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streptocock
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5,0
Publiée le 21 décembre 2008
Toujours et encore chez Woody Allen le même talent, qui transparait déjà de cette oeuvre de jeunesse. Guerre et amour fait partie de cette frange de la carrière du cinéaste très souvent occultée, celle qui commence avec Prends l'oseille et tire-toi (voire même Lily la Tigresse) et qui se clôt à l'arrivée d'Annie Hall. L'on y découvre un Allen beaucoup plus burlesque, encore très enclin à la grosse déconne bien givrée, et Guerre et Amour en est l'exemple. Détournant avec joie l'univers parfois anxiogène des romans russes (le parallèle avec Guerre et paix, au-delà du titre est assez flagrante), il dévoile tout le potentiel comique d'un cinéaste qui tempérera par la suite cette veine burlesque; la canalisant sous la psychanalyse. Ce film complètement fou, marqué de scènes tordantes et de dialogues hallucinants (en témoigne une rencontre surréaliste avec la Mort en personne) est à voir pour mieux se faire une idée de l'extrémisme comique des premiers films de notre cinéaste juif new-yorkais préféré.
En 1975, Woody Allen réalise Guerre et Amour, pendant sa période "burlesque". Cette série de farces jubilatoires (Prends l'oseille et tire-toi, Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe, Woody et les robots) s'arrête là, puisque ses films suivants seront Annie Hall, Intérieurs et Manhattan, plus sérieux et portés sur les relations complexes entre êtres humains. Et on peut dire que Guerre et Amour est une perle, peut-être son meilleur film léger et loufoque. Ce qui en fait la force, c'est qu'au milieu des gags et des dialogues géniaux (les débats philosophiques entre Sonja et Boris sont à hurler de rire), se glisse une critique de la guerre et de son absurdité (l'Amérique sort alors de la guerre du Vietnam), ainsi qu'une belle réflexion sur la mort, et donc sur la vie. Encore une fois, la belle Diane Keaton enchante ce film par sa présence, et Woody incarne toujours aussi bien son personnage récurrent. EN BREF, à la fois hilarant et intelligent. Une réussite. MA NOTE : 8,5/10
Assez drôle, le délire de W.Allen n'en est pas moins limité en termes de technique comme de sens ; on finirait presque par se fatiguer des pitreries de l'artiste pourtant sympathique.a
Un excellent Woody Allen. Plein d’un humour intelligent. Des jeux de mots fins et des anachronismes hilarants. Certainement le seul Woody Allen se situant dans une époque aussi éloignée. Certains passages sont hilarants.
De l’absurde du début à la fin, c’est ce que nous réserve Woody Allen avec Guerre et Amour (1975) où en Russie, un fils de fermier est enrôlé de force dans l’armée pour protéger sa patrie de l’invasion Française orchestrée par Napoléon. Devenu un héros malgré lui, il se lance dans une tâche plus complexe cette fois-ci, éliminer Napoléon ! Cette adaptation du roman de Guerre et Paix de Léon Tolstoï est une réussite en tout point ! Des répliques qui fusent sans cesse (à la fois philosophique, métaphysique, ontologique, anthropologique, etc), des dialogues très recherchés, très prises de têtes, mais savoureux et drôles, comme les acteurs d’ailleurs (principalement le duo Woody Allen & Diane Keaton). Un fou rire d’une heure trente !
Un des meilleurs Woody Allen (même si il sont tous bon). Des gags à la pelle, une mise en scène qui est excellente (hommage à plein d'autres réalisateurs) mais le gros point fort sont les dialogues humoristiques et parfois philosophiques (il y a vraiment des perles).
Je garde un excellent souvenir de ce film à l'humour décapant. L'anti héros par excellence, vraiment drôle. De beaux costumes, de l'aventure, de l'amour, que demande le peuple ?
