Le Charme discret de la bourgeoisie
Note moyenne
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96 critiques spectateurs

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OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2023
Ça a un peu vieilli c’est sûr. Mais c’est intéressant sur tous les points : le concept, la mise en scène, les comédiens, les décors, la photographie.

Pas tellement divertissant mais on y trouve son compte.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2022
Malgré ses récompenses [prix Méliès en 1972 et Oscar du meilleur film étranger (sous la bannière de la France alors que le réalisateur, né en Espagne, a acquis la nationalité mexicaine en 1951) en 1973 (mais face à 4 films, soviétique, israélien, espagnol et suédois peu connus), le film est décevant car le scénario cède à la facilité du surréalisme [qui était la marque de fabrique de ses 2 premiers films, « Un chien andalou » (1929) et « L’âge d’or » (1930) mais plus de 40 ans auparavant] en abusant des scènes de rêves pour les situations les plus outrancières ou fantasques et qui, malgré tout, sont de pâles critiques de l’armée, de la police, du clergé et des riches. Cela relève de la farce potache, pas vraiment drôle, caricaturale et même ennuyeuse car trop longue (le film dure 1h42) avec beaucoup de scènes « gratuites » ( spoiler: restaurant dont le patron vient de mourir, les rêves des militaires, le salon de thé dépourvu de café, de thé et de lait, le brigadier sanglant, les 6 personnages principaux marchant sur une route de campagne 3 fois de suite, recette du dry Martini, découpe du gigot d’agneau
) qui ne font pas avancer la narration ; cette dernière n’existe pas vraiment puisque le film se contente de montrer 3 amis (magouilleurs dont l’ambassadeur de Miranda, pays prototype de la république sud-américaine autocratique) et leurs femmes ( spoiler: une femme adultère, une alcoolique et une nymphomane
) qui tentent de dîner ensemble, en vain, succession de scènes sans vraiment de logique. Etonnant que l’excellent Jean-Claude CARRIERE (1931-2021) ait participé au scénario qui n’a, ni queue, ni tête pour être franc. Un film surestimé alors qu’à l’époque, d’autres cinéastes étaient beaucoup plus critiques vis-à-vis de la société, malgré un mode de narration plus classique : Yves Boisset avec « Un condé » (1970) sur la police, « L’attentat » (1972) sur l’affaire Ben Barka et l’implication des services secrets, Costa-Gavras avec « Section spéciale » (1975) sur la création d’une cour spéciale par le gouvernement de Vichy, Henri Verneuil avec « I… comme Icare » (1979) sur l’assassinat d’un homme d’état ou « Mille milliards de dollars » (1982) sur les relations entre multinationales et IIIe Reich, sans oublier les films de Claude Chabrol et sa critique de la bourgeoisie sous la présidence (1969-1974) de Georges Pompidou (1911-1974). Seule la qualité de la photographie en 35 mm, due à Edmond RICHARD (dont c’est la 1ère collaboration, sur 3, avec le réalisateur) et les mouvements fluides de caméra sauvent le film du nanar, malgré la présence d’acteurs connus (Fernando Rey, Paul Frankeur, Delphine Seyrig, Bulle Ogier, Jean-Pierre Cassel et Stéphane Audran). De nos jours, le sujet aurait été traité sous forme de saynètes façon « Kameloot » (2005-2009) d’Alexandre Astier et Alain Kappauf, format plus efficace.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2022
A l'instar d'Un Chien andalou (1928) et de L'Âge d'or (1930), le titre du Charme discret de la bourgeoisie se construit sur une improbable association de mots discordants. Cela participe, selon les termes de Luis Buñuel, d'une démarche surréaliste
Luis Buñuel écrit un scénario conjointement avec Jean-Claude Carrière Pas moins de cinq versions différentes ont même été écrites. La première séquence du Charme discret de la bourgeoisie reprend une situation qu'a véritablement vécu Serge Silberman, le producteur du film ni la première ni la dernière fois que Luis Buñuel centre son intrigue autour d'un banquet qui réunit différents protagonistes Luis Buñuel a été sollicité pour diriger un remake de La Chienne, le célèbre film de Jean Renoir avec Michel Simon Le Charme discret de la bourgeoisie marque la cinquième collaboration entre Luis Buñuel et Michel Piccoli, après La Mort en ce jardin (1956), Le Journal d'une femme de chambre (1964), Belle de Jour (1966) et La Voie lactée (1969) Fidèle à son esthétique surréaliste, Luis Buñuel ne cesse d'explorer les puissances du rêve et de l'imagination. Depuis Un Chien andalou (1928), le cinéaste élabore des univers aux frontières du réel et de l'onirique, de façon à ce que le spectateur ne sache plus dans quelle dimension il se situe
Le Charme Discret de la Bourgeoisie a décroché l'Oscar du Meilleur Film Étranger en 1972 un grand film a redecouvrir
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2021
