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    Les Frères Sisters
    note moyenne
    3,9
    5361 notes dont 485 critiques
    répartition des 485 critiques par note
    46 critiques
    159 critiques
    147 critiques
    81 critiques
    29 critiques
    23 critiques
    Votre avis sur Les Frères Sisters ?

    485 critiques spectateurs

    andika
    andika

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    4,5
    Publiée le 6 octobre 2018
    Jacques Audiard qui réalise un western, c'est une nouvelle suffisamment étonnant pour qu'on s'y intéresse de très, très près. Comment son cinéma si particulier allait-il se fondre dans ce genre éculé, et si codifié qu'est le western ? On peut le dire d'emblée, l'exercice est réussi. Avec de l'humilité, du panache et beaucoup d’intelligence. Qu'est-ce donc que les frères Sisters ? L'histoire de deux frères qui tuent pour vivre mais pas que. C'est avant tout un merveilleux conte initiatique qui montre le voyage de deux frères inséparables qui s'éloignent pour mieux se retrouver. C'est aussi l'histoire d'une utopie de monde idéal, basée sur l'absence de conflit, de cupidité et fondée sur de vrais principes démocratiques (monde merveilleux prévu à Dallas, au Texas). C'est l'histoire de l'eldorado. C'est l'histoire d'un philosophe un peu particulier. Le lien avec Candide est tellement évident que cela rend d'autant plus compréhensible la quête de l'acteur John.C Reilly pour engager Audiard comme réalisateur. En effet, qui mieux que lui pour camper le Voltaire du 21ème siècle au cinéma. Après Un Prophète qui raconte aussi l'initiation d'une petite frappe illettrée aux joies du grand banditisme. Ou encore le palmé Deephan qui dépeint la rédemption d'un soldat défait. Au fil d'un scénario intelligent, on suit Charlie et Eli Sisters qui sont aux trousses de l'alchimiste Warm (excellent Riz Ahmed) qui détient une formule miracle pour l'orpaillage. Les deux frères sont précédés du détective John Morris (fabuleux Jake Gyllenhaal), qui avait pour tâche de localiser le génie. A la rudesse et la violence des deux frères répondent les bonnes manières et le vocabulaire soutenus des deux autres personnages. Au fur et à mesure que l'histoire progresse, les différents antagonistes s'allient au fur et à mesure pour donner un alliage hétérogène et étonnant allant dans la ruée vers l'or dans le grand ouest. Un grand point fort du film. Un film d'acteurs mais également un film de situations plus ou moins loufoques et absurdes où l'on sent un peu l'influence des frères Coen, notamment lorsqu'il s'agit de tuer ce qui est déjà mort, où lors d'une relation tarifée très particulière. En opposition à cela, on nous offre également une profonde réflexion sur la condition humaine. Gagner de l'argent pour quoi faire ? Pourquoi autant de cupidité et de violence et à quel prix ? Celui de la nature, de la santé ? Est-ce que tout cela en vaut le coup ? Une scène mémorable d'orpaillage la nuit tombée dans une rivière apporte une réponse cinglante à ces questions. Où comment l'argent rend fou et nous détourne de l'essentiel. Mais comment ce qui importe réellement réapparait avec de plus en plus de vigueur. La famille, la liberté, le vivre ensemble. Ainsi, le personnage de Charlie qui semble être la brute épaisse, totalement barré se révèle peu à peu comme la résultante d'un traumatisme de l'enfance causé par un père violent. Une fois de plus, Joaquin Phoenix prouve qu'il est le meilleur acteur pour jouer les hommes instables. Enfin, cette caméra qui se perd dans la nature, qui montre des situations incroyables, comme cette rivière qui s'illumine d'or la nuit tombée, ou encore ce plan séquence arrangé dans le finale qui permet de montrer comment la boucle est bouclée. Conte initiatique, voyage pour revenir à la source, les Frères Sisters est un film profondément touchant et émouvant qui donne à rire, à réfléchir et qui permet surtout d'apprendre par où pêche l'humain. Candide 2018.
    Rolling!
    Rolling!

