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Mommy
note moyenne
4,5
12486 notes dont 1130 critiques
42% (472 critiques)
34% (386 critiques)
9% (107 critiques)
7% (74 critiques)
4% (49 critiques)
4% (42 critiques)
Votre avis sur Mommy ?

1130 critiques spectateurs

MISTERDEFRE

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 58 critiques

2,0
Publiée le 12/10/2014
Au risque de me faire conspuer et traîner sur le bûcher par la vindicte populaire, j'ai trouvé ce film creux, sans âme et bien ennuyeux. Les personnages sont soit caricaturaux au possible soit improbables ce qui à mon goût est bien plus dommageable. Au final je me suis demandé ce que l'auteur a voulu démontré. L'incapacité (ou la non volonté) des institutions à prendre en charge les personnes souffrant de troubles du comportement? Une étude sociétale sur les comportements éducatifs parent-enfant dans un environnement économique et social en perte de repères? L'appréhension de la perte d'un être cher et ce qui en découle émotionnellement dans notre vie au quotidien? je veux bien intégrer que l'on peut aborder tous ces thèmes dans une seule et même oeuvre mais le sentiment de superfercialité et de "clip MTV" que cela me donne me laisse perplexe et vraiment sur ma faim. Enfin c'est mon avis et je peux admettre que ce film ait trouvé un écho favorable à certains, pour moi "Mommy" restera dans son sarcophage, ouais je sais le jeu de mots est nul ;-)
pitch22

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1,5
Publiée le 05/11/2014
Pas d'accord avec l'encensement de ce film qui, malgré sa force émotionnelle, reste superficiel, convenu, caricatural et surtout peu crédible. Sa fin spoiler: dramatique associe une idée de rédemption (le suicide -éludé mais suggéré- en fait partie) avec une attitude de déni maternel détestable. L'ensemble paraît trop léché, trop sentimentaliste et absurde car, en optant pour le drame au bout des montagnes russes, le traitement sérieux de la relation mère-fils passe à la trappe; il est trop facile d'éluder ainsi l'issue de l'histoire. Pour commencer, le profil du personnage principal est très mal conçu, on le dit atteint de TDAH alors que ça n'est guère vraisemblable! Qui plus est, c'est la voisine (Kyla) qu'on fait bégayer, alors que ça devrait plutôt être lui (Steve) qui a du mal à s'exprimer. Plus fondamentalement, avoir choisi la mise en avant d'un désir tabou, fantômatique, de type sexuel sado-masochiste, pour caractériser la relation entre le fils et la mère, c'est non seulement excessif mais, de plus, cela nuit à la crédibilité du sujet traité. Ce choix d'allure factice manifeste un désir de dramatisation, un poil provoquant, qui s'avère raté -car bien trop simpliste- et qui n'apporte que de la confusion. Le traitement bancal et faussé du sujet -ce qui semble paradoxal vu la longueur du film- exprime une certaine immaturité de la part de Xavier Dolan, plus soucieux d'effets de style et d'étourdissements improbables que de réalisme social et de recherche dépouillée d'artefacts. Il prétend taper dans un certain réalisme alors qu'il choisit de mettre en avant une histoire à l'allure artificielle et aux émotions populistes. Tout est parcouru d'esthétisation surfaite et de situations factices, mis à part l'histoire d'amitié qui lie les deux voisines spoiler: (et encore, que dans son début et sa fin). Le montage se retrouve saccagé par l'usage abusif de ralentis, d'instants clipesques à visée populaire, destinés à générer de l'émotion facile -du genre "regardez-moi l'artiste"-, ce qui anéantit le souci de réalisme. L'ensemble reste superficiel, apprêté, distancié, destiné à s'attirer une sympathie d'un public malléable par des moyens calculés. MOMMY exploite un drame social de manière malhonnête, en faisant miroiter en contrepoint un modèle conservateur du moins très conformiste, en simplifiant les données, en caricaturant des personnages bancals, en tombant dans un certain populisme, en fonçant dans la facilité. Pour une histoire de type Ken Loach, le style de Dolan ne convient pas. Reste que ce film n'est pas non plus nul, tout a simplement été adapté et gâché dans le but de plaire, de le constituer en divertissement. A.-O. Pilon s'en tire pas mal mais l'absence de ressemblance à la mère dénature le drame. Le jeu d'Anne Dorval, par contre, ne convient pas du tout: ce qui sonne faux, ce n'est pas tant les dialogues que l'interprétation, mauvaise; et, avec son air trop bourge-vulgaire, cette actrice n'apparaît pas à sa place. L'esthétisation et l'exposition grandiloquente des sentiments des caractères prouvent leur efficacité au vu des critiques positives mais agissent, à l'inverse, pour le sujet traité, comme des moyens de manipulation superfétatoires. Pour la plupart des spectateurs, l'effet d'illusion fonctionne; ce qui n'est pas le cas pour d'autres, qui n'ont pas adhéré à cet ensemble indigeste de partis pris factices.
gimliamideselfes

