Derniers Avis : Le Charme discret de la bourgeoisie - Page 4
Le Charme discret de la bourgeoisie
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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2015
ce film de 1972 n'a pris aucunes rides, certaines scènes pourraient bien se passer de nos jours, comme la scène où l'on parle du cannabis, comme à chaque fois Bunuel se moque avec beaucoup d'humour de la religion ; cet évêque qui donne les derniers sacrements à un homme et puis le flingue car il vient d'apprendre que le mourant avait tué ses parents; entre scènes réelles et scènes oniriques ; Bunuel et Jean-Claude Carrère mélangent le tout pour faire un film anticonformiste comme presque tous les films de Bunuel qui reste un des plus grands metteurs en scène du cinéma international ; tous les thèmes chers au maître sont là: la bourgeoisie hypocrite, le clergé aux pouvoirs trop étendus et l'obscurantisme qu'il génère, on ne peut pas rester insensible aux films de Bunuel ou alors on a rien compris
J'ai vu un film... un film de ma jeunesse... Dire que j'ai vu ce film, lorsque j'avais tout au plus 12 ans... Et à l'époque, je n'y ai tellement rien compris que j'ai mis un sacré bazar dans le cinéma... En même temps, à l'époque, j'avais hésité avec "Dingo aux Jeux Olympiques" :)... Ceci étant dit, qq décennies après, cette charge contre la "bourgeoisie" (ce terme fait désuet) n'a pas perdu de sa superbe... mais malgré tout, la réalisation de ce "théâtre filmé" fait vraiment daté... On oscille entre l'onirisme, la réalité glaciale et la dénonciation d'une caste fat, engluée dans des histoires de bouffes, de drogue et de sexe... J'ai particulièrement apprécié les comédiens qui sont vraiment à la hauteur de la médiocrité de leurs personnages. Fernando Rey, Jean-Pierre Cassel, Delphine Seyrig, Bulle Ogier, Stèphane Audran... jouent juste ce qu'il faut pour faire faux dans leurs intérêts pour les autres... Les relations aux domestiques est vraiment intéressant, au clergé également...Cette comédie grinçante est assez enlevée... On y prend un certain plaisir... Mais que le temps a passé.
"Le charme discret de la bourgeoisie", sorti en 1972 soit vers la fin de carrière de Luis Bunuel, est une comédie loufoque et surréaliste mettant en scène des acteurs tous formidables (Fernando Rey, Delphine Seyring, Paul Frankeur, Claude Piéplu ou encore Bulle Ogier) dans des scènes et/ou des situations cocasses. Je trouve qu'une certaine classe se dégage de ce film. Ca paraît des fois invraisemblable, des fois impossible. On frôle par moment le non-sens mais on se laisse aller et séduire pour finalement passer un bon moment. Encore du très bon Bunuel.
Souvent dans le viseur du cinéma décalé de Luis Buñuel, les conventions sociales de la bourgeoisie sont ici traitées à travers une série de saynètes où l’on retrouve à chaque fois trois couples de nantis sur le point de passer à table. Des situations toutes plus abracadabrantes les unes que les autres vont donc empêcher ces six individus antipathiques, tous interprétés par des acteurs habitués aux extravagances du réalisateur espagnol, de commencer à manger. Un concept singulier et une mise en scène à la fois surréaliste et théâtrale qui font de cette comédie une curiosité qui semble intéressante à découvrir mais qui, malheureusement, ne tient pas ses promesses en matière d’humour. Aussi surprenantes soient-elles, aucune des histoires n’est réellement drôle et seuls les quelques dialogues qui soulignent l’hypocrisie des personnages donnent un peu de mordant à cette chronique sociale où l'on se perd entre rêve et réalité.
C’est Buñuel, alors on lui pardonne beaucoup mais il n’empêche qu’il a été meilleur ! Ce film reste très surfait et démodé. Critique débridée et loufoque de la bourgeoisie, de ses conventions et ses lourdeurs sociales — mais fallait-il imposer ces lourdeurs au film et à la mise en scène —, le film s’étire péniblement dans des situations, réelles ou oniriques, à peine drôles et des jeux d’acteurs cabotins. Buñuel y flingue toutes ses obsessions (l’Église, l’armée, le fascisme, le sexe) sans grand brio et la satire tombe dans l’ennui. Comme on dit dans le Sud-Ouest, « ça eut plu » !
La famille Thévenot et la famille Sénéchal tentent à plusieurs reprises de se réunir pour dîner, mais à chaque fois un évènement imprévu les empêcheront de pouvoir y parvenir. Grâce à un excellent et truculant casting et à un scénario particulièrement astucieux, cette satire féroce de la bourgeoisie que nous aura concocté Luis Buñuel au début des années 70 se suit un plaisir assez coupable. Une oeuvre assez surréaliste (à l'image d'ailleurs de son incroyable "Ange Exterminateur" qu'il réalisera dix ans plus tôt) et qui mérite donc clairement le détour.
Une œuvre corrosive et totalement surréaliste,qui intervint dans la fin de carrière en France de Luis Bunuel. Michel Piccoli,Bulle Ogier et Stéphane Audran par exemple,sont présents dans "Le Charme discret de la bourgeoisie"(1972). Trois couples n'arrivent jamais à dîner ensemble pour des raisons plus absurdes les unes que les autres. Des personnages prennent la parole à des moments incongrues. Des images perturbantes sortent de nulle part. Bunuel semble dire qu'il ne s'agit que d'une pièce de théâtre grandeur nature. Il n'y a pas grand chose à comprendre. Cette abstraction n'est clairement pas pour moi la garantie d'un grand film.
