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    Nymphomaniac - Volume 2
    note moyenne
    3,2
    1981 notes dont 201 critiques
    répartition des 201 critiques par note
    17 critiques
    55 critiques
    46 critiques
    42 critiques
    28 critiques
    13 critiques
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    201 critiques spectateurs

    Dex et le cinéma
    Dex et le cinéma

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    4,0
    Publiée le 26 mars 2015
    En regardant les critiques des autres respectables et (plus ou moins...) éclairés utilisateurs d'Allociné, il semble que je fasse figure d’exception. J'ai une petite préférence pour Nymph()maniac Vol.2. Étant donné qu'il s'agit d'un seul et même film, il ne va pas s'agir de comparer un film avec sa suite, mais plutôt deux parties d'une même histoire. En effet, bien que les qualités techniques du film soient identiques (logique), et que Lars Von Trier soit resté un réalisateur de génie entre la sortie du Vol.1 et celle du Vol.2, c'est bel et bien au sein de ce deuxième chapitre que Nymph()maniac trouve toute son aura. Une conclusion grandiose, à un récit non moins grandiose. Tandis que le parcours de la délicieuse Joe, interprétée par une Charlotte Gainsbourg tout bonnement formidable, se poursuit, Lars Von Trier nous impose avec le plus grand lyrisme, la consécration de cette étude nihiliste de la sexualité humaine, et plus généralement, de l'humanité. C'est après avoir perdu tout espoir, après avoir assisté a ce déferlement de violence aussi soudain qu'inattendue, que la véritable portée de cette œuvre complexe se dévoile. Car s'il y a bien une chose a laquelle je ne m'attendais pas, c'est qu'avec Nymph()maniac, Lars Von Trier révolutionne son univers habituel, et surtout, son cinéma. Il nous à proposé de suivre un personnage qui se bat contre la perversion inhérente à l'être humain (perversion au sens général du terme). Son personnage n'est plus une victime (ENFIN). Son personnage assume sa noirceur, et c'est devant cette vision si désespérante d'une humanité profondément mauvaise, que Joe se redresse. Et c'est par la violence physique, que Lars Von Trier endigue la violence morale de son univers. Moi qui avait presque finit par croire que la misanthropie du réalisateur s'était atténuée au fil du temps... Il n'en est rien. Il à réussit à offrir à Nymph()maniac une fin parfaite, mélancolique et poétique, qui nous prouve que malgré la provoc, malgré le porno et malgré la longueur, Lars Von Trier est parvenu à renouveler ses propres codes, et à nous livrer une vision lyrique et prenante de l'exploration de l'âme humaine, au travers de la sexualité. Du très bon travail !!!
    brunetol
    brunetol

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    5,0
    Publiée le 29 janvier 2014
    C’est en voyant ce deuxième volet qu’on constate à quel point la diffusion en deux parties, apparemment « mutilées », du film de Lars Von Trier, dessert le projet et amoindri la qualité de l’expérience du spectateur. Si vous n’avez pas vu le premier, n’y allez pas ! Attendez la version intégrale, qui s’annonce comme un director’s cut et devrait sortir plus tard. On est là devant une erreur de stratégie de distribution, et on ne s’étonne pas que le film soit dès sa sortie cantonné aux petites salles. Or il n’est pas moins bon que la première partie, il ne fait qu’enfoncer le clou. Trier pourrait sans doute se contenter de faire des films de genre en y mettant le minimum syndical de ses talents de styliste, façon Scorcese, ce serait encore au-dessus du lot. Mais non. Il continue de jouer sa partition d’artiste tourmenté et provocateur, et d’aller farfouiller dans les tréfonds de ses obsessions et de ses angoisses existentielles. Manifeste féministe ouvertement misandre, mais sans la misanthropie, le cynisme ou le nihilisme que beaucoup de critiques se croient malins d’avoir soi-disant décelé, Nymphomaniac frappe surtout par la lucidité de son auteur sur la condition humaine, et son empathie pour notre déréliction. On retrouve son sens du burlesque, son goût de la provocation, on voit le plaisir des acteurs entrainés dans des