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    Meurtre d'un bookmaker chinois
    note moyenne
    3,8
    386 notes dont 43 critiques
    répartition des 43 critiques par note
    11 critiques
    12 critiques
    11 critiques
    8 critiques
    1 critique
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    43 critiques spectateurs

    Maqroll
    Maqroll

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    4,5
    Publiée le 29 août 2012
    Un film de Cassavetes est toujours une œuvre d’art, ciselée et épurée, au contenu précis et implacable. Une fois encore, cet écorché vif et virtuose du septième art nous donne une étude passionnante des rapports humains dans le décor des boîtes de nuit, des jeux et de la pègre. Dans le rôle principal, celui d’un être à la fois grandiose et pathétique, Ben Gazzara est hallucinant, semblant se fondre avec son metteur en scène pour l’incarner au sens propre du terme. C’est un film noir, d’une noirceur de nuit et de sang, aux images terribles dans leur simplicité désespérée. Chaque plan est tellement étudié qu’il constitue une leçon de cinéma et l’utilisation de la musique est d’un réalisme exemplaire. Le récit, linéaire jusque dans ses ellipses, est conduit de main de maître à travers un scénario époustouflant, signé évidemment par Cassavetes, un des plus grands auteurs au sens noble du terme de l’histoire du cinéma. La psychologie des personnages est d’une justesse phénoménale, sans concession aucune. On sort de cette projection ébranlé par cette leçon de vie, d’amour, de violence et de cinéma.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 11 mai 2009
    Avec "The Killing of a Chinese Bookie", John Cassavetes renouvelle la tradition du film noir et retrouve l'admirable Ben Gazzara, l'un des maris de "Husbands", pour ce film noir à l'atmosphère sinistre! D'un dèpouillement absolu et en se jouant des clichès propres au genre, il brosse le portrait d'un gangster minable dèvorè par une ambition qu'il n'est pas capable d'assouvrir! De sa boîte de nuit ringarde aux rues de Los angeles, ce hèros pitoyable traîne son mal de vivre avant de subir les coups d'un destin implacable! Une camèra extrêmement mobile le traque dans son errance, saisissant au passage les personnages pittoresques qui peuplent la nuit! Du grand Cassavetes et une belle rèflexion sur le pouvoir et l'argent dans cet univers triste et sans glamour...
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    3,5
    Publiée le 23 mars 2013
    Avec le concept déjà vu cent fois du type qui accumule une dette de jeu auprès de mafieux peu recommandables, Cassavetes nous offre un film qui a le mérite de se démarquer de ses semblables. Le personnage de Vitelli est complexe et profond, et le film fleure bon les années 70. Bref, un régal à regarder. Dommage que le film s'offre parfois des digressions qui ont tendance à nous éloigner de la trame principale et à casser un peu le rythme.
    Caine78
    Caine78

