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Les Premiers, les Derniers
note moyenne
3,4
863 notes dont 127 critiques
9% (11 critiques)
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Votre avis sur Les Premiers, les Derniers ?

127 critiques spectateurs

Laurent C.
Laurent C.

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4,0
Publiée le 31/01/2016
Mon Dieu que le Belgique est sinistre : une campagne froide, à perte de vue, des usines désaffectées où se cachent des corps momifiés et des cerfs sauvages, des entrepôts glacials sont les ingrédients principaux de ce drôle de film "Les premiers les derniers". Si l'étrangeté habite la fiction, elle n'en demeure pas moins cohérente dans la résolution finale. Les personnages, aussi attachants que désopilants, traversent ce monde glauque, à la manière d'un road-movie, voire d'un western moderne en plein cœur de l'Europe. Le récit accompagne deux agents privés qui ont pour mission de retrouver un téléphone portable, pour le moins spécial, provisoirement dans les mains d'un couple de SDF, handicapés mentaux. Ainsi, le réalisateur décline au milieu de ces quatre êtres hors norme, toute une série de portraits loufoques et inquiétants. On pense évidemment au fameux "C'est arrivé près de chez vous" qui mettait en scène dans un cynisme assumé, une galerie de personnages graves et drolatiques. Ici, la spiritualité sinon la poésie dominent. Le réalisateur, malgré les apparences, ne cherche pas à dérouter ses spectateurs. Il les entraine dans un univers étrange, où rien n'est vraiment sérieux, mais pour autant rien n'est non plus dérisoire et désinvolte. "Les premiers les derniers" est un film qu'il faut s'efforcer de regarder jusqu'au bout, parce que le bien et la lumière finissent toujours par surgir dans la grisaille humaine.
Chris58640
Chris58640

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2,5
Publiée le 31/01/2016
Pour son premier long métrage, l’acteur Bouli Lanners a clairement voulu bien faire et cela se sent dans la forme de son film. J’entends par là qu’en plus d’avoir bien soigné son casting (j’y reviendrai), il a aussi soigné ses plans, son image, sa photographie. Visuellement, les paysages et les hommes qui sont filmés sont austères, brumeux, souffreteux, un peu glauques, et grâce à plein de petites choses, il parvient à créer une ambiance particulière très rapidement. Le ciel (souvent filmé) est toujours plombé, couvert et déprimant, les plans larges de la Beauce sont visuellement recherchés, avec de longs panoramiques. Mais le film a beau se dérouler dans le Loiret, on a perpétuellement une impression de « Middle West » américain grâce à plein de détails : le nom même de Cochise déjà, et puis tout le monde se déplace en pick-up dans des immenses lignes droites, il y a des salles de billard avec de la musique country, des petits hôtels un peu miteux et des entrepôts déserts. Et puis la musique du film, discrète mais agréable, fait penser à celle de « Paris Texas » ! Du coup, « Les derniers, les premiers » à un petit gout de « Red neck » (surnom peu affectueux donné aux bouseux américains qui se baladent en marcel et en pick-up) inattendu et original. Le casting est emporté au premier plan par Albert Dupontel et Bouli Lanners lui-même. Dupontel en gros dur ombrageux, un rôle qu’il connait par cœur mais dans lequel il a l’intelligence de ne pas