Le Charme discret de la bourgeoisie
Note moyenne
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96 critiques spectateurs

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Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2018
Ce film a bientôt cinquante ans !! Il n'a pas vieilli d'un cil. Absurde, incroyablement drôle et désinvolte (bunuel se fout totalement des règles narratives) le film réjouit sans cesse. Ce qui est le plus génial c'est qu'on a même pas besoin de chercher de sens au récit.
Casting : quasi tous les meilleurs acteurs de l'époque.
Indispensables.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2018
Cet opus de Buñuel a débouché de deux pannes d'écriture ; une sur le titre, sans importance, et l'autre, plus grave, sur le scénario. Cela explique le léger n'importe quoi et les cahots de l'histoire. Le réalisateur a comme toujours plein de choses fascinantes à dire, mais le peu de clarté du propos combiné à cette maladresse rend la forme assez ennuyeuse.

Le titre est un spoiler – difficile de prévenir pour celui-là. Le film va nous parler d'un charme tellement discret qu'on ne le voit que de l'intérieur. Pour le spectateur, le « charme discret » va prendre toutes les formes imaginables de l'hypocrisie, au point que les personnages sont aveuglés par elle. Ils ne se rendent plus compte des griefs légitimes qu'ils pourraient porter, et sont anesthésiées à la beauté. Alors s'il y a un mort dans la salle voisine du restaurant, si un autre restaurant n'a plus ni café ni thé ni rien d'autre que de l'eau, ou bien si un militaire leur avoue un meurtre sous la forme d'une histoire fascinante au demeurant, la réaction appropriée ne peut être qu'un calme poli. C'est là qu'il faut être affûté lors du visionnage, car malgré l'analyse géniale que cela force, l'explicité n'est pas au rendez-vous et les répétitions du petit manège distingué des protagonistes sont vraiment rébarbatives.

Quand à l'apport d'explicité amené par le mémorable rêve du théâtre (où les bourgeois en question se retrouvent pour dîner mais découvrent qu'ils sont sur la scène d'un théâtre et oublient leurs lignes), il est discutable ; trop de détail tue le détail, point trop n'en faut, et caetera. L'image est belle, mais il y en a d'autres qui nous suffisent largement ; par exemple, le prêtre dont la vertu et la gentillesse ne sont pas discutables qui asssasine le meurtrier de ses parents après lui avoir donné l'absolution, c'est une scène quasiment indécryptable ; était-ce justice ? Était-ce meurtre ? Était-ce pêché ? Était-ce vertu ? Après tout, il absolvait l'homme, qui était promis à la mort, alors l'accélérer n'importait pas... mais alors quelle utilité ?

Le Charme discret de la bourgeoisie est peut-être un peu trop forcé pour sonner juste, mais peut-être Buñuel se rendait-il compte de l'intérêt qu'il y avait de le sortir quand même. En tout cas, moi, je l'ai vu. La métaphore finale, accompagnée de bruits de pas dignes d'une sesssion d'ASMR, de la prison des bourgeois qui tournent en rond dans leur élégance, je l'ai vue aussi. Une œuvre difficile à noter.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2018
... avec Le Charme Discret de La Bourgeoisie Buñuel nous rappelle, sur la forme, ses amours surréalistes : un cadavre exquis que n'aurait jamais renié Tristan Tzara. Une forme forcément alambiquée donc, et dont peut être seul Buñuel comprenait le sens mais qui reste malgré tout d'une maîtrise absolue puisque jamais on ne s'ennuie dans ce film sans épilogue. Il y plane un onirisme permanent qui regarde clairement du coté de Salvador Dali et Paul Éluard voire d'Alfred Hitchcock. Le film est également une condamnation acerbe du totalitarisme (la scènes des cafards est assez claire) au travers d'une critique indolente de la bourgeoisie française (pour laquelle on sent toute fois une forme de tendresse de la part du réalisateur). Même si il est toujours plus difficile de s'enthousiasmer pour une oeuvre qui ne comporte aucun lyrisme - le vecteur émotionnel le plus direct - ce film est néanmoins, autant esthétiquement que fondamentalement, d'une grande beauté... et puis Stéphane Audran y est toujours plus magique. Notons que le film est oscarisé... détail ;-)
