Tant qu'il y aura des hommes
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Frédéric Le Mouël
Frédéric Le Mouël

24 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2013
A la veille de l'attaque de Pearl Harbor, les états d'âme entre espoirs et désillusions d'un petit groupe de soldats et d'officiers de l'armée américaine. Beau film (à défaut d'être un chef d'œuvre) dont l'intérêt croît au fil de la tension qui s'installe et du drame qui approche. Distribution dominée par Burt Lancaster et Montgomery Clift (particulièrement émouvant dans la scène du clairon).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 octobre 2013
Eté/automne 1941. Le soldat Prewitt (Montgomery Clift) débarque à la caserne d' Honolulu . Il va rapidement devenir le souffre douleurs des hommes, suite à son refus de de participer aux combats de boxes entre régiments, ayant précédemment rendu aveugle sur le ring un ami. Il sympathise quand même avec son compère Maggio (Sinatra),découvre les "bordels" d' Hawai, tout cela sous l'œil bienveillant du sergeant Warden (B Lancaster) qui lui, noue une relation amoureuse avec la femme du capitaine de régiment.
Un mélodrame donc ou le tragique du simple individu se mêle à la grande tragédie historique (l'attaque de Pearl Harbor) . Taillé pour les Oscars donc(en plus avec la musique de G Dunnig bien présente tout au long du film) et récompensé de 8 statuettes en 1954. Si Zinnemann et Sinatra ne sont pas repartis les mains vides de la cérémonie, M Clift fut bredouille et c'est bien dommage selon moi car il porte vraiment le film sur ses épaules;
C'est assez ambivalent au niveau de la morale du film, critique certes de certaines mœurs dans l'armée mais avec une fin " patriotique" .
Et bien évidemment, en plus de tout cela, il y a la fameuse séquence sur la plage avec Burt Lancaster et Deborah Kerr
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 août 2013
"Tant qu'il y aura des hommes" est à prendre avec des pincettes.
Tout d'abord parce qu'il s'agit d'un film mythique, reconnu comme tel, vendu comme tel, présenté comme tel par tout cinéphile digne de ce nom. Ensuite, car il traite d'un sujet mâché et remâché, évoqué dans des dizaines d'autres œuvres à travers le monde : la guerre, et plus précisément, la Seconde Guerre mondiale. Enfin, parce qu'il use de l'arsenal hollywoodien habituel, à savoir une capitalisation forcée sur une brochette d'acteurs populaires (Lancaster, Sinatra, Kerr, Reed, Clift) et un réalisateur apprécié (Zinnemann, qui dirigea également "Oklahoma !", "Le train sifflera trois fois" ou encore "Horizons lointains").
Mais à l'instar d'un bon paquet de sucreries, il se déguste sans modération, même soixante ans après sa sortie. Le jeu est millimétré, les plans s'alternent élégamment, le cadre vaut le détour. Sur les paradisiaques plages d'Hawaii, Kerr et Lancaster échangent un baiser passionné, et font entrer le film dans la légende.
La légende des soldats confrontés à l'horreur de Pearl Harbor, évènement tragique s'il en est, recréé à grands renforts de piqués et de bombardements aériens, de figurants paniqués courant à chaque coin du plateau et de braves héros laissant derrière eux le confort d'une vie sûre pour livrer leur corps au combat. La fatalité. Voilà qui résumerait le tout. Fatalité de l'amour adultère vécu par une épouse de militaire avec un collègue de ce dernier, fatalité d'une société où les poings règlent les problèmes, où l'alcoolisme et les déceptions guettent le promeneur solitaire dans les ruelles sombres qui voient la violence tuer et blesser, où le continent semble si loin, au-delà de l'horizon.
Certes, "Tant qu'il y aura des hommes" reste un mélodrame de guerre, avec la part de testostérone et d'autorité qu'il comporte. On est à cent mille lieues d'un "Gilda", et même à l'opposé de l'une de ces grandes aventures oniriques dont Curtiz était sans doute le roi (Robin des Bois, Captain Blood, ...).
On y apprend le respect, on y comprend la douleur et l'obéissance, on y observe une caserne évoluer, dans un monde masculin, aux côtés de femmes en forme d'apparitions enchanteresses, destinées à égayer le quotidien d'engagés désœuvrés. Bien entendu, l'ensemble ne peut en apparaître que sexiste. Mais les circonstances ne l'exigent-elles pas ?
Grand film, certainement. Très bon film, plus certainement encore. Un incontournable, qui semble vieillir aussi peu que les courbes avantageuses de Deborah Kerr, ici au sommet de sa carrière, et la gouaille confuse de Frank Sinatra. La fatalité donc. On ne peut qu'aimer ce film, fatalement.
4,5/5
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2012
magnifique ! acteurs fabuleux, musique, décors, dialogues... tout est bien
Les personnages sont soignés, forts. C'est dans un film comme ça qu'on voit des hommes, des vrais. De belles histoires d'amour les supportent.
On ne s'en lasse pas
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2013
Le première qualité de ce classique du cinéma américain, c'est de faire jaillir la sensibilité masculine dans un cadre militaire assez rude. Montgomery Clift, dans un rôle d'homme obstiné et blessé, est magnifique. Intense et fragile. De même, les personnages interprétés par Burt Lancaster et Frank Sinatra ont leurs forces et faiblesses. C'est l'antifilm de guerre, l'expression d'une virilité qui n'est pas sans faille, et d'autant plus émouvante. Des hommes à nu... ou presque. La scène où Burt Lancaster et Deborah Kerr s'enlacent sur la plage est restée mythique. On se laisse prendre avec plaisir par ce drame aux accents de mélo, servi par de bons dialogues, une mise en scène fluide. Et conclu sur un joli sentiment de tristesse.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2012
From Here To Eternity est un film magnifique, porté par un duo d'acteurs génial, le grand Burt Lancaster, et le moins grand, mais non moins talentueux Montgomery Clift, avec également d'excellents seconds rôles, Sinatra et surtout Ernest Borgnine en tête.
Ce film touche aussi bien les thèmes de l'amour, de l'adultère, que de la vie dans un camp militaire, avant que n'éclate la guerre. Montgomery Clift est parfait dans le rôle d'un jeune militaire sensible et amoureux, refusant malgré la pression de sa hiérarchie de reprendre la boxe qui a rendu aveugle son meilleur ami. On suit aussi bien ses aventures durant près de deux heures que celles de Burt Lancaster, sergent américain peu ambitieux, amant de la femme de son supérieur.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2012
Les brimades, l’adultère, la séduction et les règlements de comptes entretiennent le quotidien de cette marmite militaire temporairement préservée d’une attaque surprise Japonaise remettant un peu d’ordre par la restauration de procédures de guerres dans toutes ces démotivations formatées par l’ennui de la caserne.

