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    Le Rayon vert
    note moyenne
    3,6
    266 notes dont 33 critiques
    répartition des 33 critiques par note
    3 critiques
    9 critiques
    8 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Le Rayon vert ?

    33 critiques spectateurs

    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    4,5
    Publiée le 15 juin 2015
    Très joli portrait de femme, perdue entre sa solitude et son désir de reconquête de la vie, j’ai vraiment adoré la simplicité du traitement de Rohmer, il y a certes des petits défauts techniques ou de direction d’acteurs (très peu, surtout un passage avec des vieux qui surjouent) mais ça n’est pas réellement gênant car il y a de la poésie qui se dégage du film, c’est vraiment très beau. L’actrice est juste bouleversante, perso elle m’a beaucoup touché, il y a tellement de sincérité dans ses émotions, ses silences, ses regards, ses propos tantôt candides tantôt profonds, on a envie de tomber amoureux. Et puis on voyage aussi, entre la Normandie (Cherbourg ma ville de naissance, c’était plutôt sympa de voir les endroits que je connais comme ma poche à une époque où je n’avais qu’un an), Paris et le Sud-Ouest (Biarritz), on fait des rencontres au hasard, on se balade seul au bruit des vagues, puis on attend le couché de soleil et le fameux rayon vert de Jules Verne … Bref magnifique moment.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    4,5
    Publiée le 1 novembre 2017
    A sa sortie, en 1986, "le Rayon Vert" avait fait forte impression, en raflant le Lion d'Or à Venise et en recueillant un succès public plus que raisonnable. Bien que faisant partie de la série des "Contes et Proverbes", Rohmer s'y essayait à un cinéma différent, moins "maniéré", ou tout au moins moins basé sur la verbalisation des tourments de ses personnages. Largement improvisé (les dialogues devant autant à l'actrice principale, la lumineuse Marie Rivière, qu'à Rohmer lui-même), tourné de manière légère comme une sorte de film de vacances, "le Rayon Vert" frappe extraordinairement juste, et apparaît trente ans plus tard comme l'une des plus extraordinaires réussites de l'œuvre de Rohmer : d'un côté, il nous montre la France des années 80 avec une justesse confondante, et d'un autre, si l'on accepte d'accompagner dans son périple vers la grâce son personnage dépressif un tantinet irritant, il propose une expérience émotionnelle absolument sidérante, jusqu'à ces dernières minutes inoubliables d'intensité qui sont certainement le sommet de tout le cinéma rohmérien (bien loin de la réputation injuste de cérébralité de Rohmer). L'alternance improbable de scènes quasi "documentaires" sur les vacances des Français et de moments de forte empathie, voire de tendresse que l'on ressent pour Delphine, jeune femme désemparée (un peu inadaptée), et pourtant parfaitement déterminée à ne pas suivre le chemin de la facilité dans sa recherche de l'amour, fait du "Rayon Vert" une œuvre formidablement singulière, et probablement l'un des plus grands films français du siècle.
    Dory D.
    Dory D.

