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    Mommy
    note moyenne
    4,4
    13179 notes dont 1136 critiques
    42% (476 critiques)
    34% (387 critiques)
    10% (108 critiques)
    7% (74 critiques)
    4% (48 critiques)
    4% (43 critiques)
    Votre avis sur Mommy ?

    1136 critiques spectateurs

    John Henry
    John Henry

    Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 461 critiques

    4,5
    Publiée le 7 octobre 2014
    C'est impossible de parler de Mommy sans en réduire l'impact. Les émotions débordent le cadre des mots, les sensations vaporeuses ne se laissent pas attraper en quelques voyelles ou en quelques consonnes, Mommy est un film qui dépasse le cadre de l'explication posée, il y a ce qu'on peut en dire, il y a ce qu'on peut en écrire, il y a les résumés qu'on peut en faire ou les avis qu'on peut en donner mais rien, jamais rien, ne permettra de rendre la nuance, la richesse, la profondeur, la beauté, la violence, l'humanité, les sentiments, tout se mélange, explose, devient poussière et se dissipe entre les mots, toute l'essence du film se faufile entre ce qu'on en dira et ce qu'on en a ressenti, jusqu'à ce que les larmes vous pétrifient, par surprise, sur Céline Dion ou sur le choix entre une tarte ou un crumble. Toute tentative de rationalisation est vaine parce qu'elle est vouée à l'échec. Tout explication posée et argumentée ne sera qu'une trahison de tout ce que vous avez pleuré, ri. Mommy est de cette race, rare, de cette race dont les mots ne suffisent pas. Vivez Mommy. Célébrez Mommy. Eprouvez Mommy, laissez les émotions s'envoler, laissez les flotter en vous, laissez-les s'insinuer, laissez leur une place, sans jamais chercher à les réduire, à les nommer ou à les classer, et puis regardez la lumière qui les traverse : c'est sombre, c'est lumineux, c'est infiniment triste, c'est prodigieusement drôle.
    alain-92
    alain-92

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    5,0
    Publiée le 8 octobre 2014
    Quel film ! Difficile d'en parler tant l'émotion reste prégnante plusieurs heures après la fin de la séance. Tout au long de ce dernier long-métrage Xavier Dolan multiplient les innovations et réserve de belles surprises. Tant au niveau du format de l'image, qu'à l'intelligence d'un montage sans faille. La photographie et les couleurs sont d'une infinie beauté et ne manqueront pas de marquer les esprits. Une bande son parfaite accompagne plusieurs scènes dont certaines resteront inoubliables. Entre autres celle, sur la musique de "Vivo per Lei" d'Andrea Bocelli. Une autre encore avec le "Wonderwall" d'Oasis. Xavier Dolan réussit à émouvoir sur une rengaine de Céline Dion. En ce qui me concerne le pari est fou, mais gagné. Des dialogues au cordeau pour ce Mommy et tant d'amour qui déchire le cœur, sans négliger des moments d'humour bienvenus. Ajouter à cette totale réussite, deux actrices au sommet de leur art. Anne Dorval tout simplement prodigieuse. Suzanne Clément remarquable. Et bien entendu le tout jeune et bluffant Antoine-Olivier Pilon. Ce film m'a bouleversé. Je reste impressionné par tant de perfections. La virtuosité de la mise en scène et l'audace du tout jeune Xavier Dolan, son "univers d'un monde qu'il voudrait plein d'espoir" le placent dans la cour des plus grands ! Ce film est un choc profond, et restera pour longtemps dans ma mémoire.
    benoitG80
    benoitG80

