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oranous
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2,5
Publiée le 2 janvier 2008
Je suis terriblement déçue par Jules et Jim. Certes la réalisation est très bonne, le montage également mais je n'ai pas du tout accroché a l'histoire. Ce chassé croisé amoureux pouvais être intéressant. J'ai aussi beaucoup aimé la voix Off qui a du inspirer Jeunet dans Amélie Poulain et qui est très originale. Mais malheureusement le film est plutôt lent avec régulièrement des blancs qui a la fin lassent. J'ai de loin préféré les 400 coups.
«Tu m'as dit je t'aime, je t'ai dit attends. J'allais dire prends-moi, tu m'as dit vas-t-en». Aussitôt claironne une musique de cirque suite à la voix étouffée de Jeanne Moreau. Ainsi s'ouvre «Jules et Jim» (France, 1962) de François Truffaut. Si certains des films de Truffaut enfouis sa fougue critique, tel «L'Enfant sauvage» (France, 1970) qui, même s'il s'agît d'une oeuvre exceptionnelle, ne revêt pas la passion de ses années critiques. Or le rythme envolé, la soutenance perpétuelle de l'action par des scènes aussi fugaces qu'elles sont soulignées par la voix de Truffaut forment un film haletant et palpitant. Rien de bien mature dans «Jules et Jim», la véhémence des débuts truffaldiens est à son plein essor. Il n'est pas encore envisagé le temps plus pondéré du «Dernier Metro» (France, 1980). La jeunesse dont sue le film se métamorphose en une puissance tourbillonnante qui saura emporté tout spectateur de quelque exigence qu'il soit. Un amour à trois, Jules, Jim et Catherine alimente et brûle le film. C'est le microcosme parfait où les désirs d'amitié sont assouvis tout comme ceux d'amour. Les problèmes qui encombrent l'avancée du trio sont amoindris de telle sorte que ça ne permet que de dynamiser suffisamment le récit, rendant par ce biais l'oeuvre plus fluide. Mais derrière le roman d'Henri-Pierre Roché, dont l'éphémère grâce suffisait à «Jules et Jim» d'être enthousiasmant, la révolution de la Nouvelle Vague est aussi là à l'oeuvre. La post-synchronisation qui rend au personnage une innocence fascinante tout comme le dilettantisme artificieux du montage participe énormément au succès d'une telle oeuvre. Enfin c'est le magnétisme du personnage de Moreau qui nourrit une très grande partie de l'intérêt du film. Elle est la séduction incarnée, cet objet de désir vaporeux, aussitôt évaporé qu'il est attrapé. Il y a de la vie dans ce film, il y en a même à ras bord, c'est ce que dénonçait Truffaut et c'est ce qui fait «Jules et Jim».
Jeanne Moreau est d'une justesse ... comme si le rôle avait été spécialement écrit pour elle ... ce film, je l'ai regardé, je l'ai re-regardé et ne peux pas m'en lasser. Vraiment à voir et à re-voir...
En 1962, la Nouvelle Vague avait déjà connu bien des succès et permis l'émergence d'auteurs inégaux mais pour certains très talentueux. J'avoue encore mal connaître Truffaut et les quelques films que j'avais pu voir de lui ne m'avaient absolument pas convaincu. Avec "Jules et Jim", même si je reste relativement critique, la donne est différente, le film intéressant. Quitte à être banal, j'ai envie bien évidemment de souligner et applaudir avant toute chose l'audace dont fait preuve le cinéaste aussi bien dans la construction visuelle de sa mise en scène, que dans ses choix de narration ou bien encore la psychologie de ses personnages et un propos assez ambigu. Les plans variés confrontent classicisme (cinémascope ajouté à des citations explicites de maître Hitch) et nouveauté (coupes brutales dans un montage vif donnant parfois des formes originales dans leur géométrie, caméra virevoltante, mélange entre images d'archives et film). On pourrait détailler mais l'idée est là : Truffaut ne se soucie pas des grandes règles et il a bien raison. De plus, il ne permet pas de temps morts et dispose d'un propos suffisamment fouillé pour tenir sans trop de problèmes son public en haleine. D'autres points apparaissent nettement plus discutables : la voix-off trop littéraire est pompeuse, cédant à la facilité dans le développement de l'intrigue de même que les dialogues ne sont jamais naturels. L'interprétation est un brin forcée (Jeanne Moreau s'avère cependant au-dessus de ses deux amants) tout comme quelques scènes larmoyantes : Truffaut balance sa musique dès qu'il veut émouvoir dans un cadre très large où on voit gambader le trio. Le film n'est donc pas toujours varié, obéissant de ce point de vue à des sentiments tire-larmes. L'amour devient romanesque à un point qu'il perd toute crédibilité dans la mesure où on reste dans un cadre très précis, peu rêveur (ou lorsqu'il se veut ainsi, il sombre dans la banalité). Atypique et prenant mais aussi bien apesanti.
Film hautement surestimé... La mise en scène est ingénieuse mais ne suffit pas à masquer le manque total de charisme de Osklar Werner et de Henri Serre. Moreau sublime ne passe aucune vraie émotion, est-ce ce qui était voulu ?! L'amour qui doit lier ces trois protagonnistes ne se reflète pas. La beauté des images et de la photographie et Jeanne Moreau qui chante "Le tourbillon" sont bien les seules vraies qualités du film.