s’enfermer, Lanners en comparse tourmenté par sa santé défaillante. Les seconds rôles, et notamment les deux paumés (handicapés mental légers, ca devient vite une évidence) incarnés par David Murgia et Aurore Broutin sont assez incroyables de force et de sensibilité. Les scènes avec eux ne mettent pas forcément très à l’aise, surtout au début car on ne comprend pas bien à qui on a à faire et quel est leur but mais l’attachement qui les lient devient vite très touchant, même si on n’est pas sur de bien les cerner ! Et puis il y a aussi Michael Lonsdale, Lionel Abelanski, Suzanne Clément, Serge Riaboukine, bref, des « gueules » comme on dit au cinéma. En réalité, si le film de Bouli Lanners a une faiblesse, et elle est de taille, c’est son scénario. Honnêtement, même en gardant l’esprit le plus ouvert possible, on ne comprend pas tout, on est parfois a deux doigts de décrocher devant certaines scènes un peu étranges, on se demande de temps en temps « Mais enfin, il veut en venir où exactement avec son film ? » et ça, ce n’est pas très bon signe. Au-delà du côté un peu « western » de son scénario (les bons, les méchants, les simples d’esprits, les règlements de comptes, les traquenards, les gros calibres) qui n’est pas innitéressant, il y a une touche religieuse (annoncée par le titre du film lui-même) un peu étrange et qui m’a laissé un peu dubitative. Tous vont croiser un personnage un peu décalé, christique, qui apporter aux deux paumés une aide inattendue et improbable et qui va, à sa manière, punir les méchants. Ce personnage appelé Jésus ( ?), stigmatisé accidentellement à la main droite, est le vrai mystère du film à mes yeux. Je sens bien que Bouli Lanners a voulu dire quelque chose, en plongeant un personnage comme celui là au milieu d’une sombre affaire de vol et de règlements de comptes, mais son propos n’est pas très lisible. C’est exactement la même chose pour l’histoire annexe de ce marginal mort depuis plusieurs années et momifié que les deux comparses trouvent par hasard dans un squat et dont le sort travaille visiblement Gilou. Ca signifie quelque chose pour son personnage (peur de la mort, de la solitude) mais là encore, c’est un peu brumeux. Et puis il y a ce cerf, qui apparait dans deux scènes un peu incongrues et qui doit surement symboliser quelque chose aussi, mais quoi ? En fait, le scénario de « Les premiers, les derniers » est à l’image de la météo du Loiret dans le film : toujours couvert, brumeux, un poil déprimant aussi. Pourtant, l’histoire d’amour entre Esther et Willy, la fin plutôt optimiste du film, l’amitié sincère entre Gilou et Cochise, la présence permanente du petit chien Gibus et même quelques touches d’humour (un peu trop rares néanmoins) auraient pu alléger le film, mais on n’a l’impression au final que rien n’y fait, l’aspect déprimant et tortueux est le plus fort, couplé à une désagréable impression de ne pas toujours tout comprendre de ce qui se passe sur l’écran. Comme moi, beaucoup auront une impression de coquille vide au sortir de la salle, l’impression d’un film étrange qui les a un peu perdus en chemin. Il est évident qu’avec un film aussi peu lisible, aussi peu accessible au grand public, Bouli Lanners ne va pas remplir les salles. Mais il aura livré un premier film très personnel et très appliqué, ce qui laisse espérer que ce premier film ne sera pas le dernier !
Benoit G.
Benoit G.

