Violence et Passion
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Note moyenne :   3,8 pour 45 notes dont 12 critiques  | 
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Cineteen

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  4 - Très bien

Esthétique impeccable, chaque détail (musique, tableau, vêtement) trouve ici sa place dans cette magnifique fresque de Visconti. "Violence et Passion" c'est l'histoire du choc non pas des "civilisations" mais des "générations" : un vieux professeur contraint de cohabiter avec une famille aux moeurs plus que libérées. Ou comment passe-t-on de l'intolérance à la bienveillance en deux heures de film. Très intéressant pour comprendre la complexité des rapports humains.

Petitgraindesable

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  2 - Pas terrible

Les 2 étoiles pour la beauté plastique du film, indéniable. Pour le reste, une trentaine d'années plus tard, l'invraisemblance et la grandiloquence alourdissent le propos et confinent au grotesque. Le baroque est pourtant plus subtil.. Est-ce simplement démodé ? D'autres films de Visconti demeurent intemporels pourtant...


cylon86

79 abonnés | Lire ses 2272 critiques |

  4 - Très bien

Le film testament de Luchino Visconti qui fait de Burt Lancaster son alter-ego, l'acteur jouant un professeur vieillissant et solitaire reclus dans son appartement et qui voit sa vie brutalement basculer le jour où des locataires s'installent dans l'appartement au-dessus du sien. Malgré tous les défauts de ces gens, il va les accepter au fur et à mesure en tant que famille. Visconti sait très bien utiliser son décor pour rendre compte des émotions des gens et donne à Helmut Berger son plus beau rôle en jeune homme cynique qui se fait entretenir et qui pourtant ne cesse de s'attirer des ennuis. Et quand la Mort vient rôder, elle n'est faite que de bruits de pas à l'étage au-dessus de Lancaster, sublime métaphore pour un très beau film plein de qualités.

ferdinand

2 abonnés | Lire ses 334 critiques |

  4.5 - Excellent

Film crépusculaire, film testament, où Burt Lancaster joue le rôle de Visconti et Helmut Berger son propre rôle ou presque. Ce dernier étant ici beaucoup mieux que dans les Damnés ou Ludwig. La VO anglaise est de loin la meilleure et la surcharge décorative est particulièrement réussie. Un film à réévaluer, décidément.

gemini-hell

9 abonnés | Lire ses 286 critiques |

  4.5 - Excellent

Deux sentiments contradictoires s’entrechoquent à l’issue de la projection de « Violence et Passion » : le premier, c’est l’immense plaisir (et la chance d’être parisien) de pouvoir redécouvrir sur grand écran cette avant-dernière œuvre de Visconti ; le deuxième, c’est de déplorer que des films de cette envergure se comptent désormais sur les doigts d’une main par décennie. Le scénario explore le thème général des confrontations de tous ordres et offre ainsi au réalisateur une matière riche pour exprimer les mille et un visages des hommes et de la société. Œuvre crépusculaire, magnifiquement mise en scène et impérialement dominée par la présence et l’interprétation de Burt Lancaster, ce « Violence et Passion » remue intérieurement et ne laisse pas indifférent. En aristocrate vulgaire et outrecuidante, Silvana Mangano et sa beauté classique éblouissent. Helmut Berger incarne un Konrad aux multiples facettes et rend attachant un personnage a priori détestable. Il est fort dommage que la carrière de cet acteur ait été si inégale dans son ensemble.

il_Ricordo

69 abonnés | Lire ses 408 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Violence et passion est très certainement le film le plus étrange de Visconti. Respectant la règle de l'unité d'action, ce drame se déroule exclusivement dans un immeuble somptueux où un professeur vieillissant, incarné par Burt Lancaster, vit coupé du monde extérieur, dans son univers de livres et de tableaux, jusqu'au jour où il est troublé par l'apparition de la belle Silvana Mangano, qui s'installe insolemment dans son appartement du dessus avec sa fille, le fiancé de sa fille et son propre amant, Helmut Berger. Lancaster est le parfait personnage viscontien : passif et nostalgique, il observe, impuissant, le déclin de son monde et sa propre déchéance. Ses réminiscences proustiennes font apparaître fugitivement Claudia Cardinale et Dominique Sanda comme deux courants d'air gracieux. Mais chacun des personnages est saisissant. Les hôtes du professeur sont blessants d'impudence et de désinvolture, mais le professeur lui-même ne peut s'empêcher de rompre avec un idéal misanthrope et les prend en affection. Les décors mêlent le style chargé du baroque viscontien et celui contemporain tape-à-l'œil. L'effet en est saisissant d'homogénéité. Enfin, la musique de Mozart achève de donner à l'œuvre un équilibre de grâce et de beauté.

vince.vt

0 abonné | Lire ses 50 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Extraordinaire huis-clos. Violent. Passionnant. Passionné. Un film qui va au bout, qui ne négocie pas avec les sentiments. Terrible.