Chacun en fonction de ses expériences pleure une maternité non assouvie, une droite trop appuyée ou un arrivisme en suspend.

Les oeillades du sergent Milton Warden sont un bon exemple presque caricatural d’un gradé administrativement trop sédentarisé. L’oisiveté de ces soldats combattue par des exercices inutiles à répétitions mouvemente en quartier libre les méfaits d’une logique interne hasardeuse générée par l’inaction.

Faute d’adversaires le soldat en débat virilement intra muros en meublant ses journées de camaraderies, de carriérismes et de baignades improvisées accompagnées d’une fragilité difficile à gérer menant vers d’inévitables coups de poings en bout de course.

Le final remet tout d’aplomb avec un patriotisme perçu comme bien lourd dans nos temps préservés de guerre.

« Tant qu’il aura des hommes » est avant toute chose l’échec existentiel de plusieurs psychologies parachutées dans un confessionnal rythmé par une thématique de garnison.

En attendant le morceau de bravoure final le militaire se saoule, en impose dans les bars, se confie à des ressources révant d'un ailleurs plus respectueux, sort la lame dans les ruelles sombres le tout dans d’extravagantes chemises Hawaiiennes aux motifs faussement sécurisants.

Finalement ce sont les femmes qui s’octroient le privilège des dernières images par leurs réalismes de s’assumer loin de ces terres ou l’homme paillard ou militaire est dans l’incapacité de remplir une fonction de mari et de père.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 avril 2012
Un bon classique hollywoodien signé Fred Zinnemann ("Le Train sifflera trois fois") où les interprétations de Lancaster et Clift ainsi que la drôlerie de Sinatra relève un peu la fadeur du scénario. A voir tout de même!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2012
Histoires d'amour sur fond de guerre. Qui choisir ? La femme dans toute sa splendeur ou l'armée, mère et femme de tous les hommes ? Le film dépeint un sombre portrait de la mère patrie mais reste à la limite du conventionnel. Même si le film a frôler la censure, il n'en reste pas moins politiquement correct aujourd'hui.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2011
Le film dégage une intensité dramatique remarquable. Les seconds rôles sont extraordinaires (Franck Sinatra et Donna Reed).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 décembre 2010
Un grand classique du cinéma hollywoodien (dont la fameuse scène de l'embrassade sur la plage, parodiée dans les Y a-t-il...) qui a quelque peu vieilli mais qui se laisse toutefois regarder avec plaisir. Bon, le propos est quelque peu manichéen par moments, mais les personnages ont tous leur part d'ombre malgré tout.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2010
Un grand classique qui a perdu tout de même de sa superbe par le jeu un peu forcé des acteurs et l'intérêt tout relatif du sujet. Mais bon, un classique reste un classique!
Agt-DaleCooper
Agt-DaleCooper

66 abonnés 139 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2010
D'hier et d'aujourd'hui, un œuvre intemporel ou nous avons le privilège de voir l'émotion, le doute, la vulnérabilité des acteurs dans un déluge de pensées et contre pensées sur la vie, le tout se passant sur une base militaire à Hawai .. Montgomery Clift tient un place particulière par son interprétation forte et rebelle, aux cotés de Franck Sinatra / Burt Lancaster. La camaraderie est ici bien mis en valeur, elle plus forte que la discipline, même si le film a son coté intègre avec le fameux 'je dois servir mon pays' .. Toutefois, l'ensemble est bien proportionnée, et nous démontre au finale ce que tout le monde recherche : ces hommes et ces femmes tourmentés sont en quête du sentiment d'humanité, et ainsi pouvoir apprécié le sentiment de se sentir protégé et aimé.. ça date de 1953 et c'est toujours d'actualité .. ..
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2010
La vie d'une base militaire a Hawaï juste avant l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais. Une oeuvre très riche en romanesque. Le sujet est vraiment grandiose. Ce film est intéressant justement parce qu'il nous montre la psychologie des personnages. Leur sensibilité, Ce qu'ils éprouvent. Ils sont partagés entre le devoir et l'amour. On s'attache aux personnages petit à petit au fur et à mesure du film. On a une certaine passion et un certains intérêt pour eux. De plus Les interprétations sont brillantes. Mention spéciale a Montgomery Clift.
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2010
Ce film est bien réalisé. Les acteurs jouent bien. Les personnages sont intéressants bien qu'un peu stéréotypé. L'intrigue se suit avec plaisir bien qu'il s'agit tout compte fait de banales intrigues amoureuses et d'amitiés. Seul le cadre change puisqu'il s'agit d'une garnison sur Pearl Harbor juste avant l'attaque par traitrise des japonais. Les scénaristes ont dû juger ce cadre plus alléchant qu'un autre. J'irai dans leur sens.
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