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2018
Denier film de Luis Buñuel, "Le charme discret de la bourgeoisie" a été pour moi l'occasion de découvrir pour la première fois et pour mon plus grand bonheur le travail du cinéaste espagnol. J'ai en effet beaucoup apprécié ce film d'une richesse et d'une finesse attendue. Je craignais que Buñuel tombe dans une satire bourgeoise un peu facile et démodée mais heureusement, le film ne se résume pas uniquement à cela. Ainsi, la critique de la bourgeoisie n'est en réalité que le vernis d'une oeuvre bien plus profonde qui s'attache à montrer comment des attendus sociaux brident notre liberté. Buñuel présente la bourgeoisie, et par extension la société dans son ensemble, comme prisonnière de ces codes qui entravent son développement. Tout le monde en prend pour son grade dans ce film sublimé par la justesse de ces dialogues et la qualité de ces interprètes. Le réalisateur espagnol s'amuse tant à jouer avec les codes cinématographiques et nos attentes de spectateur que le résultat peut décontenancer et même ne pas plaire mais j'ai pour ma part été charmé par cette première incursion au sein de la filmographie du grand Luis Buñuel.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2018
Ce film de Bunuel est très français,par ces acteurs et des lieux de filmage très banlieue ouest de Paris des années 70. La réputation d'être un pamphlet corrosif contre la bourgeoisie, et pourquoi pas au passage contre l'armée et l'église, n'est plus justifiée aujourd'hui. D'autres films ont attaqué de manière beaucoup plus frontale ces institutions depuis cette époque. Il reste donc une comédie agréable, avec quelques trouvailles hilarantes (l'aubergiste récemment décédé, Pieplu expliquant l'usage de la marijuana dans ses troupes), et un traitement habile des frontières floues entre le rêve et la réalité. Il y a même un rêve dans le rêve, ce n'est toutefois pas Inception de Nolan, avec trois niveaux de rêves imbriqués les uns dans les autres! Comparaison n'est pas raison, mais la même année, sortait Le Parrain... Le nouvel Hollywwood avait pris un train d'avance sur le cinéma européen post-soixante huitard. Cinéclub - janvier 18
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 septembre 2017
Drôle de satire, qui a largement influencé "le sens de la vie" des Monty Python, où d'insupportables bourgeois tentent de dîner malgré divers imprévus.
Au début c'est amusant mais le principe devient rébarbatif et ennuyeux. Critiquer les bourges ok, sans raconter de réelle histoire pourquoi pas. Mais en noyant le spectateur dans d'incompréhensibles méandres anti-tout, c'est finalement pénible. Dommage.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2017
Un film surréaliste mais terriblement daté je l'ai revu après 45 ans et si hier ce film avait un sens et dénonçait quelques travers gentillets de la bourgeoisie aujourd'hui cela n à plus guerre de sens tant le voile s est levé sur ces pratiques et voir un ambassadeur faire du trafic de drogue ou un militaire fumer un joint n étonnera personne......
mais il reste la mise en scène et surtout les acteurs qui sont très bons
Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2017
toute la force de Bunuel est de se moquer de TOUT , y compris des spectateurs incapables de saisir le ton exact et les symboles de son Cinéma effectivement surréaliste . Corrosif , volontairement traité sur un fond désuet , mais avec des effets de caméra d'une élégance et d'une volupté
incomparables . Combien d'auteurs , depuis ( Almodovar le premier) ont été imprégnés des audaces de Bunuel . Comique absurde qui déroute , intelligence du texte , et bien sur un casting incroyable . Quelle élégance dans le verbe et quelle intelligence dans le regard sur le monde !
