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HamsterPsycho
147 abonnés
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4,0
Publiée le 4 septembre 2018
Sydney Pollack signe un des premiers films US voire occidentaux à s'intéresser de près à l'ambivalence perpétuelle de la culture japonaise et aux Yakuzas en particulier. Si on peut être dérouté voire dérangé dans une première partie par une sorte d'admiration romantico-chevaleresque, presque une confusion entre samuraï et yakuza, la progression de l'histoire montre aussi toute la violence de ce monde et les principes moraux qui vont jusqu'à piéger les individus de façon totalement absurde. L'intrigue est assez classique mais rendue plus complexe par l'écheveau de codes d'honneur et de règlements de comptes entre japonais et entre japonais et gaijins. Un film intéressant de bout en bout.
Très inégal formellement et sur le fond , souvent maladroit et vieilli , plein de clichés . Quelques scènes bien menée cependant et Ken Takakura est très convaincant .
Une fois encore un grand merci à la chaine TCM pour nous faire découvrir des pépites telles que ce chef d'oeuvre peu connu de Sidney Pollack. Nous découvrons le fonctionnement de la pègre japonaise, ses coutumes, son sens de l'honneur, son influence sur la société nippone et ses interactions avec l'Amérique. La scène de combat au sabre est par ailleurs d'un réalisme hallucinant et parmi les plus impressionnantes que j'ai eu l'occasion de voir. Par ailleurs nous découvrons les dégâts causés par la guerre sur la société japonaise. Après les millions de victimes civiles durant la guerre, une plaie qui ne cicatrise pas facilement dans ses conséquences d'après guerre. Il faut dire que l'organisation Yakuza s'est particulièrement développée suite à la guerre. Dans le geste final de Harry Kilmer, nous voyons bien sûr un signe d'excuse personnelle, de profonde amitié pour Ken et ce qu'il représente mais nous voyons aussi de façon suggérée un signe de regret de la part de l'Amérique toute entière, du moins qu'elle aurait du avoir mais qu'elle n'a jamais eu.
Le film est rentré dans les classiques avec une réalisation solide de sydney Pollack néanmoins il a vieilli et surtout il n'arrive pas à maintenir la tension qui ne demandait qu'à monter. De fait on passe parfois d'une scène à l'autre comme si rien ne s'était passé. On n'échappe pas aux classiques scènes sur le code de l'honneur japonais tout en montrant que finalement il y a des pourris et des hommes d'honneur des deux cotés du pacifique.
Mon tout premier Pollack est une oeuvre limitrophe, à la frontière entre deux cultures et entre deux des genres les plus emblématiques que chacune ait produit : le chanbara et le film noir. Tout du long, elle oscille entre attirance (voire fascination) et une mélancolie de l'impossible, née du décalage parfois infranchissable entre l'american way of life et une culture nippone aussi exotique qu'insaisissable. Ce traitement dénué de toute prétention et très respectueux de ce qu'il cherche a comprendre (Hollywood serait bien incapable de cela aujourd'hui, comme le montrent des films injurieux comme Memoirs of a geisha et son casting chinois censé porter l'âme du Japon) sonne très Nouvel Hollywood, marqué par la vague de doute qui voyait les USA ramenés à une modestie qui, d'elle-même, leur causait la honte de l'avoir oubliée. Voilà qui renforce l'attirance du film pour une culture qui se concentre au contraire sur la dignité, l'honneur, et sur la volonté de vivre sa vue intérieure à-propos plutôt que de plier le reste du monde à un soi-même qu'on aurait déjà décidé comme nécessairement légitime. Le rythme du film, fluide et progressif, sert parfaitement de contemplation et d'écho à ce mode de vie intériorisé, et laisse progressivement le récit glisser du policier vers le film de yakuza, en même temps que le personnage de Mitchum achève de comprendre la culture japonaise et le passé qui le lie à l'immense Ken Takakura. Comme si on ne se comprenait jamais aussi bien soi-même qu'en se confrontant pleinement aux autres et en les laissant nous imprégner. Le plus beau, c'est que The Yakuza n'a rien de l'auto-flagellation pure et simple, ni même de la fascination béate dont le manque de discernement trahirait le cliché, la complaisance. Les personnages japonais eux-aussi évoluent, parce que Pollack et ses scénaristes proposent un film humain avant tout, où tout le monde a à apprendre et où le final, bien qu'aussi étonnant que logique, finit par résonner d'une vérité et d'une évidence franchement belles. Du très très bon boulot.
