5418 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
751 critiques spectateurs
5
459 critiques
4
218 critiques
3
43 critiques
2
16 critiques
1
9 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alexandre Cacheux
76 abonnés
631 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 31 janvier 2016
Nous n'avons pas du voir le même film... Bon d'accord, j'ai beaucoup dormi pendant ce film, ce qui devrait pousser à ne pas émettre de critique. Mais sur les 60 minutes (sur 120) où mes yeux étaient ouverts, j'ai certes vu une dénonciation des calamités générés par l'espèce humaine sur notre terre et sa population mais surtout un catalogue de réponses plus ou moins artisanales, qui peuvent satisfaire quelques urbains rêveurs, amis qui ne sauraient satisfaire le plus grand nombre. Un film nombriliste qui donne bonne conscience à ceux qui en ont besoin.
Quelques bonnes choses - quand on rappelle surtout l'évident respect dû à la nature, ou quand on dénonce le mondialisme, le profit pour le profit, la folie en général de la créature la moins utile à l'équilibre de la planète, l'humain ! Mais les "solutions" montrées, qui ne sont qu'un ensemble minuscule de minuscules efforts de quelques groupes d'humains de bonne volonté, donc du domaine de la simple anecdote, sont liées dans leur exposition par une "morale" insupportablement bisounourse, gommant soigneusement, bien que l'ayant signalé d'emblée, LE problème n°1 de "Demain" (et déjà aujourd'hui !) - bien plus que le "réchauffement climatique" en lui-même : la surpopulation, l'explosion démographique de certains continents, l'Afrique surtout, couplée à un abandon des zones rurales, deux phénomènes totalement déraisonnables, et qui menacent la simple survie de notre univers ! Une "pédagogie" beaucoup trop bien-pensante pour être honnête, au global (et les commentaires de Mlle Laurent, en témoin/récitante sont franchement insupportables).
On a là tous les poncifs que l'on entend depuis 20 ou 30 ans , des solutions de bo-bo des villes et des mensonges économiques teintés d'hypocrisie. Aucun contradicteur pour ouvrir le dialogue. un tour du monde en avion pour nous dire de pas acheter des fruits qui viennent de Chine, on doit pouvoir faire mieux pour des donneurs de leçon, que l'on n'applique qu'aux autres bien sûr. Le problème est pourtant bien réel mais c'est ailleurs qu'il faudra chercher la solution. Point positif, la fin du film sur l'école en Finlande, puisse l'éducation Nationale française regarder ce qui se fait ailleurs et s'en inspirer.
Très déçu! Pourtant j'avais lu des dizaines de critiques dithyrambiques, aussi bien du public que de la presse. "Demain", ce sont 2 interminables heures de verbiage, principalement en anglais et sous-titré en français, avec une multitude de chiffres énoncés et montrés comme le fait si bien Yann Arthus Bertrand, mais aussi des passages musicaux et quelques images de nature et d'animaux. Le pire dans ce doc n'est même pas le nombrilisme de Cyril Dion et de Mélanie Laurent qui aiment se montrer face à la caméra. Non, c'est le fait que les exemples écologiques de ce film se situent, or Islande et Inde, presque tous aux USA uniquement. Comme si c'était un pays exemplaire en la matière, alors que tout le monde sait qu'il s'agit, encore et toujours du plus gros pollueur de la planète. De l'énorme foutage de gueule quand même! Préférez plutôt les excellents docs de Yann Arthus Bertrand que ce ratage ennuyeux...
Aujourd'hui sur France Inter j'ai écouté une des citoyenne de la convention pour le climat faire la morale à Macron avant de nous dire qu'elle était venu au studio en taxi. Puis j'ai vu Demain, 5 ans après tout le monde. On comprend tout de suite qu'on est sur le créneau du "feel good" documentaire, les réalisateurs sont beaux, détendus et tapent des hugs à ceux qu'ils interviewent sous une BO enjouée. Ils sont tellement cools ! bien sûr qu'on a envie de les voir parcourir le monde en avion afin de nous montrer comment être plus écolo... Nous découvrons ainsi une dizaine d'initiatives rassemblées sur cinq thèmes: économie, démocratie, énergie, politique et éducation.
