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Ballerina
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ballerina" et de son tournage !

Un rôle en or

C'est la première fois que Camille Cottin doublait un personnage de film d'animation. L'actrice se reconnaît particulièrement en Félicie : "J’ai moi aussi rêvé d’être danseuse mais je n’avais pas la technique : c’est un rôle que l’on ne m’aurait jamais proposé pour de vrai alors doubler Félicie a été une opportunité en or", confie-t-elle.

Entre rêves et aspirations

C'est Malik Bentalha qui prête sa voix à Victor, qui rêve d'être un inventeur. Un personnage plein d'ambition et de rêves dans lequel s'est grandement reconnu l'humoriste : "Je suis comme Victor, un éternel amoureux de Paris. Quand je suis arrivé dans cette ville, c’était avec la conviction folle de devenir humoriste et j’y suis arrivé", déclare-t-il. "Victor a raison de persévérer : il a un don ! Travailler avec Gustave Eiffel est un rêve qu’il concrétise. Il a trouvé son mentor, lui aussi. Ce thème de la filiation évoque des choses très personnelles : dans mon métier, on est souvent adoubé par nos pairs et c’est de cette manière qu’on progresse. Dans le passé, j’ai eu la chance de croiser le chemin de gens comme Jamel Debbouze et Gad Elmaleh. C’est un privilège d’avoir face à soi des exemples de réussite, des modèles dont on s’inspire ensuite pour s’inventer, se trouver soi-même".

Doublage difficile

Si Malik Bentalha a déjà fait du doublage pour Monstres Academy, celui de Ballerina s'est révélé un exercice plus périlleux. "La voix de Victor est proche de la mienne. J’en ai facilement trouvé la tonalité ; ce sont les intentions qui étaient plus délicates à définir. (...) Passer d’un état à un autre en s’adaptant au rythme de l’animation est un exercice d’acrobatie. Le personnage de Victor est souvent en ruptures, il passe de la joie à la déception en quelques répliques... surtout lorsqu’il déçoit Félicie ! Je suis humoriste, je viens de l’improvisation, elle me nourrit chaque soir sur scène mais sur Ballerina, il y avait un cadre à respecter. On a eu la chance de pouvoir adapter certains dialogues à notre sauce, ajouter de petites vannes... mais je me suis contrôlé pour ne pas en rajouter au niveau de l’impro", confie-t-il.

Genèse

Le projet de Ballerina remonte à 2010 et s'appelait à l'époque La véritable histoire des petits rats de l’Opéra. Trois ans ont ensuite été nécessaires pour vraiment développer une idée. Les producteurs Nicolas Duval-Adassovsky, Laurent Zeitoun et Yann Zenou n'avaient même pas d'expérience en animation avant de se lancer dans l'aventure. Ainsi, c'est en 2013, que le film a commencé à véritablement prendre forme avec ce qui serait son titre définitif, Ballerina.

Être au sommet

Nicolas Duval-Adassovsky, Laurent Zeitoun et Yann Zenou avaient clairement pour intention d'égaler les studios américains en termes de qualité d'animation, d'esthétique et de féérie. À l'opposé des budgets de 200 millions de dollars, ils disposaient de 30 millions de dollars pour réaliser le film de leurs rêves. Une partie de la production a été délocalisée au Canada tandis que tous ont redoublé d'efforts et d'imagination pour tenir le budget.

De la motion capture au keyframe

Pour figurer les moment de danse de Félicie à l'écran, il était d'abord question d'employer les techniques de la motion capture, comme l'explique Laurent Zeitoun : "On a commencé par tester la motion capture, en habillant une danseuse, en l’occurrence Aurélie Dupont, avec des capteurs qui transmettaient à l’ordinateur les points de mouvement. Étrangement, les premiers rendus offraient une sensation d’inertie alors que c’était le calque fidèle de ce que faisait la danseuse". Devant cet échec, une autre technique a donc été privilégiée, celle du keyframe : "On voulait davantage de sophistication, de dynamisme dans la danse et les émotions. La technique du « keyframe », c’est-à-dire de l’animation par image-clés, nous a permis d’atteindre cet objectif. Grâce à Ted Ty, notre directeur de l’animation qui a travaillé pour Disney et DreamWorks. (...) C’est ainsi qu’on a pu coller au côté « bigger than life » de l’histoire et de l’animation".

Travail de longue haleine

Un an et demi de travail a été nécessaire pour concevoir le story-board ; une étape essentielle qui a permis de rediscuter le scénario et de valider chaque séquence, comme une sorte de pré-montage.

Reconstitution historique

Le Paris de 1879 a été reconstitué avec une minutie et un sens du détail particuliers. Yann Zenou raconte : "C’est le résultat de la vision de Florent Masurel, notre directeur artistique. Il a littéralement vécu le Paris de cette époque : il a effectué pendant six mois un travail de recherches hallucinant, tant au niveau visuel que graphique. Pas une photo ne lui a échappé ; il s’est intéressé aux peintures, aux gravures, à la littérature ; il a digéré le contexte social et politique, étudié toutes les rues, tous les métiers. Avec en ligne de mire, la mutation que vivait alors la capitale sous l’impulsion du baron Haussmann qui commençait à élargir places et avenues". L'Opéra, construit un peu plus tôt, est particulièrement réussi : "Florent a retrouvé tous les plans d’origine dans les archives de l’Opéra. On a fait appel à des architectes indépendants qui ont recréé la structure du bâtiment pour ensuite la modéliser. Tout est modélisé dans le film : c’était un travail titanesque !", s'enthousiasme Laurent Zeitoun.

Inventer les chorégraphies

Ce sont Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard qui ont élaboré les chorégraphies des personnages de Ballerina. "Jérémie et moi avons choisi des rythmiques et imaginé la chorégraphie jusqu’au plus petit détail, comme l’assiette que Félicie fait valser dans la cuisine de l’orphelinat ou le coup de balai qu’elle passe sur la scène en faisant une pirouette !", explique la danseuse. Certains mouvements sont même impossibles dans la vraie vie.
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