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Préjudice
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note moyenne
3,3 209 notes dont 48 critiques
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48 critiques spectateurs

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Sally Ecran et toile

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4,5Excellent • Publiée le 14/10/2015

Certains d’entre vous restent peut-être imperméables au cinéma belge et cela peut (parfois) se comprendre. Pour vous réconcilier avec le 7ème art de notre plat pays, nous vous suggérons de vous rendre à la projection de « Préjudice », du jeune réalisateur Antoine Cuypers. Car derrière ce nom presqu’inconnu se cache un cinéaste qui a tout des Grands et qui marquera, à coup sûr, son temps ! Par choix, nous décidons de ne pas trop dévoiler l’intrigue du film. En effet, rien de tel que de vous asseoir vous-même à la table de cette famille aux apparences ordinaires mais qui dans le fond, dysfonctionne totalement. Le temps du film, vous deviendrez des spectateurs privilégiés et impuissants d’une violence latente, de non-dits oppressants et d’un orage relationnel réaliste qui ne pourra que laisser des traces dans le cœur de nos personnages comme dans le nôtre. Parlons de la réalisation. Antoine Cuypers a fait le choix d’un huit clos pour mettre en exergue son scénario, écrit à quatre mains avec l’auteur Antoine Wauters (« Nos Mères » aux éditions Verdier). Le cinéaste parvient à suspendre le temps afin que chacun puisse faire la connaissance de chaque membre de la famille dans un temps presque réel. Il fait battre nos cœurs de stress (au rythme d’une batterie folle qui se déchaîne comme celle de « Birdman ») et joue avec nos émotions. Il offre des images sublimes, comme celle de l’orage qui se déchaîne et qui pourtant se déroule au ralenti. Il filme ses comédiens avec intensité, qu’il s’agisse du regard désolé d’Arno ou le visage fermé de Nathalie Baye. Il parvient à nous mettre mal à l’aise sans que cela ne devienne malsain pour autant… Bref, il nous offre un cinéma intelligent et donne un aperçu d’une réalité insupportable et pourtant vécue par certains d’entre nous car le cinéma, c’est aussi le reflet de la société, avec ce qu’elle a de meilleur… ou ce qu’elle recèle de pire. A cela, ajoutons que, pour avoir eu l’immense plaisir de le côtoyer à la sortie de l’avant-première, on peut attester qu’Antoine Cuypers est rempli d’humilité autant que de talent ! Très à l’écoute, il laisse à chacun la possibilité de trouver dans son film, une clé de lecture personnelle. Très modeste sur sa réalisation, passionné autant que passionnant, il dépasse pourtant de loin certains de ses confrères. Nous lui souhaitons sincèrement le meilleur et une carrière prolifique associée une juste reconnaissance de son travail par le monde (parfois impitoyable) du cinéma. Pour parfaire son œuvre, il a fait confiance à un casting de choix. En tête de liste, l’impressionnant Thomas Blanchard. Quasiment inconnu du grand public, il offre une prestation énorme et mémorable ! Il crève réellement l’écran et fait montre d’un talent incommensurable ! Il n’interprète pas Cédric, il l’est. Différent des autres, conscient de sa situation et incompris, il jongle avec les émotions, passant de la douceur à la colère avec brio. Face à lui, une Nathalie Baye, talentueuse comme toujours. Elle joue une mère fermée, froide, distante, incapable de gérer réellement une situation qui la dépasse. D’apparence solide, elle a tout d’un géant aux pieds d’argile. Arno, le père de famille, n’en est pas à son premier coup d’essai. Chanteur mais aussi acteur (« J’ai toujours rêvé d’être un gangster », « Komma », « Mon papa d’Amérique ») il incarne sans doute celui qui se rapproche le plus du spectateur : impuissant face à la situation, il ne juge pas, ne se prononce pas et observe sans agir la souffrance de sa famille. Son regard est profond, ses émotions sincères, son jeu juste… il est tout simplement parfait ! Là où le réalisateur (et co-scénariste) a été une fois de plus judicieux, c’est qu’il a fait en sorte qu’aucun des personnages ne soit réellement au second plan. Ainsi, Ariane Labed (aux faux airs de Kristen Stewart, le talent en plus !), Eric Caravaca, Cathy Min Jung, Julien Baumgartner et le tout jeune Arthur Bols, ont tous une place prépondérante dans le long-métrage et y ajoutent une implication personnelle remarquable ! Antoine Cuypers nous a d’ailleurs confié que l’équipe de comédiens était réellement soudée et n’a pas hésité à investir du temps dans le tournage du film, même lorsqu’ils n’étaient pas indispensables aux scènes tournées. Preuve en est qu’il a su fédérer des acteurs d’univers différents, qui n’avaient lien entre eux et qui, au final, constitue une vraie famille. S’il a fallu cinq ans au film (de l’écriture du scénario à sa post-production) pour qu’il voie le jour, il faut reconnaître que la patience est la mère de toutes les vertus et que le film présenté est irréprochable. Une chose est certaine, qu’on aime ou qu’on apprécie moins l’expérience cinématographique vécue, on ne sort pas indifférent de la projection de « Préjudice ». C’est un vrai bijou qu’il faut découvrir sans tarder et que nous ne cesserons de recommander ! http://www.ecran-et-toile.com/octobre-2015/prejudice

ffred

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4,5Excellent • Publiée le 06/02/2016