C’est le bréviaire surréaliste et anarchiste de la critique de la bourgeoisie au cinéma. D’une liberté absolue, d’une audace folle. Totalement déroutant et pas toujours saisissable. Luis Buñuel (accompagné au scénario par Jean-Claude Carrière) opte pour une forme de radicalité narrative qui a ses fulgurances géniales et ses écueils. Pas de psychologie, pas de sociologie, pas de vraisemblance, pas de frontière nette entre rêve et réalité. Les personnages sont sans consistance, simples pantins ridicules, manipulés dans le cadre d’une satire caustique voire féroce des conventions et mœurs bourgeoises. Pas de progression dramatique classique, mais une suite d’épisodes qui répondent à différentes formules : répétitions (le rituel du dîner mondain), récits à tiroirs… L’anarchie de la narration vient déstructurer un ordre social qui existe sans fondement véritable. Et le surréalisme vient mettre à nu par l’absurde des codes sociaux qui ne sont que vanité et vacuité, représentation et hypocrisie. Et qui cachent bien des petitesses. Cette mise à nu donne des scènes mémorables (notamment celle où les bourgeois se retrouvent sur une scène de théâtre) mais tourne aussi parfois au jeu de massacre gratuit. Quant à l’intrusion de récits de rêves, elle est d’un impact certain, souvent sidérant de violence, mais renforce aussi le côté décousu et fourre-tout du film. Cela dit, l’ensemble demeure absolument cohérent dans la filmographie du réalisateur, plus précisément dans le sillage artistique et thématique de L’Âge d’or et de L’Ange exterminateur.
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2021
En 2021 cela n'a pas trop vieilli. Mais comme l'effet de surprise est largement atténué, on trouve ça un peu longuet. Ce qui m'a frappé cette fois-ci c'est la balourdise des bourgeois français quand ils parlent du Miranda à Fernando Rey. Ce ne sont que clichés éculés, droits de l'hommistes et stéréotypés. Comme si tout était merveilleux en France, même en 1972. Même chose pour la géographie, digne du lycée Papillon. Et Rey, ambassadeur du Miranda, répond courtoisement, posément, jusqu'à son algarade avec le colonel. On sent, dans ces échanges, tout le vécu de Bunuel dans les salons parisiens. J'ai retrouvé avec plaisir ce merveilleux acteur de la Comédie Française qui joue ici l'évêque-jardinier. La scène de la confession est parfaite. On y voit que Bunuel, comme Hitchcock, était un ancien élève des jésuites.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2021
« Le charme discret de la bourgeoisie » est une dissection entomologiste de la bourgeoisie, ses rites et ses castes associées que sont l’église et l’armée. Suivant la tentative de tenir un repas entre amis, annulé à chaque fois pour des raisons ou évènements plus ou moins absurdes, Luis Buñuel et Jean-Claude Carrère livrent une suite de séquences d’une drôlerie parfois irrésistible, le sommet étant la scène du théâtre avec le chapeau de Napoléon, le rideau qui s’ouvre sur la salle, se terminant avec Henri Sénéchal (Jean-Pierre Cassel) soufflant et suant : « Je ne connais pas le texte ». Non seulement le propos est constamment pertinent dans son ironie mordante, mais le film est remarquablement inventif, poétique dans l’onirisme, drôle, enlevé et parfaitement maîtrisé. Cette construction très méticuleuse et très travaillée du script s’accompagne d’une mise en scène au minutage parfait. Mélangeant le fantastique (la mort, les fantômes, le décor) à la réalité du quotidien avec une soudaineté surprenante, il n’hésite pas à aborder hypocrisies et paradoxes. Ainsi sa galerie comprend l’ambassadeur trafiquant de drogue, la nymphomane et son mari catalogue vivant de truismes, la femme adultère et son monsieur je sais tout de mari, la sœur intellectuelle donneuse de leçon, le prêtre-jardinier, le militaire épicurien et le ministre gardant l’entre soi du pouvoir. Ils sont interprétés par un casting haut de gamme (Fernando Rey, Stéphane Audran, Jean-Pierre Cassel, Delphine Seyrig, Paul Frankeur, Bulle Ogier, Julien Bertheau, Claude Piéplu, Michel Piccoli) parfaitement dirigé par le réalisateur. Sur le principe de la répétition cher au cartoons et plus tard à Blake Edwards dans les Pink Panther, le cinéaste n’hésite pas a mélanger tous les genres : politique, social, sociétal, militaire, érotisme, théâtre filmé, comédie, fantastique, film noir, onirisme, poésie et enfin road movie, errance à pied au milieu de nulle part. Le tout dans un dosage qui frise la perfection. Ce chef d’œuvre n’amène qu’un seul regret : au bout des 102 minutes nous en voulions encore.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 janvier 2021
De banalité en banalité pour quelques personnes qui cherchent, sans y parvenir, à dîner ensemble. Plusieurs personnages inintéressants passent, les situations banales et de tous les jours sont présentes dans le film mais ne présentent pas de réel intérêt. Comme le film, pour moi. Aucun intérêt. Des personnages qui débarquent pour raconter leurs vie sans intérêt.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 janvier 2023
Il est bien difficile de saisir ce que Luis Buñuel a souhaité transmettre comme message. On ne peut pas dire que son film, sorti en 1972, soit désagréable à suivre, mais il n’existe pas véritablement de trame consistante et aucune issue. Le seul fil conducteur étant la répétition de scènes autour d’un repas inachevé entre six amis issus de la bourgeoisie. La critique de ce milieu est constante mais ne présente rien d’acerbe. Bref, quelques moments chargés d’humour loufoque et des acteurs convenables (notamment Fernando Rey) mais pour le reste, il faut vraiment être un inconditionnel du réalisateur espagnol pour apprécier !
