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Max Rss
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2,0
Publiée le 15 juillet 2012
Joe, part à la guerre. Une nuit il est victime d'un grave accident qui lui fait perdre la parole, la mobilité et ses 5 sens, de plus on lui ampute les 4 membres. Pourtant il est encore conscient et malgré ce que pense le personnel de l'hopital où il est soigné, il y a encore âme qui vive sous ce corps quasi léthargique.
Ce film relate l'histoire de ce jeune Joe à travers des séquences en noir et blanc qui symbolisent le présent, c'est à dire allongé dans le lit d'hopital et des séquences en couleurs qui elles, sont utilisées pour évoquer les souvenirs et les rêves de Joe. De plus, la trame de l'histoire est dictée en partie par la voix-off de Joe. Ici, aucune séquence violente, ce n'est pas le but. Le film s'attarde plus sur la "violence" psychologique. Pour preuve, lors des scènes en noir et blanc, tout repose sur la torture mentale et si j'ose dire agonie intérieure de Joe. Selon moi, ces passages en noir et blanc sont les meilleurs, car ceux en couleurs sont vraiment d'une longueur qui devient difficilement supportable.
Je n'irai pas par quatre chemins: pour moi, ce film est une véritable déception, même si on éprouve une réelle compassion pour le personnage principal, on reste sérieusement sur notre faim après avoir vu ce film.
L'un des plus puissants plaidoyers contre la guerre et pour la vie. L'unique film de Dalton Trumbo, bien que relativement classique et malgré d'infimes maladresses (dues à son inexpérience en la matière, vu qu'il était avant tout scénariste) reste probablement à ce jour le long métrage le plus fort et le plus intelligent jamais tourné pour dénoncer l'atrocité de la guerre. Ceci grâce au point de vue adopté : un jeune soldat affreusement mutilé, aveugle et sourd, et qui n'a plus que sa tête et son torse pour vivre se réveille, après l'explosion qui a failli lui coûter la vie, dans un hôpital où les médecins militaires l'ont gardé pour en faire un sujet d'expérimentation (l'armée en prend aussi pour son grade). Il va alors essayer de s'évader par la pensée, les rêves et les souvenirs et tenter de communiquer avec l'extérieur. Au contraire des productions hollywodiennes ou du commun des films de guerre, même les plus dramatiques, «Johnny Got His Gun», pudique malgré l'horreur de la situation, refuse tout misérabilisme, tout effet tire-larmes en même tant qu'il démystifie la « grandeur » de l'engagement patriotique et de la hiérarchie militaire. Il questionne même les civils restés à l'arrière pendant que leurs enfants se battaient pour sauver leur terre. Parallèlement il constitue une intense ode à la vie, représentée avec beauté et originalité à travers les pensées du jeune Johnny dans des séquences oniriques et émouvantes. Un film subtil et bouleversant, à la fois très personnel et universel (cf. les étapes de son écriture et de sa publication). Terriblement actuel et indispensable. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
inoubliable chef d'oeuvre à voir absolument , l'histoire bouleversante d'un soldat parmi tant d'autre revenu du front atrocement mutilé nous démontre l'absurdité de la guerre et nous questionne sur l'euthanasie . à noté : la chanson "One " de Metallica reprend l'histoire du film .
Un film de "guerre" original et qui aborde le thème souvent évité des gueules cassées. Les acteurs sont bons, le héros est attachant et l'on s'émeut à le voir essayer de communiquer avec ce monde extérieur qui ne le considère plus que comme un objet. Toutefois, il n'y a presque aucune évocation de la guerre en elle-même, des séquelles psychologiques qui ne font ici pas pendant aux séquelles physiques. Le film a choisi de se centrer sur le personnage principal et son histoire, ce qui empêche toute réflexion plus large sur la guerre et ce qu'elle produit.
Un film qui me paraît tout essentiel pour la puissance de son propos mais également ses indéniables qualités cinématographiques bien que celles-ci puissent paraître totalement secondaires face à la densité du message proposé. C'est un film profondément humain avant tout qui dénonce l'absurdité de la guerre et qui est un véritable réquisitoire pour l'euthanasie, le droit de mourir en cas de graves blessures.
