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Peur de rien
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note moyenne
3,9 229 notes dont 35 critiques
20% 7 critiques 29% 10 critiques 37% 13 critiques 9% 3 critiques 3% 1 critique 3% 1 critique

35 critiques spectateurs

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stephwell

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4,5Excellent • Publiée le 10/02/2016

J'ai vu "peur de rien" en avant première sur Lille en compagnie de Danielle Arbid et de Vincent Lacoste. Pour qualifier ce film je dirai que c'est une perle tout simplement. La réalisatrice nous a dit : "Si demain, après demain, vous avez encore le film dans la tête, vous pouvez en parler". A mon petit niveau, j'ai un groupe d'amis cinéphile à qui je l'ai conseillé et ma maigre contribution sur allociné car j'ai vraiment adoré ce film. Manal Issa est d'une fraîcheur incroyable (castée parmi 700 filles !) jamais tout à fait lisse mais pas méchante non plus. Elle est passionnée, vit sa vie en France au jour le jour au hasard de ses rencontres, ses amours. Les garçons y sont radieux : Paul Hamy au regard de braise vu dans le rétroviseur intérieur d'une voiture sur un air d'Etienne Daho, Damien Chapelle, romantique au grand cœur, et Vincent Lacoste vivant à fond ses idéaux. Les scènes à la fac sont des purs moments de délectations avec Dominique Blanc qui exalte l'histoire des arts. Les années 90, la bande son (Frank Black, Niagara, Noir désir) est démente, les années où la jeunesse affirmée vivait encore pour des idéaux politiques. Bref, les thèmes sont bien traités, c'est frais, plaisant, c'est 2h de pur bonheur.

Delwinn

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?Nul • Publiée le 12/02/2016

Si j’évite de manière générale d’aller voir des films français, c’est précisément pour éviter d’aller voir ce type de production, arrogante et vaine. Pour éviter d’entendre la réalisatrice dire, à une salle visiblement pas convaincue, qu’elle a cherché avant tout le « réalisme », alors qu’on accumule cliché sur cliché, sans fil directeur construit (je doute par exemple qu’un serveur, au premier regard et pratiquement à la première scène, aborde avec tant de désinvolture une cliente) ; la « sensualité », alors que les scènes de sexe n’avaient aucun esthétisme et étaient, dans le fond, de par le manque de sentiments sincères des personnages l’un pour l’autre, assez brutales (une d’entre elle est tellement pêle-mêle, avec des bras et des jambes et des roulades partout, qu’elle ne traduit pas une soi-disant urgence poétique, mais le côté presque bestial de la relation) ; la « conquête de liberté » du personnage principal qui, dans les faits, au lieu de couper les ponts, revient régulièrement chez son oncle violent quand elle a besoin de lui, et s’enferme toute seule dans un cycle infernal de petits amis immondes qu’on avait vus venir à 3 kilomètres, mais qui l’arrangent bien, car elle est dépendante de l’argent. Les relations que ce personnage construit et défait avec tant de facilité sont, sans aucune exception, motivées par son capital financier proche de zéro, parce qu’elle n’est pas libre. Elle ne conquiert rien. Ce film montre en fait à quel point elle dépend de l’argent. Mais tous ces prétendus réalisme et sensualité et liberté, j’étais là quand la réalisatrice nous les a, avec suffisance devrais-je mentionner, décrits et vantés ; j’avais l’impression d’avoir vu un tout autre film qu’elle. Un film dans lequel le personnage principal n’a aucune consistance, aucune profondeur psychologique, et profite de tout le monde, tout comme tout le monde profite d’elle (les amitiés sont brèves et vouées à l’échec Spoiler: : par exemple, Lina se fait une amie royaliste dont, une fois qu’elle lui a loué un appartement, on n’entendra plus jamais parler). Et si encore le film était une peinture sombre et cynique de notre société (ou même de celle des années 90, ce qui honnêtement ne se sentait pas : les séquelles de la guerre du Liban sont notamment complètement éludées, parce qu’apparemment la guerre n’est « qu’un concept », je cite toujours la réalisatrice), j’aurais pu apprécier, mais on ne sent ici aucun cynisme, ni même aucune revendication de manière générale : il y a un vide fondamental de l’intention. Il y a également une absence totale d’évolution : les cours auquel on assiste sont en eux-mêmes conceptuellement intéressants, mais le personnage n’en tire strictement rien, ce qui d’ailleurs n’est pas surprenant, puisqu’après tout, la réalisatrice ne va « pas au cinéma pour réfléchir ». Mais, de toute manière, la trame de manière générale est une juxtaposition froide de scènes et de relations proches tour à tour de la prostitution (pour les supposés amours) et de la relation d’intérêt (pour les supposés amis), ce qui, en toute logique, ne rend aucun personnage agréable (à part peut-être les royalistes, qui ont quelques répliques comiques). En résumé, et je pense que mon long paragraphe en atteste, j’ai, avec une sincérité totale, tout détesté. Je ne trouve rien qui puisse justifier une seule seconde le financement de ce film et le déplacement du public. Et ce film me répugne et me choque d’autant plus que ce qu’il représente est fondamentalement irréaliste et pervers, et que la réalisatrice semble ne même pas s’en rendre compte.