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    3,0
    Publiée le 12 octobre 2014
    "Mommy" est donc le deuxième film où Xavier Dolan aborde le thème passionnant des difficultés de relation mère/fils... Sans nul doute possible, les acteurs sont littéralement époustouflants en jouant merveilleusement leur rôle respectif, à commencer par la mère, Anne Dorval, extraordinaire de sincérité, lumineuse et donc terriblement dans la peau de son personnage, tandis que son fils, hyperactif et vraie bombe à retardement, interprété par Antoine-Olivier Pilon, crève l'écran par sa présence d'une violence inouïe et ce dans tous les sens du terme ! Ce duo est de plus accompagné d'un troisième numéro, Suzanne Clément en l'occurrence la voisine bien plus en demi-mesure mais qui apporte aux deux autres un semblant d'équilibre malgre son traumatisme personnel qui lui cause un trouble du langage... Et donc c'est cette relation, cet apprentissage de la vie ensemble après avoir été exclu de son établissement, que le fils va découvrir avec sa mère... Les rapports avec elle vont être mêlés de la plus grande cruauté verbale et physique à une certaine forme de tendresse et d'amour indéniable ! Avec ce thème fort et ces acteurs qui le sont autant, on s'attend donc à un film qui secoue, qui nous emporte, qui nous atteint au plus profond... Et finalement, malgré des scènes belles, dures et réussies, d'une intensité dramatique incroyable, ce film passe, à mon avis à côté du but, suite à un délayage "musico-esthético-poétique" qui fait trop souvent la part belle à des images, à des ambiances très tendance, très mode souvent, curieusement en grand décalage avec la dureté de cette histoire qui de ce fait, finit par souvent sonner faux ! Un comble... On pourrait peut-être penser que ce parti-pris esthétique est une bonne idée, mais personnellement trop d'effets tuent le film comme si à vouloir trop en faire, Xavier Dolan affaiblissait son intention, sa démonstration et donc au final sa réalisation ! J'aurais davantage vu cette histoire sous un angle plus incisif, plus percutant sous l'œil d'un véritable microscope pour entrer de plein fouet dans la complexité de cette relation, plutôt que de la traiter à travers le prisme d'un kaléidoscope plein de trop belles couleurs et de jolies formes où la musique envahissante vient adoucir et ainsi fausser une vraie réalité, peut-être trop âpre, trop dérangeante pour nous la livrer telle quelle ? Pourquoi donc, faut-il toujours nous préserver et nous emballer avec un bel emballage, un cellophane brillant et clinquant, de plus en plus souvent des films qui avaient tout pour eux... ? Un film impressionnant dont certaines scènes restent littéralement bouleversantes et à fleur de peau, mais dont l'ensemble souffre d'une mise en forme esthétisante inutile en nuisant ainsi finalement à son propos.
    Dex et le cinéma
    Dex et le cinéma

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    4,0
    Publiée le 4 novembre 2014
    Rarement les notions d'objectivité et de subjectivité se sont aussi bien cristallisées autour d'une œuvre. Parler de Mommy est, en ce qui me concerne, un travail complexe. Dire que je n'ai pas aimé le nouveau Dolan serait un mensonge ignoble, mais clamer que je l'ai adoré le serait également. Disons simplement que c'est un film qui ne m'a pas parlé. Je ne me suis pas senti proche de ces personnages pourtant magnifique de complexité. Simplement parce qu'ils leur manquent une âme. Une âme cinématographique, un concept inventé sur le moment pour écrire cette critique, est l'idée que la construction d'un personnage est tellement poussée, que celui-ci devient réel, ou du moins, qu'il semble l'être. Et lorsque j'observe ce spectacle plein de lyrisme qu'est Mommy, je ne retrouve pas cette touche de réalité, qui m'avait tant impressionné dans ses films précédents. Parce que Mommy est un poème. Un poème grandiose emplit de violence, et une réussite totale d'un point de vue cinématographique. La réalisation de Dolan est sublime, et tous ses partis pris artistiques servent son œuvre de manière époustouflante. Les acteur ne sont pas en reste et délivrent une performance réellement impressionnante, en totale adéquation avec le génie de ce jeune réalisateur. Vous le voyez bien, Mommy est objectivement un excellent film. Un magnifique poème sur l'amour conflictuel d'une mère et de son fils, mais là est mon problème. C'est un poème. Et les personnages d'un poème, n'arriveront jamais à me captiver, car ils finissent forcément par devenir de simples instruments, au service des mots de l'auteur. Votre poème reste tout de même grandiose Mr Dolan.
    Loskof
    Loskof