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4,0
Publiée le 08/10/2014
Pour être honnête j'attendais autant que je redoutais Mommy, parce que j'allais enfin savoir si j'aimais ce que faisais Dolan ou pas, parce que pour le moment, même si je n'ai toujours pas vu Laurence Anyways, je n'aime que les amours imaginaires et le reste ne me fait pas palpiter plus que ça... malgré de bonnes idées dans Tom à la ferme. Et Mommy est sans doute son meilleur film, son plus abouti, avec le plus d'idées et de bonnes idées... Non parce que tu peux le sentir là le gamin qui à 25 ans, c'est-à-dire mon âge qui se dit "ah ben tiens, mon film je vais le faire en 1:1 parce que ça m'éclate". Et franchement, je vais commencer parce qui fâche, mais à part les 10-15 dernières minutes le film est assez merveilleux, il aurait dû s'arrêter lorsque le gamin dit que le feu est vert (pour ceux qui ont vu le film)... On avait là la fin parfaite et il la laisse passer, du coup ben ouais, même si ce qu'il y a après n'est pas nul, même si le dernier plan est beau, laisser passer comme ça la fin parfaite je trouve ça triste et vraiment dommage, ça m'a sorti du film et je n'avais plus envie de l'aimer. On voit là que Dolan n'a pas su comment s'arrêter, le reste est superflus... Les cartons d'introduction disaient le reste... Du coup c'est redondant et pas très intéressant. (et les cartons d'intro je trouvais pas ça génial comme idée non plus). Mais sinon tout le reste est formidable. Le fait d'utiliser un format carré, un format de portrait où systématiquement il faut bouger la caméra qui bouge pour avoir la personne qui cause dans le champ, il se passe un truc. C'est un peu étouffant, mais ça ne fait que mieux ressortir cette envie de sortir du cadre... Parce qu'il y a des moments où justement le 1:1 ne suffit plus et là c'est grandiose. Le cadrage permet également d'avoir le point de vue de chacun, car chacun est isolé dans le cadre, et finalement on ne juge personne, ni le fils, ni la mère, ni l'avocat, ni les médecins, ni Kyla... C'est juste beau, tendre triste et drôle. De plus Dolan utilise toujours aussi bien la musique et le ralenti, j'aime ces quelques petits moments exubérant où ça sera surstylisé (sic), c'est bref, mais c'est beau. Et faut pas croire c'est un film vraiment émouvant, en tous cas c'était quelque chose à voir. Je pense que dans un salon ça ne rendra pas pareil, c'est un film à voir au cinéma (bon c'est une évidence une télé ne remplace pas un écran de cinéma, mais pour Mommy tout particulièrement à cause de ce ratio d'image si particulier). Et ça me fait plaisir de voir enfin Dolan sortir du film traitant de l'homosexualité, je pense que ça lui fait un bien fou de parler d'autre chose, enfin... Il se libère... On est passé du coup pas loin du chef d'oeuvre et son prix à Cannes ne fait pas tâche aux côtés de Godard (sans dire que Dolan est aussi talentueux... n'exagérerons rien). En tous cas Mommy est un film puissant, très bien interprété et je me suis même demandé si l'acteur n'avait pas la maladie dont souffre son personnage (d'où l’avantage de prendre un acteur peu ou pas connu... on y croit, alors que si tu prends Bale (ou Shia Labeouf) ben je sais que c'est pas vrai et du coup je sais que c'est du pipeau et ça me sort du film). Poignant. Je tiens également à dire que ce n'est pas redondant malgré la longue durée du film. Il n'y a pas un moment où tu te dis : "j'ai déjà vu ça", franchement c'est Rain Man, en mieux et sans le côté bienpensant moralisateur.
Marvin Z