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    2,0
    Publiée le 26 février 2015
    De John Cassavetes, je n'avais vu que « Gloria », considéré comme l'un de ses meilleurs films mais aussi l'un de ses plus impersonnels. C'est loin d'être le cas pour « Meurtre d'un bookmaker chinois », mais je crains hélas que ce ne soit vraiment pas le Cassavetes que je préfère... Indiscutablement il y a un vrai bonhomme derrière la caméra, on sent que celui-ci est investi à fond, Ben Gazzara est excellent et certaines scènes plutôt réussies, le film gardant une certaine allure jusqu'au bout. Mais que de poses « auteuristes », de dialogues n'en finissant pas, de scènes étirées de façon totalement injustifiée... Rapidement je me suis senti sortir de l'œuvre et n'y suis retourné qu'à quelques occasions, l'ami John voulant tellement aller à contre-courant du cinéma commercial qu'il en oublie l'essentiel : le plaisir, l'intensité, l'émotion. Reste le fameux meurtre du titre, virtuose et pour le coup nous scotchant totalement à notre siège, démontrant ainsi bien que l'auteur de « Husbands » était tout à fait capable de nous séduire lorsqu'il veut bien s'abandonner au « vrai » cinéma, scène qui justifierait presque à elle seule la vision du film... Bref, il est aisé de lui trouver des qualités à ce vrai-faux récit criminel, mais l'ennui prenant finalement assez aisément le pas sur le reste, difficile pour moi de vraiment vous le conseiller, si ce n'est pour les points évoqués précédemment. Et dire que la version d'origine durait presque 30 minutes de plus...
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Publiée le 21 juillet 2010
    John Cassavettes en a réalisé des films déroutants,celui-ci ne fait pas exception à la règle.Sa méthode va ici un peu trop loin:le refus de démontrer quoi que ce soit s'apparente à du non-cinéma.Chiche en moments de vrai cinéma.Une sorte de polar philosophique saisi au vol par une caméra baladeuse et volontairement imprécise.Une forme pas vraiment attirante,que la langueur asphyxiante n'arrange pas.Mais,si l'on y regarde d'un peu plus près,tout n'est pas à jeter.Il faut gratter derrière les apparences.Atmosphère d'ambiance des clubs enfumés de Los Angeles,pègre,poker,pièces closes.Loin du glamour habituel,mais plutôt réaliste.Ensuite,il y a le parcours d'un gérant de club de seconde zone.Pathétique,hors des réalités,son existence se limite à jouer le Pygmalion pour des effeuilleuses.Envers et contre tout,il reste moral,jusqu'à ce que cette position ne soit plus tenable.Il y a bien sûr un écho à Cassavettes lui-même,figure paternelle entourée d'une troupe,avec un budget réduit.Ben Gazzara est attachant,avec son air d'oiseau tombé du nid et son regard doux."Meurtre d'un bookmaker chinois"(également nommé "le bal des vauriens")est un incompris car non partageur.Du gâchis.
    cylon86
    cylon86

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    4,0
    Publiée le 16 juillet 2012
    John Cassavetes se lance dans le film noir mais s'intéresse plus à son personnage principal qu'aux rebondissements de l'intrigue. En effet filmé par un autre le scénario donnerait naissance à un film complètement différent mais comme à son habitude, c'est une très belle étude de caractère que nous offre le cinéaste permettant à Ben Gazzara de trouver un rôle fabuleux en la personne de Cosmo Vitelli, patron d'une boîte de strip-tease minable criblé de dettes à qui on propose de tuer un bookmaker chinois (d'où le titre) pour les effacer. Mais évidemment les gangsters ne vont pas s'arrêter là... La suite on s'en moque finalement tant Gazzara est fascinant en loser invétéré, ambitieux mais incapable de réaliser ce qu'il veut faire. Son secret est de faire semblant d'être un autre pour plaire au public et la magie opère malgré des moments de numéros souvent trop longs. Mais la façon de filmer de Cassavetes est très belle et réaliste, ne nous épargnant rien de la ville telle qu'elle est : immensément glauque.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 28 juin 2014
    "Meurtre d'un bookmaker chinois" est l'histoire d'un type arrogant et sûr de lui, qui va tout perdre en l'espace de quelques heures. Autrement dit, John Cassavetes s'intéresse au passage d'une situation sereine et donc banale à une situation de crise qui fait réfléchir son personnage sur lui-même et sur la vie en général. Le film est à la fois porté par un Ben Gazzara intense et fascinant dans un rôle particulièrement complexe, et par une mise en scène d'une précision redoutable, construite selon une logique de captation. Ainsi, comme une série de fragments, le film et la personnalité du personnage principal progressent sans cesse et se construisent tel un puzzle. Et si la démarche de la réalisation est passionnante, elle ne parvient pas totalement à habiter chaque scène, et donc de donner ce supplément d'âme qui aurait pu faire de "Meurtre d'un bookmaker chinois" un grand film.
    this is my movies
    this is my movies