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    5,0
    Publiée le 15 octobre 2014
    Mommy... ça fait plus de 6 mois que l'on en entend parler, depuis sa diffusion remarquée à Cannes et son prix du Jury. Le tout alimenté par une promo assez impressionnante pour un film d'auteur. Avec toutes ces critiques dithyrambiques, il est logique d'avoir un peu peur en rentrant dans la salle, peur de ne pas voir le chef d’œuvre annoncé... Peur aussi que le film tiennent plus du côté arty des "Amours Imaginaires" que du côté personnel de "J'ai tué ma mère". Que dire si ce n'est que j'ai été comblé au delà de mes attentes? Déjà on peut saluer le courage d'un mec de 25 ans qui a décidé d'une part d'élargir son public tout en tournant le film avec un ratio d'image 1.1 ! C'est comme si le nouveau film de super-héros sortait en 2d (sic)... Et le mieux c'est que ça passe parfaitement, on n'est jamais gêné, bien on contraire, tant ce procédé permet de coller au personnage, de s'attarder sur chacun d'eux. C'est comme si on était au théâtre et que les projecteurs étaient braqués à tour de rôle sur chacun des personnages. En plus ce procédé rend encore plus fort les moments où le plan s'élargit (2 fois il me semble). Mais là où le film touche, c'est dans l'émotion qu'il dégage. Pas une fois le film ne sonne faux, pas une fois je ne me suis dit que c'était trop, ou pas assez, ou que Dolan voulait me tirer des larmes. L'émotion vient juste naturellement, par le jeu des acteurs qui atteint la grâce, par la réalisation qui les colle, par la beauté des situations et leur violence. Et c'est presque frustrant de voir un tel film car il atteint des moments tellement sublimes de beauté que l'on en redemande plus, que l'on aimerait que les 2h20 ne soit que ça. C'est évidemment impossible et ça renforce encore plus l'importance de ces moments, mais moi j'en veux encore plus. J'en veux tellement plus que les 2h20 sont passées toutes seules, que je me sentais tellement bien que j'aurai pu passer ma journée dans la salle. Ces moments de grâce culminent avec spoiler: la danse improvisée sur du Céline Dion (avec le cadrage qui recule progressivement, laissant les personnages entre eux, à partager leur bonheur, magnifique), les scènes ou Steve explose (le karaoké notamment), et lorsque l'on repasse à un format 16/9 pour la "ballade en voiture" . D'ailleurs, pour cette dernière scène, on atteint un tel débordement d'émotions que je voulais que le film se termine là (lorsque le plan se referme). La coordination de la musique, le décalage de ton avec le reste du film, tout cela est tellement beau qu'il fallait s'arrêter là. Surtout que le film n'arrivera plus dans les 15min restantes à être aussi beau. Le dernier point qui m'a vraiment marqué, même s'il y en a tellement d'autres dans le film, c'est la qualité d'écriture et d'interprétation des personnages. Chaque acteur se marie merveilleusement bien avec son personnage, de Anne Dorval en mère vulgaire mais aussi mère courage, qui essaye toujours de voir le bon côté de la vie et Antoine-Olivier Pilon qui inonde l'écran. Il est absolument parfait, il est incroyablement juste, on se demande presque s'il n'a pas la maladie lui aussi, et il est hyper touchant. C'est fou de voir à quel point Dolan arrive avec sa caméra à apporter de la tendresse envers ses personnages. Le personnage de Die n'est pas spécialement sympathique, celui de Steve non plus, mais le film est tellement bien filmé et écrit que je m'y suis retrouvé (alors que je n'ai rien à voir avec ces personnages), que j'avais envie de les aider, que je les plaignais, etc. Dolan a eu le bon goût aussi de livrer un film moins personnel. Attention, on sent qu'il y a mis du sien, mais c'est beaucoup moins centré sur ses préoccupations que ses précédentes réalisations. Là il a voulu parler des mères au sens large, rendre hommage aux femmes, mais aussi aux enfants malades (avec une grande tendresse comme à l'égard de Steve). Pour cela, il a fait un film plus universel, et c'est tant mieux, c'est moins égoïste, et pourtant c'est loin d'être un film facile (vouloir émouvoir et réussir à le faire avec une sujet pareil...). C'est pas sans défaut, mais c'est tellement beau !
    crichou
    crichou

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    1,0
    Publiée le 15 novembre 2014
    Ce film est très crispant. La mère est hystérique. Elle est vulgaire, elle crie .Le fils est complètement dément.Je n'ai rien trouvé d'interessant dans le scénario .Souvent j'ai eu envie de partir . Quand on voit la récompense à Cannes on sourit sur la valeur de leur jugement.
    Ricco92
    Ricco92

