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1,5
Publiée le 1 mai 2021
Je ne sais pas si c'était original en 1971 mais Johnny s'en va-t-en guerre ne m'a pas présenté une seule nouvelle idée. Je ne vois pas non plus en quoi ce film parle de la guerre à part le fait que nous savons qu'il est censé être un film anti-guerre. Et que nous savons que le héro principal a été blessé à la guerre. Il n'y a probablement qu'une seule scène qui se passe dans une guerre. Peut-être que si le film durait trente minutes ce serait disons un film décent. Mais tel qu'il est c'est beaucoup trop long pour une idée aussi simple...
Ce film est vraiment très particulier. Pas gai pour 2 sous, c'est plus qu'un drame. Il nous entraîne dans les divagations d'un grand blessée de guerre, transformé en momie egyptienne, qui se morfond dans son lit d'hôpital, en repensant a certains moments de sa vie passée. C'est du sérieux.. . Heureusement il a avec lui une petite infirmière bien gentille qui le câliné et lui apporte un peu de douceur. Les médecins eux, ils s'en foutent bien de lui vue son état... Bon si vous aimez le blues et les trucs intellos regardez ce film qui a eu la palmé d'or à Canne, histoire de ne pas mourir idiot, mais molo molo. Enfin pour rester positif, Vous verrez qu'apres avoir vu "Johnny s'en va-t-en guerre" , vous pourrez vous dire qu'il vaut mieux être cool, entier et en bonne santé qu'amoche comme ça dans un hôpital de campagne...
« Johnny s’en va-t’en guerre » de Dalton Trumbo (1972) est un film profondément antimilitariste qui aurait pu être un chef-d’œuvre sans ces scènes en couleurs qui certes traduisent les souvenirs et les fantasmes du soldat, mais sont parfois un peu cul-cul en dehors de la toute première scène où ce père dit à sa fille d’aller dans sa chambre avec son petit ami qui va partir à la guerre. Les scènes de souvenir de pêche évoquent trop « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford (1993), et sont patriotiques à l’américaine. Je ne parlerai même pas des scènes avec Jésus pourtant inspirées semble-t-il par Luis Buñuel ! Toutes les scènes en un noir et blanc très contrasté traduisent à merveille le livre éponyme du réalisateur publié en 1939 (2 jours après le début de la Seconde Guerre mondiale) et dont la lecture est poignante. Force est de dire que Dalton Trumbo a parfaitement su l’adapter à l’écran avec ces gradés forts de leur « prouesse médicale », et inversement cette jeune infirmière qui réussira à communiquer avec cet homme tronc sans vue ni ouïe et sans langue ni mâchoire inférieure. A noter que ce film qui a reçu un Grand Prix Spécial et le Prix de la Critique Internationale lors du Festival de Cannes, est sorti aux USA en pleine guerre du Vietnam et dans la mouvance des manifestations Peace & Love… mais il aura quand même fallu attendre plus de 50 ans pour qu’on puisse enfin montrer à l’écran la boucherie qu’a été la Grande Guerre même si dès 1957 Stanley Kubrick avait pu sortir « Les sentiers de la gloire ».
Il ne faut pas trop en dire. Il faut regarder ce film, recevoir cet énorme pavé dans la tête. On nous l'amène lentement, entre scènes romantiques et scènes de guerre. Génial
Quel film marquant ! Rempli de bonnes idées, ce film saura vous faire réfléchir sur la vie en général. Le film nous tiens en haleine alors qu'en soit il ne se passe pas grand chose... Vraiment une bonne expérience cinématographique !
Au cœur du néant. Dalton Trumbo est connu pour son écriture acerbe et pour son engagement. Il le paiera d’ailleurs assez cher. Il s’agit là de son seul film en tant que réalisateur et c’est une adaptation de son propre roman. C’est l’histoire d’un jeune américain fraîchement engagé pendant la première guerre mondiale. Il en ressort amputé des quatre membres, aveugle, sourd, sans mâchoire et dans l’incapacité de communiquer. Comme le médecin militaire qui s’occupe de lui le pense inconscient, il servira de cobaye sur le long terme. De fait, il ne peut guère se passer grand-chose dans cette histoire d’homme cloué au lit avec un drap sur le visage. Et pourtant, c’est spectaculaire. Le dialogue constant du jeune homme avec lui-même pousse à la réflexion. Et l’air de rien, il y a un véritable suspens tout au long du film. De la candeur de celui qui se voulait héros, on passe au dégoût qu’inspirent les autorités politiques et militaires. On revit avec notre héros ses allers et retours dans sa mémoire, ses relations avec son père, figure de tutelle, d’autorité et de valeurs traditionnelles ou son histoire manquée avec sa chérie, opposée à son départ sur le front. On en sort désespéré mais admiratif. Ce film est en fait une expérience antimilitariste à vivre et à ressentir. Dernier conseil, on évite la VF calamiteuse.