On a déjà eu maints exemples de repas de famille qui dérapent, au cinéma, et finissent en règlement de compte. Celui-ci est aussi étrange qu'intense et cruel. Pour son premier long métrage, Antoine Cuypers fait preuve d'une belle maîtrise. Tant sur le fond que sur la forme. Le temps d'un huis-clos dans une maison bourgeoise, on assiste à l'affrontement entre une mère et son fils. Sous l'oeil abattu, résigné, énervé ou surpris du reste de la famille. On ne saura jamais de quel mal souffre le jeune garçon. Et c'est sans doute aussi bien. La mise en scène, le scénario et les dialogues du jeune réalisateur sont donc maîtrisés de bout en bout. D'entrée une ambiance tendue, inquiétante voir malsaine s'installe et nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute. La réussite tient aussi dans la qualité de l'interprétation. Le face à face Nathalie Baye (impeccable)–Thomas Blanchard (une vraie révélation) est formidable. Le duo écrase malheureusement le reste du casting, duquel émergent tout de même le chanteur Arno, très convaincant en père compréhensif mais qui semble avoir rendu les armes, et Ariane Labed très bien dans le rôle de la sœur. L'ensemble pourra sans doute rappeler des souvenirs à certains. Bizarrement, même si très différent, j'ai pensé au Canine de Yorgos Lanthimos (par ailleurs époux à la ville d'Ariane Labed). Au final, Préjudice est une vraie réussite. Un film troublant, dérangeant et angoissant mais toujours passionnant. Et de belles promesses pour son réalisateur et son acteur principal. http://lecinedefred2.over-blog.fr

desiles ben

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 16/02/2016

Il paraît qu'il y a dans chaque famille un mouton noir... Dans le film "Préjudices", c'est Cédric la brebis galeuse. Célibataire, vivant toujours chez ses parents, enfermé dans son monde, ses obsessions et ses rêves, sa quête d'attention est insatiable. Rejetant autant que rejeté, en demande d'amour mais incapable de se faire aimer, il tyrannise sa famille qu'il rend responsable de l'inconvénient d'être né.. Cela donne un film d'une incroyable violence psychologique et d'une tension extrême. On guette à chaque instant le moment où la corde par trop tendue va se rompre et où va se produire l'irréversible basculement dans la folie. L'acteur principal avec son visage de Christ aux outrages est extraordinaire. Mais tous les autres comédiens sont également excellents. Ce film est un chef-d'oeuvre. A voir absolument !

Pauline_R

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3,5Bien • Publiée le 10/02/2016

Un huit-clos un peu perché mais haletant et prenant de bout en bout. Le film arrive à montrer et démonter tous les non-dits, peurs et ressentiments qui traversent les différents personnages depuis des années. On pense regarder un début de thriller mais on est en face d'un drame psychologique toujours mouvant et qui ne cesse de nous questionner sur la véracité et la transparence de chaque personnage, les liens qui les unissent. Tout est plus ambigu qu'on ne pouvait le croire et c'est assez passionnant. Au centre du film, Thomas Blanchard est incroyable dans ce rôle de fils asocial et quand même bien flippant. Il est entouré d'une pléiade de très bons acteurs, Nathalie Baye en tête, ici à son meilleur.

WutheringHeights

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4,0Très bien • Publiée le 07/02/2016

un premier film plein de maîtrise et intelligemment bâti sur les névroses familiales. Nathalie Baye et Thomas Blanchard sont épatants. LA SUITE : http://www.hugobrown.net/2016/02/prejudice-un-film-de-antoine-cuypers.html

Esteban B.

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 07/02/2016

Le film mets parfaitement en valeur l'ambivalence naturelle de l'humain, ici de la mère et de son fils (amour/haine, domination/soumission).

