6 196 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 25 avril 2021
Dans son Post-scriptum au nom de la rose de 1983 Umberto Eco fait allusion à la possibilité de filmer son roman. Marco Ferreri a dit un jour que ses dialogues sont cinématographiques parce qu'ils durent juste assez longtemps. Délibérément lorsque deux de ces personnages passent en conversant du réfractaire au cloître j'écris en tenant compte du plan et lorsqu'ils arrivent ils cessent de parler. Bien qu'il ait été un best-seller si riche en discussions complexes en allusions historiques et ecclésiastiques que beaucoup plus de gens l'ont acheté et lu Le nom de la rose est intensément visuel. Il est à la fois visuel et claustrophobe. Une rose est un labyrinthe ou la rose ici est le labyrinthe. L'ombre entre ses pétales mène à son centre. Annaud diminue la bibliothèque labyrinthique. La crise qu'il entraîne commence dès les premières pages d'Eco lorsque l'abbé présenté avec plus de sympathie et comme un homme plus sage que dans le film met au défi l'ingénieux Guillaume de déduire tout ce qu'il doit savoir sur la bibliothèque sans y mettre les pieds. Même si William échoue dans la mesure où il doit finalement entrer dans la bibliothèque et même y retourner. Comment des cinéastes des réalisateurs de films auraient-ils pu jeter ce défi merveilleusement holmésien. Peter Greenaway aurait pu construire tout le reste sur cette base. La difficulté d'entrer et la terreur proche de se perdre à l'intérieur de la bibliothèque apparaissent à peine dans le film. Je ne peux pas imaginer que ce film sera un jour remodelé et c'est peut-être aussi bien ainsi. Mais il aurait pu et dû être plus que ce film trop simple...
La transposition réussie du chef-d’oeuvre d’Umberto Ecco. Reconstitution crédible de la vie d’une abbaye au XIIIème siècle, obscurantisme moyenâgeux et bonne prestation des acteurs restent les points forts de cet excellent film. Sean Connery au top en Sherlock franciscain.
Quelque peu déçu du Nom de la rose. Le scénario n'est pas particulièrement original, la seule originalité étant le lieu et la date, un thriller médiéval ce n'est pas courant, hormis ça, le film ne vaut pas particulièrement le coup d'oeil. Certes, le film montre une facette de la religion qu'on ne voit pas souvent ailleurs, et en cela le film est plutôt intéressant, mais pour ce qui concerne le côté thriller, c'est un raté.
Dans ce thriller moyenâgeux de 1986, l'histoire se déroule dans une abbaye bénédictine en 1327 à l'apogée de l'inquisition. Les deux personnages principaux, le franciscain Guillaume de Baskerville et son élève Adso von Melk, mène l'enquête sur la mort de nombreux moines et les événements mystérieux se déroulant dans l'abbaye. Sur le papier, je m'imaginais un film ennuyeux et inintéressant, mais au final le film était très intéressant. Le principal aspect du film qui m'a marqué est l' atmosphère pesante qui est présente tout au long du film. L'arrivée dans l'abbaye est impressionnante, et une fois que les personnages y sont rentrés, on est comme enfermé avec eux, pris par l'histoire et l'intrigue. L'ambiance dépeint aisément le côté glauque et sinistre de l'abbaye et malgré quelques longueurs au début du film, on rentre facilement dans l'histoire. Parlons en de cette histoire, les personnages ont tous un rôle dans la compréhension de l'énigme et les différents éléments de l'enquête permettent une intrigue qui nous tiens jusqu'à la fin du film, avec des dialogues très subtil. La scène dans la bibliothèque, comparable à un labyrinthe était très prenante et on ressent le stress des personnages. Ce lieu est d'ailleurs très bien fait de par son côté obscur et mystérieux. Ce thriller est donc très réussi au niveau de l'atmosphère et aussi de par ses acteurs principaux, avec notamment le célèbre Sean Connery qui joue son personnage à la perfection.
J'ai dur regarder le film pour mon cours de français et honnêtement il est nul à chier, j'ai été très déçu il n'y a aucune action et la qualité de l'image est vraiment merdique. Ne regardez pas bonne journée
Je vais être assez bref, pas besoin de long discourt pour dire que ce film est un Chef d'Oeuvre, c'est un des meilleurs films que j'ai pu voir ! Tout est excellent : l'histoire, les personnages et leurs acteurs, la musique, tout est bien filmé du début jusqu'à la fin, l'énigme monte crescendo, On se rend conte de la vie à cette époque. Bref : Extraordinaire ! A voir et à revoir !