séquences extrêmes, comme Jamie Bell mué en « sadologue » spécialiste des cravaches et des nœuds de sang, mais sans effet « m’as-tu-vu », sans innovation formelle majeure pour épater la galerie. Trier s’auto-cite à plusieurs reprises, notamment dans une séquence mémorable qui boucle avec « Antichrist », démontrant à quel point les deux projets sont connectés. A ceux qui comme Pierre Murat voit là-dedans une « haine des rapports sexuels », aveuglés par une hypocrisie inconsciente, on a envie rétorquer qu’ils feraient bien d’aller faire leur propre analyse. C’est justement là où ça fait mal que Trier vient appuyer, pour débusquer ce qui tient de la malédiction plutôt que de la culpabilité ou d’une quelconque aversion. De fait, son dispositif rhétorique peut paraître aussi pataud que celui d’un Gaspar Noé, et renvoyé à de la philosophie de comptoir, assaisonnée d’un peu d’érudition Wikipédia. Mais, comme chez Noé, le discours théorique est un moteur narratif passionnant, transcendé par le souffle de la mise en scène, la qualité des interprètes (tous excellents, Gainsbourg en tête) et la cohérence de la démarche. En œuvrant de la sorte, Trier ne sera probablement jamais considéré comme un vieux maître et c’est tant mieux, ça le préserve de la stérilité et l’académisme qui frappe tant de réalisateurs parvenus à la respectabilité (comme Cronenberg par exemple, qui ne fait plus rien de bien depuis « Existenz »).
    Loskof
    Loskof

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    4,0
    Publiée le 3 février 2014
    Volume 2 diffusé dans 2 salles sur Lyon, magnifique, pendant que Guillaume Galienne bénéficie encore d'une diffusion. J'ai bien cru que je ne pourrais pas aller voir le volume 2. Pas d'intro, pas de résume, le film commence direct là où s'est arrêté le volume 1. Ce volume 2 ne doit pas être vu comme un 2ème film, il faut essayer de s'imaginer avoir vu le volume 1 juste avant pour bien le comprendre, et c'est ce qui explique surement cette note inférieure à la 1ère partie, alors que le volume 2 est tout aussi bon. Dans le 1er chapitre, Seligman fait un parallèle entre l'église chrétienne centrée sur la souffrance et l'orthodoxe centrée sur le bonheur. je ne vois pas de meilleure comparaison avec le film, tant ce volume 2 montre Joe en train de souffrir à tous les instants. Ce volume 2 est beaucoup moins dense mais beaucoup plus narré par Joe, on rentre vraiment ici dans sa psychée, on découvre pourquoi elle est nymphomane. Et là on apprécie vraiment la liberté de parole de Lars Von Trier, il dit et écrit ce qu'il veut et ce qu'il pense: retirer le mot nègre du vocabulaire juste pour supprimer le racisme ça ne sert à rien (en effet!), une femme peut revendiquer une sexualité d'homme sans être jugée (bien vrai!), etc, etc. Si l'on fait l'effort de coupler les 2 parties on se retrouve avec un film plein, entier, qui s'attarde beaucoup mais nous captive. Beaucoup moins de sexe dans cette 2ème partie, beaucoup de SM (sans sexe), beaucoup de dérision dans les scènes de cul, comme celle avec les 2 noires. Lars Von Trier arrive à faire rire une salle entière avec une scène de double pénétration ! Génie ! Voilà ce qu'est Nymphomaniac, un film qui fait fit des conventions, l'auteur porte son discours et le fait magnifiquement: on a ici une nymphomane, on a pitié d'elle quand il le faut, on comprend sa façon de vivre, on ne la juge jamais, elle veut se faire plaisir et après tout pourquoi on l'en priverait. La fin a pu en choquer plus d'un, pas moi, elle laisse sur le cul tant elle est brutale, avec l'image qui se coupe au moment du dénouement, ne laissant que le son, pour encore plus d'impact. Je m'arrête là dessus pour pas spoiler mais en gros LVT conclu son film comme chaque acte: Au début tout est beau, les gens sont gentils, et chaque acte se conclu par un très dur retour à la réalité. Je suis allé voir 12 years a slave le même jour, là où ce dernier était d'un conformisme chiant à mourir même si bien filmé, Nymphomaniac est une vraie oeuvre d'auteur, brillamment interprété, posant des questions et y répondant, montrant autre chose, c'est pas un chef d'oeuvre mais ça doit impérativement se voir !