Michel i

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3,5Bien • Publiée le 04/02/2016

Beau jeu de massacre et règlements de compte autour d'un repas de famille.Le fils qui vit encore chez ses parents cristallise tous les non-dits et est lui même un acteur dérangeant du micro-drame.Le chanteur Arno en père mutique et surtout Nathalie Baye en mère aimante,ambigue et cruelle à la fois ,sont étonnants.

closer444

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4,0Très bien • Publiée le 04/02/2016

Pour un premier film, Antoine Cuypers fait preuve d’une sacrée maitrise formelle tout autant qu’un excellent sens du récit. Il a lui-même écrit le scénario qui semble banal à première vue mais déploie petit à petit sa litanie psychologiquement malsaine. Ce film belge vous fait entrer dans la maison familiale où se déroule l’action pour ne plus vous en faire sortir et vous procurer un fameux sentiment d’étouffement et de malaise. On sent bien que quelque chose cloche dans cette famille. Qu’il y a un dysfonctionnement voire un secret enfoui qui se tapit entre ces murs. Et celui qui cristallise ce stress cinématographique est le jeune Cédric (incarné par la révélation Thomas Blanchard, aussi attendrissant que terrifiant). Différemment d’un film d’horreur puisque ici il s’agit d’un contexte réel, mais de manière tout aussi prégnante, « Préjudice » instaure une terreur sourde dans nos têtes. La tension monte crescendo et on sent bien que les échanges verbaux vont aller de mal en pis ; suivis d’une violence intérieure et psychologique plutôt que physique, prête à exploser à tout moment. C’est la première réussite du metteur en scène : installer un climat et une ambiance anxiogène tout en créant un sentiment de peur insidieuse, de celle de la vie de tous les jours, concrète et crédible. Celle de l’explosion du cocon familial, signe de réconfort ultime et valeur morale refuge dans la société actuelle. Ces dérèglements familiaux le temps d’une réunion de famille ont maintes fois été vus au cinéma dans une pléthore de comédies aux drames les plus extrêmes comme l’exemple phare, le célèbre « Festen » de Thomas Vinterbeg, ou le récent et sous-estimé « Un été à Osage County ». Mais le cinéaste belge parvient vite à faire entendre sa petite musique singulière. La précision de sa mise en scène est chirurgicale et il sait optimiser chaque recoin de la grande demeure où se déroule l’action avec pragmatisme et logique. Il en va de même pour ses plans méticuleusement préparés, toujours dans le même but : créer le malaise. Aidée par une Nathalie Baye en très grande forme qui prend plaisir après le sympathique thriller « La Volante » à se mettre en danger dans des rôles inconfortables chez nos voisins belges. Quant à la conclusion et la morale finale, elles sont à vous glacer le sang par leur nihilisme. Un drame que ne renierait pas Michael Haneke et qui mérite d’être vu pour son homogénéité formelle et sa puissance de frappe psychologique. https://www.facebook.com/cinemapassion4444/

Fidelou

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3,5Bien • Publiée le 04/02/2016

Le cinéma raffole des repas de famille qui tournent au fiasco. Pourtant, quand ils réunissent dans leur maison leurs trois enfants, Caroline et son mari, Laurent sa femme et leur petit garçon et Cédric, la trentaine, qui vit avec eux en raison d’un handicap, les parents se font d’abord une fête de la prochaine maternité de leur fille. Le diner sur la terrasse est interrompu par un orage. Le repli à l’intérieur n’empêche pas « quelque chose de terrible de continuer à gronder dans la caverne des ours ». Quand Cédric s’embarque dans un extravagant « copié-collé » du Guide vert de l’Autriche ou il compte se rendre, on laisse faire. Mais quand il digresse sur la différence de traitement au sein de la famille, ça grince. « T’es différent », lâche sa sœur. « On est tous différents », répond Cédric. « Oui, mais en plus toi t’es inapte »… On n’est pas loin du règlement de comptes de Festen. L’offensé exigera le pardon, qui finira par déchirer un peu plus la famille sur l’acceptation de la différence. Sur un sujet casse-gueule, Préjudice est un film dur et tendu. Magnifiquement réalisé avec quelques superbes plans (l’orage, la tirade autrichienne…) Avec des dialogues trempés dans le curare et un casting épatant emmené par une Nathalie Baye redoutable d’ambiguité… C’est tellement bien maitrisé que le résultat ressemble à tout sauf à un premier film. Mises à part les cinq dernières minutes, il n’y a rien à se faire rembourser pour ce préjudice-là. Pas étonnant que l’actrice vedette voit en Antoine Cuypers un futur grand réalisateur. http://fidelou.over-blog.com

CharlotteTu

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4,5Excellent • Publiée le 09/10/2015

Dès la première seconde, nous plongeons dans l'ambiance du film qui nous habitera pendant longtemps après. L'estomac noué, la bouche sèche.. Ca faisait un bail (sans jeu de mot) qu'un film ne m'avait pas bouleversé à ce point. Des regards, des non-dits, des ressentis, des paroles tranchantes, des questionnements, le tout agrémenté d'un casting parfait, Thomas Blanchard (que je découvre) est tout simplement époustouflant. Certes, je ne le conseillerais pas à n'importe qui, ce film se vit, se ressent, et se réfléchit.

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