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2,5
Publiée le 23/10/2014
Regarder Mommy c'est comme regarder un épisode de "Tellement Vrai" qui durerait 2h20 et serait doté d'une réalisation magnifique embellie par un jeu d'acteurs indiscutable. Oui c'est beau, oui c'est bien joué, oui la musique est bien choisie, mais non ce n'est pas du grand cinéma. La première heure est intéressante, la demi-heure suivante un peu moins, la suivante encore moins, et les dernières 20 minutes sont insoutenables. Je me demande, comment, en une si longue durée, peut-on raconter une "histoire" si peu digne d'intérêt et qui aurait pu être racontée en moitié moins longtemps et devenir bien plus efficace. Xavier Dolan sait filmer ses personnages mais je ne suis pas convaincu par sa façon de raconter une histoire. Peut-être que l'accent québécois à fait perdre sa crédibilité au film, mais apparemment pas vu l'engouement autour de ce dernier. Je peux comprendre que l'on aime, j'ai moi-même apprécié, mais pas qu'il suscite autant d'intérêt. J'appelle ça de l'escroquerie. Tout comme le festival de la prétention de Cannes. 10/20
De smet M.

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5,0
Publiée le 16/10/2014
C'est bien dommage pour cette noble page mais il est impossible d'écrire une critique de Mommy. On peut juste, et encore ce n'est pas chose aisée, rédiger un témoignage. "Ce jour là, qui avait débuté comme les autres de la semaine, j'étais dans la salle. J'ai affronté avec vigueur l'immense queue et j'ai atteint la salle, in extremis, enfin." C'est bien plus grand que vingt-quatre pauvres images qui défilent l'une après l'autre. C'est une expérience, un événement, un électrochoc d'une violence rare. J'entends dans l'auditoire : « La gifle, knock-out », certains nous gratifient de quelques réflexions peu intéressantes, les autres restent bouche-bée. Ce qui résulte de deux heures quatorze devant la dernière toile de Xavier Dolan -épargnons les classiques "petit prodige du cinéma québécois" qu'on nous ressort à chaque talk-show- c'est un profond bouleversement, inédit, étrange et unique sensation. Plus une seconde ne se passe sans qu'une scène de cette banlieue de Montréal, Longueuil pour être précis, n'occupe mon esprit. C'est déroutant... Suite de l'analyse sur notre blog. Bien à vous. Pours Cinéphilie
QVLN WM

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5,0
Publiée le 11/10/2014
Premier film de Xavier Dolan que je vais voir (après avoir lu les critiques plus que positives...). Mommy est l'histoire d'une veuve (depuis trois ans) qui n'a pas été épargnée par la vie : un fils avec troubles du comportement et une difficulté à trouver un travail qui lui permettrait de vivre décemment. Ils vont lier connaissance avec une voisine en congé sabbatique (auparavant enseignante). Ces trois écorchés de la vie vont s'épauler, s'entraider,.... Merci pour ce tourbillon d'émotions de plus de deux heures : effroi, tristesse, espoir, incompréhension, joie, rire, envie de danser sur du Céline Dion dans la cuisine ou faire du vélo hors des pistes cyclables ... Bravo pour le changement de format d'écran à un moment où l'espoir ouvre tout le champ des possibles. Je le conseille donc à mon tour. Il fait partie de ces films auxquels vous pensez encore plusieurs jours après tellement vous êtes interpelée....
Nicolas K

