Jules et Jim
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185 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 novembre 2018
Jules et Jim. Deux artistes liés par une camaraderie presque gamine, malgré la trentaine, voient leur complicité fragilisée par l’arrivée dans leur vie d’une femme aux lèvres enivrantes leur rappelant celles d’un célèbre buste hellénique. Une fille au tempérament d'adolescente, aux humeurs et aux comportements imprévisibles. Les deux sont charmés et la pérennité de leur amitié passera par un ménage à trois où s’entremêleront fraternité et passion. L’estime inconditionnelle que se porte Jules et Jim confronté à l’amour partagé que ressent Catherine pour ses deux potes, ainsi que pour d’autres amants, nous amène à réfléchir sur un phénomène qui battra son plein au fil des années 60 : l’amour libre. Mais dans l’œuvre de Truffaut, ce qui devrait être normalement une source de plaisir s’avère plutôt une arme égratigneuse pour l’âme. Lorsque Jim le réalise et qu’il fait part à Catherine qu’il rentrera dans les rangs en épousant Gilberte, c’est toute une génération qu’il offense et on lui fera payer tragiquement cet affront. Je ne saurais dire où se positionnais le réalisateur des 400 coups vis-à-vis l’allègement des mœurs matrimoniaux, mais il va de soi que son cinéma s’inscrivait dans une remise en question sociétale tant par le propos que par la forme. Pour Jules et Jim, il pousse plus loin l’utilisation d’une nouvelle grammaire cinématographique : Narration, freeze frame, plans en mitraille d’un même sujet, etc. Cela crée un effet de distanciation qui vient couvrir le jeu médiocre des comédiens si on fait exception des quelques moments de grâce que nous offre Jeanne Moreau.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2018
Parler d’amour libre dans la France conservatrice de 1962 était assez osé. Malgré l’échec commercial de Tirez sur le pianiste, François Truffaut a malgré tout réussi à réaliser l’adaptation du roman d’Henri-Pierre Roché : Jules et Jim (adaptation romancée des rapports que l’écrivain entretint avec Franz Hessel et Helen Grund, les parents de Stéphane Hessel).
Outre le fait que la thématique des sentiments amoureux a toujours été le grand sujet du cinéaste (Truffaut étant également connu pour le grand nombre de relations sentimentales qu’il vécut avec ses actrices), ce roman a dû attirer Truffaut également par les possibilités cinématographiques qu’il lui offrait. Ainsi, le réalisateur illustre la liberté amoureuse en s’offrant une totale liberté cinématographique. Il se permet ainsi d’utiliser des procédés purement liés à son art : jump cut à l’évidence pour regrouper deux prises différentes d’un même plan (procéder qu’il réutilisera par exemple dans La Sirène du Mississipi), sous-titres (le "Pas celle-là, Jim" parfaitement audible est marqué en toutes lettres afin de bien préciser l’importance de cette phrase sur la suite de l’histoire), arrêts sur image, insertion d’images d’archives, alternance entre des séquences très montées et de longs plans dialogués, surimpressions, libertés sonores liées à la post-synchronisation… Toutefois, si Truffaut transforme cette adaptation en pur objet cinématographique, il ne dissimule pas pour autant les origines littéraires du projet comme le prouve l’utilisation de la voix-off et la présence de dialogues très écrits.
Cette liberté formelle illustrant parfaitement l’idéal de liberté des personnages principaux (en particulier celui de Catherine, un des rôles les plus marquants pour Jeanne Moreau), qui permet de faire oublier certains légers défauts techniques liés à l’étroitesse du budget, associée à la musique pleine de légèreté de Georges Delerue, à la célèbre chanson Le Tourbillon (non écrite par Delerue mais par Serge Rezvani sous le pseudonyme de Cyrus Bassiak) et la beauté des décors (notamment le moulin d’Andé dans l’Eure), permet à Truffaut de signer un film préfigurant les idéaux de libertés sexuelles qui apparaîtront en Mai 68 et dans les années 70 et une des œuvres les plus marquantes de la Nouvelle Vague (dont la fin est généralement située vers cette époque) et de sa carrière.