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2020
J ai bien apprécié cette comédie loufoque, désopilante, jouée en détachement totale, les tenues sont superbes, les décors aussi
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2020
Une critique curieuse de la grande bourgeoisie, avec ce « charme discret » Bunuel signe un film tantôt acide, tantôt absurde, tantôt surréaliste. J’ai eu l’impression qu’il y avait une forme de retenue dans sa critique, comme s’il n’osait pas dire à tel point point il méprisait voir détestait les personnages qu’il décrit. Des personnages vides à l’intérieur, qui ne pense qu’à boire et à manger et encore ceci non comme un art de vivre mais comme des actes prétentieux et pour combler le vide de leurs existences et leurs conversations plates. Dans la troupe d’acteur Stéphane Audran sort particulièrement du lot tant elle arrive à donner du naturel à son rôle. C’est un film par moment déstabilisant qui n’arrive pas selon moi à tenir tout du long l’intérêt qu’il suscite dans son ouverture.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2020
Un très bon film de Luis Bunuel Portolès avec Fernando Rey, Paul Frankeur, Delphine Seyrig , Bulle Ogier et Jean-Pierre Cassel.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2020
Entre scènes absurdes, rêves surréalistes, fantastique, comédie, comédie dramatique et même, à certaines occasions, horreur, Luis Bunuel signe un OVNI traitant de la bourgeoisie.
Le film dépeint des personnages avec des caractères et des personnalités bien délimités et en joue pour les mettre dans des situations assez cocasses sans pour autant, ce n'est que mon avis, se moquer de leurs manière si ce n'est à quelques occasions.
Ce qui est certain, c'est que le réalisateur dépasse ce constant en jouant avec ses personnages de la plus maligne des manières en installant des scènes absurdes autant dans la réalité que dans les rêves des personnages ce qui permet une multiplicité de lecture qui me fera, un jour ou l'autre, revenir vers lui.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2019
Ce film est étrange, atypique, il se regarde facilement, pourtant on sent bien que le réalisateur veut faire passer quelque chose... que j'ai peut-être pas toujours saisi ou ressenti.
Les acteurs sont magnifiques, ce sont les "poids-lourds" du cinéma français des années 70.
S. Audran est toujours aussi magnifique. Et elle joue son rôle de bourgeoise à la perfection.
L'absurde du film est léger car c'est subtil, pourtant on sent que les critiques que veut porter le réalisateur sont fortes.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2018
Un regard acerbe sur la bourgeoiserie mais dont la forme ne parle qu'à certains intellectuels pour qui chaque scène est métaphorique à une idée politico-social. Moi je n'y ai vu qu'un film sympathique mais sans plus, un peu prétentieux sur les bords et dont on en ressort un peu lessivé de n'y avoir pas tout compris. Une impression un peu désagréable de passer pour un abruti...
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2019
Plusieurs couples de la bourgeoisie organisent un repas, malheureusement suite à des événements plus absurdes les uns que les autres, le dîner est sans cesse repoussé.

C’est un nouveau film surréaliste de Luis Buñuel surréaliste de part sa construction absurde. Le réalisateur franchit continuellement la barrière entre réel et rêves pour perdre le spectateur.
Le dîner qui finit en pièce de théâtre est une représentation de tout le film sur la bourgeoisie. Les comédiens sont hués par le petit peuple.

Buñuel montre ce qu’est le cinéma en proposant une fable plus qu’énigmatique et cela commence dès le titre.
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