Alors qu’aujourd’hui la figure du mafieux japonais est récurrente dans le cinéma occidental, ce sont des individus inconnus, et même un pays peu exposé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, que Sydney Pollack faisait découvrir aux spectateurs américains en 1975. A travers un scénario dans l’esprit des films noirs, son film fait plonger le personnage de vieux détective privé blasé magistralement incarné par Robert Mitchum dans ce microcosme aussi exotique que criminel. Cette exploration très documentée des codes d’honneur ancestraux des yakuzas, mettant davantage en avant les rites initiatiques et l’esprit de dévouement sacrificiel que leurs méthodes violentes, via un choc des cultures percutant profite également de la présence d’excellents acteurs japonais, dont l’impressionnant Ken Takakura, qui se livrent dans la scène finale à un combat aux sabres splendidement chorégraphié. Un peu lent dans sa mise en place, le scénario est pourtant passionnant, mêlant une histoire d’amour touchante et une intrigue mafieuse palpitante.
Yakuza vaut avant tout pour l'opposition des cultures et pour cette plongée dans la culture japonaise. Robert Mitchum est très bon. L'histoire est très bien écrite et réserve quelques bons retournements de situations. Malgré certaines scènes de combats et d'action plutôt bien faites et assez violentes, le film souffre à plusieurs reprises d'un manque de rythme lié à plusieurs longueurs.
Sydney Pollack nous offre une belle confrontation entre l'Occident et le pays du Soleil Levant. Robert Mitchum, immense acteur, en se rendant au Japon va devoir faire face à une bande de yakusa. Très réussie, l'histoire est très prenante et offre de belles séquences d'action.
Honorable film de Sydney Pollack, 20 ans après la Maison de Bambou, de Fuller, et 15 ans avant Ridley Scott dans Black Rain, sur un thème similaire. Ici, l'opposition entre cultures et codes de l'Occident et de l'Orient représente la grande force du scénario. Pour le reste, la mise en scène est plutôt convenue, malgré quelques scènes violentes assez réussies. Le film décevra sans doute les habitués des films de yakuzas et de sabre, mais c'est l'un des seuls films hollywoodiens de l'époque à tenter une incursion dans ce genre. La scène finale de Mitchum surprend et impressionne.
Excelllent film de Sydney Pollack sur le milieu de la pègre japonaise. Bien documenté, le réalisateur colle au plus près à la réalité des rites, du fonctionnement et de l'organisation des syndicats de yakuzas. En plus de cela, ce long métrage n'est pas exempte de qualités cinématographiques comme en témoigne l'excellent casting, un scénario relativement classique comportant son lot de surprises, un aspect sombre pas désagréable et quelques scènes d'action palpitantes. Un grand film !!!!
Un des premiers films américains qui s'intéressait au Japon d'après-guerre,celui tiraillé entre tradition et modernité,celui décrit ultérieurement par "Black Rain" ou "L'année du dragon".Sydney Pollack,visiblement palpite par le sujet,peut compter ici sur son scénariste Paul Schrader,pour offrir un mélange harmonieux de film noir et de film de yakuza.Le public occidental, fasciné,découvrait alors les rites,les notions d'engagement et d'honneur,la dignité,la dissimulation des sentiments...Tous ces codes issus de la société japonaise peuvent paraître incongrus,sauf qu'un privé américain à la retraite(Robert Mitchum,parfait en héros fatigué),permet de faire le rapprochement entre les deux cultures.Pollack réussit à installer une atmosphère sombre,moite,solennelle avec sa la subtilité qu'on lui connaît.Il s'en sort remarquablement dans les scènes d'action indispensables,notamment celle finale dans le dojo aux 20 yakuza."Yakuza"(1974)est une œuvre digne,volontairement apaisée,pour épouser au mieux le point de vue oriental,et qui remet en avant les valeurs de sacrifice et de fidélité.Remarquable.
Film à l'ambiance immersive au tempo volontairement lent qui tente de plonger au mieux le spectateur dans cet univers particulier. Certains souffriront de ce manque cruel d'action et s'ennuieront mais le plus important est les différentes relations des protagonistes et leur bonne interprétation. Le film n'est malheureusement pas bouleversant mais reste intéressant à visionner grâce à une réalisation soignée. Loin d'être le meilleur de Pollack malgré tout.
J'ai parfois trouvé le film un peu long mais pour le reste j'ai vraiment aimé. Ce film nous plonge avec plaisir dans la culture japonaise avec réalisme. Sur ce plan le film fait mieux que Black Rain, plus hollywoodien (un tres bon film malgré tout).