Deuxième vision après au moins 15 ans... Sujet percutant, affreux insoutenable et la fin du film cauchemardesque et un intelligent pamphlet pacifiste. Après je lui trouve tout de même quelques longueurs parfois inutiles dans les scènes flash-back ou délirees (surtout les dernières). Film qui en a inspiré pleins d'autres (elephantman, la chambre des officiers, million dollar baby ...) donc précurseur de grande qualité qui glace toujours aussi efficacement à chaque visionnage.
Chef-d’œuvre – qualificatif non galvaudé comme souvent – que ce film impressionnant et poignant comme peu le sont, magnifiquement construit et d’une grande modernité. Une mise en scène au cordeau, voix off, flash backs, passages alternés du noir et blanc à la couleur, gros plans, plans suggestifs,etc. Et aucun de ces artifices n’est superflu ou présomptueux. Chaque acteur, chaque réplique sont justes et sobres. Quelle maîtrise pour réaliser ce film inoubliable !
Après avoir sauté sur une bombe, Johnny revient de guerre sans membre, sans visage, a moitié décérébré et seul le sens du toucher lui reste.. Mais le pire, il est encore vivant et la médecine le maintient en vie pour qu'il serve de cobaye à la science. Le sommet de l'horreur. On ne voit rien mais ce qui est suggéré est difficile à soutenir, particulièrement son état d'isolement absolu alors que ses pensées restent entièrement intactes ce qui lui permet de vivre avec ses souvenirs mais surtout de réfléchir de façon approfondie sur le sens de sa vie. Bon, par cette approche, la stupidité et l'horreur de la guerre est bien mise en évidence. Toutefois ce concept n'est pas nouveau et je préfère largement les chefs d'oeuvre que sont la ligne rouge de Malik, full metal jacket de Kubrick ou encore le tombeau des lucioles de Takahata pour ne citer que ceux-là. Mais le film va au-delà en montrant la dualité entre l'âme immatérielle et le corps matériel. Comment un être décérébré peut-il continuer à penser et même chercher à communiquer?? Malheureusement, bien que ce drame touche les problèmes fondamentaux, force est de constater que les solutions qu'il propose sont inexistantes. L'existence de Dieu est abordée mais de façon très maladroite. Jésus apparait mais malgré ses tentatives, iI ne peux pas l'aider...C'est plutôt l'absence de foi en Dieu qui ressort et c'est bien là le vrai drame. En dehors de Dieu, l'homme n'a pas de réponse au sens de sa vie ni d'explication sur le sens de la souffrance humaine. La sentence récurrente "si Dieu existait Il ne permettrait pas ça" me semble bien injuste. En quoi Dieu est-il responsable de la méchanceté des hommes? de certains hommes au fait? Et qui sait si Dieu n'a pas le dernier mot à la fin? En conséquence, Johnny tourne en rond dans son cauchemar et le film nous laisse juste un sentiment de profond désespoir et d'ennui.
Grand classique quasiment unanimement acclamé, "Johnny s'en va-t-en guerre" m'a pourtant totalement laissé en dehors. C'est simple quasiment rien ne m'a plu dans ce film, de la voix-off trop illustrative qui alourdit le film au part-pris esthétique (scènes en noir et blanc pour le présent et scènes en couleur pour les flash-backs) pas vraiment original. J'ai trouvé le film assez plat esthétiquement, tout comme dans sa mise en scène qui m'a paru essentiellement fonctionnelle. C'est d'autant plus rageant que les rares fulgurances visuelles dont le film fait preuve m’ont beaucoup plu, à l'image de la dernière nuit que passe Johnny avec sa copine avant que ce dernier ne parte justement à la guerre. Sur l'histoire en elle même, je trouvais le concept original mais j'ai été gêné par la linéarité du scénario, par ces nombreuses longueurs et par tous les passages mettant en scène le Christ que je n'ai pas compris. Mais l'élément qui m'a sans doute le plus gêné, c'est que je ne me suis jamais investi émotionnellement au sein de ce film. Aucun des personnages n'a généré chez moi une quelconque empathie et je suis resté en dehors de ce film qui m'a paru incapable de générer une émotion sincère. C'est une impression très subjective mais le film manque à mon sens de relief, de changements de rythme qui empêcheraient que le long-métrage ne tombe dans une forme de monotonie. Je ne prétends pas que l'on a affaire à un mauvais film, simplement à une oeuvre qui n'a malheureusement ni su me toucher ni su me captiver malgré un beau potentiel.