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    0,5
    Publiée le 21 septembre 2018
    Quelle déception ! Quel navet ! Le seul exploit du film est d’avoir trouvé des producteurs pour le financer. Ça semble invraisemblable. Mais quel ennui, quel ennui ! Je n’ai jamais entendu autant de soupirs dans une salle de cinéma. Le bouche à oreille ne peut pas fonctionner, et ce film sera le bide le plus monumental de la carrière de Jacques Audiard. Il a le droit de vouloir revisiter le Western, mais là il en a tué l’esprit en nous assénant des bavardages soporifiques et inconsistants, teintés souvent de réflexions pseudo philosophiques de comptoir, dans des décors médiocres de patronage. Il vaudrait mieux d’ailleurs ne pas présenter ce film comme un western si on ne veut pas perdre définitivement la faible clientèle encore amatrice du genre. Il faut savoir aussi que 80% du film est tourné dans l’obscurité. A part l'excuse d'un budget ridicule, je ne vois pas où est l’inspiration et encore moins le génie de filmer sans arrêt un décor de western à la bougie. Vous avez dit gogos ? Adieu Jacques Audiard, c’était la dernière fois pour moi.
    Kino Mania
    Kino Mania

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    5,0
    Publiée le 21 septembre 2018
    Superbe film. A voir. Pour son histoire ses acteurs ainsi que pour les paysages. Western revisité, beau travail A voir en Vo
    domit64
    domit64

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    1,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    1pour John C. Reilly dont on se demande d’ailleurs ce qu’il fait dans cette galère ! Jacques Audiard prétend signer un western... mais n’est pas John FORD ni Sergio Leone qui veut.... Un western se veut taiseux, ces 2 frères sont bien trop bavards et les dialogues se veulent philosophiques et là n’est pas MICHEL Audiard qui veut.... ce ne sont que des « tu veux bien être mon ami ? » ou des « les temps changent ! »... Bref creux et nuls. La musique est hors sujet, des scènes d’une incohérence hallucinante, une tenancière de saloon ou un travelo, on ne sait pas trop... Et pour conclure, une fin digne de la « petite maison dans la prairie. » !! Impression que tout a été laissé au stagiaire, il a découvert comment faire du vomi et il nous en colle toutes les 3 scènes, idem avec le sang... pourquoi ce rêve de corps démembrés à la hache ? A part 4/5 photos, rien à garder.. RIEN. Et dire que la presse est dithyrambique....
    cpchaffard
    cpchaffard

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    5,0
    Publiée le 18 septembre 2018
    Un western plein de grâce, des acteurs formidables, une belle histoire et une recherche de profondeur dans l’analyse des personnages. Bref encore du grand Jacques Audiard.
    Olivier C
    Olivier C

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    1,0
    Publiée le 3 octobre 2018
    Film lent sans intérêt je le déconseille vivement car il faut une bonne histoire et là tout est raté. Comme quoi les bons westerns c était avant avec des scénarios crédibles et une bande son digne de ce nom. C est raté à tous les niveaux. Audiard devrait se recycler ou au moins se renouveler car le scénario est indigent, les décors carton pâte, digne d un film de W9 un soir pluvieux de novembre. Passez votre chemin ça n a aucun intérêt
    selenie
    selenie

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    4,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Le parallèle entre l'évolution des frères vis à vis de leur mission envers l'alchimiste est intéressante mais reste au final le petit bémol. En effet, la partie "alchimiste" qui ajoute un côté "fantastique" est trop peu exploité, la mission devient si ce n'est négligeable trop superflue puisque le "fantastique" reste à peine traité. Le côté "psychologique" est plus fouillé mais manque tout de même de fond. On devine la place du Commodore, sorte de nouvelle figure paternelle, mais résumé le passé en deux phrases et un flash-back maladroit laisse comme un goût d'inachevé. Une fable du Far-West intriguante et fascinante avec de réelles fulgurances mais on reste sur la sensation que Audiard pouvait faire mieux. Site : Selenie
    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 19 septembre 2018
    Une incursion d'Audiard dans le western, pourquoi pas ? C'est bien réalisé, il y a de la noirceur dans les caractères et un scénario intéressant …..Le casting est phénoménal (Gyllenhall, Phenix, C Reilly) et l'atmosphère très western contemporain...Bon ne vous attendez pas au western du siècle, John Ford n'est pas près d'être remplacé….Ni les frères Coen....Les couleurs sont souvent sombres, la nuit, et la musique trop rare à mon gout….Cela reste un film de qualité, mais dans le genre c'est perfectible….L'histoire est parfois compliquée, lisez bien le script d'Allo ciné ou autre….Je conseille sans insister……
    LeFilCine
    LeFilCine