    Nath N.
    Nath N.

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    0,5
    Publiée le 26 janvier 2015
    Je ne suis pas allée voir ce film au cinéma car je ne suis pas fan de Von Trier, et la bande annonce me laissait deviner que ce film ne me convaincrait pas davantage. En effet, je ne regrette pas de ne pas de ne pas avoir fait le déplacement. Charlotte Gainsbourg est une actrice talentueuse qui sait dire un texte, et réussit l’exploit d’être agréable à entendre même dans un rôle aussi abject pour un film aussi dénué d’intérêt : J’ai donc fait l’effort de regarder et d’écouter, avec attention, une première partie du film. On s’ennuie vite, et je n’ai pas du tout accroché à la démonstration fumeuse qu’on cherche nous faire ingurgiter. L’ennui cède vite la place au dégoût : Il faut vraiment avoir les tripes bien accrochées. Comme toutes ces scènes répugnantes nous sont imposées sans fond ni fil ni quoi que ce soit de convaincant qui puisse nous donner l’envie de continuer le supplice, j’ai fini par avancer le DVD et l’arrêter de temps à autre, en cherchant désespérément à tomber sur quelque chose qui puisse en justifier la forme, ou me donner à comprendre la motivation du cinéaste et ce qu’il a voulu offrir à ses spectateurs. Je n’ai toujours pas trouvé. Cette histoire n’apporte rien, elle est mal filmée, on dirait un film porno tourné dans une cave, à croire qu’il a été fait pour satisfaire un voyeurisme répugnant arrangé à la sauce pseudo intello façon psycho de Prisu _dont on a l’éclairage blafard à défaut d’être éclairé sur autre chose_ histoire de donner bonne conscience à ceux qui le regardent. Ah, c’est sûr, ça fait plus chic de prendre un air inspiré pour aller voir Lars Von Trier au CNP, que de se faufiler la mine basse dans les sous-sols du sexe shop du coin…Plus chic, et infiniment plus malsain aussi sans aucun doute .
    QuentinZo
    QuentinZo

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    4,5
    Publiée le 25 janvier 2014
    Sans transition, sans introduction, sans rien, le début de cette seconde partie du film ultra-controversé de Lars von Trier nous remet directement dans le bain, même en ayant vu la première partie quasiment un mois avant. Certes, à ce moment-là, on sent bien que le film n'était à la base pas fait pour être charcuté en deux, mais qu'importe, ça ne pose pas plus de problème que ça, en tant que spectateur tout au moins. Si le maître-mot de la première partie était clairement "nuance", celui de la seconde serait plutôt "rage", "obstination", "audace" ou encore "insolence". Là, von Trier fait clairement le film qu'il veut (quasiment "sans filtre" si je puis dire), et non celui qu'on aurait pu attendre qu'il fasse. En tout cas celui qu'on aurait pu attendre qu'il fasse avant d'avoir vu la première partie, parce que cette seconde partie n'est bel et bien qu'une suite logique. Moins découpée que la première (5 chapitres dans le Volume 1 contre 3 chapitres dans le Volume 2... Oui, 5 et 3, ce sont bien ces fameux nombres, qu'il est malin le Larsou !), la seconde partie pourrait être vue comme étant la même que la précédente mais multipliée par 10. En effet, tout y est "plus" dans ce film. Les comparaisons et métaphores de Seligman sont passées de la surrexplication tirée par les cheveux à une présence farfelue, absurde voire ridicule mais totalement assumée, l'auto-critique/analyse de von Trier y est plus visible, plus poussée et donc plus amusante et, enfin, le réalisateur danois y montre plus de culot que jamais. Quelle n'est pas la réaction outrée du public quand von Trier auto-référence ultra grassement son Antichrist ! (Il y avait la même chose dans la première partie avec Melancholia, mais en un peu moins obvious tout de même.) Certes, il faut être extrêmement sûr de soi pour oser faire un truc pareil, mais ça rejoint selon moi l'idée que la provocation dans Nymphomaniac n'est pas là où on l'attends. On est beaucoup moins gênés quand Charlotte Gainsbourg se prends 40 coups de fouet par Jamie Bell jusqu'à en avoir les fesses en sang que quand Lars von Trier fait une auto-conversation sur le côté politiquement correct du mot "nègre" ou sur "les bons pédophiles qui ne passent pas à l'acte"... Sans doute des pistes de sujets de conversation pour sa prochaine conférence de presse à Cannes. Oui, en l'état ça peut être choquant, révoltant, douteux, tout ce qu'on voudra, mais c'est surtout très malin et bien trop appuyé pour que ce ne soit pas volontaire. Von Trier s'amuse clairement de ça et, avec un peu de chance, le spectateur éclairé s'en amusera également. Je crois que c'était sur le commentaire audio de Melancholia que von Trier disait qu'aucun de ses films ne pourrait un jour se "terminer bien". Après l'éprouvante expérience que fut ce Nymphomaniac, c'est pourtant vers ce quoi il se dirige. Von Trier nous sort la totale ; rédemption, amitié, morale pompeuse sur l'égalité entre hommes et femmes... Et là, on pourrait presque parler de twist ending tant le revirement est à la fois total et inattendu. Après la débauche de bons sentiments, Lars von Trier redevient un pur Lars von Trier et crée cette fin d'un cynisme exacerbé, difficilement supportable pour nous, spectateurs qui nous sommes finalement attachés à ce "bad human being" qu'est Joe. On sort de la salle quasiment aussi sonné qu'à la sortie de la salle de Melancholia. Il ne fait aucun doute que Nymphomaniac restera une oeuvre majeure dans la filmographie de von Trier. Il n'a peut-être pas réatteint le pur chef d'oeuvre comme c'était le cas avec Melancholia, mais a en tout cas su innover et proposer quelque chose d'inattendu. Il ne fait aucun doute que désormais chacun de ses films sera attendu au tournant (c'était sans doute déjà le cas mais encore plus après celui-ci) et qu'il continuera d'être autant haï qu'adulé.
    Julien D
    Julien D

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    2,0
    Publiée le 29 janvier 2014
    Alors que la première moitié du dyptique Nymphomaniac réussissait à nous dépeindre avec beaucoup de poésie et de neutralité les besoins excessifs en jouissance de la jeune Joe, les trois derniers chapitres de cette œuvre cinématographique prennent un ton radicalement différent. Déjà, on n’entend plus la superbe musique de Rammstein, mais le plus frappant vient surtout du retour du dégout pour l’humanité et la sexualité que Von Trier nous avait déjà déversé dans son Antichrist (dont il va jusqu’à réutiliser une scène !). Au lieu de continuer à nous exposer avec un minimum de subtilité la psychologie torturée de son héroïne, le réalisateur s’amuse à la torturer. Charlotte Gainsbourg reprend donc son rôle de femme hystérique et masochiste d’Antichrist et devient la victime des supplices les plus malsains au nom de l’espèce humaine, rendant sa vie sexuelle abjecte à partager. Si le premier film avait réveillé chez beaucoup leur libido, voire une certaine revendication féministe, celui-ci est au contraire le plus déprimant des moyens de contraception.
    jeremy martinato
    jeremy martinato

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    4,5
    Publiée le 29 janvier 2014
    Plus extrême et provocateur que le premier, mais indissociable! Excellent! Vivement le regroupent des deux films en un seul.