Je me souviens d'avoir vu ce film étant jeune, il m'avait marqué (notamment la scène de sexe, mais pas seulement). Le revoir bien des années après m'a déçu je dois dire. J'ai eu l'impression de voir une comédie. Tout est très cliché. Les émissaires du Pape sont gras et les pauvres très pauvres, poussent leur bagnole les pieds dans la boue of course ! J'ai trouvé ridicule le pseudo-concile, on aurait dit une bagarre de bistrot entre ivrognes. Vous attendez pas à assister à des discussions théologiques approfondies ! Lonsdale que j'apprécie par ailleurs, semble sortir tout droit du tournage de Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ. La palme de l'incongruité revient à l'inquisition et son "grand inquisiteur" qui en fait des caisses, c'est digne des Visiteurs ! L'intrigue est originale, mais on a droit à la solution en plein milieu du film. Annaud a bossé avec des spécialistes du Moyen-Age, mais pas un semble avoir remarqué la statue de la Vierge du XIXème style Renaissance. Bref de la beaucoup de déception.
Les acteurs sont talentueux, en particulier Sean Connery. L'histoire contient des longueurs mais on arrive globalement à garder le cap. Voilà pourquoi le film mérite plus de 0 étoile. Par contre, l'action est ponctuée de scènes aussi cruelles qu'inutiles et fait passer, à mon sens, les ecclésiastiques pour des sales types (comploteurs, hypocrites, pervers...). Le tout au sein d'une abbaye flippante style Dol Guldur. Enfin, et par pitié, on se passera des scènes pornographiques qui partout où elles passent font fi de la dignité humaine et des valeurs qui sont celles de beaucoup de spectateurs. Bref, encore un film qui porte mal son nom et sa cote.
Excellent thriller médiéval qui a le don de nous captiver de bout en bout et qui s’appuie sur des faits réels que sont les combats au sein de l'église entre inquisition (qui trouve tout hérétique), les franciscains (qui ne veulent pas de richesse en l'église) et la papauté (qui aime la richesse) qui se sert des premiers pour supprimer les deuxièmes. C'est superbement bien joué, les décors sont fabuleux. A voir par tous que vous soyez ou non amateur de thriller : c'est un monument et en + vous en sortirez cultivé. N'hésitez pas! Revu en ce mois d'avril 2026, et toujours aussi captivant.
Excellent polar historique. Dès les premières minutes, l'histoire nous entraîne avec elle, de sorte que nous ne voyons absolument pas le temps passer. Bien évidemment, il y a un roman du même nom, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire et donc je ne peux pas dire si le film est fidèle ou non. En ce qui concerne le film, il a mal vieilli, malheureusement, mais cela n'enlève en rien à la qualité du film en lui-même. Le casting est d'ailleurs bien choisi, et Sean Connery brille dans son rôle de Guillaume de Baskerville. Par ailleurs, les péripéties ne manquent pas. Je ne connaissais pas ce film, mais vraiment, c'est une pépite à mes yeux. C'est un film que je recommande vivement aux passionnés de polar historique ou aux fans de Sean Connery.
J'ai vu ce film au Cinéma quand j'avais 15 ans et il m'avait alors beaucoup marqué. Je manquais cependant à l'époque de vécu et de recul sur l'histoire. Je l'ai donc revu à la télévision une vingtaine d'années plus tard et il n'a pas vieilli. Le thème du film est tellement intéressant : la religion n'accepte pas que l'on puisse rire d'elle ou que ses disciples puissent avoir un savoir leur permettant de contredire la parole « officielle ». Ce film, réalisé il y a plus de 20 ans, traite d'une histoire située il y a 7 siècles et pourtant est toujours autant d'actualité (cf. les caricatures de Mahomet ou tout autre fait d'actualité montrant l'intolérance des religions vis-à-vis de la critique). A voir et à méditer...
Jean Jacques Annaud réalise l'adaptation du livre d'Umberto Eco, une enquête se passant dans une abbaye au Moyen-Age. La reconstitution des décors, de l'univers des confréries religieuses y compris l'intervention de la sainte-inquisition, est irréprochable. Malheureusement tout ce qui fait la trame du scénario, l'enquête, est aujourd'hui éventée (le film a plus de 30 ans...). Donc, malgré un succès mérité et un des rôles les plus marquants de Sean Connery, le "Nom de la Rose" a perdu de son intérêt au fil du temps (comme n'importe quel film policier d'ailleurs)...sauf pour ceux qui ne l'auraient jamais vu.