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Djo D
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2,0
Publiée le 18 mai 2018
J'ai cru un moment à ce film, son côté provocateur sa bande annonce bien ficelé.... Et puis à l'image d'un bon soufflé qui retombe après avoir bien gonflé tout n'est que vent...... Faussement cru et pas dut tout subversif, tout est calibré pour les nominations, de bons acteurs ne peuvent sauver un projet "faux-derche" où la morale est sans cesse présente. Ce film c'est Canada Dry......
3,5/5 Bien. C’est un bon film avec une transformation très réussie du personnage de Kevin Spacey. Le film démarre gentiment et décolle totalement par la suite. Très agréable à suivre, les personnages sont tous travaillés et un certain suspense maintient en haleine jusqu’au bout. A voir.
18 ans après, ce brûlot sur la société américaine n’a pris aucune ride. Réussite, beauté, religion, patriotisme, hétérosexualité, plénitude de sa vie sociale et sexuelle : tout ce qui fait norme dans la société américaine et qui a contaminé toutes les sociétés occidentales est montré comme des valeurs à adopter au risque d’être détruit par le système. Rien ne compte plus que les apparences ; peu importe si c’est factice et si les individus doivent se débattre avec leurs contradictions ; il faut renvoyer l’image paradisiaque de personnes dans la norme. Cette société détruit les rêveurs, les utopistes et les idéalistes ; l’argent et les apparats régissent les rapports sociaux. Le ton est grave !!! Mais que le film est drôle. Avec un scénario sans faille, Mendès manie l’humour noir avec beaucoup de dextérité en chargeant au maximum le film d’un fourre-tout des valeurs que l’Amérique déteste. Acerbe, on flotte entre comédie noire et drame psychologique. Et puis au-delà d’une qualité d’écriture incontestable, la mise en scène est au diapason ; enfermant ses personnages dans des cadres et jouant des parallèles et perpendiculaires pour mieux montrer une société dans laquelle aucun débordement ne doit faire jour. Tout est bien corseté et quand le vernis éclate, c’est l’être humain qui explose en plein vol. Magnifique. Et les comédiens sont magiques : Spacey et Benning en tête en couple digne de « La guerre des Rose ». Encore une histoire de fleurs. A voir et revoir… longtemps. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Un film qui sort du commun ne veut pas dire que c’est un chef-d’œuvre de l’Oscar, l’étiquette fut estampillée originalité. C’est une ambiance de jeu austère et mono expression exaspérant, beaucoup d’audace et de prétention pour une mise en scène non naturelle particulièrement énervante, des intrigues de bourgeois de bas fond et autres caricatures.
"Ma fille Jane a tout de l'adolescente mal dans sa peau". C'est finalement ce poncif que ça ironiquement illustrer Kevin Spacey en tentant de s'émanciper de sa vie quotidienne afin d'avoir l'impression d'exister, vivant ainsi une véritable crise d'adolescence. La drogue, le job au fast-food ou une libido digne d'un adolescent, tout y est ! Ce film allie ainsi aussi poétique que brutal tant les personnages sont aussi fascinants qu'attachants !
Voilà un film qui a été touché par la grâce; en le regardant on se demande même pas pourquoi il a eu l'oscar tellement c'est évident. Réalisation et acteurs irréprochables pour un drame incisif et cynique sur la crise de la quarantaine dans une famille de l'Amérique moyenne, qui fait aussi bien rire que pleurer. Un pur chef-d’œuvre.
Un chef d’œuvre troublant, envoûtant, fascinant et palpitant avec une BO magnifique du compositeur Thomas Newman, un casting parfait, une réalisation absolument géniale et une histoire sublime et complexe.