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    4,0
    Publiée le 24 septembre 2018
    Jacques Audiard n’a pas souhaité reprendre les codes traditionnels du Western (grands espaces, duels à mort, indiens hostiles, …) qui ont fait le succès du genre, ni se rapprocher du style plus flamboyant de Tarantino. Il a donc choisi sa propre voie pour adapter le roman de Patrick deWitt. Et sur la forme il n’y a pas grand-chose à redire, son film est mis en scène avec grande efficacité. Mais sur le fond, son récit tarde malheureusement trop à délivrer toute sa substance. En effet, le long-métrage prend toute son ampleur seulement dans le dernier tiers du film. Avant, ses héros errent un peu sans but et bavassent gentiment sans jamais vraiment parvenir à captiver le spectateur. John C. Reilly s’est sans doute naturellement imposé au casting, étant le détenteur des droits du roman. Et on peut le regretter, parce que la fratrie qu’il forme avec l’excellent Joaquin Phoenix a bien du mal à convaincre. Leurs caractères tellement éloignés et leurs différences physiques sont trop importants pour les rendre totalement crédibles. Et la bonhommie du personnage de John C. Reilly est aussi assez peu raccord avec la violence dont peut faire preuve le hors la loi. Mais ces deux écueils ne sont pas suffisants pour que les frères Sisters ne parviennent à laisser une empreinte assez indélébile dans la mémoire du spectateur. Surtout parce que toute la dernière partie du film nous surprend sans cesse, nous éblouie et nous tient en haleine avec brio. Et il y a ce final, d’une épatante finesse, assez éloigné lui aussi des codes du genre et qui, accompagné d’une de ces partitions délicieuses dont Alexandre Desplat a le secret, conclue en beauté un élégant film sur la fraternité.
    Enzo Gagliardi-Kubrick-Scorsese-Flora Nolan
    Enzo Gagliardi-Kubrick-Scorsese-Flora Nolan