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    3,0
    Publiée le 18 juillet 2014
    J. Cassavetes est sans nul doute un cinéaste américain très important, une pièce essentielle du paysage cinématographique américain et son style a fait école. Seulement voilà, avec ce petit polar, on remarque aussi quelle caricature il est et son manque d'implication dans les scènes "de genre" comme j'avais déjà pu le remarquer dans "Gloria". Le départ est bien foutu et l'immersion dans la vie de cet homme qui se la raconte grave est bien prenante, surtout que B. Gazzara le porte avec un talent et un charisme qui paraît presque facile. Seulement voilà, la caméra tremble pour rien et l'image sale n'arrange pas les choses. Ça fait genre documentaire pris sur le vif mais c'est aussi un peu pénible. Puis notre sympathique loulou va devoir tuer un homme et là, le film devient plus tendu et on a droit à quelques séquences vraiment bien foutues même si le bougre s'introduit assez facilement au sein d'une baraque bien gardée. Les scènes de fusillade sont assez plates et le final laisse un peu pantois. Reste quelques plans nichons assez sympathiques et le portrait en creux des gens du club, un film qui se laisse regarder sans trop d'ennui mais qui ne raconte pas grand chose au final. Ce qui ne me pose pas de problème quand il s'agit d'un blockbuster mais pour un film d'auteur qui se veut être une réflexion sur le genre humain, c'est un peu problématique.
    cinono1
    cinono1

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2009
    "Qu'est ce que t'as contre les nichons ? ...Vive les nichons !" Grand film qui déroge à toutes les règles habituelle du film noir. Cassavettes s'intèresse surtout à l'atmosphère dans ce night-club tenu par un Ben gazzara amusé et désabusé. fluide, une facon de filmer les corps, les silhouette originale, par de longs plans désaxés, les moments du film ou il se trouve parmi ses danseuses sont formidables de décontraction. L'histoire est assez cruelle, mais pour cassavettes, le spectacle doit continuer, à l'image du dernier plan...
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Noir, c'est noir. Dans le genre glauque, Cassavetes fait très, très fort. Voici le thriller le moins glamour de l'histoire. Pas de suspense haletant, pas de personnage haut en couleurs, rien de tout ce qui fait habituellement la force d'un film de ce genre. Mais ce bijou de film montre ce que les autres films ne montre que jamais. De la saleté des trottoirs à la médiocrité des hommes, de leur désarroi à la banalité de leur violence et de leurs tragédies, et ce jusqu'à filmer l'ennui qui les frappe, Cassavettes plonge le spectateur au coeur même de l'horreur quotidienne . Ca peut déplaire mais pas laisser indifférent.
    AlexTorrance
    AlexTorrance