Jeanne Moreau est sublime, son personnage pleine de paradoxe et l'histoire qu'elle fait vivre à ce trio, l'est aussi. Chacun pour soi est reparti, dans l'tourbillon d'la vie...
Sans jouer la carte du paradoxe (ou à peine) : Jeanne Moreau est tout simplement éblouissante dans le rôle de la femme obscure et tourmentée par ses sentiments. Ne virant jamais dans le mélodramatique, le "scabreux", ni dans le voyeurisme, ce film est tout simplement une ode à l'amitié et à l'amour dans sa forme la plus pure. Le chassé-croisé initiatique des personnages, entre leur guerre personnelle et leur guerre mondiale, fait de ce film une oeuvre au sens noble. Le final dérangeant n'en est pas moins magnifique, et il m'est presque inutile de vanter la beauté de la chanson-phare du film, "Le tourbillon". Après "Les 400 coups", Truffaut démontre que le talent n'est pas seulement un fait ponctuel. J'ajouterai deux derniers points d'honneur : une réalisation moderne qui joue du montage pour mieux étonner, et, surtout, un grand bravo aux acteurs, qui savent se montrer aussi distants envers eux-mêmes que proches du spectateur.
Dans ce "Jules et Jim" de François Truffaut la forme prend le pas sur le fond qui est une réflèxion astucieuse sur les rapports amoureux mais souvent brouillé et narré de façon bancale. C'est la Nouvelle Vague en France, donc les cinéastes se permettent beaucoups de fantaisies plaisantes et surtout, ils on la volonté d'envoyer en l'air le classicisme instauré. Ce renouvellement de la forme est incontestablement bien représenté dans le film de Truffaut, l'utilisation de la voix-off, le noir et blanc, les nombreux mouvements de caméras, la liberté des protagonistes sont synonymes d'une certaine liberté artistique accordé à une époque. La 1er demi-heure du film est éclatante de maitrise, de beauté et sans proposé de drame à proprement parlé, Truffaut anime son film d'un souffle mélancolie palpable que chacuns a du resentir. Mais passé ces 30 premières minutes le film s'essouffle à vue d'oeil, l'histoire racontée ne reprend forme à nos yeux qu'aux résumés de la voix-off et le monde dans lequel s'est confiné Jules, Jim et Catherine finit par ennuyer terriblement. Il reste la mise en scène trés propre du réalisateur des "400 coups" qui nous permet de rester éveillé. Avec une réalisation aussi impeccable que celle là, il est dommage que François Truffaut est voulu compliquer ou trop démontrer ses idées, qui sont pour le moins pas du tout inintéressants.
Truffaut met en scène Oscar Werner (Fahrenheit 451) et Jeanne Moreau, dans un film peu banal. Le film commence avant la première guerre mondiale, entre des protagonistes amis que la guerre va faire battre dans des camps opposés. J'ai bien aimé les plusieurs degrés de lecture de ce film... Il y a bien sur l'histoire en elle même (2 amis epris d'une même femme) mais aussi toutes les allusions au comportement de l'amoureux en général, au conflit de 14-18 et j'en passe .. bref, un film hors cliché, à voir.
Une collaboration entre François Truffaut et Jeanne Moreau donne toujours un très bon film (cf: "La mariée était en noir"). Cette histoire est d'une force romantico-narrative implacable, et la mise en scène est sublime du début à la fin. Qui plus est, ce film vaut le détour simplement pour entendre Jeanne Moreau pousser la chansonnette... Un très bon Truffaut movie.
Un classique du grand François Truffaut qui joue avec les images et la narration dans ce film porté par les très bons Jeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre. Une histoire d'amour et d'amitié mythique qui constitue ces moments forts que l'on n'oublie pas au cinéma.
Un très beau film, tiré du roman du même nom de Henri-Pierre Roché. Si vous voyez ce film pour la première fois dans les années 2000, vous allez certainement le trouver vieillot et ressemblant a la saga de l'été de TF1, mais en vous remettant dans le contexte de l'époque du film (le milieu des années 60) vous allez je pense beaucoup plus aimé. Moi j'ai trouvé ce film assez classe et plein de style surtout au niveau de la photographie et de la réalisation. Le jeu des trois acteurs principaux est parfait sans aucune fausse note (Jeanne Moreau tient là le plus grand rôle de sa carrière). Mais bon n'étant pas très frillant des histoires d'amour je ne suis pas un grand fan du film. N'empeche qu'il reste un des films cultes du cinéma français pour moi.
Film culte pour beaucoup que j'ai decouvers recemment...Les 3 acteurs sont en parfaite osmose pour cette histoire d'amour et d'amitié racontée avec brio par Truffaut de par sa mise en scène fluide et belle et accompagnée par la superbe musique de Georges Delerue.De très beaux dialogues ponctués par une voix off originale dans le cinéma français à cette epoque.Un scope noir et blanc rend hommage à la superbe photo du film.Veritable hymne à la joie,à l'amour et l'amitié qui interroge aussi sur la possibilité de l'harmonie dans l'amour.Jeanne Moreau est superbe dans ce role très osé pour l'epoque et sa personalité explose dans ce film.Comme disait Truffaut "Si ce film est réussi, il doit ressembler au livre dont il s'inspire et constituer ainsi un hymne à l'amour, peut-être même un hymne à la vie".Tout est dit,laissez vous emporter par "Le tourbillon de la vie".