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    3,5
    Publiée le 5 octobre 2018
    Ce film était l’une des mes grandes attentes de 2018 au vue du casting et du réalisateur. Le résultat est bon mais me laisse un peu désappointé tout de même. Il faut dire que le film n’a absolument rien à voir avec ceux de audiard, d’habitude si rythmés et crus. Toutefois, le film est bon, mais il possède son lot de points négatifs. Premièrement, le scénario est ultra simple et prévisible, de plus la fin est brusque et laisse tout retomber à plat ce qui est immensément dommage . Également, la musique d’Alexandre desplat est invisible, je ne me souviens même pas avoir entendu une seule note durant la projection. Enfin, la mise en scène, bien que maîtrisée manque d’audace. Pourtant, il faut noter que le film est magnifique visuellement, offrant une première scène incroyable. Également, on notera beaucoup d’excellents passages et de très bonnes idées par moment. Le film fait même rire à quelques reprises. Quant aux acteurs, ils sont tous très talentueux mais n’offrent pas leur meilleur rôle. Un bon film indéniablement, sans pour autant marquer les esprits
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 3 décembre 2018
    Grandement déçu par « Dheepan », je n'en étais pas moins excité à l'idée de voir Jacques Audiard s'attaquer au western, genre devenu rare où je l'imaginais prompte à de belles choses. Cela n'a pas manqué, le réalisateur retrouvant l'intensité, la force de ses plus grandes réussites. Maîtrise formelle indéniable, contexte historique séduisant, volonté de renouer avec les grands classiques du genre tout en traçant constamment sa propre voie... Le spectacle est régulièrement étonnant, que ce soit dans le parcours de ces deux héros pour le moins atypiques ou un discours longtemps difficile à cerner, ne masquant nullement la violence des deux frères (surtout un) tout en les rendant complexes, presque attachants, en tout cas très intéressants, à l'image de cette relation qui les unit constamment dans l'adversité. C'est un rythme, relativement lent mais jamais ennuyeux (du moins me concernant), souvent imprévisible, sachant constamment évoluer vers des situations séduisantes, parfois touchantes spoiler: (l'émotion gagnant Eli à chaque fois qu'il tient son étole, le moment d' « intimité » qu'il partage avec une prostituée à qui il tente de faire jouer le rôle d'une autre...) , où presque chaque rôle est écrit et pensé avec soin, à l'image des excellents « premiers seconds rôles » incarnés par Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed, apportant un regard, un ton différent à une histoire aussi riche humainement que dans ce qu'elle raconte, à l'image d'un dénouement pour le moins inattendu, prenant avec beaucoup d'habileté spoiler: le contre-pied du règlement de comptes final inhérent au western, et finissant sur une note pacifique assez dans la logique du récit . Après, on pourra toujours émettre une poignée de réserves spoiler: (franchement, engager un taulier comme Rutger Hauer pour lui faire faire à peine de la figuration, c'est étrange, non?) , mais à l'image d'un duo John C. Reilly - Joaquin Phoenix remarquable (le premier étant en grande partie à l'origine du projet), on ne peut que saluer cette incursion en langue anglaise par l'un de nos grands cinéastes contemporains, dévoilant au passage un pan méconnu de sa personnalité : en cela et pour toutes les raisons évoquées précédemment, « Les Frères Sisters » apparaît comme un incontournable de 2018. Belle réussite.
    Jorik V
    Jorik V

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    3,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Même si Audiard aime à filmer les hommes qui se heurtent à de graves problèmes ou à eux-mêmes, réminiscence récurrente de sa déjà très riche filmographie, on ne s’attendait pas à le voir conquérir le genre balisé et devenu quasiment exclusivement américain du western pur jus. Mais, à la réflexion, quel genre incarne le mieux la virilité d’hommes en proie en conflit avec leurs semblables que celui-ci. C’est donc au XIXème siècle sur la côte ouest du pays de l’Oncle Sam que le cinéaste français tourne son premier film étranger. Américain donc, logiquement et pour être plus précis. Revolvers, chapeau de cowboys, duels, saloons et ruée vers l’or égrainent donc la trame d’un film qui, s’il ne révolutionne peut-être pas le genre comme on l’aurait secrètement espéré, le renouvelle à sa manière, par petites touches. « Les frères Sisters » n’est pas vraiment un hommage français au genre mais fait montre d’un beau respect tout se positionnant comme une belle déclaration d’amour envers lui. Le genre s’est fait plutôt rare depuis plusieurs décennies mais il nous offre régulièrement quelques beaux spécimens comme « 3h10 à Yuma » ou « Trois enterrements ». Cette année, Scott Cooper nous a tous mis à terre avec le magnifique et poétique « Hostiles » qui marquera les esprits pour longtemps par son côté définitif, presque le parangon tardif de tout un genre à priori moribond. « Les frères Sisters » est réussi. C’est indéniable. Cependant, il n’atteint pas la magnificence de son cousin de 2018. Le film d’Audiard est plus classique dans sa tonalité et son déroulement même si le scénario réserve régulièrement quelques saillies inattendues comme cette séquence où les frères arrivent sur une plage de l’océan Pacifique (vue très rare dans un western) ou celle de la piqûre d’araignée, quelque peu incongrue mais plaisante. De la même manière, le film réserve quelques personnages iconoclastes (comme Mayfield) et des notes d’humour bienvenues et probantes qui dénotent dans le cadre du western et même dans la filmographie d’Audiard. Le scénario est donc parfois surprenant sans pour autant être original non plus et reste dans le respect des codes du genre. On ne s’ennuie pas un seul instant sur les deux heures que dure le film entre beaux plans et fusillades musclées bien échelonnées. Le temps passe vite et on prend plaisir à suivre cette chevauchée de ses deux frères à la poursuite d’un chimiste et d’un détective. C’est d’ailleurs lorsque les deux groupes sont réunis que le film déploie ses meilleurs moments. Les scènes où les quatre personnages sont réunis sont belles et dégagent une agréable sensation d’apaisement. Et le choix de casting du metteur en scène pour incarner ce quartet de personnages relève du génie. En plus d’être prestigieux, ces quatre acteurs sont en osmose totale et très bons. Joaquin Phoenix au sommet de son art, John C. Reilly plus nuancé et grave qu’à l’accoutumée, Jake Gyllenhaal encore une fois parfait et étonnant et un Riz Ahmed qui apporte une touche de douceur à tout cela. Quatre acteurs brillants qui permettent de très beaux moments et auxquels on offre d’excellents dialogues. Si on attendait peut-être encore plus de cette rencontre au sommet entre cette distribution quatre étoiles, l’un de nos réalisateurs les plus renommés et ce genre si mythique, c’est tout de même du cinéma avec un grand C. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    tixou0
    tixou0

