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    Shokuzai - Celles qui voulaient oublier
    note moyenne
    3,9
    569 notes dont 75 critiques
    7% (5 critiques)
    40% (30 critiques)
    35% (26 critiques)
    9% (7 critiques)
    8% (6 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Shokuzai - Celles qui voulaient oublier ?

    75 critiques spectateurs

    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    4,0
    Publiée le 7 mars 2018
    Le deuxième et dernier volet du diptyque "Shokuzai" prend admirablement bien la suite du premier film en se hissant à mon sens au même niveau. La mise en scène de Kurosawa est toujours aussi élégante, dégageant une impression de froideur qui me fait penser à Kubrick. L’interprétation est également irréprochable et les choix narratifs effectués m'ont pleinement convaincu. Le cinéaste japonais poursuit son étude psychologique poussée du genre humain et se livre même presque à une fresque sociétal tant le long-métrage porte un regard fascinant sur la société japonaise. Si l'on pouvait craindre une certaine répétition dans le cheminement narratif, le chapitre final se charge de relancer le film qui livre un dénouement à la hauteur des attentes générées. Je conserve le même problème avec la lenteur du long-métrage d’autant qu’il dure près de deux heures trente, un format un peu trop étiré mon goût même si je comprends le désir de Kurosawa de prendre son temps. Les deux films « Shokuzai » forment une œuvre marquante, profonde, maîtrisée de bout en bout et qui s’affirme comme un modèle de thriller psychologique.
    Tupois Blagueur
    Tupois Blagueur

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    3,5
    Publiée le 27 juillet 2015
    Dans cette suite de la critique de "Shokuzai", évoquons "Celles qui voulaient oublier". Cette fois, Kurosawa s'attarde sur les histoires de Akiko et de Yuka, sans oublier le dénouement de l'intrigue principale, celle de la vengeance d'Akiko, la mère d'Emili. Contrairement aux autres, Yuka se révèle être une jeune femme manipulatrice qui n'a que faire des imprécations d'Akiko, allant même jusqu'à la menacer de lui piquer son mari en échange du nom du meurtrier d'Emili. A la différence du premier volet, ce long-métrage, bien que toujours parfait sur le plan formel, entraîne moins le spectateur dans en raison de certaines longueurs qui s'installent et d'une conclusion un peu trop longue. Néanmoins, dans un sens plus général et qui concerne le diptyque cette fois, les personnages sont traités avec nuance et ingéniosité et les films restent en permanence forts en symboles : Kurosawa critique la société japonaise et ses codes, dénonce de manière acérée le comportement des mères et l'absence ou le machisme (voire la misogynie) des hommes ; il livre une œuvre sombre, flirtant parfois à la limite de la poésie ou du fantastique (avec ces fantômes par exemple), tantôt malsaine tantôt douce, mais toujours juste et désabusée. Beaux films.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 17 février 2017
    Malgré un patronyme encombrant, Kiyoshi Kurosawa est parvenu à se faire un prénom et jouit désormais d'une aura certaine dans le domaine du thriller horrifique. "Shokuzaï" est à la base une série télévisée adaptée d'un roman à succès d'une jeune romancière japonaise, Kanae Minato. Kurosawa en a tiré deux films qui en 4h30 relatent le destin tragique de quatre jeunes femmes témoins du meurtre de leur camarade de classe quinze ans après les faits. Shokuzai en japonais signifie "pénitence" comme l'engagement pris par les quatre petites filles devant la mère inconsolable (Kyoko Koizumi) qu'aucune d'entre elles n'ait pu donner un indice permettant d'identifier le tueur. Chacune des quatre petites filles devenue femme fait ensuite l'objet de la part de Kurosawa d'une longue observation notamment dans ses rapports aux hommes forcément rendus compliqués par l'évènement traumatique subi et la promesse faite à Asako la mère qui tel un fantôme sans âge toujours présent rend impossible l'oubli. Le réalisateur profite du temps long qui lui est donné pour dresser un portrait de la société japonaise contemporaine où les codes d'autrefois s'effacent devant le consumérisme effréné qui a gagné son peuple depuis plusieurs décennies. Il n'en omet pas pour autant de distiller à petites doses les éléments qui maintiennent l'esprit du spectateur éveillé sur le déroulement de l'enquête qui progresse au fur et à mesure que le puzzle des quatre personnalités se construit. La dernière partie qui révèle un dénouement plutôt classique dans la lignée des thrillers américains déçoit un peu, et empêche ainsi la complète réussite de ce travail de précision qui reste tout de même de haute volée.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 8 juin 2013
    Celles qui voulaient oublier ne sont pas à la hauteur de celles qui voulaient se souvenir. Autrement dit, la deuxième partie de Shokuzai est bien inférieure et déçoit après un premier segment de très grande qualité. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte : l'aspect plus réaliste et nettement moins original des histoires de "pénitence" des deux derniers témoins, ces fillettes devenues jeunes femmes, de l'assassinat de leur camarade de classe. Exit le fantastique et l'onirisme présents dans Celles qui voulaient oublier, Kurosawa semble bien moins inspiré et fait traîner en longueur des récits qui semblent banals eu égard à ce que l'on a vu précédemment. Le meilleur devait être pour la fin avec la résolution du mystère et la découverte du meurtrier. Le personnage de la mère de la victime reste toujours aussi fascinant mais à empiler les drames et créer de nouveaux rebondissements, le scénario finit par ressembler à un mauvais mélodrame, un soap opera qui se donne des allures de tragédie grecque. Que vaut véritablement la mini-série telle qu'elle a été présentée au Japon ? Sans doute mieux que l'impression finale de ces deux films dont on regrette qu'ils soient d'un niveau aussi inégal.
    manuinho
    manuinho

