Derniers Avis : Down by Law - sous le coup de la loi - Page 4
Down by Law - sous le coup de la loi
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Grouchy
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4,0
Publiée le 1 mai 2013
Le silence est-il d'or chez Jarmusch ? le peu de dialogues et d'action qu'il injecte dans ses films le rangent comme un cinéaste hors pair dans le travail de la narration. Il s'agit ici de deux potes délinquants se retrouvant en prison en toute innocence, s'entendent mal, se disputent, et sont rejoints par un lunatique, Benigni, au comportement étrange qui en réalité redonne de la lumière dans la relation entre les personnages. C'est lui qui mène le fil conducteur, même s'il n'est pas très actif ( il ne court pas vite, il ne sait pas nager ). Et à la fin, les deux autres personnages, Lurie et Waits, après le départ de Benigni, ont toujours la même relation tendue, ne se parlent pas, et ne se serrent pas la main. Jarmusch établit une réflexion sur la relation humaine dans des situations extrêmes : l'emprisonnement, l'isolement, l'errance, dans un milieu triste ( favorisé par le noir et blanc) et crasseux ( prison, marécages ). Tout cela dans une histoire longue, aux nombreux plans séquences qui, avouons-le, font baisser plusieurs fois l'attention du spectateur. Ce type de narration n'est pas vraiment un défaut chez le cinéaste, puisqu'elle apporte un certain charme qui rend unique son style.
Super,grandiose , un des meilleurs films du cinéaste surréaliste Jim Jarmuch.La qualité de se Masterpierce est visuelle,tendre,drôle,dramatique,un film d'une très grande force et de vulnérabilité.
Une ballade dans le Bayous en Louisiane pour trois fugitifs,deux américains et un italien se rencontrent en prison,puis s'évaderont en traversant les égouts et le Bayous,Ils vont devenir inséparables.
Si le scenario et la mise en scène sont excellents,le trio d'acteur est d'une grande virtuosité ,les deux chanteurs de country rock,Tom Waits et John Lurie sont à mourir de rire et la star italienne Roberto Begnini est drôle,touchant et fait un numéro de charme à sa véritable compagne Nicoletta Braschi .Une véritable randonnée remplie de poésie.
Un de mes films préférés du grand cinéaste Jim Jarmuch.
Un très bon film, vraiment surprenant : il commence avec la trame d'un film de gangsters, avec tous les ingrédients habituels (macs, prostituées, meurtres...) Deux personnages assez clichés sont pris dans des coups montés et finissent en prison. L'entrée en scène de Roberto Benigni transforme complètement l'atmosphère du film : c'est l'arrivée du comique, du rêve, du merveilleux. Il leur permet de s'échapper de la prison, et de connaître des aventures "comme dans les films américains" ou "comme dans les histoires des livres d'enfants"... Les 2 malfrats sont finalement deux personnages interchangeables, aux noms presque identiques, et l'arrivée de Benigni apporte joie, poésie et amitié à leur vie, donnant le ton au film d'une façon inattendue.
Tom Waits possède toutes les qualités requises pour être un grand acteur : Une gueule et une voix reconnaissables entre mille, du charisme, une grande originalité, beaucoup de personnalité... De plus, Down By Law sort en 1986, soit un an à peine après la sortie de Rain Dogs, que les critiques considèrent comme étant son meilleur album. Jim Jarmusch lui confie ici le rôle principal de son film, une première pour Tom Waits, puisque ce dernier s'était contenté de rôles mineurs (dans plusieurs films de Francis Ford Coppola principalement) jusque-là. Bref, au final Tom Waits crève littéralement l'écran. Il confirme donc qu'il est totalement à l'aise devant une caméra, ce dont on se doutait déjà à l'époque après l'avoir vu, soit en concert soit à la télévision. Bravo à Jim Jarmusch de lui avoir confié le rôle principal de Down By Law, c'était une excellente idée. En parlant de ce dernier, la mise en scène est assez irréprochable, bien que le film souffre de quelques longueurs, compensées par de belles images et de bons dialogues. Le trio Waits/Lurie/Benigni fonctionne à merveille... Bien qu'on ait déjà vu des dizaines, des centaines peut-être même, de films d'évasions, celui-ci s'en écarte totalement notamment grâce au fait que l'évasion passe au second plan. Ici, c'est le trio de personnages principaux qui prend toute la place, et tant mieux. Down By Law est un ovni cinématographique, à la fois drôle, réaliste, et bien réalisé.
Concentré sur le destin de deux mauvais garçons, chacun condamné pour un crime qu'il n'a pas commis, Down By Law suscite mélancolie, rire, sourire, et rêve. D'une grande poésie, dans la photographie (noir et blanc intelligent et réussi) comme dans la musique, partagée entre des compos de Tom Waits et de John Lurie. Ces deux musiciens occupent d'ailleurs avec maîtrise les deux rôles centraux du film, livrant une performance naturelle et crédible, plus forte que bien d'autres "vrais" acteurs. Quant à Roberto Benigni, dix ans avant La Vie est Belle, il se greffe à ce duo attachant avec tant de facilité qu'on croirait ses lacunes en anglais véritables. Un petit bijou, peut-être le meilleur de Jim Jarmusch avec Dead Man.
Down By Law est un film maîtrisé de bout en bout dans tous ses aspects. Ca a sûrement déjà été dit maintes fois mais visuellement ce film est d'une beauté admirable avec un Noir et Blanc somptueux. La photographie est délectable pour les yeux, un pur régal. C'est en voyant des films comme Down By law que l'on se rend vraiment compte qu'un beau N&B vaut bien mieux qu'une couleur banale. Puis ce choix esthétique colle tellement bien au sujet, confère au film ce côté très dépouillé. La mise en scène est de très grande qualité. Travellings fluides, plans séquences maîtrisés... Mes yeux furent contents d'assister à ce spectacle.