poet75

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4,0Très bien • Publiée le 15/02/2016

« Jusqu'ici, tout est laid ». Voilà tout ce que Lina (Manal Issa, révélation de ce film) peut écrire en réponse à la professeure d'histoire de l'art qui vient de demander à ses élèves de faire la liste de ce qu'ils trouvent laid. Nous sommes au début des années 90 à Paris sur les bancs d'une fac. Lina est arrivée en France peu auparavant, venant de son Beyrouth natal où elle a laissé une famille avec qui elle s'entend mal. La laideur, elle sait ce que c'est, elle qui a perçu dans son pays les bruits de guerre et qui, accueillie dans un premier temps par une tante, a dû s'enfuir parce que son oncle essayait d'abuser d'elle. Danielle Arbid a sans doute puisé dans sa propre histoire pour raconter celle de Lina, son héroïne. La caméra ne la quitte quasiment jamais, épousant les luttes, les découvertes, les enthousiasmes et les déceptions de la jeune fille et révélant le trésor de sa beauté. Car si Lina affirme à sa professeure n'avoir vu que laideur, la caméra, elle, et surtout le regard de la réalisatrice ne cessent de faire écho à la beauté. Non pas que Danielle Arbid nous décrive la jeune fille comme étant sans reproches, mais parce qu'elle nous la montre comme une battante. Chaque épreuve, chaque déception sont l'occasion d'aller plus loin et de faire de nouvelles rencontres. Lina multiplie les expériences pour pouvoir s'en sortir, avec à la clé des tentations auxquelles elle résiste ou non. Elle rencontre des étudiantes, loge chez elles, s'inscrit en fac d'économie puis, réalisant qu'elle n'est pas à sa place, préfère suivre un cours d'histoire de l'art (où elle rencontre la professeure que j'ai déjà mentionnée – jouée par Dominique Blanc – qui lui sera d'un grand secours). Elle découvre donc l'art moderne, mais aussi, à un autre cours, les noms de Marivaux et de Blaise Pascal. Elle exerce des petits boulots pour gagner de quoi vivre, quitte les étudiantes avec qui elle s'est fâchée pour rejoindre un foyer de jeunes filles. Elle rencontre des militants royalistes et, plus tard, d'autres étudiants rédigeant un journal d'une tout autre tendance, plutôt anarchiste. A vrai dire, les orientations politiques ne sont nullement la préoccupation de Lina. Ce qu'elle veut, c'est de ne pas être seule et d'obtenir des papiers pour pouvoir vivre en France. Ses histoires sentimentales, même si elles se soldent par un échec, ne la découragent pas. Elle se relève et elle se bat et fera tout pour obtenir le sésame lui permettant de rester à Paris, sésame difficile à obtenir alors que les lois de Charles Pasqua restreignent considérablement les autorisations de s'installer en France. Quand il est question d'immigration au cinéma, en règle générale, les réalisateurs insistent beaucoup sur la pénibilité, les épreuves et les déceptions. Il y a de tout cela dans « Peur de rien », mais l'impression qui demeure a beaucoup plus à voir avec l'espoir et avec l'audace qu'avec la peine. Jamais la réalisatrice n'invite le spectateur à s'apitoyer sur le sort de Lina. Au contraire, ce personnage de jeune fille avide de liberté suscite sympathie et enthousiasme, d'autant plus que la jeune actrice qui l'incarne le fait à merveille. Un bien beau film donc, qui captive d'un bout à l'autre. 8/10

ferdinand75

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3,0Pas mal • Publiée le 15/02/2016

Un film intéressant, témoignage panoramique des années 90 , que l’on aurait voulu défendre très fort, mais qui souffre de grosses lacunes ; un rythme trop inégal, et un manque de dynamique propre. De plus je n’ai pas été convaincu du tout par l’actrice principale (contrairement à certains avis lu), qui hormis un très joli visage, n’arrive pas à donner de la substance, de la profondeur au rôle, trop fade, trop plate. On ne cerne pas bien son personnage, on n’y croit pas trop, trop timide, trop passive. Il aurait fallut une belle orientale comme l’iranienne Golshifteh Farahani , qui sait alterner la braise ,l’émotion, le feu ou la densité. Ici même dans les scènes d’amour (parties importantes) Manal Issa semble s’ennuyer et nous laisse froid . . Le film qui nous raconte la vraie jeunesse de la réalisatrice, rappelle par certains côtés les films et livres de Virginie Despentes. Une vie de J.F . un peu rebelle qui se cherche dans le Paris étudiant foisonnant d’idées et de mouvements alternatifs. C’est moins trash que Despentes mais tout aussi libératoire. Une autre analogie est la bande son qui est d’ailleurs ce qu’il y a de mieux dans le film , avec un choix très judicieux alternant le punk rock , la variété et la chanson à texte. Les acteurs sont très bons voir excellents (ce qui prouve que Danielle Arbid n’a pas de problème dans la direction d’acteurs, plutôt douée, à part le mauvais choix de casting pour l’héroïne principale). Elle a su tirer le meilleur d’artistes comme : Dominique Blanc , impeccable en prof intello, de Bastien Bouillon, , toujours parfait et charismatique, jeune espoir talentueux, vu récemment dans « Maryland » , de Vincent Lacoste dans un joli rôle d’idéaliste, et même les petits rôles secondaires sont très soignés ; courte apparition de Orelsan, ou de la petite royaliste au cœur tendre India Hair. On comprend que Danielle Arbid a aimé la découverte de cette culture et de ce foisonnement d’idées français, les groupuscules politiques : royalistes nostalgiques ,le milieu situationniste néo anar , les lois de Pasqua, les manifs, un grand tour d’horizon. Son « amour » pour la France nous touche. Un film très ambitieux mais avec une réalisation pas à la hauteur des enjeux, trop sobre, trop édulcorée, même les scènes dans les boites de nuit sont froides, manquant de tonus. La créativité de la bande son ne se retrouve pas à l’image. Malgré tout, un bel essai pour un 1er film , à suivre .

