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« L’hérédité est le seul Dieu dont nous sachions le nom. » Oscar Wilde Gervaise est l’arbre cachant la forêt d’un sordide étalé à perte de vue. L’image individuelle d’un destin malchanceux associé à une dépendance quotidienne que l’on finit par accepter. Cet univers crasseux géré par la paresse, le taudis et le mauvais vin est terrifiant. La femme forte ou faible noyée sous une progéniture affamée fait de maigres courses, trime au lavoir en essayant vainement d’acquérir un petit bonheur à long terme. Le peuple ravagé par les privations ramène en surface son contenu le plus mauvais et s’en accoutume dans une dépendance perverse. La promiscuité, l’oisiveté et l’ébriété quasi permanente domine l’intérieur de logements insalubres au bord de l’effondrement. « Gervaise » reconstitution très réaliste d’une époque s’acharnant sans pitié sur les classes populaires est l’emblème d’une fatalité sournoise, récurrente que l’on croit anéantie par quelques rayons de soleils relationnels. Un environnement azimuté par un quotidien déplorable permet à une faune intellectuellement limitée d’extérioriser encore davantage une hérédité malsaine dans des comportements débridés dont la thématique est bien souvent au dessous de la ceinture. Des images impitoyables sur les comportements d’une catégorie aux mœurs primaires qu’un contexte délabré permet d’entretenir.
Ajoutée le 15 janv. 2012 à 13h58 Signaler un abus
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