Violence et Passion
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4,0
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33 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Faut-il nécessairement se montrer intrusif, indélicat, ingrat, irrespectueux pour amener de la vie dans l'existence d'un vieil homme solitaire? Rendus aussi désagréables, les nouveaux arrivants censés apporter un vent de fraîcheur, de liberté, de modernité ne réunissent qu'à conforter aux yeux du spectateur le choix de tranquillité d'un élégant Burt Lancaster. En réalité, c'est l'atmosphère feutrée, morose, mélancolique d'une mise en scène léchée qui parvient à retranscrire le chagrin désabusé du héros. Au portrait ascétique s'oppose la cruauté sociale symbolisée par les rapports malsains, opportunistes, complexes des locataires. Maladroit dans ses ambitions moralistes.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2025
Un professeur érudit, reclus dans la solitude et l'étude, se résigne à louer l'appartement au-dessus du sien à une famille extravagante et sans -gène.
Aussi dérangeante, tapageuse, que soit cette promiscuité, c'est la vie qui entre dans l'univers fermé du vieil homme. Une vie de violence et de passion que, précisément n'est plus depuis longtemps celle du professeur.
Le film de Visconti oppose l'existence des hôtes du professeur, tourmentée, déchirée mais tangible, à celle quasi virtuelle que mène le personnage de Burt Lancaster, plongé dans les livres. Plus loin, le film montre les transformations que ce voisinage opère sur celui-ci. Visconti amène son personnage à redécouvrir l'humain sous son aspect prosaïque, ou trivial, et une humanité qu'il ne voudrait voir qu'à travers le prisme du génie et du Beau.
Sans doute le thème est intéressant mais, dans le décor unique de la demeure du professeur, son développement est un peu long, d'autant que je n'ai guère été sensible aux turpitudes de l'aristocratique Bianca, de ses enfants, de son amant aux airs d'éphèbe. Lancaster est néanmoins excellent dans ce rôle d'intellectuel chez qui l'hostilité et l'agacement font place à la curiosité ; et peut-être entrevoit-il, au crépuscule de sa vie, l'erreur où il s'est maintenu en ne confrontant pas aux passions violentes de la vie, pas moins riches, selon Visconti, que tous les trésors de l'art.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2023
"Violence et passion", sans avoir la flamboyance "des damnés" ou de "Ludwig, le crépuscule des dieux", reste un huis clos raffiné - film funèbre, film testament de Visconti, au travers de ce vieux professeur, joué par un Burt Lancaster sublime, comme la métaphore d'une position aristocratique désormais confrontée à une bourgeoisie vulgaire et criarde..
Il est également intéressant de voir quelle place occupent les femmes dans l'imaginaire de Visconti, au travers de deux figures féminines complètement opposées : la douce figure maternelle avec Dominique Sanda ; la femme-femme agressive et menaçante représentée par Silvana Mangano..
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mars 2020
Avant-dernier film du maître Visconti, cette intrigue mêle différents personnages brillamment interprétés, notamment Helmut Berger et Burt Lancaster dans des prestations extraordinaires. A découvrir ou redécouvrir d'urgence!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Déjà vu. Visconti a longtemps été l’un de mes réalisateurs fétiches, mais j’ai maintenant un peu plus de mal à apprécier complètement sa filmographie. Violence et passion symbolise bien ce qui me gêne dans ses films: une mélancolie un peu étouffante, une obsession pour le passé et l’approche de la mort, quelque chose qui me paraît avoir un peu pris la poussière, malgré la très grande beauté de son oeuvre. Autant de défauts que Visconti a donnés au Professeur dans Violence et passion, ce que je trouve assez intéressant puisqu’on peut y voir une sorte de mise en abyme. L’ensemble est très daté, mais ça reste un beau film, principalement grâce à la complexité de son personnage principal, interprété avec beaucoup de finesse par Burt Lancaster.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 janvier 2017
Un pauvre vieux très culturé et culturationné (enfin "pauvre" façon de parler...) se fait embêter et squater par une famille d'abrutis névropathes pendant deux plombes dans cette pièce de théâtre à deux balles où nous aussi on s'ennuie à deux cents balles de l'heure.

C'est donc l'opposition de la sage vieillesse à l'insolente et débile jeunesse même si la Mangano est entre deux eaux, milf cougar de son état ayant pris un agitateur anarcho-communiste pour gigolo, housewife désespérée insupportable et hystérique.

C'est assez affligeant de voir Burt Lancaster s'enliser dans ce genre psycho-intello cher au réalisateur Luchino Visconti dont la propension à brasser des courants d'air et à raconter du vent est très caractéristique de l'ensemble de ses non-oeuvres.

