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    Le Bel Antonio
    note moyenne
    3,6
    144 notes dont 24 critiques
    21% (5 critiques)
    25% (6 critiques)
    29% (7 critiques)
    13% (3 critiques)
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    Votre avis sur Le Bel Antonio ?

    24 critiques spectateurs

    judy55
    judy55

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    5,0
    Publiée le 7 mai 2019
    Il n'y a pas a hésiter ce film est un pur chef-d'oeuvre! Encré avec une forte influence néoréaliste, "Le bel Antonio" est une réussite autant du point de vue du fond que de la forme. Une mise en scène qui allie les reflets de miroirs, les mouvements de caméra et les jeux d'ombres et lumières pour un résultat visuel des plus imprégnant! Les descriptions de paysages urbains de province italienne me rappellent des plans à la Vittorio De Sica! Le film analyse parfois presque de façon naturaliste la décadence, la corruption et l'hypocrisie au sein de la bourgeoisie italienne de ce début des années 60. Il dénonce ainsi le sexisme d'un société patriarcale obsédée par la virilité: sauf que cette fois ci la victime est bel et bien le masculin. Le personnage principal est interprété par un Marcello Mastroianni toujours accompagné de son charme sensuel même lorsqu'il s'agit de jouer un homme condamné à un amour platonique: évidemment il illumine l'écran de sa beauté et de sa sensibilité (le voir pleurer est réellement déchirant) Contrairement à ce que j'ai pu lire, Claudia Cardinale est excellente dans son rôle! On lui reproche d'avoir dans un jeu trop "froid" mais après m'être intéressée au roman dont est tiré le film cela est complètement logique: son personnage est décrit comme étant "aussi froide que les barreaux qui la séparent d'Antonio" . Pas étonnant donc que Claudia Cardinale ait adapté son jeu à ce personnage. Personnellement j'ai été très conquise par sa performance: en dehors de sa beauté indiscutable, elle incarnait très bien cette jeune fille ingénue obligée d'épouser un homme qu'elle ne connait pas et ne connaissant rien à l'amour. Pierre Brasseur est fidèle à lui même: parfois trop dans le sur-jeu mais indéniablement convainquant. On pourrait peut être reprocher au réalisateur un rendu trop académique mais je n'arrive pas à me le permettre tan les sujets abordés sont tout sauf conventionnels (place de l'homme, place de la femme, religion, Eglise, sexualité,...) Bref, un film à voir absolument!
    fooker95
    fooker95

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    3,0
    Publiée le 19 août 2018
    Ce film sur l’impuissance est d’un tragique qu’incarne merveilleusement Marcelo Mastroianni, le play-boy italien par excellence prend tout le monde à contre pied. Quelle audace ! Claudia Cardinale est d’une beauté immaculée, hélas.
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 25 avril 2018
    Ce film présente aujourd'hui un intérêt documentaire sur la Sicile des années 50, le machisme ordinaire, les mariages arrangés de la bourgeoisie, et le jeu des acteurs-stars de cette époque. On a un peu de mal à s'intéresser aujourd'hui aux malheurs d'un couple superbe qui ne parvient pas à "consommer" son mariage et doit passer par le curé pour que la dame - la superbe Claudia Cardinale - finisse par épouser le plus beau parti de l'île, après l'annulation de son union. Ce cinéma à beaucoup vieilli et Bolognini n'est pas à la hauteur des grands maîtres de la belle époque du cinéma italien.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 4 avril 2018
    « Intacte »!!! Le mot résonne comme une tragédie. Une famille qui ira jusqu’à renier son fils car la honte est plus tenace que la souffrance. Bolognini filme l’orgueil dans le regard du père et la détresse dans les yeux du fils. Et cette fin qui sonne presque comme un terrible coup de massue ironique.
    cylon86
    cylon86

