Flav43
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0.5 - Nul
En pleine Antiquité, un héros grec, Dario, voyage jusqu’à Rhodes pour prendre du repos. Des charme féminin et des festivités fastueuses disposés par le roi, Dario va très vite se basculer dans une lutte armée qui oppose des révolutionnaires à la cour royale. A cet affrontement aux ressorts politiques s’ajoute la trahison du confident royal qui pactise avec les Phéniciens pour s’emparer du trône. «Il colosso di Rodi» (Italie, 1960) compte comme la première réalisation de Sergio Leone. Attelé au péplum avant de s’engager dans le western cinq films durant, Leone superpose une masse importante de références. Il est toujours très intéressant de deviner l'origine des images qui innerve l’imaginaire d’un premier long-métrage. Pêle-mêle, Leone invoque l’incunable Giovanni Pastrone et son «Cabiria» (avec la gueule en flamme dans laquelle sont jetés les prisonniers), Lang, de «Metropolis» à son diptyque «Das Indische Grabmal». Influencé, «Il colosso di Rodi», malgré sa globale médiocrité, influencera à son tour un autre film de Leone, «Giù la testa». Comme Juan Mirando dans «Giù la testa», Dario est de souche étrangère au sol où se déroule l’aventure. Il sera pris dans le flux des évènements, malgré son désir. Leone ira même jusqu’à filmer dans les deux films le plan semblable d’une foule de paria qui s’amasse dans un sous terrain. Le plus étrange, en vue de l’ensemble de l’œuvre de Leone, c’est que le dénouement du film repose sur une croyance envers la volonté divine. Le tremblement de terre et la pluie diluvienne qui anéantissent les rebelles autant que le pouvoir royal sont le fruit du divin. «Il colosso di Rodi» axe son regard vers une croyance religieuse. Sans dieu, pas d’issu aussi joyeuse (avec ce plan final qui renvoie à l’exode hébraïque). Or les six films que réalisera par la suite Leone s’attachent à composer un monde délaissé de tout divin.
Ajoutée le 24 nov. 2009 à 19h16
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