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2,5
Publiée le 11/10/2014
Xavier Dolan revient pour son 5ème film, surement celui le plus attendu et qui a connu son plus grand battage médiatique autour de thématiques qui lui sont chers. Logique au vue de sa popularité grandissante et mérité au vu des efforts fournis par le réalisateur a montré et révéler au grand jour ses qualités de cinéaste.A 25 ans, remporter un "Prix du Jury" reste une récompense rare (partagé avec Godard) et appelle donc le respect, aussi bien pour les Pro-Dolan que les Anti. Sa déception non dissimulée le jour de la cérémonie de clôture aurait pu en irriter plus d'un, il espérait la Palme d'Or... On s'est donc demandé : la méritait-il vraiment ? Et bien, non, il ne méritait pas la Palme d'Or. (et au vu des films présentés, cela reste logique "Mommy" est un "J'ai tué ma mère" 2.0, par ses similitudes scénaristiques (les personnages sont identiques : Dorval est la mère, Clément la professeur, et pour changer Pilon à la place de Dolan pour l'enfant colérique), qui montre ici un manque de renouvellement. Je peux comprendre l'envie du réalisateur de réaliser un film plus complet, plus abouti que son premier long-métrage mais c'est bien dommage de ne pas trop changer les enjeux ainsi que des facilités narratives déjà noté auparavant. Ce que l'on est, en droit d'attendre légitiment. Ce qui est assez intéressant malgré tout, c'est la vivacité et vitalité des personnages dans un univers "fictif" justifiant ainsi la grande majorité des excès présents. Le cœur des personnages, ce trident formé est indestructible, détient une force bien propre à eux. Les dialogues sont parfois rebutants, tantôt vulgaire, tantôt répétitif. L'humour est un peu "enfantin", ce qui est assez rafraîchissant, mais répétitif à force aussi. Les cris des personnages le sont aussi, et laisse presque une image caricaturale et stéréotypé, on a cette impression que c'est leur seule manière de s'exprimer. De plus le film s'essouffle au fil des minutes, par le faux rythme, d'un ajout quasi-systématique d'une musique extra-diégétique pour appuyer les émotions. Dommage de ne pas plus les vivre sachant que Dolan utilise un cadrage rapproché et bien spécifique à être partager avec le spectateur, et non pas à les fausser. (Il y'avait matière à y accorder plus de puissance émotionnel de cette manière là). L'idée du changement de ratio était très bien réalisé au premier abord, pour signifier que le bonheur régit dans la vie de ce triumvirat mais tourne au gadget une fois encore comme dans "Tom à la Ferme". Les ralentis sont encore une fois superbement réalisé, mais lassant. Cette manie forcené rallonge le film de clips interminables, et d'une bande-son décevante (nous l'avons vraiment connu meilleur pour le coup) trop "teenager". Mais sa signature est là, et c'est ce qu'on doit aujourd'hui lui reconnaître. Le film est décevant, j'en attendais beaucoup plus, j'attendais ce moment où j'allais être ému, bouleversé et sortir du cinéma plein de vibrance, mais cela n'est pas arrivé. Du bon, et du moins bon.
Daniel C.

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4,0
Publiée le 10/10/2014
Dans un chapitre intitulé "hyperkinésie et absentéisme", un psychanalyste théorisait le lien entre ce que l'on place sous le vocable de l'hyperactivité et une possible dépression maternelle sous-jacente à l'agitation forcenée de l'enfant cherchant à réanimer sa mère. Ce que nous montre Xavier Dolan dans ce film émouvant, poignant, brusque, remuant semble accréditer la thèse de cet analyste. Derrière l'agitation se loge souvent la mort, le désespoir et la volonté de lutter. La bande annonce était finalement très bien faite, en nous montrant Xavier Dolan à Cannes, c'est comme si on allait le voir comme personnage principal du film, il n'en est rien. Le cinéaste recourt à un acteur, qui incarne remarquablement son rôle. Ce qui est bouleversant dans ce film, c'est l'importance des mimiques faciales des personnages : le fils, la mère et l'amie, dont le bégaiement entraine également des manifestations faciales. Là où Dolan vise juste également, c'est dans l'irrespect prêté aux symptômes de chacun, dans la violence, qui dissimile l'humanité derrière les manifestations de prestance. C'est bien d'avoir entendu à travers la bande annonce du film le message d'espoir prononcé à Cannes, cela impulse un élan pour le spectateur. Mommy, c'est aussi l'éclairage porté sur le traitement et sur la crainte, pour ne pas dire la terreur de la violence au Canada. Enfin, j'entendais en entrant dans la salle une spectatrice se plaignant de l'orthographe du titre, que ne permettait pas de dire "Mummy" et où l'on entendait "momie"...
takeaway

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0,5
Publiée le 29/10/2014
film prétentieux. on cherche a nous faire pleurer a coup de musique et de belles images mais pour moi ça ne prend pas. Néanmoins, les acteurs sont justes et talentueux.
jeff78800

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1,0
Publiée le 01/11/2014
Je suis allé voir ce film, car toutes les critiques presse, le festival de Cannes, les critiques spectateurs d'Allociné criaient au chef d'oeuvre. Quelle déception. ! C'est long, terriblement long, les personnages hystériques ne dégagent aucune émotion. La mise en scène est dérangeante, les gros plans inutiles, quelques scènes convenues sont pathétiques d'invraisemblance. Parmi ce fatras, quelques instants échappent à l'hystérie (scènes de danse dans la cuisine et scène d'adieu entre les "voisines") qui m'ont presque arrachés une larme.
leopold D.