Ce qui est réellement génial dans ce film c'est que le sujet est abordé avec beaucoup de pudeur et sans aucune lourdeur. Trumbo ne filmera pas les multiples mutilations du corps de Johnny, on ne verra que le sommet de sa tête, son torse et rien d'autre. Il n'y a donc pas de scènes écoeurantes à proprement parler, l'écoeurement vient plutôt de la prise de conscience du spectateur du cauchemar que va vire Johnny qui a encore toute sa conscience et qui est prisonnier dans un corps meurtri sans aucun moyen d'expression puisqu'il est dépourvu de ses membres et privé de presque tous ses sens. Seule la sensibilité de sa peau lui permet de percevoir ce qui l'entoure. Les médecins étant persuadés que son cerveau est en grande partie détruit et que par conséquent il n'est pas conscient de ce qui se passe, Johnny sera utilisé comme cobaye qu'on utilisera afin de pouvoir soigner d'autres blessés de ce genre à l'avenir. Ce qui donne cette impression de cauchemar sans fin pour le jeune soldat.
Néanmoins le film ne contient pas que des plans sur Johnny mutilé. Le scenario est construit comme si celui-ci était dicté par les pensées du personnage. Ayant conservé ses capacités cérébrales, celui-ci se souvient, rêve, fantasme... Le film navigue dans la vie de Johnny entre son passé, ses rêves et sa dure réalité. La frontière entre ses souvenirs et ses fantasmes reste d'ailleurs assez mince, certaiens séquences nous perdent habilement de par leur caractère presque surréaliste dans un univers terre-à-terre. La mise en scène de Trumbo est remplie d'idées. Les passages dans le présent où Johnny est mutilé sont en noir et blanc tandis que les séquences oniriques et passées sont en couleur, ce qui accentue le calvaire de Johnny, ce qui nous fait comprendre ce qu'il endure. Je pense que c'est le personnage de cinéma pour qui on peut ressentir le plus d'empathie. Il n'était pas exceptionnel ni parfait, c'était quelqu'un comme tout le monde à qui le destin a joué un tour cruel. Timothy Bottoms est génial dans ce rôle, tout en retenue, un acteur pas très connu du grand public qui mérite davantage de reconnaissance (il est également en tête d'affiche de La Dernière Séance de Bogdanovich, un merveilleux film).
Le film regorge de passages aussi magnifiques que tragiques. On sent la petite touche surréaliste amenée par Luis Bunuel qui a collaboré sur ce film. Les séquences de rêve, notamment celle où Johnny retrouve sa fiancée dans un vaste espace vert, sont surprenantes. Les scènes avec le "Christ" interprété par Donald Sutherland sont à proprement parler géniales et troublantes puisqu'on ne sait pas si c'était réel ou imaginé. Les discussions entre Johnny et le Christ nous montre la naiveté de ce premier, son innocence touchante. C'est également une critique de la religion et de son hypocrisie. La scène m'ayant le plus marqué reste celle de la canne à pêche où Johnny perd celle de son père alors que celle-ci comptait beaucoup pour lui. Jason Robards (mythique Cheyenne dans Il était une fois dans l'Ouest) apporte sa figure attendrissante dans le rôle du père. On n'eût pas rêvé de meilleur casting pour ce film.
L'ennemi n'est pas visible dans ce film, on ne verra que le corps d'un allemand pris au piège dans des barbelés. Pour Trumbo le camp ennemi n'est pas plus responsable de la mutilation de johnny que la guerre elle-même. Il montre surtout que celle-ci blesse, tue mais surtout déshumanise. C'est un constat amer sur l'être humain et une violente charge anti-militariste, un peu à la manière des Sentiers de la gloire ou d'un Full Metal Jacket de Stanley Kubrick bien que ces derniers soient moins durs psychologiquement. L'empathie que l'on ressent pour Johnny est telle que son sort laissera rement indifférent. On voit celui-ci se perdre dans son esprit et souffrir, victime d'une véritable torture mentale. On souhaite sa mort, son soulagement.
Suite ici: http://thelastpictureshow.over-blog.com/
Johnny s'en va-t-en guerre est un film sur comment continuer à vivre lorsque l'ensemble de notre corps ne fonctionne plus,mais que seul nos pensées fonctionnes. Bon point le sujet est original. Le film veut bien sur montrer l'atrocité des guerres,mais cela est plus profond. En effet il montre par son personnage principal que même si on à tout perdu,si on a encore envie de vivre,on ne peut pas nous empêcher de vivre. On pourrait retourner l'expression célèbre en tant qu'il y a de l'espoir il y a de la vie. Mais on voit que si le personnage principal s'apitoie pas tellement que cela sur son sort,mais par conte les infirmières sont encore plus tristes que lui. Pour finir le gros point fort du film est que le film ne verse pas du tout dans le phatos,j'irais même plus loin,en effet ce film dispose d'un humour corrosif. Point négatif du film les flashbacks sont pas assez émouvants.