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    3,5
    Publiée le 18 août 2012
    Les années 70 représentent la décennie que je connais probablement le moins, cinématographiquement parlant. La ressortie des films de John Cassavetes était donc une occasion en or. Après coup, on ne met pas longtemps à se rendre compte qu'un long-métrage comme Meurtre d'un bookmaker chinois (et peut-être même tout le cinéma de Cassavetes) a très certainement eu de nombreuses répercussions sur Scorsese ou Ferrara (particulièrement sur son Go Go Tales). Pour sûr, les scènes de mafioso qui composent une certaine partie d'une film sont généralement riches en péripéties et, osons les grands mots, sont parfaitement maîtrisées. Hélas, c'est ailleurs que les failles se trouvent. Dans le calme. En effet, l'ensemble souffre d'un manque de rythme suffisamment présent pour être non-négligeable. Par ailleurs, le manque de rythme aurait pu s'avérer fatal sur la durée, si le film ne disposait pas d'un tel charme seventies, ainsi qu'une telle galerie de personnages, hauts en couleur et soit attachants, soit détestables. Naturellement, c'est avant tout au regretté Ben Gazzara que revient une grande part du mérite, dans la peau de cet infortuné de la vie qui, pourtant, n'a de cesse de s'accrocher et fini par être mêlé à la pègre, contre son gré. Une interprétation respectable pour un personnage aux multiples visages, qui surprend de bout en bout, notamment dans un jeu du chat et de la souris empli d'un suspense haletant. Fabuleux moment de cinéma qui tire visiblement son inspiration des grands films noirs d'Hollywood. Par conséquent, c'est dans le récit de cette descente aux enfers, ponctuée par un fantastique retour à la vie - l'accès à la maturité -, et à un discours final poignant de la part de ce protagoniste fort charismatique, que Meurtre d'un bookmaker chinois trouve tout son intérêt, et parvient ainsi à faire oublier les quelques longueurs qui ont précédé ces moments de gloire. Autrement, on pourra retenir une bonne bande-originale, un jeu de lumière très poussé - qui peut alterner entre les spots et paillettes du cabaret à une obscurité étouffante au coeur d'une voiture -, et un scénario bien ficelé. En clair, les éléments qui constituent un bon film sont présents et on ne regrette que les temps morts entraînés par les choix de mise en scène de Cassavetes.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2014
    Pour son huitième film en tant que réalisateur "Meurtre d'un bookmaker Chinois", John Cassavetes nous fait suivre un propriétaire d'une boite de strip-tease à Los Angeles dont les nombreuses dettes le verront contrait à exécuter un contrat pour la mafia et plus précisément assassiner un bookmaker concurrent chinois pour que ses dettes soient effacer. Savant mélange des genres, à la fois un thriller, un film noir moderne mais aussi (et surtout) une brillante étude de caractères à travers celle de ce patron de boites (merveilleusement interprété par Ben Gazzara) qui va devoir tuer pour effacer ses dettes, son destin tragi-comique est superbement écrit (comme tout le film d'ailleurs). Cassavetes rend son personnage fascinant et captivant. La mise en scène et la réalisation de Cassavetes sont impeccable, il filme de manière très réaliste et il nous immerge dans cette histoire et ce personnage. Les interprétations sont excellentes, tout comme la musique et son utilisation. Certaines scènes sont particulièrement mémorable, comme certaines se déroulant au Crazy Horse West. Un très bon film, sombre, intelligent et surtout fascinant.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 2 juin 2013
    J'ai vu la version longue qui pour pas mal de personnes est un peu trop longue donc peut-être que j'aurais mieux apprécié ce film, considéré comme un des chefs d'oeuvre de son réalisateur, si j'avais regardé à la palce la version cinéma plus courte et au montage différent... Ça met trop de temps à démarrer et ça met trop de temps à se terminer, conséquences des digressions que Cassavetes a inclus inutilement dans l'histoire, mais entre les deux quand on est vraiment dans le vif du sujet, en particulier quand on est en plein de ce qu'évoque le titre, il faut bien dire que la tension et la puissance sont au rendez-vous ; et puis Ben Gazzara porte sans mal sur ses épaules charismatiques le film.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    5,0
    Publiée le 4 février 2014
    Voilà le film le plus accessible de l'immense Cassavetes dans le sens où il développe le thème de la fatalité comme engrenage dans un genre très codifié (le film noir), ce qui nous rend le film aussi passionnant que le personnage principal est attachant. Et même si j'adore Faces, Une femme sous influence ou Opening night, je crois que Meurtre d'un Bookmaker chinois en plus d'être son film le plus "facile à voir" est probablement son tout meilleur, tout y est sensationnel et résonne des accents intemporels de l'authentique tragédie antique. INDISPENSABLE !
    BMWC
    BMWC

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    4,0
    Publiée le 21 mai 2012
    Un film noir de John Cassavetes qui ne remplit pas tout à fait le cahier des charges au profit d'une fabuleuse étude de caractère, portée par le chaleureux Ben Gazzara (son monologue final est bouleversant), proche du réalisateur dans son indépendance presque insolente.
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