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    4,5
    Publiée le 8 octobre 2014
    Un drame intimiste extrêmement prenant. Xavier Dolan faire vivre ses personnages de bout en bout grâce à 3 extraordinaires acteurs et à des choix de mise en scène très justes et originaux (l'utilisation de l’extrêmement rare format 1:1 pendant la quasi-totalité du film offre une impression de claustrophobie parfaitement adaptée au sujet et le choix d'élargir l'écran pour quelques plans est très audacieux et significatif). Une fois que l'on s'est adapté à l'utilisation du joual (une forme de français originaire de Montréal), les rapports entre cet enfant difficile, cette mère aimante mais dépassée par les évènements et cette voisine bègue et généreuse nous passionne en évitant (chose très difficile vu le sujet) tout misérabilisme. A la fin de la séance, on est d'ailleurs surpris de voir qu'il s'est écoulé 2H15 alors que l'on pensait que le film avait à peine duré 1H30. Y a-t-il de meilleures preuves à la réussite d'un film ?
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    1,0
    Publiée le 16 octobre 2014
    Bon… Bah on s’ennuie quand même pas mal dans ce film non ? Alors OK, j’entends bien les arguments de certains qui disent qu’il y a là de beaux personnages et des moments émouvants. Je ne les contredis pas parce que, sur ce point, je suis d’accord. Le personnage de Steve, incarné par un excellent Antoine-Olivier Pilon, irradie effectivement l’écran et ses deux partenaires féminines savent se mettre au diapason. Mais bon… Plus de 2h quoi… La durée en soit ne me dérange pas, mais à condition qu’on en fasse quelque-chose. On se retrouve quand même avec 40 minutes de situation initiale qui se limitent quand même, soit à de la répétition de ce qui a déjà été dit/montré, soit à de simples scènes extatiques caricaturant abusivement la trame émotionnelle du propos. En gros, on pourrait résumer la démarche de Dolan de la façon suivante. Dans l’intro, les spectateurs doivent se dire que Diane est une grosse plouc démissionnaire et que son fils est un sale gamin totalement timbré. Donc on va forcer les caricatures dans ce sens. Mais, dans les minutes qui suivent, il a été décidé que le spectateur devait diamétralement retourner sa position en se rendant compte comment Diane et Steve étaient finalement des gens trop sympas, trop complices, trop avenants avec les autres… Bref, on les avait mal jugés… Ils sont trop cool en fait. Ensuite, après ça, le film se limite, en gros, à la simple application de la démarche habituelle du cinéma bobo : les gens du peuple savent vivre et sont cool, quant aux bourgeois, ils devraient peut-être s’inspirer d’eux. Une fois ce postulat de bonheur posé, il ne reste plus qu’à faire s’abattre sur ces vilaines gens la fatalité de la vilaine société … Alors, je ne dis pas, il faut bien qu’un auteur ait une démarche et qu’il sache user d’artifices pour rendre cette démarche viable. Le problème, pour moi, c’est que non seulement cette démarche on l’a déjà vu mille fois dans le cinéma bobo français ou américain (non mais quand même ! Un peu d’originalité de temps en temps !) Mais en plus, les artifices utilisés sont rigides, maladroits, et surtout ils entrainent des ruptures de logique et de rythme qui moi m’ont sorti du film toutes les cinq minutes. Non, désolé, qu’un gamin qu’on dit atteint de TDAH – et qui se sait atteint de TDAH ! – soit aussi spontané, avenant, décontracté avec un voisin qu’il n’a pas vu depuis des années, dès le premier contact, au sortir du mitard, ça ne colle pas ! Certes, Dolan opère cette rupture pour obliger le spectateur à renouveler son regard, mais la rupture est tellement faite au burin que l’appréciation qu’on se fait du personnage de Steve ne peut se faire qu’en occultant en permanence des scènes à droite et à gauche… Et c’est dommage, car ce personnage est véritablement la clef de voute du film. Le pire, c’est que j’aurais voulu aimer ce film parce que j’appréciais au fond la part de fantasme honnête que Dolan a mis dans ce personnage. Mais, je suis désolé, je trouve vraiment que ses artifices sont trop mal maitrisés, trop répétitifs et trop pauvres. Toutes les cinq minutes, l’ami Dolan appuie sur la touche « Play » de son baladeur des années 1990 et il met l’image en slow motion pour faire « moment émotion ». Une fois OK, tout le temps c’est lourd parce que pas très inventif. Et qu’est-ce que c’est ce que monde qu’il dit d’un futur proche et où personne ne connait ou diffuse de chansons autres que celles de la fin du XXe siècle ?!! Alors non. Pour ma part, ce film est vraiment impossible à voir. J’aimerais ne retenir que les petites bribes sympas où Dolan fait preuve de sincérité et d’émotion, mais jamais je n’ai réussi à occulter tout le reste : répétitions ; faute de rythme, effets narratifs mal maitrisés ; ultra-prévisibilité d’une démarche déjà appliquée mille fois ; définition des personnages au burin ; imagerie bobo-gay-friendly tirée jusque dans la caricature ; bande-originale presque limitée à la simple compil’ issue de l’adolescence de l’auteur ; scènes de sentimentalisme bon marché et surappuyé… Pitié… Moi je veux bien que Dolan soit un gentil garçon et qu’on le félicite d’essayer de singer les grands. Mais qu’on le fasse pour tout le monde alors, pas seulement pour les gens qu’on apprécie parce qu’ils ont la chance de correspondre à un archétype qu’on adore adorer dans le milieu… Je trouve ça non seulement trompeur pour les gens qui aiment aller régulièrement au cinéma parce qu’on leur vend quelque-chose qu’ils auront déjà vu plein de fois mais en mieux ; mais c’est aussi trompeur pour celui qui n’a pas le temps d’aller régulièrement au cinéma et qui va penser que c’est là le film à voir. Alors peut-être que dans le second cas, « Mommy » pourra encore plaire, faute de comparer à mieux, mais dans les deux cas par contre, c’est amener les gens à prendre de leur temps pour voir un film au dépend d’un autre qui aurait été certainement mieux apprécié… C’est triste ça…
    Edgar L.
    Edgar L.