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    3,5
    Publiée le 9 juin 2013
    Ouf , cette 2eme partie est bien plus serieuse que la 1ère . Mais que c'est long tout de même ce dernier tableau et final !!!!! À part le tableau de l'ours , tout le reste se suit bien et on apprecie la vie de la petite fleuriste et sa malice . Ouf c'est finie .
    poet75
    poet75

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    3,5
    Publiée le 10 juin 2013
    Deuxième volet de la superbe saga de Kyoshi Kurosawa. Superbe dans les deux portraits de femmes qui sont ici brossés. On aura ainsi suivi le destin, quinze ans après, des quatre fillettes qui furent les témoins de l'assassinat de leur camarade, la petite Emili. Quatre femmes qui, si longtemps après les faits, gardent de lourdes séquelles du traumatisme qu'elles ont subi. Ces quatre portraits sont à la fois passionnants et fascinants. Ce deuxième volet m'a cependant semblé moins abouti que le premier, à cause de son final: celui-ci est censé résoudre les énigmes posées au long du film, mais c'est au détriment du récit. Ce final est laborieux dans ses explications et ses révélations et, en fin de compte, il fatigue et il déçoit. Dommage car tout le reste de l'oeuvre, des deux volets de l'oeuvre, est très réussi.
    ffred
    ffred

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    3,5
    Publiée le 10 juin 2013
    ...Le second film (Celles qui veulent oublier) est, à mon goût, moins passionnant. Au moins pour les chapitres 3 et 4 qui sont assez différents. S'ils se terminent aussi dramatiquement, ils sont moins noirs et même un brin loufoque. L'épilogue reprend le dessus, malgré quelques invraisemblances, et se termine en vraie tragédie grecque...
    NicoSpa
    NicoSpa

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    3,0
    Publiée le 12 juin 2013
    La réalisation, la mise en scène, la mise en images et l’interprétation sont très réussies. A la fois sobres et sophistiquées. D’un point de vue narratif, je suis moins conquis. L’histoire est intéressante et délicieusement glauque. Elle offre de belles variations sur les thèmes de la culpabilité, du dévouement et du pardon. Mais les épisodes sont inégaux et souvent d’une extrême longueur ennuyeuse. Le dernier épisode, au dénouement douteux, déroute par son contenu. Il tranche avec les épisodes précédents. L'intégralité de la critique sur le blog Eyes Wide.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 14 juin 2013
    Cette suite de "Celles qui voulaient se souvenir" commence plus fort en nous plongeant directement au cœur de l'histoire, nous montrant la "pénitence" effectuée par les deux jeunes filles qui veulent oublier l'incident de leur enfance. Leur histoire est plus intéressante que les autres, en particulier celle de Yuka, fleuriste qui n'hésite pas à séduire le mari de sa sœur et à tomber enceinte de lui. Mais la dernière partie, se focalisant sur la mère de la jeune fille assassinée est moins intéressante, bien trop longue et peu crédible, voulant trop jouer sur des effets de twist arrivant comme un cheveu sur la soupe. La fin vient donc en traînant la patte et s'il faut reconnaître le talent de Kyôko Koizumi en mère cachant de lourds secrets, la mise en scène de Kurosawa est bien trop statique et n'aide pas à ajouter du rythme dans une histoire qui comporte déjà beaucoup de longueurs.
    stanley
    stanley