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    4,5
    Publiée le 26 août 2012
    C’est fou comme Eric Rohmer (un homme, jusqu’à preuve du contraire) parvient à filmer les tourments de sa jeune héroïne (une femme, donc) avec tant de délicatesse et de vérité. C’est avec douceur, aussi, que ce film suit le long cheminement de Delphine (Marie Rivière), une jeune femme un peu larguée par la vie. Pas vraiment larguée, mais un peu en marge : célibataire, végétarienne (une tare, visiblement, dans les années 80) et n’ayant pas tout à fait envie des plaisirs faciles de la vie. Elle a bien raison, Delphine. Le rayon vert l’attend.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 8 septembre 2019
    "Le rayon vert" est l'un des films les plus essentiels d'Éric Rohmer parce que son "héroïne" atteint un niveau de complexité inédit dans son cinéma. Delphine sort d'une rupture et vit seule, désespérée, dans son appartement parisien; pourtant, avec les autres, elle essaye de ne pas perdre la face en disant accepter sa solitude. Mais elle peine à l'affirmer avec force, elle balbutie, hésite, se contredit : Delphine est une femme qui n'arrive pas à formuler clairement ce qu'elle espère des hommes et d'elle-même. Si le film donne parfois l'impression de ne pas avancer, de piétiner, c'est parce que son rythme et son montage épousent l'état d'esprit de son personnage, dont le portrait se dessine au gré des rencontres effectuées. Parce qu'elle ne sait pas prendre les devants, il faut attendre que les autres l'interrogent – sans pour autant parvenir à la traverser, butant sur son opacité – pour que Delphine révèle quelque chose d'elle et que le spectateur tente de la comprendre. Quand bien même ce personnage est très introverti, son intelligence et sa fragilité infusent le film d'une émotion qui ne cesse de croître et qui enfin déborde dans un final magique. Le rayon vert, c'est le dernier rayon que l'on aperçoit au moment où le soleil se couche – en somme, le dernier rayon du jour– et celui-ci permettrait de voir dans le cœur de celui ou celle qui est à nos côtés. Quand Delphine scrute le coucher du soleil avec Jacques, l'homme qu'elle vient de rencontrer, un suspense fou s'instaure en forme de montage alterné (le couple qui regarde / le soleil qui se couche progressivement) et pose deux questions : le fameux rayon vert sera-t-il visible ? Si oui, qu'est-ce que Delphine verra dans le cœur de Jacques ? La première question a bien une réponse mais la seconde reste en suspens : le film nous laisse avec un cri de joie intense et bref, une exultation salvatrice en ce qu'elle succède à la douleur et aux larmes. "Le rayon vert" ne pouvait pas se conclure de meilleure manière qu'en récompensant son personnage d'une croyance qui le conforte dans un bonheur nouveau.
    nicothrash60
    nicothrash60

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    2,0
    Publiée le 12 décembre 2012
    Merci à Marie Rivière de porter le film sur ses épaules, ça m'a permis de temps en temps de sortir d'un ennui certain, c'est d'un long ! Et d'une simplicité également, vraiment trop épurée. Heureusement l'actrice principale est très touchante et une fois n'est pas coutume, l'improvisation laissée aux acteurs, chère à Rohmer, apporte du réalisme mais c'est à double tranchant car on a souvent l'impression d'être devant un documentaire, certaines scènes paraissent inutiles, mention spéciale au Père Fouras et à son explication du rayon vert durant laquelle j'ai bien cru ma dernière heure arrivée. L'image quant à elle est d'une laideur à s'en faire saigner les yeux, je ne comprend décidément pas bien d'où vient la réputation de ce film qui m'a clairement déplu, une drôle d'expérience qui ne m'aura pas marqué outre mesure.
    titusdu59
    titusdu59

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    4,5
    Publiée le 15 janvier 2012
    Ce que l'on reproche généralement au cinéma de Rohmer, c'est d'être redondant, et que le réalisateur ne renouvèle jamais ni ses histoires, ni ses dialogues, et encore moins son style. Alors oui, c'est vrai, c'est un peu toujours pareil. Mais du moment que c'est bien fait... Je suis particulièrement sensible à ce genre de cinéma. Les longs dialogues, les divers thèmes brassés, les multiples personnages, les paysages... Tout cela m'a beaucoup touché, c'est comme si j'avais vu la vie filmée de manière naturelle dans ce film. D'ailleurs, il n'y a ici aucun artifice de mise en scène: tout est fait au plus simple. Ou au plus vrai, plutôt. Les acteurs aussi ne jouent pas vraiment, on dirait qu'ils improvisent, comme s'ils étaient filmés en plein débat, en pleine discussion (il n'y a qu'à voir les enfants). Et puis toutes ces petites histoires qui font l'intrigue, elles sont toutes autant passionnantes que profondes, et c'est superbe, tant sur le plan humain qu'émotionnel. Le cinéma, c'est peut-être une retranscription de la réalité, mais de manière déformée. Dans "Le rayon vert", cette différence est minime, et ça ne rend ce film que plus beau. Seuls petits défauts: les choix vestimentaires, qui ont vraiment vieillis, et la fin, un peu bâclée. Mais sinon, c'est du tout bon, on a là un excellent film.
    Rémi V
    Rémi V

