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posbern343
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5,0
Publiée le 25 mai 2008
Auteur du livre, Dalton Trumbo ne trouva personne d'autre que lui-même pour le réaliser à 72 ans. Le résultat fut projeté à Cannes et laissa le public et la critique atterrés, en larmes. C'est plus qu'une condamnation de la guerre. C'est une métaphysique du désespoir de la jeunesse et de l'innocence fauchée par l'absurdité des armes. Poignant, il reste le seul film sans aucune concession de l'art face aux mythes guerriers. Admirable.
A trop noircir le tableau, on y voit plus rien. Que demande le peuple ? ‘’Pourtant ce film joui d’une renommé de grand classique’’. Oui, ‘’Citizen Kane’’ aussi. Vous l’avez revu récemment ?
Un chef-d'oeuvre du septième art. Trumbo réalise un film provocateur et dur dénonçant la stupidité de la guerre. La solitude du héros malheureux est terrible. Culte!
L'un des plus belles oeuvres cinématographiques qu'il m'ait été donné de voir. Absurdité de la guerre et réflexion sur l'euthanasie au-travers d'un homme sans bras ni jambes... sans jamais tombé dans le patho ou dans le voyeurisme. Juste du très très grand art.
Film tres fort, avoir au moins une fois. Le scénario monolithique mais l'histoire prend tellement au tripes que cela renforce l'immersion du spectateur. Un sommet du genre, le drame poussé dans ses derniers retranchements. ça donne aussi envie de lire le bouquin.
Johnny Got His Gun, ou comment prendre une énorme baffe. Ou encore comment éviter, sur l'un des sujets les plus potentiellement glauques qu'on puisse imaginer, le pathos et le trash faciles, pour nous servir une oeuvre bouleversante, intelligente, et toujours d'actualité.
Attention chef d'oeuvre !!! Un de ces films rares ou à la fin, il est difficile de se relever de son siège pour passer à autre chose. Moment énorme, émotions poussées à leurs limites : quand une caméra arrive à vous parler aussi fortement, on ne peut qu'applaudir et remercier.
"Johnny got his gun" est de ces films qui ne laissent pas tout à fait indemnes et continuent de tourmenter bien après la projection. La force de cette oeuvre est de parvenir à communiquer au spectateur, sans subterfuge mélodramatique facile, les souffrances innommables de ce jeune soldat condamné à la plus terrible des captivités, celle d'un corps déchiqueté et inerte qui le prive de ses principaux sens. Réduit au statut de "tronc décérébré" par l'administration militaire, Johnny tente désespérément de prouver qu'il lui reste toute son humanité. Ce qui n'est hélas pas le cas des officiers bornés auxquels il implore sa libération mais qui vont finalement le maintenir "pour son bien" dans son état de vie végétative. Sombre, morbide, étouffant mais aussi plein de poésie (scènes oniriques très réussies)et d'espoir(principalement porté par les personnages féminins du film)
Epoustouflant. Vu à sa sortie - donc il y a ...37 ans ! j'ai le souvenir d'un drap qui parle ... J'ai failli m'évanouir tant le film est impressionnant.
Un très beau film pacifiste qui est un grand classique du cinéma, à voir pour le message pacifiste et antimilitariste que le réalisateur a fait passé. ( A noter que la vf est horrible )
Film unique, contant la vie d'un soldat qui se retrouve mutilé, sans bras, ni jambe, muet, aveugle et qui veux seulement en finir. A VOIR ABSOLUMENT EN VO......l'ai vu une fois en VF, merci bien. Des phrases chocs, un film poignant qu'il faut voir une fois dans sa vie. Critique acerbe de la guerre, euthanasie tout est abordé avec finesse et tact. Des extraits de ce film sont magnifiquement employé dans le clip de Metallica One que je conseille à tout le monde.
Un film très fort, extrèmement troublant et dérangeant, sans aucun compromis, violemment antiguerre, il ne verse pourtant pas dans le pathos ni le surligné tel Le scaphandre et le papillon. Johnny s'en va en guerre joue sur l'opposition entre la triste réalité, effroyable mais pas exhibitionniste, en noir et blanc, avec les visions en couleur des rêves, fantasmes ou souvenirs plus ou moins confus de Johnny. Les scènes à l'hôpital sont servies par une bande son étonnante et une qualité de photographie indéniable. Trumbo ne commet pas l'impardonnable erreur d'exhiber le tronc du soldat mais, plus terrible encore, telles les méthodes utilisées par le cinéma de genre, de suggérer l'effroi (du papier pour pallier la béance du visage de Johnny, Un drap qui met en évidence un simple tronc). La scène avec le rat est pour le moins insoutenable et le moment où le soldat croît qu'on lui ampute les membres un par un est une superbe trouvaille d'un scénario toujours exceptionnel. Trumbo ne se contente pas de juger les comportements des médecins (celui contre l'euthanasie, l'infirme qui croît qu'il ne s'agit que d'un légume) mais il montre seulement leur action par la simple observation de comportements physiques habilement décrits. Les gestes, encore, de l'infirmière sont d'une beauté absolue, qu'il s'agit de surseoir à toutes les souffrances du héros ou de lui donner la mort. Les scènes en couleur sont souvent extrèmement troublantes et toujours justifiées sans aucune sensiblerie. A noter aussi que Trumbo semble capable de décrypter au mieux le mécanisme des rêves. Un film qui rappelle Elephant man et dont les effets s'insinuent progressivement chez le spectateur au point qu'il lui semblera difficile de l'oublier. Pas un chef d'oeuvre, mais pas si loin.
Un drame pacifiste plus qu'intense sur les conséquences de la grande guerre parmi la population et sur son atrocité. "Johny got his gun" est ainsi construit comme la rêverie et les souvenirs d'un homme qui n'a plus que sa conscience et qui se remémore une partie de sa vie. Certes triste, mais terriblement bien mis en scène et prenant, ce film se permet également d'ouvrir un débat prémoitoire sur l'euthanasie, ceci s'ajoutant à une réflexion sur la valeur de la conscience. Peut-être pas un classique, mais au moins un petit au chef-d'oeuvre.