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    3,0
    Publiée le 15 juin 2013
    Cette deuxième partie reprend la thématique du premier en insistant sur les petites lâchetés des personnages femmes qui se servient peut être du traumatisme vécu lors de leur enfance pour justifier leurs actes et l'échec de leur vie. La mère aussi est dans une impasse, quoiqu'elle fasse. Le chapitre de l'ours est le plus intéressant, bâti comme un thriller hitchcockien assez puissant. Le frère est il pédophile ? Quel est la part de l'imaginaire troublée de sa soeur ? Malheureusement, le deuxième segment est la partie la plus faible des cinq chapitres, répétitif et vain. Comme il a été souvent mentionné, la suite et le dénouement de l'histoire est bien trop explicative et semble être en rupture avec les moments précédents. Cependant, à partir de l'affrontement de la mère d’Emili (Hazuki Kimura est vraiment une actrice exceptionnelle) avec le meurtrier, le film est palpitant. La beauté des décors de la villa abandonnée et la lutte quasi mystique (une des plus belles scènes de combat physique qui m'ait été permis de voir) est incroyable. La mère semble possédée comme aidée par un fantôme mystérieux (sa fille ?). On croit que le tueur, dans une attitude prémonitoire, semble semble se soumettre à la rédemption. Moins maîtrisé que le premier opus, ce film reste intéressant, sans plus. Les acteurs restent très bons et les décors japonais neufs et réalistes.
    starman93
    starman93

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    4,0
    Publiée le 3 juillet 2013
    Passons tout de suite sur ce qui fâche:1 ou 2 chapitres tout à fait dispensables et une fin tirée par les cheveux(l'ex-compagon/directeur d'école qui ouvre une lettre trouvée dans un coffre-fort,mais après tout pourquoi pas?,ce n'est pas ce qui est important ici mais bien ce qui se trame derrière les personnages)pour aller à l'essentiel,une mise en scène magistrale(les 2 films du diptyque étant indissociables,le 2è éclairant le premier)de laquelle on pardonnera,je le répète,le chapitre assez ch***t sur le type qui prend son pied avec les fétiches.
    serbitar38
    serbitar38

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    4,0
    Publiée le 15 juillet 2013
    Ce deuxième volet nous donne véritablement une autre facette de cette oeuvre. Un ton encore plus feuilletonnesque, une approche plus terre à terre, plus réaliste, et un dénouement plus abordable. Mais tout le travail de Kurosawa prend véritablement forme et ampleur dans un final admirable et un aboutissement total.
    Missyberkowitz
    Missyberkowitz

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    4,0
    Publiée le 24 juillet 2013
    Enfin un film qui prend le temps de développer le drame et l'action. La forme est originale et force la patience.
    Ciné2909
    Ciné2909

    Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 662 critiques

    3,5
    Publiée le 19 octobre 2013
    Suite et fin avec Shokuzai - Celles qui voulaient oublier qui reprend un schéma identique à son prédécesseur à savoir 2 portraits et même 3 puisque la conclusion attendue est en fait un moyen de découvrir davantage le personnage de Kyôko. Là où il y a un peu de déception c’est que j’espérais une intrigue plus alambiquée où chaque portrait aurait fourni un élément de réponse sur les circonstances de la mort d’Emili. Ce second épisode traine aussi parfois en longueur notamment dans son ultime partie si bien qu’on se demande si cette version cinématographique est vraiment adapté (pour rappel il s’agit en fait d’une série japonaise de 5 épisodes). Malgré tout, l’ensemble constitue quand même une excellente œuvre où se mêle humour, drame ou encore fantaisie.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    2,5
    Publiée le 15 décembre 2013
    Cette deuxième partie de Shokuzai est moins angoissante, moins grotesque aussi, plus constante dans un registre hybride, tragico-burlesque. Pas sûr que cette tonalité aboutisse à quelque chose de très convaincant, mais le résultat est un peu moins lourd. Aux thèmes de la culpabilité et de la rédemption s'ajoutent ici ceux de la jalousie et de la vengeance. On peut toujours reprocher au scénario un certain schématisme, un côté "catalogue des réactions possibles face à un traumatisme d'enfance", ou "illustrations du petit manuel de psychologie en terre nippone, chapitre Névroses féminines". L'aspect démonstratif est cependant moins pénalisant à la fin, puisqu'il s'intègre dans la résolution de l'histoire et de l'enquête policière. Une résolution qui captive d'abord avant de lasser peu à peu, à force de s'étirer dans le temps, de se diluer dans des explications aussi échevelées que bavardes. Le film semblait vouloir jouer la carte du mystère, il s'en trouve finalement - et malheureusement - dépourvu. Pour voir ce que Kiyoshi Kurosawa peut donner de meilleur dans le registre du mystère angoissant, il faut se replonger dans sa filmo et (re)découvrir l'excellent Cure ou le très singulier Kaïro...
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