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    5,0
    Publiée le 29 juillet 2008
    j'avoue avoir regardé ce film à reculons... mais au fur et à mesure, je me suis reconnu dans le personnage de marie rivière. je l'ai trouvé agaçante, énervante, tête à claque. et puis je me suis dit qu'au fond, j'étais carrément comme elle. elle m'agaçait, comme je dois paraitre agaçant aux yeux des autres. c'est pourquoi j'aime tant ce film. il distille une douce mélancolie, un tel amour de la vie et de l'amour. c'est beau, c'est grand, c'est rohmer. merci, eric !
    Lorisgia
    Lorisgia

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    1,5
    Publiée le 12 janvier 2011
    La richesse des films de Rohmer repose en général sur des dialogues peaufinés par l'écriture subtile et inspirée de leur réalisateur. Que s'est-il alors passé sur le Rayon Vert ? Quelle idée que d'aller faire apparemment improviser des dialogues aux acteurs ? Certes, cela aurait pu ajouter du réalisme au film, mais il aurait fallu pour ça que les acteurs soient inspirés. On se retrouve ainsi avec quelques scènes bien inintéressantes et, puisque les acteurs s'en rendent sûrement compte pendant qu'ils jouent, mal interprétées. Je pense que Rohmer, séduit uniquement par l'idée du rayon vert, a écrit dans la précipitation ce film qui est loin d'avoir l'épaisseur et le charme d'une Nuit de la pleine lune ou d'Une Pauline à la plage.
    lepota
    lepota

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    1,0
    Publiée le 16 août 2011
    Je trouve que c'est une mauvaise idée de faire improviser les dialogues. Les comédiens font ça mal, ils ne savent pas gérer cette situation. Cela est le grand problème du film. Je trouve qu'il est vide, il ne parle de rien.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    1,5
    Publiée le 2 avril 2016
    Je continue mes investigations dans le cinéma de Rohmer avec Le Rayon vert. Bon, meilleur que son film précédent, mais on reste loin de l’efficacité de Pauline à la plage. Encore une fois Rohmer érige la lenteur en point principal de son art. Les dialogues, improvisés en plus et donc souvent verbeux pour rien, sont très longs, n’apportent souvent rien à l’histoire, et c’est terriblement répétitif. Là où Pauline à la plage s’apparentait réellement à un marivaudage avec un emberlificotement des relations et un beau travail psychologique, là c’est une succession de chapitre très similaires ou tous se passe presque pareil avec une héroïne à moitié déprimée qui ne sait jamais ce qu’elle veut ! C’est très agaçant, mou, bavard, et je doute que beaucoup de monde se reconnaitra dans ces personnages tirés par les cheveux ! Côté acteur si j’ai noté des seconds rôles au point, en particulier Carita, Suédoise d’époque plus vraie que nature, Marie Rivière est en totale roue libre et c’est n’importe quoi ! Franchement son personnage est inintéressant, versatile, l’actrice est rarement crédible notamment lorsqu’il s’agit de jouer la tristesse, vraiment c’est une grosse déception et elle est pour beaucoup de l’impression mitigée du résultat. Reste le travail formel. On retrouve des décors agréables, une photographie digne de ce nom, même si la mise en scène toujours très roide de Rohmer est assez pénible, notamment dans le final, un coucher de soleil que j’ai rarement vu plus académiquement filmé ! On frôle le documentaire. Cette mise en scène trop lourde casse un peu l’ambiance aérienne que le film parvient parfois à rendre. La bande son, minimaliste ne retiendra pas l’attention. Franchement Rohmer me déçoit de nouveau. Malgré un départ honorable son film manque vraiment de substance, et la finesse que certains perçoivent dans ce film est en réalité bien plus rare que le fameux rayon vert ! C’est lourd, redondant, caricatural à cause d’un personnage principal qui frôle la médiocrité d’écriture. 1.5
    FandeDQ
    FandeDQ