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    4,5
    Publiée le 2 décembre 2014
    Le film était l'un des favoris lors du dernier Festival de Cannes et il avait sacrément tapé dans les yeux du jury qui lui avait attribué le Prix du Jury. Il faut dire que tout cela est loin d'être galvaudé pour un film intense qui vous frappera par toute sa splendeur. Le film nous plonge en 2015 en plein coeur du Canada francophone. Une loi vient d'être votée au Parlement permettant aux parents en difficulté financière, sociale ou morale, d'abandonner leur enfant au profit du système de santé. [...] Le drame qui nous est présenté est d'une intensité inouïe, on s'attache très rapidement à ces personnages que l'on sait pourtant certainement voués à un destin des plus tragiques. On en passe par toutes les émotions : indignation, rire, bonheur, tristesse. Vous en verrez de toutes les couleurs. [...] Voilà le cinéma comme je l'aime ! Un film époustouflant porté par un trio d'acteurs au sommet de leur art. Dolan atteint une maturité étonnante grâce à ce film aux thèmes choquants. Pas une seconde de répit pour ce film de 2h20 qui parvient à capter notre attention tout du long.
    siri C.
    siri C.

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2014
    Film bouleversant et grave qui traduit d'une manière efficace et touchante une danse collé-serré avec la folie et les pulsions. Le plus difficile a croire est le réalisateur, Xavier Nolan, n'ait que 25 ans. Autant de maturité et de profondeur à cet âge dénote incontestablement une forme de génie. Chapeau bas et un grand merci !
    amateur_de_film.
    amateur_de_film.

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    1,5
    Publiée le 22 juillet 2015
    Ce film est juste mauvais. Pourquoi? Parce que tout ce qui le compose est mauvais, je ne trouve pas grand chose d'autre à dire. Je vais expliquer brièvement mon avis. - Le film est ennuyeux, j'étais blasé et je m'ennuyais déjà terriblement après 30 minutes, j'espérais que quelque chose se passe, mais non, rien, rien pendant plus de 2 heures et dès qu'il se passe quelque chose, la mise en scène détruit cette action. - La mise en scène que je viens d'évoquer est tout simplement à chier. L'image qui change tout le temps de taille, la mise en place de méthodes pour rendre le film le plus ennuyeux possible... - Le film est vulgaire, c'était prévu mais ça devient vite insupportable. - Le film est incohérent, ils sont censés "tenter de joindre les deux bouts" mais il semble qu'il soit plutôt aisé ( la maison est grande et le fils a un casque à 300 € ). Seul le jeu des acteurs sauve ce film d'un 1/5 qu'il aurait mérité.
    Ewen Blake
    Ewen Blake