Rarement on trouve un équilibre aussi parfait entre thriller / comédie / drame. Tout le casting est excellent et parfaitement dirigé, American Beauty fait parti de ces films qui font prendre du recul sur soi même. MAGNIFIQUE film
Nous voilà dans la crise de la cinquantaine, à un moment de la vie où tout a été gagné, durement parfois, et où tout commence à s'en aller, l'amour, la jeunesse, le sentiment d'être utile à son travail, l'envie...et c'est justement cette envie que l'on veut faire renaitre, en abandonnant tout et devenant libre de faire ce qui nous plaît. Cette tragi comédie est à prendre toujours au 2d degré et à mettre en relief avec notre vie et le monde qui nous entoure. Après cela, on pourra vraiment apprécier ce film à sa juste valeur...4/5
Le train est passé et je n'ai pas su le prendre en cours de route. L'aspect dithyrambique des adjectifs collés sur l'affiche du film me semble un tantinet exagéré. Pratique encore courante aujourd'hui, elle ne gage pas forcément d'une réalité cinématographique. Surement qu'il y a seize ans, bousculer l'art de vivre du couple américain lambda par le subversif était quelque chose de révolutionnaire. Le duo Spacey-Bening est - à mon goût - très mal assorti. Je n'y crois jamais vraiment. Et tout ce qui se passe dans cette famille est insipide. Empli d'effet de style, ce qu'American Beauty dit du couple et sa totale désunion reste mineur dans le genre. D'ailleurs, assez boursoufflé pour ne pas en garder un périlleux souvenir dix jours après l'avoir vu.
Excellent. On s’attache vite au personnage. Ce « bof » qui reprend sa vie en main et à qui il arrive au final pas grand chose mis à part être viré. La fin est assez surprenante mais bon le film vaut le coup quand même.
Une famille ordinaire dans un quartier résidentiel vient leur petite vie tranquillement. Un nouveau voisin emménage, il est le fils d'un colonel de l'armée très conservateur. Lester Burnham, détesté par sa fille Jane (elle veut le tuer: cf première séquence), poussé par sa femme, va la voir pendant son spectacle. Là bas, il rencontre sa meilleure amie Angela pour qui il voue un amour jamais vécu. Pour lui c'est une renaissance, il n'est plus l'homme banal qui a peur d'exister, il se met au sport et développe son charisme pour plaire à Angela. Dès le début du film, la voix off de Kévin Spacey nous dévoile la fin du film, on vit donc dans la dernière année de sa vie, année de sa renaissance qui se conclura inéluctablement par sa mort.
Alan Ball écrit un scénario qui critique et démolit le rêve américain. Il choisit même le titre American beauty pour montrer l'envers du décor des familles américaines.
Le film contient quelques références au cinéma d'Hitchock: La mère de Ricky est mis en scène de la même manière que Mrs Bates dans Psycho. Ricky, lui, est considéré comme un schizophrène. Il filme aussi ses voisins à la manière de Fenêtre sur Cour.
Sam Mendes, habitué de la planche en tant que metteur scène, livre son premier court métrage qui reprend certains codes du théâtre. Le film semble être un huit clos dans la maison des Burnham.
American Beauty, le meilleur film que j’ai pu voir de ma vie, celui qui m’a dit « Regarde, regarde ce que le cinéma peut faire... » et qui m’a ouvert à cette passion. Je n’ai à ce jour, toujours rien vu de comparable, c’est un film où l’on ne trouve à redire. Un film où l’on n’envisage aucune autre possibilité de scénario, musique, mise en scène, cadrage, acting... Un film Parfait que l’on regarde, juste, on le regarde et on apprécie ...
Un très bon film mené par Kevin Spacey en pleine crise de la quarantaine. Il se trouve un nouvel objectif dans la vie et plaque tout. A voir car il dépeint une Amérique qui derrière son très bon statut social est cassée de l’intérieur.
Lester est un père de famille ordinaire décidé à reprendre sa vie en main. Sa femme Carolyn est dominatrice et obsédée par son travail ; sa fille Janie est "le stéréotype parfait de l'adolescente : hargneuse, paumée, mal dans sa peau". L'ambiance est au vitriol, et Lester va devoir se débrouiller pour s'imposer auprès de son entourage. A travers cette idée, Alan Ball (le scénariste du film) développe une satire fascinante des cages dans lesquelles chacun s'enferme naturellement. On y retrouve la thématique du désir, du stéréotype, de la liberté et même de l'aliénation. Tout est vu sous un angle très humain ; c'est profond et cela sort des sentiers battus. Sur la forme, Sam Mendes est à la réalisation et Thomas Newman à la musique. Autant vous dire que l'intelligence du scénario ressort dans chaque plan et dans chaque scène. Cela fait d'American Beauty un de mes films préférés. A voir absolument.