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Les Who chantaient "Talking about my generation", Franc Roddam reprend les ambitions du groupe de rock mythique à travers l'opéra Quadrophenia pour mettre en image la vie, les ambitions et les malaises de la génération Who. A travers 10 titres des Who, Roddam met en scène à la sauce sexe, drogue et rock'n'roll, le personnage de Jimmy (Phil Daniels) dans le Londres du milieu des années 60. A cette époque, c'est la guerre entre les Mods et les Rockers. Deux bandes de jeunes qui s'affrontent régulièrement pour savoir qui a la meilleur vision de la vie. C'est en fait une vraie crise identitaire. L'identité de groupe prévaut sur l'identité personnelle. Jimmy, un véritable Mod prend alors conscience de son identité personnelle. Mais il est jeune, et ne sait pas encore comment réagir face à cette nouvelle idée : "I don't wanna be the same as everyone else. That's why I'm a Mod, see?" ("Je ne veux pas être semblable à tout le monde. C'est pourquoi je suis un Mod, tu piges?"). Face au malaise sociale de l'époque, les ambitions de carrière des jeunes sont réduites au néant. Et pour répondre à ce malaise, la seule réponse possible vient de la violence urbaine. Quadrophenia est donc un film extrèmement moderne. On ne peut plus s'empêcher de faire le rapprochement avec les émeutes régulières des jeunes de banlieue des grandes capitales européennes. Un film donc extrêmement réussi ! http://comebackfrommovietoreality.blogspot.com/2011/12/critique-quadrophenia-franc-roddam.html
Ajoutée le 22 déc. 2011 à 15h13 Signaler un abus
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