Voilà Visconti, l'artisan parmi quelques autres de la déchéance navrante du cinéma italien qui n'en demandait pas tant, loin s'en faut.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2015
Avant-dernier film de Luchino Visconti, "Gruppo di famiglia in un interno" raconte le choc de générations et de cultures politiques dans une société capitaliste qui étouffe les intellectuels et les opposants au système. Mais il ne le fait jamais sous une forme didactique ou surplombante mais en se montrant au plus près des personnages, dans l'intimité la plus tendre et la plus cruelle, en liant sans cesse - pour reprendre le très beau titre français - la violence et la passion. Deux termes bien éloignés du personnage du Professeur (magistral Burt Lancaster), vieil érudit solitaire qui craint plus que tout la mort qui approche, mais qui représentent les attitudes des quatre autres personnages, effrontés, impulsifs, déterminés : vivants, en somme. Si la jeunesse et la vieillesse sont d'abord logiquement opposées, elles finissent par se rejoindre et se comprendre, les jeunes gens étant "la famille" que le professeur "aurait pu avoir", et Konrad (Helmut Berger intense) le fils que le professeur n'a jamais eu. C'est un film qui respecte autant la culture que l'inculture, qui prône la liberté sexuelle (la scène bouleversante rythmée par la chanson de Iva Zanicchi "Testarda io") et qui ne condamne jamais ses personnages, quels que soient leurs convictions politiques et leur activité quotidienne, mais qui les laisse s'aimer, se déchirer, jusqu'à regretter. Un grand film, moderne, intime et politique.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2015
Le film testamentaire de Visconti, où il est difficile de ne pas le reconnaître dans le portrait de ce vieux professeur dont la tranquillité se trouve troublée par une famille extravagante. Une œuvre teintée de mélancolie et de nostalgie face à une société qu'il ne comprend plus.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2015
Un vieil homme se fait envahir par une famille "grossière, stupide et futile" à des lieues de ses habitudes de vieux monsieur. Il va côtoyer la jeunesse, l'extravagance. Il y a une fascination dans ses yeux. Il y a une sorte de "mort à Venise". L'homme croyait finir sa vie en paix, il découvre un nouveau monde avant de le quitter. J'aime cette idée de contraste et c'est toujours le thème choisi par Visconti: la solitude: celle du roi de Bavière, celle d'Eschenbach, ici cet homme seul trouve un sens à sa vie. Il y a toujours cette élégance dans la façon de filmer et un sentiment de se sentir bien dans ses films. Superbe
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
Dans son avant-dernier film, Luchino Visconti retrouve la figure du vieil intellectuel solitaire dépassé par un monde en voie de pourrissement et une jeunesse qu'il ne comprend plus (à l'instar du prince de Salina dans Le Guépard ou dans une certaine mesure du compositeur Gustav von Achenbach dans Mort à Venise) mais qui vont en même temps exercer sur lui une fascination totale. En acceptant de louer l'étage supérieur de son appartement au jeune et troublant amant d'une richissime épouse, le « professeur » (Burt Lancaster, superbe) verra sa vie tranquille complètement bouleversée. Pour le pire...et aussi un peu pour le meilleur. Un huis-clos à la fois beau et désespéré.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2015
Un film sublime qui allie une mise en scène élégante à un scénario subtil. Visconti réalise ce film avec minutie ; tous les soins apportés aux décors et à chaque plan donnent une esthétique incroyable d'élégance. Les relations entre personnages sont filmés et écrites avec justesse et beaucoup de subtilité : alors que ces relations commencent tambour battant, celles-ci vont évoluer doucement, s'envenimer, s'adoucir, devenir perverses, le tout enrobé de beaucoup de tendresse pour le personnage principal. Ce professeur incarné avec grâce par Burt Lancaster est la pierre angulaire du film, en même temps que son appartement et on reste bouche bée, devant la prestation de l'acteur. Une belle réflexion sur la liberté, le courage, le communisme et le fascisme, mais surtout un très beau moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 janvier 2015
Généralement considéré comme un chef d'œuvre, ce film relève pour moi plus de l'art pompier, c'est à dire somptueux dans la forme mais peu réaliste sur le fond. Il a une certaine maestria tant par la beauté des décors que par la force de leurs interprètes (Sylvana Mangano en virago ,Burt Lancaster en esthète dépassé, Helmut berger en sublime gigolo)mais l'histoire relève plus de l'artillerie lourde contre la nouvelle génération que d'un subtil portrait d'une famille vue de l'intérieur (dixit le titre du film en italien)Pourquoi imaginer une sexe partie dans l'appartement de l'esthète alors qu'elle aurait pu simplement se dérouler dans l'appartement loué juste au dessus et quelle peut être l'intérêt des protagonistes de transformer le décor d'un vieil édifice romain en un caricatural décor des années seventies plutôt que de louer un autre appartement adapté à leur goût ? Denis Arcand a,quelques décennies plus tard, traité du même sujet confrontant la nouvelle génération montante à l'ancienne plus cultivée avec plus de subtilité dans les invasions barbares.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2015
Premier film de Visconti que j'ai l'occasion de regarder et quelle déception. Malgré une intrigue alléchante, le film fait du surplace pendant presque deux heures, d'autant plus dommage que certains acteurs sont vraiment très bons (je pense notamment à Helmut Berger) et que la réalisation soit soignée. Mais franchement désolé, je me suis vraiment ennuyé tout du long !
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2017
Une très bonne histoire qui pourtant, en dépit du talent des acteurs, de leur beauté et de la beauté des lieux, n'arrive pas à "prendre" sous la direction d'un réalisateur pourtant génial. Que s'est-il passé ? Je ne parviens hélas pas à le définir.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2015
Violence Et Passion est un bon film. Doté d'une réalisation somptueuse se passant dans un grand appartement romain chic remplies d’œuvres d'art, de livres, de tableaux, le réalisateur italien Luchino Visconti alors affaibli par la maladie nous offre un conte funèbre sous forme d'un huis clos à la fois sombre et raffiné. Un film lent mais intéressant dans ce qu'il montre avec au final une œuvre bonne mais pas exceptionnelle. Cependant sublimé par la réalisation, la mise en scène et les excellentes prestations des acteurs avec un superbe casting composé d'un Burt Lancaster brillant, de Helmut Berger prenant, Silvana Mangano, Stefano Patrizi et la jolie Claudia Marsani. La bande son s'incorpore très bien au métrage, bien qu'elle ne soit pas beaucoup présente avec des morceaux de musiques italiennes et de musiques classiques. C'est maîtrisé dans ce que ça montre bien qu'il ne plaira pas à tous mais il attise une curiosité. Ma note : 7/10 !
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