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    4,0
    Publiée le 15 août 2015
    "Attention ce film contient des spoilers tel que :" spoiler: Le complexe d’œdipe ce n'est pas que Fighter ou Les Garçons et Guillaume, à table. Plus sérieusement Mommy est mon premier Dolan et le dépucelage est jouissif. Ce film prend aux tripes, on développe une rare empathie pour ses 3 acteurs, tellement vrai, tellement crédibles et attachants qu'il faudrait être un robot pour ne pas ressentir ce qu'ils vivent. Et quel bonheur que ces rôles soient des femmes ! Quel plaisir de voir des rôles féminins forts, creusés et cohérents. Enfin une alternatives aux femmes objets ou pleurnichardes caricaturales, modèles malheureux pour des spectatrices qui se fondront dans le moule des cruches qui leurs sont exposées. 2013 avait consacré Adèle et Emma, 2014 célèbre Diane et Kyla ! Rajoutez des scènes cultissimes (On ne change pas, le selfie, le skate, le coup de fil final...) et on obtient un concentré d'émotions, des sommets d'intensités jouissifs à coté desquels il serait dommage de passer. Le film n'est toutefois pas exempts d'imperfection. Même si elle permet l'extraordinaire "scène d’ouverture" de Steve sur Wonderwall, j'ai ressenti le concept de tourner en format 1:1 comme un sacrifice de l'esthétisme sur l'autel de l'innovation. Mommy contient toutefois de superbes plans, les couleurs dans la cuisine c’est juste wahouu mais j'ai aussi trouvé le film trop esthétisant, dans ses couleurs pastels et sa BO pop. Enfin, la fin est ratée. spoiler: Mommy aurait dû s'arrêter au feu dans la voiture. S'en serait suivi un écran noir lors duquel débute le speech final de Steve avant de s'achever sur un plan de deux secondes de Steve en camisole. Le reste était superflu. Il n'empêche, il faut voir Mommy.
    Camille B.
    Camille B.

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    1,0
    Publiée le 25 octobre 2014
    Très décevant!!!Le thème pourtant intéressant aurait pu être mis en avant et faire un film poignant. Les images ne font que se succéder sans faire évoluer le scénario, difficile de rentrer dans l'histoire. Tout comme le personnage de la mère, le spectateur a envie de se débarrasser du personnage du fils et arriver à la fin du film!
    ZZelig
    ZZelig

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    0,5
    Publiée le 11 mars 2015
    Diable qu'est-ce qui mérite autant d'éloges sinon que la critique est un naufrage. D'un format carré sans aucune utilité que de faire original, le film est une suite de scènes hurlées, pathos, ce qui résume les névroses du cinéaste envers sa mère (un cabinet de psychanalyse serait plus utile) et la catastrophe des familles mono-parentales. Rien ne justifie de telles outrances et surtout une telle logorrhée et affects pendant plus de deux heures... Un tel film en dit long sur la doxa contemporaine concernant l'outing et la mode des films qui nous éclaboussent de leur pathos. Ils n'ont guère le talent de Visconti, Proust et Pasolini.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 29 avril 2015
    Mommy, le nouveau film de Xavier Dolan, fait sacrément parler de lui, et je me devais donc de le voir. C'est enfin fait, et je peux le dire, c'est presque parfait. J'ai commencé à le voir en me disant que je regardais un film sympa mais pas extraordinaire, et j'en suis ressorti les étoiles pleins les yeux. Parce que je crie bravo : bravo à Xavier Dolan de m'avoir captivé avec un film qui ne me concerne pas trop et qui pourrait paraître simple quand on lit le scénario. D'abord, le fait d'utiliser le cadrage en 1:1 est génial et c'est parfaitement maîtrisé : Dolan doit filmer ses dialogues en déplaçant sa caméra d'un visage à l'autre. Du coup on ressent de l'enfermement, un claustrophobie dont il ne nous fait sortir qu'à quelques moments où le format s'étale pour laisser entrevoir une grande liberté. C'est bien fait et ça passe parfaitement. L'histoire est belle sans faire de la surenchère et émouvante sans faire du larmoyant. C'est juste simple mais profond. Ensuite, les personnages sont vraiment bien écrits : on sent le boulot derrière et l'affection du réalisateur pour eux, ce qui fait qu'on a aucun mal à s'y attacher malgré leurs défauts ou leurs différences. Et les acteurs, comme ils ne sont pas très connus, j'ai oublié qu'ils étaient des acteurs et en face de moi il ne restait que leur personnage. Je dis bravo, non seulement à Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément, mais là aussi encore à Dolan qui a su parfaitement les diriger. Ensuite la musique est bien choisie et donne une dimension plus belle aux scènes. Un grand bravo, un film qui ne paye pas de mine mais qui en a sous le capot. À voir sans hésiter !
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