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    3,5
    Publiée le 30 mars 2018
    Antonio est un charmeur. Toutes les femmes l'adorent et sont folles de lui. De retour en Sicile après plusieurs années passées à Rome, il décide de se marier à la belle Barbara dont il est éperdument amoureux. Mais au bout d'un an, le mariage n'est toujours pas consommé. On parle d'annulation et la réputation d'Antonio et de sa famille est mise à mal. Le bel Antoni serait-il impuissant ? Pire, il peut coucher avec n'importe quelle femme du moment qu'il n'en est pas amoureux. De ce dilemme, Mauro Bolognini aurait pu tirer une comédie. Si parfois le film va lorgner de ce côté, il raconte aussi le drame d'Antonio qui ne peut posséder la femme qu'il aime (incarnée par Claudia Cardinale) et qui est contraint de passer sa vie dans le malheur. Avec une puissance dramatique inattendue, "Le Bel Antonio" dénonce la pression sociale de la virilité qui règne en Italie et plus particulièrement en Sicile où tout le monde, prêtres et bourgeois, s'accordent à dire qu'il faut coucher avec une femme si on l'aime ! Car en Sicile, pour un homme, l'impuissance est pire que la pauvreté, c'est le déshonneur qui s'abat sur la famille d'Antonio, celui-ci se débattant comme il peut avec son tourment tandis que son père, décidé à laver son honneur, va voir les prostituées ! Co-écrit par Pier Paolo Pasolini, le film ne manque pas de piquant et égratigne avec force cette image de la virilité italienne à travers de nombreuses scènes parfaitement cocasses. Marcello Mastroianni, qui n'a jamais refusé la moindre prise de risque, casse ici son image de séducteur pour un rôle plus fragile auquel il donne une belle intensité tandis que Pierre Brasseur se montre irrésistiblement cabotin en père prêt à tout pour l'honneur de la famille. Une belle découverte.
    ronny1
    ronny1

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    4,0
    Publiée le 11 mars 2018
    En adaptant le roman IL BELL’ANTONIO de Vitaliano Brancati, Mauro Bolognini et son scénariste, le jeune Pier Paolo Pasolini, abordent un thème particulièrement perturbant dans l’Italie de l’époque (1960), à savoir l’impotence. Antonio (Marcello Mastroianni, le latin lover désabusé des films de Fellini) est un homme follement amoureux de la pureté (« une sainte »), qu’il pense avoir trouvé en épousant Barbara (Claudia Cardinale). Ingénue totale et stupide, qui acceptera, non sans réticence, de quitter cet homme qu’elle aime, mais qui ne la touche pas (sinon elle perdrait sa pureté), pour un parti financièrement prestigieux. Les deux acteurs qui opèrent un contre pied total par rapport à leur image, interprètent avec beaucoup de finesse, lui le désarroi face à son amour perdu et elle la progressive coercition des traditions qui finiront par l’emprisonner conjugalement, perdant l’homme qu’elle aime pour le profit matériel voulu par ses parents. Au sein de la haute bourgeoisie et de la noblesse italienne, les mariages arrangés semblent remonter au dix neuvième siècle et pourtant cela se passe en 1960 au sein de la communauté européenne, dans une Sicile ultra phallocratique, le tout avec la bénédiction de l’église qui est la garante des règles qu’elle a elle même instaurée. spoiler: Le décès du père (Pierre Brasseur, qui en fait des tonnes) dans les bras d’une prostituée et la « découverte » ambiguë de la grossesse extra conjugale de la bonne, sont encensés par les familles, le magistrat et l’église (famille, loi et religion). Que la morale soit bafouée et l’union non consommée trahie n’a guère d’importance puisqu’ils prouvent que père et fils sont encore capable d’une érection. Cette radiographie sans concession de la haute société italienne doit sans doute beaucoup à Pasolini. Le jeu tout en finesse et retenue du couple central et de de Thomas Milian, pour la partie impotence, s’oppose à la verve bruyante de Pierre Brasseur, l’arrangeur arrangé, pour le volet social. Soulignée par un noir et blanc à la fois contrasté et très fin d’Armando Nannuzzi, la mise en scène élégante de Bolognini se conclue dans un final aussi sobre que bouleversant. Ce grand film est le sommet de l’œuvre du cinéaste.
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    3,0
    Publiée le 10 janvier 2018
    Un petit film sur l'impuissance. Un peu vielilot mais à voir pour Marcello Mastronianni ... quelle classe !
    Jeuneag
    Jeuneag