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    3,0
    Publiée le 20 janvier 2019
    Ce n'est pas un "western", en dépit des paysages in situ, du contexte (la "ruée vers l'or" bat son plein) et de la distribution US. Le genre n'est ici qu'un habillage. Le Français Jacques Audiard signe (avec ce 8e long métrage) l'adaptation d'un roman canadien homonyme en langue anglaise, "The Sisters Brothers", une affaire picaresque (sur la forme), et édifiante, sur le fond. Les "frères" des rôles-titres (l'aîné, Eli, incarné par John C. Reilly, et le cadet, Charlie, par Joaquin Phoenix), hommes de main du mystérieux "Commodore", devront s'affranchir d'une lourde hérédité façon Atrides au Far-West, via une chevauchée peu fantastique vers la Californie, puis retour, leur mutation étant facilitée par un bout de chemin avec un autre duo, improbable, celui du détective lettré Morris (Jake Gyllenhaal), "retourné" par un coup de foudre amical avec leur proie commune, le fouriériste et savant Warm. Sans être le chef d'oeuvre célébré par l'ensemble de la critique pro (avec l'habituelle déférence réservée à JA - pour moi totalement indue...), ce vrai/faux western se regarde, 2 heures durant, sans ennui.
    Estonius
    Estonius

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    3,5
    Publiée le 23 mai 2019
    Il faut quand même un certain talent pour nous faire nous intéresser à cette histoire dont le script sur le papier n'avait à priori rien de passionnant. Car ici petit à petit le miracle s'accomplit et on se met progressivement à avoir de la sympathie pour le personnage interprété par John C. Reily malgré sa sale tronche et malgré qu'il incarne un tueur sans scrupule ni pitié. Faut le faire quand même ! Alors ça ne marquera pas l'histoire du cinéma, ni même celle du western, mais regarder ce film a été un réel plaisir !
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,5
    Publiée le 27 janvier 2019
    « Les Frères Sisters » est le premier film de Jacques Audiard entièrement tourné en langue anglaise avec des acteurs majoritairement américains. John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed se partagent l’affiche de ce western adapté du roman de Patrick deWitt. Charlie et Eli Sisters sont frères et tuent des criminels et des innocents. Ils n’ont aucun état d’âme puisque c’est leur métier. Nous les suivrons de l’Oregon jusqu’à la Californie pour une traque violente et pourtant pleine d’humanité. Si les paysages sont valorisés au travers de la caméra d’Audiard, le fil conducteur est un peu bancal. Le cinéaste ne semble pas savoir imposer un style à son film, naviguant avec hésitation d’un ton à l’autre. Résultat, il manque une âme évidente à l’histoire malgré la très belle interprétation des comédiens. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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