En bon vagabond, Bunuel s'amuse avec le trafic de la bourgeoisie. Aucun acteur n'a une identité propre (certainement pour dévaluer les valeurs de cette haute société où les problèmes s'implantent à chaque instant). Sauf pour le gangster, symbole de la pagaille absolue. Fernando Rey me régale avec ses mimiques hilarantes. Pas un moment de répit pour déjeuner tranquillement. Des cauchemars en guise de regret, d'esprit fautif. Une envie sexuelle débordante, et un repas en moins ! La moquerie n'est que plus belle. L'ensemble convainc.
Bunuel, en fin de carrière, signe une œuvre mystérieuse qui a pour fonction première de critiquer la bourgeoisie, la religion et les militaires. Le scénario est spécial et assez complexe. On arrive pas à cerner le sens de l'oeuvre tellement, on oscille entre rêve et réalité. On a même une introduction de fantastique à certains moments (rêve du militaire, boucher, etc). Le thème principal est bien sûr celui du repas. A chaque fois, ils essaient de diner mais n'arrive pas à finir ce dernier. Des fois de manières spectaculaires : l'entrée des tueurs, la mort dans le restaurants. On est assez perdu mais c'est assez jubilatoires par ces mystérieux personnages : l'évêque qui veut être jardinier, des trafiquants de drogues, etc. Les acteurs sont globalement bons. Ainsi, on assiste stupéfait à un déroule de scènes en tout genre, tout cela est assez divertissant mais manque affreusement de rythme. On apprécie principalement, la portée du film.
Quelle moquette a donc fumé Buñuel pour nous infliger un tel ratage ? Buñuel se trompe de cible en critiquant la bourgeoisie, ce n'est pas la bourgeoisie qui est exaspérante, c'est le genre humain dans son ensemble, mais on lui aurait volontiers pardonné ce parti pris si cela avait été fait avec efficacité, or ce n'est pas le cas. C'est bavard, lourd (voire lourdingue et le recours au rêve comme procédé de narration est pénible), ça ne va nulle part et on a aucune empathie pour les protagonistes (même si c'est fait exprès), et certaines scènes sont carrément aussi inutiles qu'ennuyeuses (les rêves des militaires). Un film qui n'apporte rien. A sauver la scène de galipettes entre Audran et Cassel et juste un doigt d'humour surréaliste (ce qui ne fait pas grand-chose)
Avec cette satire acerbe envers la bourgeoisie vue comme un milieu clos et replié sur lui-même, qui passe son temps à se donner rendez-vous pour dîner (pour un repas qui n’aura jamais l'occasion de se dérouler), Buñuel réalise une œuvre mystérieuse qui commence de manière assez classique mais tourne progressivement au surréalisme en oscillant entre rêve et réalité. Si bien qu'au final, on arrive pas à cerner complètement le sens du film.
C'est le premier film de Bunuel que je vois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est... spécial! A fois absurde et glauque, une sorte d'ancêtre de David Lynch à la française. Vraiment très bizarre. Donc j'ai bien aimé!
"Le charme discret de la bourgeoisie" est un excellent Buñuel constituant une belle critique des habitudes bourgeoises et d'une certaine frustration. Le film est parfois difficile à cerner tant l'intrigue peut apparaître comme étant insensée mais c'est le surréalisme qu'il balade dans sa filmographie qui fait le charme du réalisateur, avec une réalisation minutieuse.
Un film curieux et terriblement prétentieux, mais qui ne manque pas d'intérêt. Sans jamais perdre de vue son objectif principal, qui est de n'en avoir aucun, Bunuel réalise un film sans aucun sens, qui erre et se perd, sans tenue et constamment déroutant. Tout cela est fait avec une certaine lourdeur, et souvent de façon maladroite. Cette lourdeur est-elle le reflet de la bourgeoisie dont les conventions et l'ignorance sont ici acidement dénoncées ? Est-ce une volonté du cinéaste ?... bah, on s'en fout et lui aussi.... ou plutôt non, il met un point d'honneur à ce qu'on y comprenne rien, ce qui relève d'un narcissisme éprouvant. Je préfère quand Bunuel explore la névrose et la déviance en laissant la part belle à ses personnages. Au final, le film se contente ici de son dispositif,plutôt intéressant il est vrai, mais assez vain.
Aucun intérêt. Les acteurs surjouent, les personnages sont insipides, il n'y a pas vraiment de scénario : juste des situations toutes plus ennuyantes les unes que les autres. Comme à son habitude, Luis Bunuel ne raconte rien d'intéressant. Un gros fainéant de la pellicule. Aucun intérêt. Un film c'est censé raconter quelque chose ou au moins censé nous procurer des émotions, dans ce film rien, on ne rit pas une seule fois (censé être une comédie dramatique). Si vous voulez une critique acerbe de la bourgeoisie tournez-vous plutôt vers La grande bouffe ; les personnages ont de la gueule et l'humour est plus prononcé. Après c'est mon avis.