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alain-92
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4,0
Publiée le 25 avril 2016
Outre les difficultés rencontrées pour le financement du film, la réalisatrice, Leena Yadav, a déclaré : "Lors de nos repérages pour les scènes en extérieur, nous avons visité une bonne trentaine de villages aux environs de Bhuj, du Gujarat et du Rajasthan. On nous a interdit d’y tourner, car les villageois n’approuvaient pas qu’une femme dirige une équipe, porte des pantalons, ne se couvre pas la tête et parle ouvertement aux hommes. Contre toute attente, ce sont les hommes de la jeune génération, ceux qui sont aux commandes aujourd’hui, qui ont eu le plus de mal à accepter une femme émancipée comme chef d’équipe." Une déclaration qui met en avant la condition féminine dans cette contrée, ce pays, et qui mérite largement d'être soulignée pour le courage nécessaire à mener pareille entreprise. Dénoncer l'intolérable et ancestral patriarcat, certes, mais sans cacher une autre réalité. Le scénario démontre parfaitement le cheminement de certaines femmes, perdues dans des rites d'un autre temps, qui vendues pour des mariages forcés dès leur plus jeune âge, deviendront, éventuellement, à leur tour des marâtres autoritaires et sans pitié. Le film est éclatant de couleurs, enthousiaste et évite tout pathos. La photographie magnifique, révèle toute la beauté de cette contrée et plus encore, celle des principales protagonistes. Quatre formidables actrices, qui, grâce à leur talent, imposent un dynamisme joyeux. Leur détermination résonne comme un grand cri d'espoir. La caméra magnifie ces femmes dans leurs saris colorés. La réalisatrice les rend sublimes dans quelques scènes dénudées, dont une très belle scène d'amour. L'ensemble du casting, l'habile construction du scénario, la formidable bande-son et la réalisation parfaite, font de La Saison des Femmes un très beau film. Nécessaire aussi, pour saluer le courage de ces femmes qui doivent se battre contre une domination masculine qui les prive, aujourd'hui encore, de l'essentiel. Le libre choix et l'égalité.
Film lumineux et plein de couleurs. La solidité de 4 femmes fait face au poids d’une tradition patriarcale oppressive. L’amour est un négoce qui plonge leur quotidien dans l’alcool, la violence, et le mépris, un rêve peut-être accessible derrière la vibration d’un smartphone…
L'Inde offre un traitement des femmes tout à fait barbare. Que des hommes disposent ainsi du pouvoir sur les femmes est terrifiant. Ce n'est pas au nom de l'islam qu'il en est ainsi, mais peu d'hommes apparaissent sympathiques dans ce film. Le combat féministe est loin par ici, mais il est de nombreuses régions du monde, où la violence masculine est la norme. La stérilité est nécessairement reprochée à la femme, comme si dépendait d'elle seulement la fécondité. Que les femmes ne lisent, ni ne s'instruisent, car alors elles pourraient "dépasser" les hommes. Quelle tristesse de raisonner encore ainsi aujourd'hui. Cependant nous débrouillons-nous avec plus d'aisance en occident, la question reste ouverte... Voici un film, qui oblige à penser la différence des sexes et les rapports homme/femme, ainsi que la loyauté des parents vis-à-vis de leurs enfants. Une dote vient en place de la fille donnée en mariage. Les parents de la fille renoncent ainsi moyennant finances à garder un lien avec leur fille. Drôle d'affaire tout de même ! Quand le culturel ou le cultuel dominent, ça ne me dit rien qui vaille...
Cetes ce film Bollywoodien utilsie des canons cinématographiques différents de ceux auxquels nous sommes habitués, certes certains acteurs ne sont pas très bons, certes il est engagé, ne fait pas dans la nuance et est plein de parti pris, mais ce plaidoyer pour l'émancipation de la femme, porté par une veuve, une femme battue, une prostituée et une adolescente mariée contre son gré véhicule un message optimiste en nous montrant sur de très jolies images, des femmes qui luttent contre les lois et préjugés de la communauté patriarcale et archaïque à laquelle elles appartiennent, ont soif de vivre libres et assument ce qu'elles sont. Il aurait pu, malheureusement, être tourné dans beaucoup d'autres pays du monde, pays dans lesquels il ne sera peut-être même pas projeté
Entre la photographie sublime, la qualité du jeu des actrices (et des acteurs) et les musiques, « La Saison des Femmes » est une ode à la féminité et à la liberté. Qui que l’on soit et d’où que l’on vienne, on est touché par le sort de ces femmes nées au mauvais endroit. Alors, prêts pour le voyage ?