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    3,5
    Publiée le 10 janvier 2015
    Malgré ses tares pasoliniennes, Bolognini concocte (alors que Jean cocte tôt) à sa sauce des restes de Néo-réalisme avec l'élégance d'un Visconti et la caméra à l'épaule de la Nouvelle Vague. Marcello marche sur les eaux de la sexualité choisie en allant (ou inhalant pas) vers l'hymen. Ce qui l'amène à ne pas la franchir (est-il timbré cet affranchi?). Le cinéaste peint l'hypocrisie de l'Eglise avant, pendant et après la sexualité. il introduit habilement dans ses images léchées des symboles féminins que la censure ignore ou jésuite (verbe)...
    jimmyc
    jimmyc

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    5,0
    Publiée le 4 avril 2014
    Le Bel Antonio signé Mauro Bolognini dessine ici le portrait de Antonio Magnano , jeune homme "fringuant" ayant réussi à Rome ,revenant en Sicile auprès des siens afin d'épouser une jeune femme.. La timide mais belle Barbara Puglisi, fille d'un riche industriel... La réputation de coureur de jupons que s'est forgé malgré lui Antonio à la ville le suit dans son pays natal et lui vaut l'attention de tous, particulièrement de ces demoiselles ,toutes plus jalouses les unes, les autres de l'héritière Puglisi... L'union de ces deux-êtres crée littéralement un "événement "et semble inoxydable tant le couple reste fusionnel . Cependant Antonio est incapable d'avoir tout rapport sexuel avec sa jeune épouse, et ce, même au bout de une année partagée. Le mariage se trouve alors nul devant Dieu car non consommé, tradition quelque peu surprenante mais inéluctable ..Le cinéaste réalise un portrait aigre-doux des bourgades siciliennes avec pour décor ses villages pleins de vies ,de mots ,et en son centre la religion ,cette religion qui sera la colonne vertébrale de l 'oeuvre.. L' humour reste assez noir dans le texte ,et profond dans les traits de caractère soulignant ainsi la complexité des protagonistes ..Le Bel Antonio demeure une pièce rare dont la réalisation exponentielle ne peut être égalée .. Le sujet si atypique et surprenant que constitue la remise en cause de l'éternelle virilité italienne, en l'occurrence par le cas relativement délicat du personnage de Antonio est brillamment mis en image .. Marcello Mastroianni emprunte les traits de ce personnage mystérieux avec une détermination et force incroyable . L''interprétation grandiose de Claudia Cardinale à l 'instar de" Libera Amore Mio " signé toujours Mauro Bolognini,.est magnifique de justesse et retenue..Les deux monuments soulèvent littéralement les images jusque à atteindre l 'apothéose de "la" sublime scène finale ..Une oeuvre inaltérable ..
    MickJagger
    MickJagger

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    3,5
    Publiée le 23 août 2013
    L’amour non consommé par le bel Antonio frustre et interroge le spectateur, comment peut-il rester insensible à la beauté candide de la superbe Claudia, prête à honorer le contrat passé entre les deux familles. Une dénonciation de certaines idées machistes fondatrices de la société sicilienne sobrement illustré par une belle photo en noir et blanc et des acteurs justes. Bon film.
    FandeDQ
    FandeDQ