jus d'citron
jus d'citron

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2018
Grande histoire d’amitié entre deux hommes qui aiment une même femme, Jules et Jim est un film qui m’a surpris. Garrel père dit en parlant de Truffaut « Je vois bien que c’est du cinéma classique, mais toutes les solutions qu’il trouve sont très originales », et c’est une bonne façon de définir le film. La mise en scène est très libre, recourt à beaucoup de techniques du cinéma, et suit les personnages tantôt très près des corps tantôt très loin pour capter la beauté de la nature dans laquelle ils évoluent. Les acteurs, tous très justes et très émouvants, pris dans un mouvement ininterrompu, chantent boivent discutent rient boxent vont à la guerre lisent s’écrivent courent nagent se baladent sautent à l’eau partent en train en voiture en vélo dans ce fameux « tourbillon de la vie ». Le film, porté par les musiques de Georges Delerue et la magnifique voix de Michel Subor, possède un vrai souffle, et si ses défauts ne sont ni petits ni rares, il parvient presque à nous les faire oublier par son inventivité et sa sincérité.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2018
Film emblématique de la Nouvelle Vague, la réalisation est anti-conformiste. Elle préfère des plans à l’extérieur que dans les studios tout ça grâce à des caméras à l’épaule crées par Raoul Coutard, une voix-off pour porter le récit et des images d’archives pour le repérage historique.

Peu à peu, le jeu de Jeanne Moreau s’installe peu à peu et fait son effet, comme un personnage qui s’accoutume et prend ses aises. Au début du film, on la sent fausse et hésitante, on n’y croit pas vraiment. Puis, petit à petit, on se prend au jeu et on entre dans le ménage à 3 jusqu’à en être paralysé complètement dans la séquence de la chanson. Le personnage qu’elle joue est haut en couleur et éclipse toutes les autres femmes comme la femme de Jim, Gilberte. C’est une femme fatale qui profite de l’aveuglement des hommes pour les dominer. Elle s’immisce dans la relation entre Jules et Jim et s’impose dans le triangle amoureux, elle a besoin d’être vue et d’être écoutée.

Truffaut fait un tour de force en adaptant le roman de Henry-Pierre Roché. Sa mise en scène de cinéphile et de grand connaisseur d’arts est parfaite. Il intensifie les émotions des personnages en mettant en scène des tableaux de Pablo Picasso afin d’exprimer les attitudes psychologiques des personnages.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2018
Le film se savoure davantage pour la qualité des dialogues (personnages et narrateur) que pour le jeu des acteurs, très froid et peu expressif. Le rythme effréné fait que l'on ne s'ennuie pas. Pour 1h40 de film, l'histoire est très dense. Le tout dégage une poétique ambiance de frivolité et de mélancolie.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2017
En fait tout commence (mal) par cette musique insupportable échevelée qui donne le ton du n’importe quoi. Le rythme, le style, le fond même. Tout est exagéré et au final superficiel, peu attractif et avec cet acteur hyper énervant Werner. Peut-être quelques élans de lyrisme par ci, par là mais dans l’ensemble fatigant.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2017
Les personnages truffaldiens sont des philosophes, ils ne se laissent pas prendre par les vicissitudes du quotidien, ils abhorrent le trivial et ne connaissent rien d’autre que les discussions longues et lettrées, au cœur de la nuit, une cigarette à la main. C’est ce qui fait la beauté de ces amants : le fait qu’ils ne soient pas complètement crédibles, qu’ils ne soient pas entachés par la banalité de l’ordinaire. Leur relation échappe à la laideur des compromis qu’entraîne la vie.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2019
Depuis son décès, et peut-être même avant, on dit à propos de François Truffaut que son meilleur film est celui-ci. D'accord. Admettons. Alors, si c'est bel et bien le cas, j'aimerais tout simplement que l'on m'explique pourquoi. Parce que, sans déconner, en regardant « Jules et Jim », j'ai vécu ni plus ni moins qu'un véritable calvaire. Alors soyons clairs : les intentions de Truffaut étaient facilement compréhensibles et finalement très louables. Car aborder aussi ouvertement le thème de la tromperie et du ménage à trois dans les années 60, c'était extrêmement ambitieux et surtout extrêmement couillu. Le hic, c'est que si les intentions comptent un minimum, c'est surtout la manière dont on les traite qui importe. Et là ça coince