Joe Bonham est un américain qui est malheuresement gravement blessé par un obus. Par la suite, on lui ampute les 4 membres en plus d'avoir perdu son visage. Tous les médecins ne prolongent sa vie uniquement pour aider la science à progresser. Seulement lui et nous savons qu'il est capable de raisonner. Dans sa chambre d'hôpital, il tente de communiquer et se souvient de son histoire. Son seul moyen de communication reste ses tremblements de tête qui utilisent le morse pour appeler au secours.
Trumbo utilise un film en noir et blanc mais les souvenirs sont en couleurs comme l'avait fait Otto Preminger dans Bonjour Tristesse.
Le film est une quête de sens. Johnny cherche à communiquer (la parole et l'ouïe), à se rappeler des souvenirs (la vue), à sentir de la matière toucher le reste de son corps (le toucher), et à sentir (l'odorat). Dalton Trumbo, à travers son film, pose des questions presques métaphysiques: Pourrait-on continuer à vivre si la seule chose qui nous reste à faire est de nous réfugier dans des pensées ? L’horreur psychologique atteint son apogée.
Je ne pourrai pas détailler toutes les scènes bouleversantes et d'une puissance peu commune tellement le sujet est fort et superbement raconté. Comment le jeune homme peut faire abstraction de son état en se remémorant tous les brefs moments de grâce qui ont jalonnés sa vie.....L'amour surtout car il s'éveillait aux plaisirs de la chair et la tendresse paternelle. C'est franchement superbe. Et quelles scènes magnifiques que celle de l'infirmière.... Le propos est terrible et cruel sur la guerre et tout est dit avec une immense délicatesse. Formidable.
ABSOLUMENT à voir! Ce film est d'une extrême richesse, le sentiment d'impuissance face à la situation bouscule nos émotions. Mais après tout, n'est pas ça le cinéma, bousculer nos émotions?
Bien sûr, le film du célèbre scénariste Dalton Trumbo mérite son titre de film culte. La mise en scène est soignée et plutôt inventive. Le scénario est tragique et a dû secouer à l'époque de la sortie du film. Pour autant, Johnny s'en va-t-en guerre a malheureusement mal vieilli. Si le message est tout à fait d'actualité, le traitement lui, fait tâche. Difficile alors de vraiment compatir au sort du héros...
Ce Johnny s'en va-t-en guerre m'intéressait beaucoup, notamment parce que c'est le seul film réalisé par Dalton Trumbo, mais aussi parce qu'il voulait raconter. Johnny, jeune soldat pendant la 1ère GM, est touché par une mine, et perd ainsi ses jambes, bras, et sens (hormis le toucher). Il n'est plus qu'un morceau de viande recouvert de draps d’hôpital, mais toujours doté de sa conscience. Le réalisateur nous fait naviguer entre le présent de "Joe", où l'on assiste à la torture psychologique de ce jeune soldat grâce à la voix-off (scènes en noir et blanc), en contraste avec des scènes en couleurs qui sont des souvenirs et fantasmes de Joe pour nous raconter son histoire. Si le présent de Joe nous offre de vraies belles séquences, où l'on ne peut qu'éprouver de la compassion pour cet homme; les séquences souvenirs/fantasmes m'ont en revanche fait sortir du film presque à chaque fois, souffrant de trop de longueurs et pas tellement passionnantes. De plus, ce film permettait d'aborder des thèmes très intéressants comme le droit de mourir, ou encore l'absurdité de la guerre, mais le réalisateur ne les effleure qu'à peine! Ce qui m'a beaucoup gêné car c'était pour moi le grand intérêt de ce film mais ces sujets sont traités beaucoup trop superficiellement, si bien qu'on reste énormément sur notre faim. Vraiment dommage! --> 2/5