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    4,0
    Publiée le 11 avril 2013
    A vrai dire j’ai décidé de le voir plus par la présence de Mastroianni et Cardinale que par le nom du réalisateur, qui jusque-là m’était parfaitement inconnu. Cela va sans dire qu’avec ce film – dont le scénario a été fait par Pasolini reprenant un roman de Brancati – je ne pense pas m’arrêter là, car ce film m’a plus que positivement surpris. L’histoire commence plutôt calmement, avec l’éternel dragueur Mastroianni qui semble amener les filles à ses pieds et repousser toutes leurs illusions. Le voilà qui revient à Catane, et se marie avec Barbara alias Cardinale, qu’il aime manifestement et réciproquement. A partir de là le film devient vraiment intéressant, en considérant 2 lignes directrices : d’une part le personnage de Mastroianni, celui que l’on croyait dragueur invétéré, qui se révèle être dans l’incapacité de coucher Barbara, et de l’autre toute la réaction de la société à son égard, la position de la religion que l’on n’ose contester, l’isolement de cet individu que l’on considère comme « anormal », et à nouveau la gloire lorsqu'on va apprendre à la fin qu’il a réussi à mettre enceinte la bonne… Une société qui n’a donc que des idées fixes, stéréotypées – ce qui est encore plus flagrant de voir ça aujourd'hui, à une époque où clairement les mœurs se sont libéralisées – et où un homme doit absolument assumer son rôle, son statut, son identité même, en sachant baiser (pour le dire vulgairement), sinon il est vu comme un moins que rien. Cette société qui se refuse à accepter Mastroianni, également représentée par son père, qui si au début va mettre la séparation du couple sur la critique de la famille de Barbara (elle qui souhaite épouser un autre homme beaucoup plus riche), il va devoir faire face à ce qui est son fils, le traitant d’ « imbécile » à mille reprises, et finalement va finir par coucher avec une prostituée (et en mourir), comme pour réussir, à un âge avancé, là où son fils a échoué. Film extrêmement critique donc, et j’ai vraiment apprécié sa tournure, puisque ça porte sur un ensemble de points, autant la religion que les mentalités des gens, avec évidemment beaucoup d’hypocrisie en leur sein. Pour un film datant de 1960, atteindre ce point-là est vraiment fort je trouve.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Publiée le 19 mars 2012
    Une pépite du cinéma italien de la grande époque, aussi singulière que déconcertante. Traiter de l’impuissance sans tomber dans la grosse farce, la gaudriole, est une performance assez rare qu’il faut mettre au crédit du sérieux du scénariste Pasolini, dans son approche de la sexualité. Bolognini met un scène une haute société sicilienne foncièrement archaïque dans ses mœurs, malgré ce qu«’elle veut en laisser paraître, régie par un machisme mythomane pathétique, l’hypocrisie, le cynisme intéressé de mariages arrangés, une absolue ignorance du désir féminin. Le Bel Antonio a quelque chose d’Hamlet dans son dégoût du monde, son idéalisme et son impuissance à aller au bout de sa révolte. Mastroïanni est magnifique de douleur et de tristesse contenues. La jeunesse lui donne une beauté et une élégance sidérantes. Le film est un dosage d’humour, de drame rentré et de mélancolie assez unique, et très bien mis en valeur par l’image en noir et blanc.
    Xyrons
    Xyrons

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    2,5
    Publiée le 10 janvier 2010
    Le bel Antonio est un film assez décevant de Mauro Bolognini. La mise en scène est irréprochable et les acteurs comme Claudia Cardinale, Marcello Mastroianni ou encore Pierre Brasseur sont convaincants. Mais je pense que le scénario aurait mérité d’être amélioré et je n’ai pas été convaincu à 200% par le film. Pour moi ça vaut juste la moyenne, 10 / 20.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 13 juillet 2009
    Sur un scènario de Pier Paolo Pasolini, le cinèaste Mauro Bolognini dènonce le machisme mèditerranèen et le culte de la virilitè en Sicile! Le remarquable Marcello Mastroianni, le plus beau garçon de Catane, est affligè d'un mal honteux, l'impuissance, et ne peut respecter le code de l'honneur patriarcal! L'acteur n'hèsite pas à ècorner son image de "latin lover" en interprètant un impuissant! Face à lui, la sublime Claudia Cardinale joue la douce èpouse et Pierre Brasseur incarne le père vantant sans cesse les lègendaires exploits sexuels de son fils! Soulignons la très belle photographie en noir et blanc d'Armando Nannuzzi pour cette excellente peinture satirique des moeurs d'une Sicile froide qui doit beaucoup à la mise en scène esthètique de Bolognini et à l'interprètation brillante de Mastroianni...
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 15 mai 2009
    Sous une apparence paisible, le film dénonce férocement l'hyprocrisie de la bourgeoisie italienne et de l'église, à partir d'un sujet rarement abordé au cinéma. A l'images de son héros le film comporte quelques moments faibles souvent contre balancés par la verve de Brasseur.
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