Sans être le meilleur Woody Allen de ses débuts, Guerre Et Amour reste un petit film à découvrir grâce au script qui s’enfonce sans cesse dans un burlesque complètement assumé et aux dialogues qui font souvent mouche, notamment lorsque les protagonistes nous envoient en pleine face des réflexions philosophiques ou métaphysiques pas toujours évidentes à suivre. Puis comme d’habitude, le petit Woody ne se prive pas pour nous offrir quelques séquences cultes, comme ce fameux duel dont la chute est anthologique. Déjanté et original, Guerre Et Amour vaut le détour et le couple formé par Woody Allen et Diane Keaton est absolument parfait. A voir !
Brassage des influences de Woody Allen, «Love and Death» (USA, 1975) se veut par ses références une des uvres majeures du cinéaste new-yorkais. Basé sur le roman «Guerre et Paix» de Tolstoï, «Love and Death» savère être lultime film allenien assumé comme potache puisque lui procédera «Annie Hall» (USA, 1977) considéré comme lun des chef duvres dAllen. Le génie du cinéaste, déjà hantant dans ses premières uvres, se concrétisent dès ce film. Evocation de la subjectivité de la moral lors de discours, et dialogues délicieusement anachroniques, sur la psychanalyse, cest un des exemples de lintrusion de lintellect dans le saugrenu. Cest aussi probablement le premier film de Woody Allen où la notion de couple est abordée de façon si frontale. Cest dailleurs dans ce film quapparaît pour la première fois Diane Keaton aux côtés de Woody Allen. Dérision du classique de Tolstoï, humour allégé mais toujours aussi vif, la force de «Love and Death», autrement que de résider dans son histoire farfelue damour, demeure dans son rapport étrange entre le rire permanent du film et ses multiples références à la mort. Car si les films dAllen sont chargés de son humour, il faut à chaque fois y voir un repoussement de la mort, une lutte artistique contre loubli de notre fatal destin. Dans ce cinquième film du cinéaste, la mort est là, personnifiée par un drap blanc et une faux avec laquelle Woody Allen entre dans une dance de pantin lors du dernier plan, plan où y sont inscrits les mots «The End». Cest donc dans lincroyable façon humoristique daborder un thème grave, que Woody Allen réalise une uvre majeure de sa filmographie. Ce film conviendra sûrement aux admirateurs de lAllen potache comme de ceux plus friands de lAllen intellect. Grande uvre oubliée du cinéma dAllen, «Love and Death» mêle critiques du couple, bons mots, jeux avec la mort, génie comique de Woody Allen et une certaine mise en scène qui commence à trouver sa maestria de simplicité.
Un film enchaînant gags sur gags rappelant Keaton ou Chaplin, bourré danachronismes, un scenario un peu bordelique au service d'une comédie délirante.
Plutôt un bon film, plaisant à voir. Humour décapant, mais surtout d'excellentes réparties antimilitaristes. Ce film souffre de quelques longueurs, mais reste agréable à regarder.
Dans la première période de Woody Allen ( c'est à dire celle des films burlesques ), Love and Death est certainement le meilleur, ou du moins le plus drôle. La relation qu'entretient Boris ( Woody Allen ) avec la faucheuse depuis l'âge de 10 ans est hilarante, et l'intrigue est riche en rebondissements: Boris est d'abord considéré comme une sorte de mauvais soldat, puis comme un héros national pour finalement se faire fusiller par l'armée napoléonienne, suite à une tentative de complot...A chaque instant, ce personnage joue avec sa vie, bien malgré lui puisqu'il s'agit d'un poltron de premier ordre. La musique de Prokofiev ( le compositeur attitré à Eisenstein, qui a notamment signé la musique d'Ivan le Terrible ) est par ailleurs géniale. Love and Death est, comme son titre l'indique, une histoire d'amour entre les personnages de Woody Allen et de Diane Keaton, mais c'est aussi une critique virulente de la guerre et une réflexion sur le sens de la vie ( la crise existentialiste du réalisateur se fait déjà sentir dans ce film ). C'est d'ailleurs l'un des films préférés de Woody Allen ( parmi ceux qu'il a réalisé ). Les dialogues sont comme souvent excellents ( "la subjectivité est objective"...). Un petit bijou du cinéma burlesque.