Nicolas T.

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3,5Bien • Publiée le 13/02/2016

Un bon film...émouvant...l'actrice principale est touchante...Dominique Blanc également...un film qui aurait mérité de sortir dans plus de salles à Paris

traversay1

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4,0Très bien • Publiée le 09/02/2016

Jusqu'alors le cinéma de la libanaise Danielle Arbid était plutôt âpre, tendu, sensuel et pas toujours aimable. Peur de rien, tourné pour la plus grande partie en France, est son premier projet que l'on pourrait qualifier de grand public. Le film raconte l'arrivée du double de la réalisatrice, puisque Peur de rien est en partie autobiographique, à Paris en 1993, lors de son entrée à l'université. Il s'agit ni plus ni moins que du récit d'une éducation sentimentale, mais aussi politique et sociale d'une jeune libanaise qui ouvre les yeux tous grands et découvre le combat quotidien pour survivre ou pour voir sa carte de séjour prolongé. Le film est sincère et honnête dans sa démarche, porté surtout par un enthousiasme et un bel appétit de vivre malgré les difficultés qui se hérissent sur la route de l'héroïne, joliment incarnée par Manal Issa. Il arrive parfois que certaines scènes semblent là parce que ce sont des passages obligés du film d'apprentissage et certains personnages frisent la caricature. Mais comme le petit soldat qu'elle est, Danielle Arbid insiste et impose sa vision d'une étrangère découvrant la France avec ses bons et mauvais côtés. Un film qu'on a envie de défendre y compris pour ses défauts et sa franche naïveté.

Pauline_R

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4,0Très bien • Publiée le 03/02/2016

Une très belle surprise, contant avec réalisme et poésie l'arrivée d'une jeune Libanaise en France au début des années 90, la difficulté d'intégration et ses rêves de liberté. C'est à la fois dur et touchant, parfois drôle, arrivant à aborder le contexte politique des pays (France / Liban) et de la jeunesse française sans tomber dans la caricature. Le film comporte toutefois quelques longueurs à mi-parcours et aurait mérité d'être raccourci de 20 bonnes minutes. La réalisatrice ne porte pas de jugement moral sur ses personnages et c'est ce qui fait une des grandes qualités du film qui repose entièrement sur les épaules de la jeune comédienne Manal Issa. De tous les plans, elle en est la grande révélation, arrivant à donner son personnage mystère, sensibilité et force. Le reste du casting est XXL avec notamment Vincent Lacoste qui apporte sa force comique, Dominique Blanc qu'on a plaisir à revoir ou encore Bastien Bouillon dans un rôle qui lui est peu habituel et dans lequel il excelle.

Mathieu S.

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4,0Très bien • Publiée le 13/07/2015

j’ai vu le film à une avant-première parisienne. c’est plein d’énergie,.loin des films français qui sortent chaque semaine !! Lina rencontre la vie parisienne des 90's, la fac, les sorties en boîtes, les mecs, les galères…. avec une super BO... portrait d'une jeunesse qui vit et qui n’a peur de rien...

Auguib

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 15/02/2016

Une merveilleuse surprise ! On accompagne cette jeune étudiante dans toutes ses découvertes, ses difficultés, ses joies. Une véritable ode à la vie, dans laquelle se jette l'héroïne. Un regard sur la France qui fait du bien!

mondidi

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 14/02/2016

C'est un de ces films qui vous fait sentir plus jeune,ce n'est plus vraiment mon cas, mais pas seulement plus en vie aussi.Tout est juste, les acteurs(trices) sont formidables, l'actrice principale est à tomber, c'est pour moi la révélation de ce début d'année.Des acteurs confirmés jalonnent le film tel Dominique Blanc, je pourrais écouter les courts qu'elle donne des heures entières. un film qui illumine un journée pluvieuse et la morosité du moment ça fait du bien.

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