En Inde, quatre femmes aux vies différentes subissent le poids du pouvoir de l’homme et de la tradition, chacune à sa manière. En se rapprochant les unes des autres, elles réfléchissent à leur condition et à une façon de se rebeller. Voici un beau film sur la femme et sa condition en Inde. Le destin si injuste des femmes dans cette fiction n’est pas loin de la réalité. Loin du brillant de Bollywood, la réalisatrice dénonce le pesant patriarcat toujours en vigueur dans ce pays rétrograde en ce qui concerne le droit des femmes.
Afin de pouvoir s'offrir un mince espace de liberté, les femmes, dans ce village indien, sont ou des épouses vendues à coups de dots, ou des mères, ou des cuisinières, ou des artisanes méritantes, ou voire même des objets sexuels. C'est le triste constat que fait la réalisatrice, Leena Yadav, qui introduit son film d'ailleurs par un remerciement aux femmes qui ont bien voulu lui donner la matière de son récit. Il ne s'agit pas d'un reportage sur la condition féminine en Inde, et pourtant ô combien d'actualité quand on pense aux affaires récentes de viols commis sur des femmes, mais bien d'un film pour le cinéma. La réalisation est en effet plus que soignée. La photographie est magnifique, et les costumes, les maquillages surtout mettent en exergue ces jeunes-femmes, de 15 à 32 ans, qui illuminent de beauté et de courage. La réalisatrice a créé une œuvre politique et féministe au sens noble des termes. Ces femmes, déjà pour l'une d'entre elles mère à 32 ans d'un adolescent qui deviendra un homme comme les autres, rongé par l'alcool et la violence, se battent pour leur liberté, du moins, une respiration dans une vie qu'elle savent de toutes façons condamnées à l'ignominie masculine. Le film ne plonge pas dans le gouffre de la désespérance. Il alterne entre des scène profondément déterministes où l'on se résout à penser que l'oppression des femmes en Inde est inexorable, et des scènes au contraire empreintes d'un espoir certain que la libération est possible. Naturellement, on pense aux récents films "Les femmes du bus 678" ou le formidable "Much Loved" ou le touchant "Wadjda" qui offraient des portraits de femmes jeunes, sublimes, en proie avec les contradictions et la violence de notre temps. Cette fois, la réalisatrice s'engage dans une œuvre certes dure, lucide, mais dont l'espoir de renaissance et de vie constitue le moteur essentiel du récit. "La saison des femmes" donne envie de s'accrocher, de crier aux possibilités du bonheur, dans ces territoires éloignés où le manque d'éducation, le déterminisme béat, la pauvreté condamnent doublement celles qui pourtant font tourner le monde. "La saison des femmes" est un film indispensable, et dont le succès en salle n'est qu'une juste récompense au combat qui doit s'engager durablement pour la liberté de pensée, d'intégrité et de joie.
Dans ce très grand film indien, nous suivons le destin de quatre femmes qui tentent d'échapper aux traditions ancestrales de leur pays qui font d'elles des femmes soumises. Et autant dire que les comédiennes s'avèrent aussi sublimes que convaincantes, avec une mention spéciale pour la très belle Surveen Chawla. Les images sont magnifiques, la mise en scène de Leena Yadav déploie pas mal d'énergie et l'histoire est vraiment très touchante et émouvante. "La Saison des Femmes" est donc une oeuvre forte, rempli d'émotions et qui nous révolte quand on voit de quelle manière les hommes traitent leurs femmes dans ce pays.