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4,5
Publiée le 31/01/2016
Personnages émouvants, attachants et drôles, paysages magnifiques. Le jeune couple fugitif, particulièrement la jeune femme, m'a beaucoup ému.
jnocau
jnocau

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2,5
Publiée le 31/01/2016
Des friches industrielles qui font penser à un monde post-apocalyptique... Et puis non, en fait. Un scénario dont on pense qu'il tournera vite au polar... Et puis non, en fait. Des pistes nombreuses suggérées dont on pense qu'elles seront exploitées plus tard... Et puis non, en fait. Des personnages attachants qu'on espère découvrir un peu plus... Et puis non, en fait. Les Premiers, les Derniers, de Bouli Lanners, c'est cela. Un film par bien des aspects prometteur, mais qui finit par tourner en rond. Pour autant, ce n'est pas inintéressant. Dans le sens où cela sort de l'ordinaire. Mais à trop hésiter entre plusieurs voies, on a du mal à adhérer au projet. C'est dommage car on sent que le réalisateur a du talent, et les acteurs y sont tous bons.
isabelle b
isabelle b

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4,0
Publiée le 30/01/2016
De superbes paysages plats de Beauce avec ses entrepôts, ses silo, ses usines aux airs désaffectés. Un ciel nuageux, une lumière grise et jaune. Des intérieurs petits et sombre. Une Suzanne Clément impeccable comme d'habitude. Une histoire de poursuite et de recherche qui amène les personnages à se croiser tandis que le spectateur est le seul à démêler les fils de l'intrigue.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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4,0
Publiée le 30/01/2016
Et dire que, à en lire certains, le cinéma des frères Dardenne reste encore aujourd’hui, pour eux, ce qui se fait de mieux en Belgique… Ah mais que c’est ignorer ces merveilleux formalistes comme peuvent l’être des mecs comme Jaco Van Dormael ou bien encore, comme c’est le cas pour ce film, de Bouli Lanners. Ah ça ! Franchement, ce film, qu’il est formellement beau. Cadre, photographie, rythme, écriture, musique : il y a un sacré savoir-faire ainsi qu’une sacrée patte qui s’expriment là-dedans. Ceux qui ont déjà vu « Eldorado » retrouveront d’ailleurs vite leurs marques. Encore une fois, le plat pays prend des allures de Far West grisâtre mais ô combien envoutant. Seulement voilà, pour le coup, je trouve que l’ami Bouli prend davantage ses distances avec le rire jaune (même s’il est encore présent) pour davantage se rapprocher d’une certaine mélancolie noirâtre qui à parfois des accents de « No country for old (belgian) man ». Bref, pas de surprise avec ce film pour qui connait l’univers de Lanners. Seulement voilà, pour qui sait être sensible, comme je peux l’être, à la démarche du bonhomme, cette nouvelle déclinaison de son œuvre aura malgré tout de quoi toucher à nouveau. Parce que oui, même s’il se répète un peu dans ses thèmes et ses personnages, Bouli Lanners est un auteur entier, soigneux et surtout incroyablement sincère dans sa manière de traiter ses personnages. S’ils sont certes tous cabossés et peu reluisants, chacun dégage une réelle humanité, parfois amusante de puérilité, parfois touchante d’humilité. Alors bon, quand on a la possibilité de voir un film irréprochable formellement, interprété par d’excellents comédiens, le tout au service d’un propos sincère et touchant, il serait dommage de ne pas en profiter…
Nicolas T.
Nicolas T.

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3,0
Publiée le 30/01/2016
Un film atypique...au rythme lent voire très lent...des beaux moments les scènes avec Mickaël lonsdale notamment...mais avec des moments d'ennui...les deux acteurs principaux sont très bon...
traversay1
traversay1

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2,5
Publiée le 29/01/2016
Les habitants d'Orléans et des environs reconnaîtront sans peine les paysages de Les premiers, les derniers : ceux de Beauce, que Bouli Lanners s'ingénie à rendre encore plus sinistres qu'ils ne sont. Le constat vaut aussi pour ses habitants, vus comme bas du front et méchants comme des teignes. Ok, Bouli, ce n'est qu'un décor pour un western rural et nous sommes au cinéma, pas dans la réalité, mais quand même !. Et il est vrai que les vestiges de la construction de l'aérotrain, restés à l'abandon depuis 1977, sont un beau terrain de jeu pour illustrer un scénario qui ne fait pas dans la gaieté, c'est le moins que l'on puisse dire (pratiquement pas d'humour, c'est triste). Malgré toute la sympathie qu'inspire l'acteur/réalisateur belge, il est difficile de ne pas trouver son film lymphatique, plutôt mal fichu et se mordant constamment la queue. Certains appelleront ceci de la poésie, c'est une question de point de vue. Lanners et Dupontel semblent s'ennuyer quelque peu mais ce n'est rien à côté des faibles participations de Michael Lonsdale ou du grand Max von Sydow qui paraissent s'excuser de dire bonjour avant de s'éclipser. Etrange, tout de même, de la part de Bouli Lanners, ce peu de conviction dans un film largement en dessous de Eldorado, Ultranova ou Les géants. Autrement dit, c'est son long-métrage le plus décevant depuis qu'il est passé derrière la caméra.
Anne M.
Anne M.

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4,0
Publiée le 29/01/2016
Quelque part au milieu de nulle part, en Belgique, dans une vaste plaine hivernale, détrempée, grise, jonchée de ruines industrielles, d'entrepôts de motels et restaurants de routiers. Parfois une éclaircie illumine l'ensemble. Bouli Lanners sait mettre en valeur ce paysage dévasté et lui donne la dimension des espaces américains, avec leurs routes interminables. L'histoire, elle met 3/4 d'heures à démarrer. Seul bémol que je mettrai dans ma critique. Ensuite les chemins empruntés par le scénario sont plutôt réjouissants et les deux chasseurs de primes se révèlent au spectateur petit à petit. Un indice sur eux qui ne trompe pas, c'est leur petit chien. Ce film est une bonne surprise, je trouve, un genre de western aux personnages décalés.
nicothrash60
nicothrash60