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    4,5
    Publiée le 12 avril 2013
    De tous les Rohmer que j'ai vus, c'est finalement peut-être le plus fataliste, le plus dur. Voir cette héroïne errer dans toute la France, d'un Paris vide en été aux plages de Normandie ventées où se retrouvent les familles, des montagnes ensoleillées aux longues randonnées, jusqu'à Biarritz, archétype même de la ville d'été, Marie Rivière erre sans but, dans l'ennui le plus profond, la solitude, en quête d'amusement, simplement de plaisir, mais ne parvient jamais à se sentir bien. Et le concept même du Rayon vert est génial car il symbolise ce quelque chose d'inné, cette fusion de circonstances du hasard, là où elles avaient jusque-là échouées, pouvoir enfin former un tout indescriptible, fantastique, et cette idée est vraiment magnifique, d'autant plus que c'est une métaphore pour montrer l'existence de l'héroïne. Et puis cette musique mystérieuse à l'évocation du rayon vert, qui renforce cette idée du "tout est possible", de la fusion des hasards, j'ai adoré. Un très grand Rohmer.
    Typi35
    Typi35

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    2,5
    Publiée le 24 juin 2014
    Après coup, je me demande si ma note n'a pas perdu une étoile à cause de la musique dégueulasse qui revient tout le long du film. Six notes de violons criardes qui explosent les oreilles, UNE CATASTROPHE !!! Rohmer est toujours dans la leitmotiv qui l'aura suivi dans nombreux de ses films à propos des vacances; qu'on soit d'accord ou pas, l'intérêt du film réside pour beaucoup dans son traitement très "documentaire". La belle période de ce quatuor de réalisateurs qui n'avaient rien à faire de la règle des champs/contrechamps et des dialogues réglés comme du papier à musique. Le personnage est très intéressant, agréable à suivre : Rohmer arrive à rendre limpide la situation d'une femme un peu perdue, un bon modèle dont beaucoup de réalisateurs actuels oublient de s'inspirer.
    Louis Morel
    Louis Morel

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    3,5
    Publiée le 8 décembre 2013
    Toute la beauté et la subtilité de Rohmer au service d'une histoire magnifique et assez originale pour son réalisateur.
    logan morpheus
    logan morpheus

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    3,0
    Publiée le 30 juin 2011
    Comme d'habitude, il est sûr que les ennemis de Rohmer s'acharneront par ces commentaires désobligeants, ou malveillants, en parlant du Rayon Vert comme d'une bluette sentimentale à la fin bourgeoise filmée ainsi qu'un drame -certains parlent même du pois chiche de Delphine en guise de cerveau tout en se gaussant sans frein aucun de sa solitude ; quoique en ce cas précis la substance réaliste de ce qui n'est certes pas le meilleur de son oeuvre, indéniablement vraie et très certainement cruelle dans ses antagonismes absolus, fait précisément la preuve du génie de ce réalisateur à part relevant de la fabrique divine; sinon d' un Art final de la conversation sans doute bien trop pénible à endurer pour certains...
    TALMA12
    TALMA12

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    0,5
    Publiée le 1 octobre 2007
    Eric Rohmer, ou l'art de faire des films culcul la praline . la vision des sentiment par rohmer me fait pensée à ses vieux pervers qui regarde les jeunes filles avec des soquettes. long ... lent ... ennuyeux .. inutile , la honte du cinéma français . max pecas à côté de rohmer c'est coppolla .
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