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2017
Plusieurs bourgeois tentent d'organiser un repas ensemble mais les événements viennent toujours les interrompre... Difficile de parler de ce film de Luis Bunuel sans l'avoir vu tant il déroule une succession de saynètes de plus en plus improbables au fil de son récit, mettant en scène des bourgeois qui s'ennuient, un évêque qui veut devenir jardinier et des militaires qui aiment raconter des histoires. Cadavre dans un restaurant, repas sur une scène de théâtre, assassinat durant un dîner, Bunuel place ici ses personnages dans des situations savoureusement absurdes et ne cesse de nous couper l'herbe sous le pied dès qu'on commence à essayer de comprendre le tout. Très assagi dans sa mise en scène qui fait presque penser à du théâtre (certaines scènes en ont les ressorts), Bunuel n'en ressort pas moins l'une de ses grandes thématiques et s'en prend violemment à une bourgeoisie oisive qui n'a rien d'autre à faire que de manger, de forniquer et de magouiller, l'ambassadeur d'un pays sud-américain allant même jusqu'à mentir sans complaisance sur tout ce qui se passe dans son pays. Porté par une sacrée distribution (Fernando Rey, Delphine Seyrig, Stéphane Audran, Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel, Bulle Ogier, Claude Piéplu), "Le charme discret de la bourgeoisie" peut également se targuer d'être une belle porte d'entrée dans l'univers de Bunuel, se montrant délicieusement absurde mais pas trop décalé non plus.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2019
En six ou sept ans d'intérêt certain pour le cinéma, jamais je n'avais un film de Luis Bunuel. Alors je m'étais dit que dés que l'occasion se présenterai, je la saisirai en vol. Chose faite et mes yeux ce sont posés sur ce « Charme discret de la bourgeoisie » un des films les plus connus du cinéaste espagnol. Et que ma déception fut grande face à un objet aussi mal fichu. D'accord, Bunuel fustige les mœurs des grands bourgeois et se plaît à les tourner en ridicule, mais que c'est mal fait. Ce film n'est sauvé que par son casting au diapason : de Paul Frankeur à Fernando Rey en passant par Jean-Pierre Cassel. Des comédiens ; aussi bons soient-ils ne peuvent pas faire grand chose s'il n'y a pas de matière gravitant autour de leurs personnages. Bunuel a t-il fait de meilleurs films que celui-ci ? Sans doute, et je l'espère même... Me voilà assez refroidi...
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2017
Le charme discret de la bourgeoisie fait partie des films les plus maîtrisés de la période française de son auteur. D’ailleurs, c’est avec ce film que Luis Buñuel remporta l’unique Oscar de sa carrière, celui du Meilleur film étranger en 1973. Comme sur tous ses films français depuis Le journal d’une femme de chambre, Luis Buñuel coécrit avec Jean-Claude Carrière un scénario articulé autour de six personnages bourgeois et amis échouant à diner ensemble. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mars 2017
En ce qui me concerne, peut-être que trop d'absurde tue l'absurde. C'est en tous cas ce qui s'est passé avec le film de Luis Buñuel, qui malgré une idée de départ intéressante ne ma jamais transporté.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2017
Au tournant des années soixante-dix, Luis Buñuel qui n'est pas sans ignorer que le temps lui est compté de pouvoir parachever son œuvre, profite à plein de son retour en France et de sa collaboration avec Jean-Claude Carrière pour laisser libre cours à l'inspiration surréaliste qui lui avait permis d'éclore au monde en 1929 avec "Un chien andalou". Si le réalisateur ne s'en est jamais vraiment laissé compter, il a toujours admirablement su se fondre dans les cinémas que son nomadisme l'a amené à côtoyer. En France justement, la Nouvelle Vague et mai 68 ont laissé la place avec l'arrivée de Pompidou au pouvoir à une bourgeoisie certes à nouveau légitimée mais tout de même encore un peu chancelante. Le cinéma n'est bien sûr pas en reste pour humer et retranscrire l'air du temps. C'est la grande époque de deux cinéastes très concernés par les tourments de cette classe sociale malaimée à laquelle personne n'admet vraiment appartenir. Claude Sautet venu de l'assistanat et passé à côté de la Nouvelle Vague met parfaitement en scène ses états d'âmes tandis que Claude Chabrol issu du