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2,0
Publiée le 28/01/2016
Sans doute le film de la semaine pour lequel j'avais le plus d'attente, ma déception est donc à la hauteur de celle-ci. Le départ laissait pourtant présager un excellent moment de ciné avec notamment une photographie impeccable et déroutante à la fois, on découvre les lieux, d'une immensité froide et tristement vides ... Le vide, voilà qui va être le point central du métrage mais nullement dans son sens oppressant malheureusement, il sera par contre parfaitement représenté par une intrigue d'une pauvreté absolue et un manque criant d'enjeu. En fait on tourne simplement en rond pendant 1h30, bien entourés certes puisque Max Von Sydow et Michael Lonsdale en guests viennent compléter un casting de qualité avec tout en haut l'excellent duo Dupontel/Lanners, mais au service de rien, ou si peu ... J'avais adoré "Eldorado" du même Bouli Lanners, plein de poésie et de messages, mais ici, l'ennui s'installe rapidement dans un climat étrange au premier abord et le pseudo message d'espoir, emprunt d'un manichéisme rebutant, laisse perplexe. En outre, la mayonnaise ne prend pas en terme de décalage et l'absence de rythme se fait extrêmement lourde au fur et à mesure que passe le film. Je trouve, une fois n'est pas coutume, la sortie de Bouli Lanners quelque peu prétentieuse, notamment dans l'étalage de guests, sa mise en scène manque cruellement de souffle et l'aspect émotionnel est mis au rebut. Au final, son "Les Premiers Les Derniers" n'a tout simplement pas grand chose à raconter. Une vraie déception.
Adrien B.
Adrien B.

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3,5
Publiée le 28/01/2016
Voila un film atypique et original quelque peu décalé porte par un excellent duo d acteurs. Il y a une véritable atmosphère qui se cree des le début et du coup des le début on rentre dans l univers de Bouli Lanners
dubtekos
dubtekos

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5,0
Publiée le 28/01/2016
Un superbe film esthétiquement magnifique et une réalisation des plus soignée. Poétique, mystique mais en même temps réaliste. Le choix des décors est fabuleux. Avec peu d'acteurs et un casting au petits oignons, le film nous projette dans un univers transcendant.
jeff21
jeff21

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2,0
Publiée le 28/01/2016
Film décevant avec une confusion des genres, tantôt social, tantôt policier ou western. Manque de profondeur pour cette production où même l'excellent Albert Dupontel ne parvient pas à donner au film l'élan et la réussite espérés....
PaulGe G
PaulGe G

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4,0
Publiée le 28/01/2016
dans la plaine déserte sous un ciel crépusculaire deux "marginaux" pistent deux ados en perditions ils évoluent dans un état de fin du monde surréaliste et sublime , les images sont d'une beauté rares, des dialogues ciselés ou rien n'est inutile la mise en scène discrète nous en met plein la vue c'est un perpétuel enchantement de cinéma quelle maitrise de jeu d'invention c'est du jamais vu , peut être que le maitre Luis.Bunuel. serait ravi Bouli vite un autre film.
cylon86
cylon86

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3,0
Publiée le 28/01/2016
C'est dans des plaines désolées et bercées par le vent que Cochise et Gilou, deux chasseurs de primes sont sur la piste d'un téléphone portable. Celui-ci, contenant une vidéo compromettante pour leur employeur, a été volé par Willy et Esther, un couple de marginaux persuadés que la fin du monde approche. Et ce n'est pas la Beauce mise en scène ici qui nous fera penser le contraire ! En quelques plans de paysages et de gueules de cinéma, Bouli Lanners nous plonge dans son univers. On pense au western et à ses codes mais au final, le cinéaste s'éloigne des rednecks et des duels au revolver pour se centrer sur une mélancolie omniprésente, balayant le film de bout en bout. Une mélancolie qui nous parle mais qui n'est pas dénuée d'espoir car il y a encore de la bonté dans les personnages. Un peu lent, parfois déconcertant dans le traitement de ses personnages, "Les Premiers, les Derniers" a au moins le mérite de proposer un univers de cinéma bien particulier où un humour un peu décalé et où des trognes de cinéma (Lanners lui-même, Albert Dupontel, Michael Lonsdale, Max von Sydow, Serge Riaboukine) côtoient de superbes paysages dans une ambiance de fin du monde pas si oppressante que ça. Singulier et atypique, voilà un film traversé par de jolies fulgurances, dispensant au final une belle ode à l'espoir et à la vie.
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