On y suit un drôle de trio qui, par un grand hasard, se retrouvera dans la même cellule d'une sinistre prison de Louisiane, située dans un bayou où il ne vaut mieux pas s'y aventurer pour s'évader. Ce trio est juste ultra attachant. De gentils losers (bon pas si gentils que ça tout de même) qui se retrouvent ainsi partenaires de galère et qui malgré leurs caractères bien différents et plutôt opposés tenteront de s'échapper ensemble du pénitencier. Le génie du film demeure dans le traitement de son scénario et des interactions entre les personnages. Jarmusch se contrefout des codes habituels du film d'évasion et s'intéressent plus à ces personnages, ce qui de fait les rend vraiment attachants. Et la qualité des dialogues ne fait qu'appuyer cette impression d'ensemble. Waits, Lurie et Benigni sont géniaux dans leurs rôles respectifs. Les voir évoluer et galérer est réellement plaisant. Puis il y a cette poésie permanente qui règne dans le film, une atmosphère envoûtante typique de Jarmusch. C'est un pur plaisir.
Ce film ne raconte pas grand chose en réalité, et je ne pense pas que Jarmusch ait voulu mettre un propos en avant. Mais ce n'est pas important, c'est même une légèreté nécessaire dans l'avancée de l'intrigue, rien ne vient écraser cette dernière. Down By Law est juste un petit bijou artistique, qui se regarde avec bonheur. Le rythme y est lent et prenant, bercé par une agréable musique dont une partie est issue de l'oeuvre de Waits et Lurie, tous deux musiciens de métier. Frais, burlesque, inspiré... Ce film se mange sans faim et demeure une expérience de cinéma des plus plaisantes.
Deux ratés de la Nouvelle-Orléans se retrouvent malgré eux en prison après s'être fait piégés. Zack et Jack, différents d'une lettre et de quelques traits de caractère, mais pas tant que ça finalement, vont être reliés par l'arrivée d'un Italien loufoque joué par le fantasque Roberto Benigni (qui est certainement le plus convaincant du trio d'acteurs...). spoiler: Il va non seulement leur permettre de s'évader mais les guider et même les nourrir. Ce film est beau, saupoudré de quelques jolis moments et parfois drôles, mais à mon sens pas transcendant!
La mise en scène minimaliste et la tendresse avec lequel est racntée cette fable humaniste permettent au réalisateur de nous faire partager au mieux la rencontre et le quotidien de ce trio de codétenus. Jarmusch nous prouve une nouvelle fois ses qualités de conteur et de plasticien visuel dans cette histoire pleine d’émotions et d’humour, et ce grâce à une splendide photographie en noir et blanc, à son système narratif chapitré mais surtout aux prestations de ses trois acteurs. John Lurie, Roberto Begnini et Tom Waits y interprètent en effet trois taulards aux caractères diamétralement opposés dont la sympathie naissante devient rapidement contagieuse. Le tout s’accompagne en plus d’une superbe musique.
De bons personnages, de bonnes situations, une bonne écriture, une bonne mise en scène... comment ne pas savourer ce spectacle d'un joyeux "road movie" en compagnie d'une bande de tolards dont Roberto Begnini excellent comme à son habitude. Un très bon film donc
On retrouve bien la patte du génial Jim dans cette histoire loufoque, qui vire à l'absurde comme je l'aime. La première partie est trop poussive, voilà pourquoi je ne monte pas la note. Mais lorsque les trois compères (mention spéciale à Benigni) sont ensemble, alors là les dialogues et situations deviennent irrésistibles. L'absurdité lorsque, une fois échappés de leur destin, ils se retrouvent dans une cabane qui n'est pas sans rappeler l'endroit qu'ils viennent de fuir. Très bon film, comme d'habitude avec ce réalisateur, et belle photo granuleuse en noir et blanc.
J'ai vu presque tout les films de Jim Jarmusch pour tenter de retrouver sans succès ce qui m'avait séduite dans celui-ci, peut être que c'était juste le premier, une déconnexion... Ou peut être cette ambiance "photographique" : le blanc du vide et de l'ennui du cachot, le blanc des silences et le noir des marécages dans lesquels on s'enfonce, le noir des "coups de gueule" et pourtant tout n'est pas blanc ou noir on ne sait pas très bien d'où ils viennent et pourquoi, ce qu'ils vont devenir mais pendant ce bref croisement de leurs vies ils s'accrochent les uns avec les autres et les uns aux autres aux autres...et nous avec.
Un film comme seul Jim Jarmusch peut nous en faire... Avec un côté torturé, un peu flottant mais pourtant tellement plaisant. Down by Law se décompose en trois parties : avant, pendant, après. Et il prend vie à travers trois personnages : Zack (Tom Waits, vraiment impeccable avec sa "gueule cassé, son allure simiesque et sa voix de mammouth en rut"), Jack (John Lurie avec son charisme de mec mystérieux) et Roberto (Roberto Benigni incroyablement supportable pour une fois). Trois personnages diamétralement opposés mais unis par leurs envies respectives de Liberté. Tout le film tourne autours de l’interaction des personnages, laissant plus de place à la réflexion qu'à l'acte en lui-même ! La troisième partie - le plus belle et la plus inquiétante, teinté par la folie, la mélancolie et la solidarité - ressemble à un voyage quasi méditatif ! Une petite touche de burlesque, une bande son impeccable, un réal extra pour un casting extra, on finit avec un film intense mais reposant !