Palbib

0 abonné | Lire ses 2 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

J'ai vu ce film, il y a quelques années. Aucune des critiques faites jusqu'à maintenant n'évoque ce que j'y ai vu avant tout : une évocation de la vieillesse. Je n'ai vu ce film qu'à travers le prisme du personnage principal joué par Burt Lancaster, et du regard qu'il a sur le monde à la veille de sa mort... Le regard qu'il a sur les valeurs qui ont façonné son existence et que rejettent ces jeunes qui vivent "en bas", incidemment, sans conflits, presque naturellement, le force à se remettre en question. Je dirai que la preuve est faite que c'est un grand film car dans tous les textes écrits aucun ne met en avant les mêmes éléments, mais tous ont aimé. Pour moi, je pense que c'est le film le moins connu de Visconti : je trouve cela dommage. Sans doute est-ce dû au fait que c'est un film "intime", il interroge le spectateur, plus fort il force le spectateur à entrer dans le film, à confronter ses doutes à tous les vécus des personnages, à se remettre en question.

nougiat

4 abonnés | Lire ses 220 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Huis-clos agité dans un appartement romain: un professeur à la retraite (Burt Lancaster, immense) voit débarquer dans son immeuble une riche femme d'industriel (Silvana Mangano, à l'écrasante personnalité), son gigolo, sa fille (Claudia Marsani, mi-ange mi-peste) et son petit ami. Un bouleversement dans le vieil appartement poussiéreux confronté à cette nouvelle génération arrogante et futile. Si différente du digne professeur, cette jeune bourgeoisie décadente - et sa nouvelle famille - se révèle néanmoins attachante. C'est d'abord un hommage à la vie et à la jeunesse dans l'avant-dernier film du maître Visconti. Derrière une façade humoristique, Luchino Visconti dépeint les sensibilités cachées des uns et des autres, leurs désirs cachés, leurs frustrations et cette cruelle appartenance à une classe sociale. Helmut Berger irradie l'écran de sa troublante beauté.

cristal

74 abonnés | Lire ses 787 critiques |

  3 - Pas mal

A l'heure où il est confortable de clamer à tue-tête que nous sommes tous égaux, un petit retour en arrière cinématographique s'impose. Certes, ceci n'est qu'une vision subjective des conditions humaines, mais Visconti, avec sa force qui émane d'une mise en scène oscillant entre le merveilleux et le splendide, réalise avec "Violence et passion" un film engagé sur la lutte des valeurs, et d'une justesse de point de vue certainement indéniable. En opposant deux mondes, d'un côté les bourgeois intellectuels d'avant-guerre, de l'autre les jeunes paumés par les ravages de 1968 - entre autres - , le plus grand des cinéastes italiens renoue avec son thème de prédilection, soit les statuts humains et l'infinie guerre entre plèbe et rois. Avec beaucoup d'humour, il s'amuse à opposer les deux styles par des pulsions esthétiques (l'étage du bas est une merveille de raffinement, celui du haut devient une antre de laideur et de modernité), et avec dureté, pousse à son paroxysme la bassesse des gens du peuple, en ramenant leur vision de l'amour à un manège sexuel grotesque, à l'inceste et à la débauche des sens. Avec ces oppositions, ces personnages qui contrastent entre eux, cette effusion de visages qui engloutissent le cadre, cet art de déboucher vers tout en partant de rien, de signifier l'action dans un mouvement de cadre réduit et dans un unique décor (l'immense demeure), de faire éprouver l'acteur dans des rôles extrêmes, et surtout d'utiliser la musique comme une toile aux allures aussi politiques que son scénario, Visconti dé-squelettise les préjugés trop vite portés et, en portant un jugement après une longue étude morale de chacun des personnages, laisse souffler ce grand prestige d'âmes étouffées entre elles. Mais la critique se doit d'être courte, et c'est ainsi qu'il me faut rapidement mentionner le balbutiement génial, inégal, affiché, d'une troupe d'acteurs qui gravit l'Olympe à chaque scène, autant que la caméra de Visconti saisit leurs magnifiques visages en gri

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