mouvement précité auquel il a activement contribué avec Truffaut, Godard et Rohmer, ausculte de manière caustique et souvent féroce les petites perversions de la bourgeoisie provinciale qu'il connaît bien. Buñuel qui outre ses obsessions liées à l'onirisme et au fétichisme s'est constamment dressé en pourfendeur de la bourgeoisie qu'il associe étroitement au pouvoir dans sa volonté de museler l'expression des classes populaires, ne peut que se retrouver dans le cinéma des deux hommes. Il va donc en épouser les contours pour faire éclore une trilogie, fruit d'un cinéaste en pleine maturité qui se libère de toute contrainte. Pour être complet, il faut rappeler qu'au même moment l'Italie n'est pas en reste avec des cinéastes comme Elio Petri ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" en 1970) ou Marco Ferreri ("L'audience" en 1971, "La grande bouffe" en 1973) qui livrent des pamphlets incendiaires sur la corruption, la morgue et l'inanité des institutions de leur pays. C'est le producteur Serge Silberman qui donne au réalisateur une totale liberté pour ces trois films foisonnants aux retombées commerciales plus qu'incertaines et parfaitement inenvisageables dans le système de production actuel. "Le charme discret de la bourgeoisie" est le deuxième de la trilogie et sans aucun doute le plus célèbre grâce à l'Oscar du film étranger qu'il récolta en 1973. Toujours fidèle à sa marotte d'observer la frustration à travers un homme ou un groupe "N'arrivant pas à ....", Buñuel à partir d'une anecdote livrée par Serge Silberman imagine trois couples de bourgeois incapables de mener à son terme un repas toujours empêché ou interrompu par un évènement aussi impromptu qu'iconoclaste. Ici ce sera le couple d'hôtes pris d'une irrésistible envie de faire l'amour qui provoque le départ des deux autres couples, là ce sera un militaire en campagne qui débarque à l'improviste dans le salon, ailleurs ce sera un restaurant où le cadavre du patron qui vient de mourir trône à côté de la salle de réception. Entouré de toute la garde rapprochée de Chabrol et Sautet que sont les Piccoli, Audran et Cassel, de son acteur fétiche Fernando Rey ou de Paul Frankeur le vieux complice de Gabin, Buñuel en profite pour moquer gentiment ses trois institutions favorites que sont l'église, l'armée et la police. Le ton franchouillard au possible, reflet du mauvais goût vestimentaire et décoratif de l'époque révèle un Buñuel caméléon, capable de s'approprier tous les univers cinématographiques ambiants allant de Mocky à Fellini en passant par Chabrol, Sautet jusqu'à Oury ou même Jacques Besnard et Jean Girault, pour faire éclore un feu d'artifice typiquement bunuélien qui brave le temps. En effet, Nombre d'émissions télévisuelles de divertissement actuelles ne nous montrent-elles pas ces anciens bourgeois devenus "bobo", livrant des anecdotes croustillantes sur leurs vies libérées de toute contrainte tout en se restaurant, contribuant ainsi à faire monter la rancœur d'une frange de la population condamnée à rester derrière la vitrine ? Une morgue tellement consubstantielle à cette classe dominante qu'elle en devient inconsciente au point de prendre le risque de générer par elle-même une lutte des classes qu'elle redoute tant. Buñuel n'aura eu de cesse sous tous les auspices et sous tous les horizons de dénoncer ce comportement qu'il exécrait. Comme des canards sans tête, les six bourgeois du "Charme discret de la bourgeoisie" marchent comme de pauvres hères perdus sur une route de campagne à la fin du film de Buñuel. Quarante cinq ans plus tard, ils ne semblent toujours pas avoir trouvé leur chemin.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2016
Une oeuvre atypique par son mélange réussi de comédie sociale aux influences dramaturgiques et d'absurdité surréaliste revendiquée. Certaines lourdeurs dans la mise en scène et des redites scénaristiques néanmoins.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2015
Étrange film.... Pourtant on se plaît à suivre le déroulé de leur vie. C'est un mélange assez baroque de fantastique, d'humour britannique et de comédie bouffonne. Il y a certainement des messages cachés qu'il faut décrypter: par exemple lorsque le groupe des 6 marche sur la route sans un mot, d'un pas décidé. Assez incompréhensible mais loufoque.
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