Troisième volet de la franchise, une fois de plus réalisé par Wes Craven, Scream 3 n'a même plus le goût du réchauffé mais carrément celui du brulé et cette soupe est difficile à digérer tant cette itération n'est qu'une énième repompée des deux précédents opus en moins bien. L'histoire se déroule quelques temps après les événements de la fac de Windsor et nous fait à nouveau suivre la survivante Sidney Prescott désormais recluse chez elle dans une maison perdue au milieu des bois non loin de Los Angeles. Mais la jeune victime, ainsi que Gale, Dewey et les acteurs du film Stab 3 vont encore une fois se retrouver confrontés à Ghostface qui assassine un à un les comédiens dans l'ordre du script dont il existe trois versions, compliquant la tâche pour protéger ces proies. Ce scénario n'évolue malheureusement pas du tout par rapport à ses ainés, ce qui fait qu'on est à aucun moment surpris pendant près de deux heures peu intéressantes. On ressent le manque d'inspiration dès la scène d'ouverture beaucoup moins iconique que les deux précédentes, et cela se poursuit tout du long de cette intrigue se contentant du stricte minimum. Celle-ci manque de rythme et accouche de scènes beaucoup moins marquantes et moins inspirées au niveau des meurtres manquant de brutalité. Globalement, la violence est atténuée et le ton moins horrifique malgré les quelques hallucinations de Sidney. On en apprend tout de même d'avantage sur la mère de cette dernière grâce à cette tragédie familiale. La mise en abyme est elle toujours présente et encore plus poussée avec les coulisses de la création d'un long-métrage s'inspirant de la franchise. Ce troisième opus est également utilisée afin de faire une satire des conclusions de trilogies de films. On retrouve aussi, comme toujours, des clins d'œil et des références aux autres productions du genre. Hélas, tout cela à du mal à prendre à cause des personnages beaucoup moins attachants. En effet, on ne retrouve plus ici l'effet de groupe aux liens étroits dans lequel se cachait les présumés coupables donnant ainsi tout le sel aux rapports. Les nouveaux protagonistes ne sont pas assez proches de Sidney pour rendre la recherche du suspect prenante. On retrouve tout de même avec plaisir les visages iconiques de la licence que sont ceux de Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette et Liev Schreiber. Les nouveaux sont eux largement moins mis en valeur et développés, les rendant vite oubliables à l'image de Parker Posey, Patrick Dempsey, Scott Foley, Deon Richmond, Emily Mortimer, Jenny McCarthy ou encore les petites apparitions de Kelly Rutherford et Carrie Fisher. Tous ces rôles entretiennent des relations manquant de liant entre les nouveaux et les anciens, en plus de bénéficier de dialogues assez quelconques. L'ensemble est toujours bien réalisé de la part de Wes Craven même si sa mise en scène est moins impactante. La faute en partie à des lieux et des décors moins mémorables. La b.o accompagnant ce visuel reste qualitative et dans le ton, même si ses notes, une nouvelle fois signée Marco Beltrami, sont aussi moins marquantes. Reste une révélation toujours plus capillotractée avant de s'achever sur une fin appréciable grâce à sa symbolique, venant mettre un terme à Scream 3, qui, en conclusion, n'apporte pas assez de choses en plus et se contente de copier ses ainés, faisant de lui un film sans réel intérêt et donc dispensable.