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1,0
Publiée le 09/10/2014
comment peut on parler d'un film aussi nul. la provocation ce n'est pas du génie... le jeu des acteur frise la caricature, ce film est un film pour bobos parisiens... mais malheureusement ma critique ne changera pas grand chose, car les journalistes et les critiques ont décidé d'en faire un film "à la mode" et les moutons vont suivre... le vrai cinéma fait rêver.... un désastre!
brunetol

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0,5
Publiée le 11/10/2014
Encore un film où j'allais presque conquis d'avance. La sensation de Cannes 2014. La presque palme d'or. De Xavier Dolan, j'ai aimé "J'ai tué ma mère" un peu, et "Laurence anyways" beaucoup. Et "Tom à la ferme", pas du tout. Le wonderboy est inégal. "Mommy", son plus mauvais film à ce jour, célèbre en fanfare le grand retour des années 80. Carax, Beneix, et même Besson et Zulawski. Grandiloquence, lyrisme publicitaire, humour bien gras, hystérie. Clip vidéo. Pornographie sentimentale. Caricatures. Karaoké. Cette idée de cadre carré, qui s'ouvre parfois pour laisser entrer les rêves et se referme sur la dure réalité (procédé d'une littéralité navrante), est vite insupportable, et symbolise l'échec du film, qui ne repose que sur des artifices. Soit on adhère d'emblée à cette prise d'otage, on succombe à la sidération face aux bombardement, soit on reste à la porte de cet univers qui se veut suffocant et palpitant, mais se révèle surtout factice et épuisant sur la longueur. Le scénario tient en quelques lignes, Dolan semble s'en moquer dès les premiers cartons, annonçant un improbable film d'anticipation législative (?!). Ce qu'il veut mettre en scène, c'est le torrent des sentiments (comme Cassavetes, mais chaussé des pataugas des derniers Terrence Malick), entre cette mère folklorique en ado attardée, ce fils épouvantable, animal sauvage, mais surtout tête à claques, et la voisine d'en face, samaritaine psychopathe frappée de bégaiement par quelque mystérieux traumatisme. Mais les sentiments ne sont qu'un hochet, un prétexte à surenchère, entre les mains du réalisateur, qui s'il est un bon styliste (au sens prêt-à-porter) ignore les mérites de la subtilité et de la sensibilité : on ne voit qu'un catalogue tape à l'œil d'intentions, lourdement tartinées de ralentis, de mouvements de caméra virtuoses, de couleurs saturées, et soulignées par des choix musicaux passe-partout et singulièrement roublards (Oasis, Counting Crows, Céline Dion, Andréa Boccelli, etc.). Hors champ, une victime des frasques du jeune "héros" soigne ses brûlures au second degré. Il s'appelle Kevin Julien. Si l'on analyse ce que Dolan en fait, on se trouve face à tout ce qui rend son film si odieusement antipathique. Kevin Julien n'avait qu'à pas se trouver là, sur le chemin de Steve, le voyou flamboyant qui peut tout se permettre, tel un petit Sarkozy du Saint Laurent. "On ne va pas lui faire une statue à Kevin !" s'exclame même au début le personnage de Mommy, incarné par une Anne Dorval souvent lâchée en roue libre sur des tunnels de dialogues ineptes (en joual éructé). Et quand la justice tente de faire une incursion pour mettre en péril l'harmonie familiale retrouvée, c'est encore pour le maudire, le Kevin, d'empoisonner de "politiquement correct" l'existence de nos héros si pleins de vie et d'amour. Et finalement Dolan oublie carrément de fermer son intrigue secondaire : Kevin Julien est voué aux limbes et la justice à l'évaporation. Comme l'affreuse "Vie d'Adèle" l'an dernier, "Mommy" rejoindra vite fait le club des films dispensables et oubliés, et on se demandera comment une telle croute a pu susciter autant de commentaires et de louanges.
 strapontin

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1,0
Publiée le 17/10/2014
dès le début , un flot de grossièreté et de violence , des personnages antipathiques et caricaturaux , la mère vulgaire et d'une désinvolture incroyable , le fils hystérique et débitant les pires mots à longueur de phrase , et comme attendu un début de rédemption avec bien sûr l' émotion portée par la bande son appropriée ( céline dion ...) , trop c' est trop ,un film détestable encensé évidemment par la critique de presse .
octopus_fr2002