    alain-92
    alain-92

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    2,0
    Publiée le 29 janvier 2014
    J'attendais ce deuxième volume avec impatience. Au final une certaine déception. Les images trop démonstratives finissent par lasser. Si le choix du réalisateur n'est en rien condamnable, il n'en reste pas moins regrettable que ces deux heures de pellicule se cantonnent pour la plus grande partie dans des images purement sexuelles et trop appuyées. Voire grotesques. Entre autres, la scène avec les deux hommes de couleur, très ou trop bien membrés, se disputant la meilleure façon d'assouvir leurs envies respectives. Un autre moment pénible, lourd et totalement monstrueux. Celui ou Joe part pour sa nouvelle addiction sado-masochiste sans que le bras de son fils, tendu vers le sien, soit suffisant pour la retenir. Grosse batterie pour laisser passer une émotion qui tombe à plat. Les dialogues étaient suffisamment explicites, crus et souvent savoureux pour laisser la place aux comédiens mentionnés au générique, sans les étouffer dans leurs propres rôles. Charlotte Gainsbourg, après avoir lu le scénario qui l'aurait captivée assure que "Tourner nue me gênait le plus. Le technicien qui confectionne de faux sexes pour Lars m’a décontractée en me faisant visiter son laboratoire. Il y avait des dizaines de pénis et de vagins sur son étagère ! Le jour où on m’a posé une prothèse dès 8 h du matin, j’ai immédiatement dédramatisé", a-t-elle révélé à Victoria Laurent pour glamourparis. Du toc, donc, pour donner une illusion du réel. Ce n'est pas nouveau. Loin des feuilles de frênes de son enfance, Joe croise sur son chemin quantité d'hommes en multipliant ses rencontres. Autant d'excellents acteurs comme l'inquiétant Willem Dafoe dans une courte apparition. Ou encore Jamie Bell dans un rôle qui aurait mérité d'être plus approfondi. Loin de moi l'idée de condamner le sujet du film. Ces pratiques existent chez les femmes tout autant que chez les hommes. La liberté de chacun reste primordiale. Mais en cherchant à trop imposer son point de vue on finit par se perdre. C'est ce que j'ai ressenti.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 29 janvier 2014
    Je ne reviendrai pas sur le mode de distribution du film, voici donc la seconde partie tant attendue. J'ai décidé d'honorer mon moi passé qui avait adoré la première partie en allant voir la seconde le jour de la sortie. Je ne suis pas surpris, c'est l'exact continuité de la première partie, rien de plus, rien de moi, tout ce que j'ai dit de bien sur la première partie est parfaitement valable, mais voyons plus en détail. On le sait, LVT c'est un gros lourdeau n'ayant aucune espèce de subtilité et c'est sans doute le seul à l'être de façon à ce que ça soit excellent, sans doute car il a sa sincérité, son ambition et ses idées qui parfois bancale donnent malgré tout un film génial. Du coup dans ce second volume LVT n'y va pas par quatre chemins et j'aime ça, il se moque lui-même des coïncidences dans l'histoire, il fait dire à ses personnages ce que le spectateur pourrait se dire sur les digressions. Il ose tout, même un clin d'oeil lourd au possible avec Antichrist et pourtant tellement bon ! Ce que j'aurai adoré, c'est de ce rendre compte que le personnage d'Antichrist et de Nymphomaniac était le même, ça, ça aurait été jouissif. Mais bon qui cracherait sur un peu de Händel ? (Ou sur le Miroir ?). Mais ce que j'ai adoré c'est à quel point dans son propos il fait fi des convenances… ici pas d'interdits ! Et j'avoue m'être reconnu dans ce que dit Gainsbourg sur le mot "nègre", retirer un mot, un mot que l'on a plus le droit de prononcer c'est pas forcément très bon pour la démocratie, ce à quoi elle ajoute que les gens sont trop stupides pour la démocratie, difficile d'être plus dans le vrai ! Le point le plus sulfureux reste néanmoins la prise en empathie d'une pratique sexuelle dite déviante ! Je n'avais pas vu/lu ça depuis Sade. Et c'est dit avec beaucoup d'intelligence. Du coup ça fera chier les bienpensants, ce qui est plutôt cool. Le meilleur reste le propos féministe du film, qui contrairement à ce que certaines essayent de nous faire croire, est pour une femme d'avoir une sexualité d'homme et non pas forcer les hommes à avoir une sexualité de femme. Enfin je dis le meilleur… Je pourrai aussi parler de la révélation qui dit beaucoup de choses sur le personnage de Seligman et qui est à mettre en relation avec la fin. Phrase finale qui d'ailleurs est une question que beaucoup d'hommes se sont souvent posées, ce qui rend le film d'autant plus vrai, c'est que toutes les relations entre les personnages puent et suintent la vérité et ceci malgré les coïncidences du récit. Mais ce n'est pas qu'un film intelligent ça serait le priver de toute la recherche esthétique adoptée par le film dans la continuité du premier volet. Alors certes c'est moins exubérant, mais tout de même. Il faut aussi retenir les scènes avec Jamie Bell, ultra classe, qui fouette Gainsbourg. Je suis d'ailleurs un peu déçu que la scène ne soit pas en temps réel, ça aurait pu rendre tellement bien. Bref c'est un film bien fait, intelligent, bien pensé, qui n'y va pas de main morte, qui n'est pas forcément ce que l'on aurait pu attendre de lui, mais qui apporte bien plus et qui est très bien référencé, très vrai, et qui en dépit de son sujet arrive à avoir ses moments de grâce absolue, la découverte de l'arbre par exemple. Et on peut noter la présence d'Udo Kier… toujours sympa !