On commence par ce qui sera récurrent dans ce reportage : les formules creuses "les industriels sont totalement inefficaces ils ne produisent que de l'argent", les explications poussives (le processus de création monétaire), les assertions mensongères "les OGM rendent les gens malades" ou l'appel au bon sens populaire ou "c'était mieux avant" comme lorsqu'on nous vante le régime des hommes préhistoriques alors que les mecs bouffaient ce qu'ils avaient sous la main et crevaient à 30ans. L'initiative permaculture est réjouissante mais elle est présentée de façon superficielle et surtout avec un enthousiasme jamais nuancé. Sauf que 32K€ annuel pour deux temps plein, ben c'est tous sauf viable. Ca ne veut pas dire que le modèle est à rejeter mais c'est typique de ce documentaire qui n'en est pas vraiment un car refusant systématiquement de penser contre lui-même et en cela d'offrir une vision réelle de ses sujets. Par paresse, incompétence ou démagogie l'heure trente cherche plus à créer un espoir tronqué et romancé que d'un travail documentaire rigoureux. Le city farming de Detroit souffre du même problème, combien de tonnes peut-on produire et à quel prix ? Qui pense que la production locale est l'enjeu majeur de l'agriculture moderne ? Personne. Même problème pour le recyclage à San Francisco : ok c'est très bien le recyclage mais l'enjeu il est pas là ! l'empreinte écologique d'un américain c'est 2x celui d'un français, 8x celui d'un indien donc les prendre comme modèle c'est juste stupide. Là encore Demain manque complètement son sujet : l'enjeu c'est de moins consommer bien plus que de recycler ! Tout dans ce documentaire est imprécis voir ridicule. Qui paye 175€ par mois pour se chauffer à Paris ? A part les bobo proprio de 200m² qui font le documentaire ? Personne.
La société productrice de lettres semble l'une des seules alternative convaincante proposée mais là encore on reste à la surface des choses.
L'interview qui suit enchaîne les contre sens en associant échanges / mondialisation / guerre alors que l'Histoire nous montre le contraire. Plus les nations échangent moins elles ont de chance de se taper dessus. Je cherche encore l'intérêt écologique ou à minima la reproductibilité du village indien. Comme pour les sources d'eau chaudes d'Islande très peu des solutions proposés sont applicables à d'autres. Quand à la "guru" indienne elle aura passé son temps à souffler du vent pour des éoliennes présentées comme un must mais dont on ne questionne pas le coût écologique de construction, installation & remplacement. A nouveau : aucune mise en perspective.
Le plus frappant dans Demain c'est de voir en 2020 que le documentaire est toujours en tête des notes Allociné, que les critiques spectateurs sont dithyrambiques et louent "la prise de conscience" qu'ils ont ressenti au moment du visionnage puis de constater son échec patent : aucune des initiatives décrites il y a 5ans dans Demain ne s'est développée. Ha ça pour écrire que "Mélanie & Cyril sont génials" ya du monde mais quand il faut se mettre à Moneko, renoncer à Amazon ou à la viande, il y a plus personne. Pouvait-on attendre de Demain un documentaire peu creusé mené par des bobos coupés des réalités qu'il soit autre chose qu'un moment agréable destiné à gratifier un spectateur en quête de bonne conscience ? Sa capacité à créer le changement me semble limité ? La lecture des témoignages du site Après Demain sensé matérialiser le changement est en tout cas fascinante. On y découvre une blogueuse slowlife qui vient faire la pub de son dernier article "comment etre une fashion victime responsable" ou le start upeur qui a lancé sa société immobilière éco responsable et propose des baraques... de 200m² ou encore le témoignage d'acheteur d'un bouquin Trucs & astuces écolo de 20 pages à 10 balles « J'avais envie d'en faire un peu plus pour la société. Le tome 1 m'a apporté ce chaînon manquant. J'ai découvert qu’on est plein à vouloir agir, que cela peut être exaltant sans être contraignant. ». Tout est dit. On est parfaitement dans le mythe entretenu par ce reportage : l'écologie ne demande pas de changement complet de paradigme, de sacrifice ou de renoncement mais consiste seulement à nous adapter via quelques bonnes idées tant qu'elles ne nous demandent pas trop d'effort.
Des sujets intéressants traités avec beaucoup de parti pris Bien sûr les expériences qui sont montrées sont incessantes et souvent des succès mais faire croire que cela peut se généraliser est utopique et manipulatoire .Tous ces exemples ne resteront que marginaux en terme d'application
Très ennuyeux, 80% du film est en anglais sous-titré, on passe notre temps à lire, s'aurait du être indiqué avant d'aller voir le film. Un peu moyen pour un film français ! Le sachant, j'aurais plutôt acheter un livre.
Film très simpliste et pourrait laisser penser qu'il suffit d'un peu de bonne volonté et tout va se régler. Le documentaire reste superficiel et ne recherche pas l'objectivité, dommage pour ce format.