L'état du Gujarat se situe à l'ouest de l'Inde, il est limitrophe avec le Pakistan, le Rajasthan, le Madhya Pradesh et le Maharashtra. 90 % de sa population est hindouiste et ce fut le premier état de l'Inde à interdire la vente et la consommation d'alcool. Des détails qui ont leur importance lorsqu'on constate que, dans ce film, les hommes dessoulent rarement, ce qui n'arrange pas beaucoup les affaires de leurs mères et de leurs épouses, méprisées, trompées, battues, etc. En fait, seuls 3 hommes sont montrés de façon positive dans "La saison des femmes" : un jeune entrepreneur qui donne du travail aux femmes sans chercher à les exploiter, ni financièrement, ni sexuellement ; un jeune homme sincèrement amoureux de la jeune fille de 15 ans qu'on a marié de force à un autre parce les moyens financiers de sa famille étaient insuffisants ; un homme qui connait sur le bout des doigts l'art des caresses et qui, à ce titre, arrive, lui, à donner du plaisir aux femmes. Ses seuls concurrents : les téléphones portables dont les vibrations peuvent avoir un effet qu'on ne soupçonnait pas ! Leena Yadav se focalise surtout sur 4 femmes : Bijli, une danseuse / prostituée qui n'hésite jamais à ruer dans les brancards ; Rani, une jeune femme qui fut mariée et mère à 15 ans, qui fut trompée et battue par son mari et qui, ayant arrangé un mariage, pour son fils de 17 ans, digne fils de son père, commence par vouloir transformer sa belle-fille de 15 ans en bonne à tout faire, exactement comme l'avait fait sa belle-mère avec elle ; Janaki, la belle-fille de 15 ans ; Lajjo, une jeune femme au mari très violent et qui, n'ayant jamais réussi à être enceinte, se croit stérile. Petit à petit, l'une entrainant l'autre, ces 4 femmes vont finir par comprendre qu'elles peuvent vivre sans les hommes, tout du moins certains d'entre eux. Dans ce film particulièrement attachant, à la fois social et politique, la réalisatrice a glissé quelques scènes qui doivent quelque chose au cinéma de Bollywood, des scènes qui, finalement, passent très bien car elles ne sont pas du tout appuyées. Des scènes qui permettent aussi d'entendre quelques ghazals et de la musique qawwali, ce dont on ne se plaindra pas ! Parmi les interprètes, une seule tête que je connaissais déjà : Tannishtha Chatterjee qui interprète le rôle de Rani et qui avait, entre autres, un rôle important dans "Siddharth". On notera enfin que ce film, censé se passer dans l'état du Gujarat, a été tourné au Rajasthan.
Des femmes du gujarat tentent de survivre dans un monde ultra machiste où la femme n'a qu'un rôle d'esclave. Sexuelle ou domestique. Mais elles ont de la volonté ces femmes et surtout la prostituée qui va les aider à prendre en mains leur destin. Très beau film
Quatre femmes prennent enfin le pouvoir : telle est l'accroche un poil exagéré du film de Leena Yadav. La saison des femmes est d'abord une dénonciation sans équivoque du cercle vicieux de la misogynie qui perdure en Inde, en particulier dans les zones rurales et, précisément ici dans l'Etat du Gujarat. Avec une force de conviction peu communes, la réalisatrice montre et démonte les rouages d'une société fondée sur le patriarcat où le rôle des femmes se limite à celui de reproductrice et/ou d'objet sexuel. En détournant les codes de Bollywood et en les utilisant à ses fins dénonciatrices, le film contient un aspect kitsch et sentimental, voire caricatural, totalement assumé. Le contraste avec certaines scènes violentes d'un réalisme saisissant est d'autant plus efficace. Maintenant, il est plus que douteux que La saison des femmes sorte en Inde sans être censuré. Mais le film existe et sera vu d'une façon ou d'une autre. C'est déjà une avancée pour la cause féministe ou simplement humaine devrait-on ajouter.
Comme dans "Mustang" et "Much loved", "La saison des femmes" aborde la condition des femmes, dans l'Inde cette fois-ci. Mué d'une énergie assez incroyable (merci aux acteurs), le film est un véritable tourbillon d'émotions qui emporte tout sur son passage : irrésistible !