sévèrement. Truffaut ne sait pas dans quelle direction il veut aller, il s'égare, n'a aucune idée de ce qu'il veut faire réellement de son histoire. Quel est le résultat de tout ça ? Un ennui épouvantable. Un chemin de croix. Le temps passe lentement, très lentement même. L'histoire de ces deux mecs, amis d'enfance, inséparables, mais qui ont du se quitter à cause de la guerre pour finalement se retrouver et partager la même femme, ça sonne creux vraiment. T'as aucune empathie pour ces deux mecs. A tel point que tu finis par en avoir rien à secouer de leurs états d''âmes, de leurs petits malheurs et surtout, tu t'en as rien à secouer de savoir comment ça va se finir leur histoire. Et la femme en question qui est-ce ? Jeanne Moreau bien sûr. Puisse t-elle reposer en paix cette grande demoiselle. Oui, j'ai toujours eu une respect profond pour elle. Bref, je m'égare. J'en reviens. A quoi pourrait-on résumer le personnage de Jeanne Moreau ? Finalement à rien, puisque son personnage ambigu au possible est carrément sous exploité. Juste une femme, qui un coup dit noir, un coup dit blanc. En gros, une casse-bonbons. Jamais la complexité sous-jacente de cette femme n'explose. Preuve que Truffaut ne savait pas du tout où il allait. Alors, si on ne peut pas compter sur le personnage de Jeanne Moreau pour donner de l'envergure au film, ce n'est pas la peine de compter sur les deux acteurs masculins, dont l'un ressemble d'ailleurs fortement à David Hemmings. « Jules et Jim », le meilleur film de Truffaut ? Je ne crois pas, le cinéaste a largement fait mieux par la suite.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 août 2017
J'ai un peu honte de l'avouer mais oui, j'ai découvert ce film à l'occasion de l'hommage à Jeanne Moreau. Je ne reprocherais rien à cette dernière d'ailleurs, même si son décès récent n'avait exigé une certaine retenue dans la critique.
En revanche, Truffaut en mérite une, en toute humilité.
Les scènes sont belles dans leur légèreté comme dans leur gravité, les thèmes de l'amitié, du caractère sensuel et exigeant de la séduction poussée à la manipulation ne sont pas pour déplaire aux sensibles et aux intellectuels, mais quid de la fin ? C'est pas comme si ce pauvre Jim ne l'avait pas vue venir à 3km, la folledingue éprise et passionnée ?! ce sera pour moi le bémol du film, que j'ai pourtant apprécié. Mais il faut garder une cohérence, le scenario pressent un désir de monter si haut dans l'histoire, qu'il ne savait finalement plus comment en descendre.
À voir tout de même, rien que pour l'expression du sentiment de liberté du personnage de Catherine, si ancré chez Mme Moreau qu'il en expire le naturel.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2017
« Jules et Jim » tourné en 1962 par François Truffaut, alors tout jeune réalisateur, fait évidemment partie du patrimoine cinématographique Français. Pour ma part, je n'en gardais pourtant qu'un vague souvenir de jeunesse qui se limitait à une histoire étrange et alambiquée. Pourtant, à l’annonce du décès de son interprète principale, l'envie m'est venue de redécouvrir cette œuvre atypique que je conservais quelque part, sur une étagère poussiéreuse de ma vidéothèque... Et je suis ravi de l'avoir fait car j'ai visionné un film au ton étonnamment frais et moderne qui m'a largement surpris. Je dois pourtant reconnaître que j'ai eu du mal à rentrer dans le vif du sujet tant les premières minutes m'ont décontenancées. La présence étouffante de la « voie off » qui raconte l'histoire de manière agaçante, n'y est sans doute pas étrangère. Pourtant, petit à petit, sans que je ne puisse expliquer pourquoi, je me suis senti immergé de plus en plus profond dans cet attendrissant ménage à trois. Une grande partie du mérite en revient sans doute au trio d'acteurs ultra charismatiques qui compose l'affiche. Le reste est un savant mélange de charme rétro et de liberté, qualités indispensables à cette « nouvelle vague » qui bousculait alors joyeusement les conventions du genre. Et puis il y a la fameuse chanson « le tourbillon » qui sert de thème musical au film et qui reste dans la tête bien longtemps après le générique de fin. J'en profite pour rendre un vibrant hommage à Jeanne Moreau, cette actrice emblématique qui vient juste de nous quitter non sans avoir gagné le cœur de toute la France.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Jules et Jim est un film qui ne m'a tant séduit que ça (même si, n'étant pas du tout un fan de François Truffaud, celui-ci m'a un peu plus plu qu'à l'accoutumé).
