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1,0
Publiée le 16 avril 2021
Le film échoue sur ces deux points. Il y a quelques types intéressants qui sont filmés à certains moments dans divers états dans leurs tenues vestimentaires et qui ont l'air sexy sous le soleil de la Méditerranée. Mais ce n'est pas une fête de la chair ni même un bon vieux film de guerre. Quant à l'intrigue je crois que je comprends ce que la réalisatrice Claire Dennis voulait. Une sorte de récit minimaliste dépouillé qui fait écho au minimalisme du paysage et de l'architecture de l'Afrique du Nord. Mais cela ne fonctionne pas vraiment non plus. Au lieu de cela on a l'impression que rien ne se passe vraiment et que les quelques incidents qui nous sont montrés semblent sans lien et souvent sans intérêt. Bien sûr peut-être est ce délibéré et destiné à évoquer l'inutilité de l'existence militaire mais même si c'est le cas ce n'est pas très divertissant et cela ne nous apprend pas vraiment quelque chose que nous ne sachions pas déjà...
« Beau Travail » est un film dramatique français de Claire Denis, sorti en 2000 et produit par « La Sept/Arte ». Le scénario est inspiré de la nouvelle Billy Budd d'Herman Melville. Contrairement à la description courante, il ne s’agit pas d’un « film de guerre ». Un beau film, bien réalisé, mais un peu « flottant ». Un film contemplatif, une suite de tranches de vie dans une petite garnison de la Légion étrangère à Djibouti, une narration sous forme de flash-back et de voix-off. Un film qui s’inspire du roman « Billy Budd, marin » de Melville de 1924 et du film de Jean-Luc Godard « Le Petit Soldat » (1960). La B.O utilise des extraits de l’opéra « Billy Budd » de Benjamin Britten et à également recours à la danse contemporaine dont les chorégraphies sont réglées par le chorégraphe contemporain Bernado Montet. Avec Denis Lavant, Michel Subor et Nicolas Duvauchelle. Un beau film, parfois ennuyeux, marqué par une esthétique musicale et chorégraphique qui fait référence à l’art contemporain, ce film une signature assez « La Sept/Arte ».
Certains disent que c'est un navet, car il n'y a pas de scénario, pas assez d'enjeux... D'autres seront peut-être plus sensibles à ce chef-d'œuvre d'une des plus grandes cinéastes française... En tout cas, force est de constater qu'il s'agit là de la plus belle scène de suicide de l'histoire du cinéma ? Qui plus est sur cette musique corona - rythm of the night. Tout aussi inattendu et fulgurant que l'utilisation de Céline Dion dans le Mommy de Dolan...
Un film fort et beau visuellement, qui transforme un camp militaire à Djibouti en une sorte de ballet permanent, fascinant, teinté d’homoérotisme et d’attraction refoulée. En tout cas si on en croit le très maigre scénario, qui se résume à un monologue sporadique débité en voix off par Denis Lavant. On s’accroche donc au regard plein de désir posé par la caméra de Denis sur ces corps masculins, parce qu’en termes de récit, c’est le calme plat. Sans doute une bonne façon de retranscrire l’état de tension et d’attente de ces légions déployées sur le sol étranger, mais certainement pas une bonne expérience de spectateur. C’est trop statique, trop littéraire, trop replié sur soi. En bref: on s’ennuie.
Le film est un rêve, une évocation , des bribes de souvenirs. Davantage qu’un récit. Ce sont des images fulgurantes et la forme est franchement belle. Le fond est un désir homosexuel caché. Repoussé voire anéanti par la volonté. Le secret n’en est pas un quand on connaît la musique de Britten (Billy Budd) utilisée ici. Le film en est un peu une transposition.
Des soldats en Afrique, des corps musclés qui s’entraînent et une voix-off qui relate un passé militaire trouble. Attention, film d'arty(iste) qui étire ses plans interchangeables, cite pêle-mêle Céline et Antonioni et finalement abscons à force de jouer la carte de l'opacité : "Beau travail" ennuie terriblement après un premier quart d'heure prometteur, mais on ne pouvait se douter que le film n'allait cesser de tourner en rond durant la très longue heure et quart suivante. Difficile de saisir ce qui anime Claire Denis dans sa volonté de filmer des scènes prosaïques (repassage, étendage, repas) et d'autres carrément imbitables (duel sous le soleil brûlant, torses nus, avec une musique sacrificielle pour rythmer ce passage franchement ridicule), si ce n'est peut-être une tentative très approximative d'élever ces hommes au rang de dieux. On ne saurait à ce titre porter de jugement définitif, et à vrai dire ce n'est pas si grave, tant ce qui frappe à la vision de "Beau travail", c'est avant tout une posture auteuriste, moins intéressée par son sujet que par des réflexes de mise en scène dont certains vantent l'audace radicale alors que l'on pourrait aussi tout à fait déplorer leur caractère péremptoire.