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1,0
Publiée le 13/10/2014
C'est long, ça hurle! Quel est le but de ce film? Doit-on trouver ces paumés sympathiques? Pitoyables? Franchement ils me laissent de glace.
ninilechat

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2,0
Publiée le 12/10/2014
A fuir! Sauf si vous avez envie de voir, pendant deux heures trente, deux tarés hystériques se hurler dessus, se taper dessus, se pisser dessus (oui oui), s'injurier de façon ordurière, tenter de s'étrangler.... sous l'œil attendri d'une tierce personne dont on ne comprendra jamais ce qu'elle fait là. Pourtant ce film plait! Va comprendre.... Tiens, au Figaro et Figaro magazine, z'ont rien vu de mieux depuis l'invention de la roue. Va comprendre.... Le pire, c'est que ce n'est pas un navet. Car Xavier Dolan est un surdoué de la caméra, un virtuose du filmage. Il cadre, il filme de près (surtout), de loin (parfois) avec une aisance déconcertante. Mais pour quel résultat.... Il y a quelque temps, je vous avais parlé de Tom à la ferme, brillante variation sur un scénario inexistant, avec des personnages aux motivations incompréhensibles, mais brillant quand même. Ici, ma première impression se confirme. Xavier Dolan est tellement obsédé par l'envie d'épater le bourgeois, de choquer le bourgeois, de faire parler de lui qu'il oublie de faire ce qu'il sait faire: du cinéma. Ca aurait pu être l'histoire d'un drôle de couple sado-masochiste. Le fils, la mère. Steve (excellent Antoine-Olivier Pilon) vient d'être renvoyé de son internat. Il avait juste essayé d'y mettre le feu, brûlant gravement au passage l'un de ses camarades. Brave petit. C'est de ces enfants hyper-actifs qu'en Amérique du Nord on gave de Ritaline, mais un cas suffisamment grave pour que la Ritaline n'y suffise pas.... (de toutes façons, il ne veut pas prendre ses médicaments) Il retourne donc chez Diane, sa mère (Anne Dorval, excellente aussi). A quarante ans, Anne porte des minis ras-de-la-culotte sur des boots à plate-formes démesurées, des bagues clinquantes sur des doigts au vernis immonde, elle a un tatouage sur l'épaule, son vocabulaire est ordurier, elle a tout de suite l'insulte à la bouche, et vous vous dites qu'avoir une mère comme ça, ça doit pas arranger les problèmes du gamin.... Et c'est là que je dis que (comme pour Tom d'ailleurs), on est passé à côté du film, car ce couple fusionnel mère /fils est un couple malade dont on aurait aimé mieux comprendre le fonctionnement. Depuis son veuvage, Diane n'a pas eu d'hommes; Steve n'a manifestement jamais regardé une fille de son âge mais il a pour sa mère l'œil d'un amoureux. Couple très malade, donc... mais, au fond, si proche... Voilà qu'au duo vient s'agréger la voisine d'en face, Kyla (Suzanne Clément). Professeur de collège, elle ne travaille plus depuis deux ans et ne peut plus parler qu'en bégayant. Elle a dû vivre un drame, sûrement, mais on n'en saura pas plus, même si une scène fugitive nous le laisse deviner. Pourquoi délaisse t-elle sa jolie petite fille, son mari infiniment compréhensif, pour devenir la meilleure (et seule d'ailleurs) amie de Diane? Tenter de scolariser Steve? Que fait elle avec ces deux dégénérés incultes? Franchement, on n'y croit pas une minute. Cette amitié sonne tout aussi faux que le reste... Les scènes finales sont purement grotesques. Elles voudraient faire pleurer, elles donnent envie de rire. Pour terminer, un autre ratage monumental, c'est le sous-titrage. Ben oui, le joual parlé, c'est totalement incompréhensible et il fallait donc mettre des sous titres. Mais au lieu de laisser ce langage populaire et pittoresque dans son jus, on l'a complètement réécrit! remplaçant, un exemple parmi mille autres, "mon gars" par "mon gosse" et "tabernacle" par "putain". Qu'est ce qu'on y gagne, hein! Et juste, le seul mot qu'il eût fallu changer, ils l'ont gardé! Il s'agit de mongol. Ben non, en France, on ne se permet pas de traite de "mongol" un débile mental. C'est irrespectueux et même insultant. Fuyons!
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