    WardStradlater
    WardStradlater

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    0,5
    Publiée le 6 mai 2014
    Commençant exactement là où se termine le volume I, ce volume II reprend les même ingrédients. Encore une fois, c'est lent, grotesque et pathétique. Mais pas parce que c'est voulu, mais parce que c'est mal fait. Les scènes se succèdent, et on se demande quand tout cela va finir. Petit-à-petit, ceci dit, se met en place le but de tout ça: la justification de l'individualisme et de la prédation sociale. La nymphomanie n'en est que le prétexte, comme il aurait pu y en avoir tant d'autre. Ou plutôt la normalisation de l'individualisme et de la prédation sociale. Société basée sur le zapping, les envies instinctives et l'irresponsabilité. Le capitalisme à l'état pur, en somme : je veux, je prends, je ne réfléchis pas. D'autant plus que les protagonistes réfléchissent à notre place. Le film est commenté par Joe et Seligman, laissant ainsi aucun champ de réflexion au spectateur. Hollywood impose une vision de la société basée sur la consommation irresponsable, justifié grossièrement par des thèmes comme l'émancipation, la liberté ou la lutte des classes. Tout un chacun peut plus ou moins s'y reconnaître. Bref, Lars est le produit d'une culture bourgeoise ignorante et arrogante qui impose les schémas de pensée de l'idéologie dominante.
    ioannites
    ioannites

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    1,0
    Publiée le 4 février 2014
    Quels sont les limites entre l’art et la provocation ? Comment pourrait-on s’appuyer sur cette dernière pour créer une nouvelle expression qui correspondrait aux attentes de l’homme contemporain ? L’érotisme pourrait peut-être forger un nouveau langage qui serait bien compris par le grand public ? En effet, le film Nymphomaniac de Lars Von Trier pourrait bien donner des réponses à ces questions, mais un grand nombre de faiblesses ne pouvait correspondre ni aux attentes des spectateurs ni aux critiques qui souhaiteraient découvrir un nouveau film d’arrière- garde. S’appuyant sur ces pensées nous tâcherons de montrer les points positifs et les faiblesses de ce film En commençant par le titre, sa composition lexicologique nous paraît fort intéressante. En effet le mot Maniakos en grec désigne un être mentalement malade et obstiné sur quelques idées fixes. Cependant cet individu n’est pas forcément stupide. Quant au mot nymphomane, tout le monde le connaît bien. L’apparition de ce mot enlève toute idée vulgaire et nous fait penser au style de ce film. Par ailleurs, l’étymologie grecque de ce titre renvoie à une idée savante. Joe, contrairement à ce qu’elle prétend, elle n’est pas nymphomane. C’est une malade et son histoire n’est qu’une création purement maladive Si Seligman , ressemble aux narrateurs des romans de Zola dns le premier volume dans le deuxième n’est qu’un psychiatre qui devient à la fin malade et tombe victime des aspirations maladives de Joe. Ces éléments positifs nous paraissent intéressants et font partie de film, sont affaiblis dans la deuxième partie du film. Comme nous avons dit, Joe reflète bien la provocation et elle ne communique pas avec le spectateur. En effet, il s’agit d’un mur qui nous sépare avec elle et c’est cela qui nous fait penser qu’il s’agit d’un individu sans sentiments et vide de toute idée. Elle communique avec un être invisible qui doit être malade et enfermé car s’il existait réellement il serait un danger pour les autres. Cette provocation est renforcée par son égoïsme qui atteint les limites d’une maladie, ainsi que par son excentrisme qui ne présente rien d’intéressant. Ces défauts du film sont bien plus présents dans le deuxième volume de ce film et, d’après, nous, un spectateur aurait du mal à entrer dans cet univers qui atteint les limites d’une démence dangereuse. Le film nymphomaniac, malgré ses éléments positifs, présente un grand nombre de faiblesses qui ne lui permettent pas d’attirer l’attention d’un public averti. Par ailleurs, même le public large ne peut apprécier ce film.