Si vous ne vous endormez pas avant la fin, vous apprécierez peut-être le travail chorégraphié de ces légionnaires au soleil de Djibouti aux torses nus tapageurs. Ennuyeux, beaucoup. Anesthésique efficace, certain !
Je n'ai pas été emballé plus que ça par ce film de Claire Denis. La scène qui m'a surement le plus marqué est la dernière où on voit Denis Lavant danser sur Rhythm of the night de Corona. Une belle performance. Le film fait dans la subtilité, et peu-être un peu trop pour moi. C'est joli, élégant avec toutes ces scènes où les légionnaires montrent qu'ils sont ensemble, soudés jusqu'à la mort. Ce sont des chorégraphies ou presque où chacun joue sa part. Les scènes se succèdent, sans réel enchainement. Ce sont des scènes de la vie quotidiennes de soldats de la Légion mais on ne rentre pas trop dedans. Il n'y a pas d'émotion qui passe. Les amours masculines troublées de Galop sont aussi très subtiles, ceci étant pourtant le fil rouge du film. La rivalité entre les 2 légionnaires est aussi soulignée plutôt que montrée. Et on a le contraste entre des légionnaires musclés et viriles et le peu d'action qu'ils entreprennent. A noter que N. Duvauchelle y fait un de ses premiers rôles.
Un film inouï, d'une beauté folle et magnifiquement mis en scène, qui montre clairement que Claire Denis fait partie des plus grands filmeurs contemporains et est peut-être la cinéaste la plus importante dans le paysage du septième art français.
La trame serait vaguement inspirée par "Billy Budd" d'Herman Melville, et c'est ce qu'a tendance à confirmer la voix-off du personnage et quelques scènes sur la fin ; mais on a pas l'impression que Claire Denis raconte une histoire, pas de manière classique. Elle plonge dans le milieu des légionnaires mais ne montre que des moments creux de la vie de ces derniers. Pour résumé il ne passe rien ou presque rien, on peut trouver quelques fois le temps long, d'ailleurs je l'ai trouvé long des fois, mais il est à croire que filmer le corps masculin est une affaire de femmes, d'où une certaine fascination qui fait qu'on arrive pas à arracher son regard, car personne n'a aussi bien su en capter la beauté depuis Leni Riefenstahl et ses "Dieux du stade". Globalement ici c'est l'abstraction qui règne au détriment de l'émotion, mais les deux arrivent à se concilier de façon sporadique tout au long du film, en particulier dans une superbe scène finale fantasmée où on voit Denis Lavant danser sur "The Rhythm of the Night" de Corona le tout entrecoupé du générique de fin. Bref cette oeuvre mérite bien son titre.
En-nu-yant, barbant, relou, bref seule la prestation de Denis Lavant est acceptable dans ce film qui se lance après 35 minutes ! Le scénario est vide, on suit juste un adjudant aigri, qui ne peut pas blairer un de ses légionnaires. Très mauvais.
Il ne fait aucun doute que Claire Denis sait choisir ses cadrages, ses mouvements de caméra et - plus généralement - mettre en scène. Son Beau Travail en est un bel exemple : poème séduisant, carressant, délectable par moments même, le film est un bijou formel magnifié par la photographie d'Agnès Godard. Les gestes, les corps, les visages ou encore les espaces terrestres et maritimes... tout cela est superbement bien filmé. Malheureusement on ne sait jamais de quoi parle véritablement le film, Claire Denis multipliant les formes sensorielles sans parvenir à clarifier son scénario. Film de pure mise en scène Beau Travail est à prendre ainsi : comme une expérience incroyablement sensuelle mais pauvre d'un point de vue narratif. Et pourtant l'ensemble ne passe jamais pour de la virtuosité gratuite : chaque cadrage, chaque plan, chaque acteur ( extraordinaire Denis Lavant, qui se transcende littéralement dans l'épilogue du film ), chaque fulgurance trouvent un lyrisme évident dans cette composition formelle. Il y a donc beaucoup d'élégance dans cette oeuvre étrange qui ne s'embarrasse pas d'explications rationnelles. Très beau mais complètement déroutant.
"Je me reconnais dans un cinéma qui fait confiance à la narration plastique" Un film magnifique notamment de part sa capacité pouvoir raconter une histoire et des émotions plus à travers des images qu'à travers des mots. Claire Denis a une façon particulière de filmer les corps, les magnifiants en les rendant presque invisibles. Il émane de ce film une poésie bouleversante, et il faut voir cette scène incroyable où Denis Lavant donne toute son âme dans une danse quelque peu ... particulière.
Le meilleurs des critiques lu sur allo cine : J'ai abandonné au bout de 37 minutes - Quel gachis de pellicule - Que font ces BONNES femmes ? - mais quand même Bravo aux acteurs - on peut aimer