L'histoire m'a moyennement accroché, elle m'a surtout moyennement surpris mis à part le rebondissement final. On voit assez rapidement où le réalisateur veut en venir et à partir d'un moment, ça tourne un peu en rond. Néanmoins, les personnages sont très intéressants à suivre.
Les acteurs sont bons, rien à redire là-dessus. Jeanne Moreau est impeccable en séductrice (je ne l'avais jamais vu dans un rôle de jeune femme, et ça a été une très agréable surprise pour moi). Oskar Werner et Henri Serre sont très bons également.
Au final, c'est plutôt pas mal.
Marie-Saphire Von HANOVER
Marie-Saphire Von HANOVER

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2016
Les personnages de ce film sont très bien construits et cet aspect central du film est renforcé par des dialogues élaborés . Deux hommes qui veulent une femme, une femme qui veut deux hommes. François Truffaut dresse le portait d'une femme indépendante qui n'est jamais soumise à aucun des deux hommes qu'elle convoite. Le ton de voix que Jeanne Moreau emploie est très particulier...Ce film a beaucoup de caché.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2016
Suite de Truffaut le romantique. "Notre affection vient juste de naître, il faut la laisser tranquille comme un nouveau né". Jeanne Moreau pour Henri Serre. Si c'est cette phrase n'est pas à tomber, alors bon. Mythique et surtout très audacieux, Truffaut signe un troisième long avec un visage neuf. Après les tribulations adolescentes et le thriller manqué, place à l'histoire d'amour. Quoi de mieux que Jules & Jim. Ce trident amoureux, jadis moderne avant l'heure, utilisé comme dernière campagne de pub par Prada. Le film est bourré d'intelligence mais fait tellement rêvé qu'il semble éloigné d'une vérité. Le scénario de Jean Gruault et ses phrases romantiques en cascade sont toutes sublime les unes des autres. Le coeur bat, moi je chavire.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 781 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2016
Je le craignais et bien ça n'a pas loupé ! Ce film est une arnaque juste fait pour exciter les bobos et les intellos ! C'est totalement ennuyeux, dénué d'intérêt et mal réalisé par dessus le marché. Je n'ai pas accroché du tout à la voix off qui fatigue et les personnages sont exaspérants ! Bref un calvaire et on ne me reprendra plus à regarder du Truffaut !
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2019
Quelle joie mêlé au soulagement, cinéphile depuis bientôt 10 ans ce n'est qu'en 2019 que je me décide enfin à voir le monument francais que représente ce Jules et Jim. Au final je suis heureux de l'avoir découvert à 25 ans car même si rien ne l'indique, il s'agit vraiment d'un film pour adulte du fait de son époque, de ses dialogues, des messages véhiculés, du jeu d'acteurs. Jules et Jim jouit d'une énorme réputation depuis très longtemps dépassant nos frontières, pourtant je ne le conseillerai pas un ado ou a un étudiant en ciné qui débuterai, l'ennui et l'agacement le menacerai trop vite. Pourtant il y a de quoi apprendre question esthétique, cadrages maitrisés, la caméra très mobile représentant parfaitement la nouvelle vague francaise alors en plein essor, la liberté de ton, de l'être et du cinéma (collant complètement avec son sujet ici, à savoir un ménage a 3 pendant la belle époque). Sur la forme on est proche du chez d'oeuvre, sur le fond pareille notamment grâce à l'excellente Jeanne Moreau écrasant complètement ses comparses masculins. L'acteur jouant l'allemand apporte un vrai plus à l'oeuvre, Le Jim francais lui étant très décevant en revanche. La fin m'a plutôt déçu mais apporte il est vrai une certaine gravité, une dimension différente à l'oeuvre, permettant une interprétation personnel pour chaque spectateur. Truffaut adapte avec grand talent un bouquin, et par l'inventivité de sa mise en scène nous ferait presque lire le livre nous même en même temps qu'on regarde le film, la voix off s'occupant de la narrer pour nous sinon. L'oeuvre semble parfois hors du temps, ce noir et blanc irréprochable, les costumes du trio et cette manière innovante de filmer, de surprendre donne réellement des ailes au spectateur le temps d'un film. Magnifique, poétique, léger mais grave, Truffaut n'en ai qu'a son 3 ème film à 30 ans mais frappe très fort une seconde fois après (Les 400 coups). Intemporel
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