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3,5
Publiée le 21 juillet 2014
Une affaire de goût, Le goût des autres, deux films avec goût dans le titre nominés au César du meilleur film en cette année 2000 même si c'est finalement le film d'Agnès Jaoui qui a remporté le trophée. Deux films à la mise en scène assez plate, où les protagonistes parlent beaucoup. Est-ce gênant ? Non. Dans Une affaire de goût, le journaliste Bernard Rapp arrive par moment à distiller une ambiance poisseuse mais c'est par moment justement. Le reste du temps, comme la réalisation, le film dans son ensemble reste trop sage, trop en surface, trop scolaire avec ses flash-back explicatifs qui perdent surtout le spectateur en début de film. Je ne peux m'empêcher de me demander quel aurait été le résultat si, derrière la caméra, il y aurait eu un Claude Chabrol à la place. Je reconnais tout de même que les acteurs sont bons en particulier Bernard Giraudeau trop tôt disparu. Ce qui est la moindre des choses puisque le film joue à fond la carte du face à face entre un riche industriel et son goûteur. Une relation professionnelle dérivant peu à peu vers une relation perverse, bouffant le quotidien des deux hommes. Assez frustrant, donc.
Bernard Rapp réalise là un film à la forme quelconque mais au fond plutôt intéressant. En effet, si la construction en flash-back n'apporte pas grand chose au film, le duel entre Giraudeau et Lorit se révèle particulièrement original. Grâce à l'opposition de leur jeu d'acteur, la tension est palpable, et la relation entre les deux différents personnages s'éloigne des clichés. Le fameux rapport évolutif dominant-dominé, avec celui qui l'on croyait être le dominant et qui se révèle être finalement le dominé est ici laissé de côté. Ce qui nous est proposé, c'est une relation de fascination mutuelle, retranscrite à l'écran avec subjectivité, et donc intelligence. "Une affaire de goût" est globalement bien tenu, même si son final, presque attendu et finalement imparable, nous laisserait presque sur notre faim.
Mis à part le jeu de Girodeau, il n'y a vraiment rien à sauver dans cette catastrophe cinématographique. C'est lourdingue, téléphoné, complètement invraisemblable du début à la fin, d'une bêtise affligeante et en plus ça n'avance pas. Mal écrit, bâclé, sans aucun intérêt. On se demande vraiment qui a pu greenlighter un projet pareil; la plupart des téléfilms sont mieux fichus et plus intéressants. Affligeant.
L'ancien présentateur du JT d'Antenne 2 (82-87) reconvertit dans le cinéma écrit et réalise là son second et meilleur film. La rencontre entre un nabab de la finance et un jeune homme paumé mais à l'ambition perverse. Un jeu du chat et de la souris s'instaure entre fascination et pouvoir. Outre le jeu magnifique et juste des acteurs (Bernard Giraudeau magistral) le scénario est impeccable et implacable, le jeu de miroir entre les deux hommes offre un exemple parfait de manipulation malsaine. Le montage est aussi une réussite, passage entre présent (après la "rupture") et passé (lien et évolution de leur rapport) est bien maitrisé et reste un excellent choix . Il manque juste, peut-être, une musique plus présente et personnelle. Curieusement la fin manque par contre d'une véritable audace, il aurait fallu une apothéose plus marquée. Un thriller psychologique de haute tenue, aussi subtil que vénéneux.
Film excellentissime avec deux acteurs superbes. À voir absolument. Bien trop vite délaissé. Le jeu pervers qui s'installe entre ces deux hommes est juste fantastique.
Un film magistralement orchéstré et pervers sur un homme triste et asociable qui s'obstine à détruire une personne en la faisant devenir comme lui. Le couple Giraudeau-Lorit se complète à merveille. Cette histoire ressemble beaucoup aux histoires des dictateurs stalinien ou d'autres qui était à la fois aimé et hais, ainsi que certainne personne dans des camps nazis qui avait se genre de relation attraction/répulsions avec leur bourreau.
Ce film nous permet de voir Bernard Giraudeau dans un de ces derniers grands rôles : il est remarquable ! La relation ambigue entre les deux personnages est ici intérressante. Un bon film français bien réalisé et qui nous captive.
Un film très subtil, pervers même, avec un Bernard Giraudeau manipulateur, qui veut absolument avoir un double de lui-même, jusqu'à créer une relation complètement fusionnelle. Un scénario très intéressant avec de très bons acteurs. A voir.
Une histoire très originale et intéressante, qui nous plonge au cœur d'une relation trouble et compliquée, le tout enchevêtré dans un récit qui va alterner les flashs backs et de courtes scènes dans le présent afin de nous amener à la révélation finale (attendue mais que le récit sublime). Ce film confronte 2 très bons acteurs : un B. Giraudeau exceptionnel de bout en bout et un L. Spielvogel qui tient le choc. Les scènes s'enchaînent assez vite, certaines sont de très grandes qualités, des dialogues réussis et des personnages intéressants. Le casting porte le film, sans grandes longueurs mais la mise en scène est bien trop académique. Un film bien français mais également réussi grâce à un certain savoir-faire et un matériel de base bien exploité. D'autres critiques sur