    chest D.
    chest D.

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    0,5
    Publiée le 29 janvier 2014
    Après le grand vide ("Je ne sens plus rien") vient le temps de la punition. Et quand il s'agit de châtier ses personnages, LVT sait comment s'y prendre: Joe va payer l'insouciance de ses jeunes années selon des règles que les teasers du film ont déjà plus ou moins révélées. Passée à l'âge adulte, Joe est devenue Charlotte Gainsbourg, c'est une bourgeoise dépressive et surtout coupable. Comme Michael Haneke, LVT doit établir la culpabilité de son personnage pour lui infliger le châtiment qu'il mérite. L'agréable légèreté des trois premiers chapitres du volume 1 (son côté conte érotique) disparaît avec Stacy Martin, qu'on voit très peu. Avec Charlotte G., le film bascule dans un autre registre : châtiment, pénitence et rédemption. J'ai dû mal à me faire une idée exacte de l'ampleur de la catastrophe que représente ce volume 2: c'est un désastre à tout point de vue, je crois qu'on ne peut rien sauver. La structure en chapitres (il en reste encore trois) n'organise plus rien et certaines séquences, comme celle où Joe donne rendez-vous, dans une chambre d'hôtel, à deux Africains, frappent par leur gratuité : incapable de donner le moindre relief à cette scène, LVT fait le choix de mettre deux sexes en érection dans le cadre. Veut-il nous faire rire? Qui croit-il choquer? Cette scène, assez secondaire, est très symptomatique de ce qu'est devenu le cinéma de LVT: un cinéma qui filme les personnages à hauteur de leurs sexes tout en refusant d'y goûter. Un cinéma de frustré en somme. On a presque envie de lui dire ce que Nicole Kidman dit à Tom Cruise à la fin d'Eyes Wide shut: "Let's fuck"!
    poet75
    poet75

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    0,5
    Publiée le 3 février 2014
    Voyons, voyons... Où en étions-nous restés ? Ah ! Oui ! Naïvement, j'estimais que le comble de l'aberration avait été atteint à la fin de « Nymphomaniac vol.1 », lorsque le matois Lars Von Trier invitait dans sa foire à la débauche la plus pure et la plus céleste des musiques, celle de Jean-Sébastien Bach ! C'était méconnaître les ressources de notre cher Danois, car pour ce qui concerne l'incongruité son imagination est sans limite ! Mieux que le cantor de Leipzig, voici donc le conflit des Eglises d'Orient et d'Occident, l'une étant céleste et l'autre doloriste. Et pour couronner le tout, on fera même appel à la flagellation du Christ. Tout ce fatras ne parviendrait même pas à choquer le Pape en personne, tant il est stupide et résolument ridicule ! Pour le reste, il n'y a dans ce volume 2 de « Nymphomaniac » qu'une suite de scènes tantôt pédantes et grotesques tantôt abjectes et répugnantes. Certains prétendent même y trouver de l'humour ! Ah ! Fichtre, oui ! L'humour le plus glauque et le plus sinistre qui soit ! De quoi vomir ! Et le bon et placide Seligman, me direz-vous, que devient-il, cet abrutissant discoureur, ce donneur d'absolutions ? Que cache-t-il donc sous ses airs débonnaires ? Mais chut ! Il ne faut rien dire, non pas parce que je dévoilerais la scène finale de cet indigeste pensum « von trieresque », mais parce que ce serait accabler encore ce déplorable film d'un autre sommet d'incongruité ! 0/10
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 10 février 2014
