Manuel (Féodor Atkine, 43 ans), dirigeant de TV7. Le réalisateur ajoute sa touche flamboyante en insérant une enquête policière (qui sert plus de révélateur des passions et des pulsions des protagonistes), mélangée à la présence discontinue d’un chanteur transformiste Letal (dont l’identité est vite devinée) et montre l’importance de l’enfance (
le titre fait allusion au bruit des pas qu’entendait Rebecca en attendant sa mère dans un appartement en sous-sol
) A souligner la collaboration (qui n’aura pas de lendemain) avec le compositeur musical japonais Ryūichi Sakamoto (39 ans), partagée avec Miles Davis (à la trompette, au début) et deux chansons interprétées par Luz Casal (33 ans).