Johnny got his gun ne s'embarrasse pas avec une mise en scène pompeuse. C'est, simple, sobre, c'est très clair et surement efficace. Le film s'inscrit directement dans la lignée du mouvement contestataire contre la guerre du Vietnam et il a surement dû dissuader plus d'un de s'engager dans l'armée. On vit à travers les pensées (en noir et blanc) et les souvenirs plus heureux du protagoniste (en couleur). Que sommes nous lorsque l'on est réduit à un tronc et incapable de parler ? L'isolement de Johnny a un je ne sais quoi de rageant, c'est un véritable cauchemar pour claustrophobes, un voyage à travers la déshumanisation d'un homme. Dérangeant.
Un film poignant, on se met très facilement à la place du personnage, ce qui peut très facilement faire se sentir très... mal... Ce film m'a presque rendu malade, au sens propre.
Un homme sans bras, ni jambes, ni visage, sourd, et muet, mais avec un esprit totalement intact. Imaginez...
Une critique de la guerre, un personnage qui se perd dans son esprit, ne sachant plus distinguer le reel du reve, le present du passé, la naiveté touchante d'un jeune homme...
Un pur chef d'oeuvre qui vous laissera des traces.
Johnny s'en va-t-en guerre est l'œuvre d'un scénariste. Dalton Trumbo avait été mis sous liste noire dans les années 50 lors de la chasse aux sorcières. Johnny got his gun est son unique film en tant que réalisateur. La mise en scène, sans recherche d'esthétisme inutile aux yeux de Trumbo, se concentre sur les conséquences directes de la guerre : la déshumanisation, autant physique que morale, la destruction de l'homme. Le héros, privé de ses membres et de ses sens, se sent privé de sa vie, et pense que son suicide serait une opportunité de recouvrer une forme de vie et de liberté. Les séquences en noir et blanc évoquent l'enfermement et la mort, contrairement à celles en couleurs qui font écho à un bonheur passé ou à un songe évangélique. Ce film sortit en plein dans la période contestataire de la guerre du Viêt Nam, et renforce le pacifisme du Cinéma américain du Nouvel Hollywood.
Attention, œuvre de scénariste – comprenez par là un budget dérisoire, des effets spéciaux inexistants, les frontières du théâtre ne sont plus très loin. Mais Dalton Trumbo en a là-dedans. Sa caméra alterne couleurs et n&b, mélange souvenirs réels et délire psychédélique, confronte la perception altérée du héros avec la vérité brute. C’est que Johnny n’est pas en forme : frappé par un obus pendant la guerre, il a perdu ses bras, ses jambes, ne contrôle plus que son cou. Et sa tête, c’est bien là son drame. Car les médecins autour de lui en sont convaincus, ses dommages cérébraux sont forcément irrémédiables. Coincé dans son corps, en proie à son imagination et à ses sens défaillants, il cherche à comprendre, ce qu’il lui est arrivé d’abord, ce qui l’attend ensuite. Un drame profond, étouffant, entièrement tourné vers sa cause : plaider l’euthanasie et enterrer les guerres. Avec le Vietnam en fond, on imagine la réaction du public à sa sortie. N’espérez pas vous en tirer plus facilement aujourd’hui.
On sort de cette oeuvre - mais en sort-on ? - brisé, en larmes, dans un état catatonique. Tous est dit dans les critiques précédentes et bien fier que je suis de partager avec vous tous...
Un film issu du propre livre de Trumbo, alors un des dix d'Hollywood, contraint d'être aussi voilé que le voile-même, le voile de pudeur devant l'horreur absolue que le cinéaste étend sur ce corps qui ne peut nous dire que "sos ! tuez-moi !" pour finir et ne jamais finir... nous plongeant en tant que spectateurs, à notre corps défendant, dans la terrible complicité muette et inerte, inutile, devant ce qui vient d'être accompli par d'autres hommes. Un film comme il n'en existe qu'un seul, dans le genre, si on peut dire... Extraordinaire !
Partant d'une histoire épouvantable , ce film touche au peur et au émotion les plus profondes , la réalisation reste exemplaire tout en étant classique . Ce film distille une subtile critique sociale mélangeant tout un panel d’émotion qui nous parcours tout au long de cette histoire entre rêve ,souvenir et réalité . Une extraordinaire fresque conté avec génie . Un film dur et touchant , un réel chef d’œuvre .