    J'ai déjà écrit ici tout le mal (mâle ?) que je pensais de Nymphomaniac vol. I. Contre toute logique je suis allé voir Nymphomaniac vol. II - dont l'interdiction vient d'être relevée de 16 à 18 ans par le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Signe sans doute d'un masochisme qu'il serait temps d'assumer à 40 ans passés ? Peut-être ! Aussi surprenant que cela puisse paraître le volume II m'a moins déplu que le I. Le paradoxe s'explique aisément : le I m'avait tant déplu que le II ne pouvait pas me déplaire davantage. Car le II ressemble au I : du sexe, glauque et triste, en gros plan. Filmé par Lars Von Trier, le sexe n'est jamais gai, jamais ludique, jamais tendre. Il s'épuise dans la recherche vaine d'un toujours-plus égoïste. L'image est grise comme une fin d'après-midi de novembre à Copenhague. Les acteurs portent sur leurs frêles épaules tout le poids de la misère (sexuelle) du monde. L'héroïne a vieilli : Charlotte Gainsbourg joue désormais son propre rôle après Stacy Martin qui avait beaucoup donné de sa personne dans le I. Mais que les pédophiles amateurs de tableaux saphiques soient rassurés, elle partage le lit d'une adolescente à peine pubère et échange avec elle quelques baisers langoureux qui lui arrache des larmes. Charlotte Gainsbourg pleure en effet beaucoup dans Nymphomaniac vol. II. Le plus triste est qu'elle ne pleure pas de joie mais de douleur : sous les coups d'un amant sadique, au moment d'abandonner son fils, dans les bras de l'adolescente susmentionnée. Car Charlotte Gainsbourg joue le rôle d'une nymphomane à la recherche de l'orgasme perdu, cet orgasme qu'elle a connu dans son enfance (Freud au secours !) et qu'elle n'a jamais retrouvé depuis. Le début du volume II la retrouve - mal - marié avec un Shia LeBoeuf qui n'en peut mais. Le malheureux perd le sommeil : son épouse exige de lui des prouesses sexuelles qu'il peine à accomplir et le tient réveillé pendant le reste de la nuit en tentant, seule, d'atteindre les sommets qu'il ne lui fait plus gravir ! Le reste de l'histoire est à l'avenant. L'héroïne a un fils qu'elle laisse sans surveillance pour aller se faire fouetter par un maître dominateur. Une nuit, le fils de deux ans se réveille, sort sur le balcon et .... (Lars Von Trier recycle la même scène qu'Antichrist). Du coup, la mégère quitte le foyer familial et son emploi pour pratiquer l'extorsion de fonds sur de riches capitalistes qu'elle fouette, cul nu, afin d'obtenir le remboursement de leurs dettes. La fin du film la trouvera, laissée pour morte, chez un ermite solitaire auquel elle fera la narration de sa vie. Volontiers anti-conformiste, Lars Von Trier clôt la pénible narration de cette vie nymphomane par un double coup de théâtre. Le premier a la fadeur d'une tribune bien-pensante d'Elisabeth Badinter au Monde. Le second l'énergie provocatrice d'une Virginie Despentes, l'auteur de "Baise-moi" Mais ni l'un ni l'autre ne sauve du naufrage la description interminable et complaisante de la misogynie narcissique d'un réalisateur torturé.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    2,5
    Publiée le 30 janvier 2014
    Moins de légèreté et plus de noirceur dans ce second volume à l'intérêt scénaristique limité et à la faible démarche intellectuelle. On s'exaspère devant certaines scènes tout à fait ignobles (dont la plupart concernent le personnage de J. Bell), mais aussi devant la complaisance de Von Trier dans l'auto-citation ou encore en voyant une fin de film tout à fait désastreuse. Et pourtant, si "Nymphomaniac" est un mauvais film, il parvient à créer une certaine fascination. Pourquoi et comment, je ne sais pas, mais l'impression de voir un film à la dimension intemporelle, ultra-personnel, avec certains plans d'une beauté glaçante finit par capter toute mon attention. En conclusion, un film à la fois très con et génialement intrigant.
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