1204 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
182 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
60 critiques
3
65 critiques
2
26 critiques
1
10 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ANDRÉ T.
94 abonnés
485 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 8 mai 2012
J'ai apprécié la complexité décrite, entre l'histoire de chaque individu et un "système" qui broie la personne.... Tout le monde surveille tout le monde et pourtant, tout reste possible... Les choix sont là devant nos yeux.... On peut bâtir le projet de retrouver ailleurs, la LIBERTÉ ! On peut aussi tisser patiemment, des liens de confiance, de tendresse.... Il reste possible de se réaliser, dans ce qu'on fait pour l'autre, quelqu' il soit. Peut-on se sentir plus utile qu'en soignant, même son ennemi ? Christian Petzold installe son film, dans une tension qui ne nous lâche pas. Si le personnage de Ronald Zerhfeld imprime un peu de bienveillance et de tendresse, Nina Hoss reste sur ses gardes...... Deux beaux personnages....
Ce film, remarquablement interprété, témoigne avec subtilité d'un régime persécuteur où la dimension humaine se trouve lourdement écrasée. Les décors, tout comme Nina Hoss, magnifiquement froids, reflètent l'hostilité insupportable de cette Allemagne de l'Est à bout de souffle, où chacun s'épie pour mieux se protéger. Quoi de plus normal alors, que l'amour se dissimule sous la méfiance. L'avenir dramatique de cette femme, filmé avec une lenteur justifiée mais qui pourra déplaire à certains, est à aller contempler au plus vite.
La vie quotidienne sous le régime de l'ex-Allemagne de l'Est, ou la suspicion se trouve à chaque recoin de campagne, et l'influence qu'elle fait subir sur les relations entre ses habitants. Fait de scènes et geste répétes, le film montre un temps presque suspendue par les absences de perspective d'avenir, autre que la fuite du pays. C'est aussi le portrait d'un pays qui surveille parce qu'il ne croit plus en lui et qui cherche chez ses habitants des preuves de trahison aux idéaux qu'il a lui-même abandonné. Pourtant, les habitants savent aussi se montrer solidaire, Entre la soif de liberté et la volonté d'accomplir sa mission de medecin, Barbara reste aussi rattachée à son pays...Subtil mais manque un peu de flamme. Pas grand chose d'autre à en dire, si, si, l'actrice Nina Hoss, est très belle, très mystérieuse.
Un jolie film sur une femme qui craint la RDA et qui va essayer de s'en échapper mais qui finalement s'habituera a celui-ci et qui se sacrifiera pour l'homme qu'elle aime vraiment
Voici sans doute le plus beau film sur l'ex-RDA que l'on ait vu depuis La vie des autres (auquel on pense beaucoup). Le réalisateur Christian Petzold a su merveilleusement rendre compte de l'ambiance qu'il devait régner à cette époque dans ce pays. On sens la terrible chape de plomb sur la population, et ce mélange de résignation et de désir de liberté. Le tout dans une infinie mélancolie et un désarroi que rend parfaitement le film. J'ai aussi, dans un autre genre, beaucoup pensé à la série Le prisonnier et son numéro 6. Un autre village irréel d'où on ne peut jamais s'échapper et ou le moindre des gestes est observé. Outre une mise en scène magnifique, minimaliste mais très maitrisée, le scénario mélange habilement le propos politique et une histoire romantique que l'on ne s'attend pas vraiment à voir là... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-barbara-104747733.html
Il est évident que l’idée de départ, basée sur la relation qui lie une chirurgienne dissidente et son supérieur travaillant pour la police politique est-allemande, pouvait paraitre intéressante et le jeu de l’actrice principale est plein de profondeur mais le réalisateur s’est embourbé dans un classicisme soporifique. Tous les éléments les plus pesants dans le cinéma allemand, à savoir une mise en scène austère, des dialogues rares et un rythme lent, sont réunis ici pour plomber l’ambiance romantique et rendre le film morne au point de l’empêcher d’attiser la moindre émotion.
1980, Barbara, médecin à Berlin Est, débarque, après une mutation punitive, dans un hôpital de province. Le film dresse un beau portrait de femme (parfaite Nina Hoss) face à laquelle il place un personnage masculin éthéré d'une fadeur un peu trop appuyée. Elle, tout en profondeur incandescente et retenue, lui, tout en démonstration sans fond. Elle représentant le refus et la soif de liberté, lui la résignation sans discussion. Le film est à l'image de ces deux personnages, sans réel nuance, parfois trop démonstratif et lourdingue, d'autres fois tellement suggestif qu'il en devient opaque. Du coup, on ne sait pas très bien où il nous méne, si tant est qu'il nous emmène. Est-ce un film sur la vie en Allemagne de l'Est dont il affiche le flicage permanent de la part des autorités comme des voisins, dont il montre la violence et les conditions de vie spartiates, et l'insolence de l'Ouest si proche ? Est-ce une histoire d'amour, celle d'un amour si peu partagé qui repose sur une impossible communication et se poursuit sur un malentendu qui semble sans fin ? Est-ce le portrait d'une femme, combattante; sur fond de dictature communiste ? A vous de juger.
Allemagne de l'est dans les années 80, scénario réduit à son strict minimum, une épure magnifiée par l'implacable ligne claire d'un décor fané d'origine. Nul relief car ce n'est pas le but... intrigue et personnages se diluent dans une intense grisaille née de la bouillie totalitaire... Ce film atteint son but, nous transporter dans un no man's land ou même les intentions héroïques débouchent sur du no-futur... Comme si on y était, quasi en 3D... Un bien beau film.
bon malgré certaines qualités, le film est à mon avis loin de "la vie des autres", notamment au niveau scénaristique et force des dialogues.....Il reste néanmoins un portrait très juste de l'allemagne de l'est sous la dictature communiste, avec des détails et des décors stupéfiants de réalisme (j'ai noté notamment dans une chambre un tuner de forme oblongue comme on en fabriquait dans les années 70 et qui était le must en terme de technologie pour écouter de la musique (détail qui m'a frappé puisque c'est du matériel que j'ai souvent utilisé).....Les costumes et les portraits des gens sonnent justes , les scènes ont une émotion réaliste et le film propose un portrait touchant d'une femme espionnée par la stasi...Quelques scènes d'hopitaux et queques piqures, spoiler: des amitiés avec les malades allant jusqu'au sacrifice , le film a juste un petit défaut à mes yeux, une trop grande lenteur, une inertie dans l'action......A voir quand même....